A moins de vivre en haut d’une montagne
(genre la maison de Madeleine dans La Mécanique du Cœur) ou dans une grotte
froide, humide et hostile, vous n’avez pas pu passer à côté de l’information
sportive de ce dernier mois : la Coupe du Monde 2014 de football.
Si vous me connaissez bien et/ou que
vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous savez certainement qu’à la base,
je ne suis pas spécialement branchée foot. Pas du tout même. Si bien qu’avant
même que la CDM commence, j’en avais déjà ras le bol de ce matraquage
médiatique. Le foot, mais aussi, et surtout, le Brésil étaient PARTOUT :
dans les pubs (la publicité Renault par exemple), aux infos, au cinéma (avec la
sortie de Rio 2), et même dans nos garde-robes avec la mode des imprimés inspiration
Brésil et les couleurs jaune-vert-bleu. Et quand on n’aime pas spécialement le
foot, cet espèce de lavage de cerveau footballistique tape sincèrement sur les
nerfs.
Oui mais… ! Oui, il y a un
« mais ». Vous le savez maintenant, je ne suis pas du genre à voir
les choses tout blanc ou tout noir, j’aime être nuancée (ce qui fait parfois de
moi une personne aux avis contradictoires, je l’admets).
Je dis « mais », parce que
malgré moi, j’ai un peu kiffé cette CDM. Oui, je vous jure ! Non, je ne
suis pas malade, rassurez-vous ! En soit, je n’ai rien contre le
foot : chacun aime/pratique le sport qui lui plait, à condition que les
valeurs sportives soient respectées. En fait, ce qui gonflait, c’était ce
tapage médiatique. Mais il faut croire que celui-ci a fonctionné, puisque
malgré moi, je me suis mise à regarder le foot. Surtout les matches de l’Equipe
de France (of course !), mais je me suis même surprise à continuer de
regarder lorsque nos Bleus chéris ont été éliminés. Et le pire, c’est que
parfois j’y ai même pris du plaisir. Oui, oui !
Mais il faut avouer que le Mondial avait
pris une ampleur un peu trop surestimée. Pendant 1 mois, la plupart des JT
ouvraient sur le foot, alors que la situation globale de la France, ou même
plus largement du monde, n’était pas forcément terrible. Conflits au
Proche-Orient (vous pouvez d’ailleurs lire sur le blog la rubrique Journal de
Jérusalem, ICI), la situation toujours aussi désastreuse en Syrie, les affrontements
silencieux en Ukraine, etc. Le Mondial est évidemment historique au sein de
toutes les populations, mais n’oublions jamais que ça reste du foot, du sport,
un simple sport qui a pourtant masqué l’actualité mondiale pendant 5 semaines.
En fait, pour être honnête avec vous, j’avais
été complètement dégoûtée du foot il y a 4 ans, lors du fameux Mondial 2010. D’où
mon amertume. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir été déçue cette
année-là de l’Equipe de France, et plus globalement du football. On avait
vraiment eu affaire à de jeunes cons qui n’en faisaient qu’à leur tête et
pétaient plus haut que leur derrière. J’avoue que depuis, je regardais plus ou
moins les matches des Bleus, de loin. Et je ne me réjouissais pas plus que ça
de leur victoire (c’est pas bien, je sais).
Mais cette année, j’ai été heureuse,
même touchée, de l’entrain de nos joueurs, de leur passion, de leur rage de
vaincre. Un véritable collectif, un esprit de famille, s’étaient instaurés chez
les Bleus, et c’était juste sublime à voir. Le pays entier a vibré avec eux,
avec leurs efforts, leurs résultats mais aussi leurs déceptions. Je n’aime pas
toujours faire revenir le Mondial 2010 sur le tapis, mais franchement, on en
était bien loin, et c’est ça qui est génial !
De cette CDM 2014, on se souviendra des
performances historiques de l’Algérie ; des surprises quant aux
éliminations précoces de l’Espagne ou de l’Espagne ; de l’esprit et du
sourire des Bleus ; des fessées infligées aux brésiliens ; des larmes
de croco de David Luiz et Thiago Silva ; de la déception lisible sur le
visage de Messi lors de la finale ; et bien évidemment, de la 4ème
victoire de l’Allemagne qui s’est imposée 1-0 face à l’Argentine, à l’issue des
prolongations.
D’un point de vue strictement personnel,
ce Mondial sera toujours dans mon esprit celui durant lequel j’ai décroché mon
bac mention TB. Il sera certainement aussi celui qui m’a (un peu) réconcilié avec
le foot. C’est mes potos qui font être contents et fiers de moi (je ne
compte pas non plus passer toute la saison prochaine au Parc, hein) !
Et vous, que retenez-vous de ce Mondial ?










