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vendredi 24 avril 2015

La mode "healthy", ou comment les talibans de la bouffe nous influencent

Photo de Nicolas Emeraude
Après une absence supplémentaire d'environ 1 semaine, due à mes révisions, encore une fois, à un petit manque d'inspiration également, mais aussi et surtout à quelques petits problèmes informatiques qui ont conduit à une sorte de "chômage technique bloguesque", je reviens pour vous parler d'un sujet qui m'interpelle, voire qui m'inquiète.
Avant toute chose, je tiens à préciser que les mots qui vont suivre ne sont que la retranscription de ma pensée. En outre, ce que je vais dire n'a pour aucun but de blesser ou d'insulter qui que ce soit, mais simplement de donner mon avis et de partager avec vous ce sujet.
Je suis éventuellement, comme toujours depuis la création de mon blog, ouverte à tous les débats qui pourraient tourner autour du sujet que je vais aborder. Cependant, je vous prie de le faire dans le respect des avis de chacun et chacune, et avec politesse.

Il y a peu, je regardais une vidéo de la youtubeuse Horia (une youtubeuse que j'apprécie beaucoup de par son caractère un peu fou-fou et sa franchise). La jeune fille avait intitulé cette vidéo "Trop GROSSE ?" en voici le lien, si vous souhaitez savoir de quoi je parle : https://www.youtube.com/watch?v=hJIivm3q0fc. Pour faire bref, dans cette vidéo, Horia pointait du doigt la mode "healthy", nous y reviendrons plus tard, et les dangers qu'elle peut induire. Horia laisse clairement comprendre que cette mode lui a laissé penser qu'elle était trop grosse, pas assez dans la norme, qu'elle mangeait mal. Elle s'est laissée influencée un temps par cette néo-dictature mais a actuellement pris du recul et a compris que cette mode peut vite faire faire n'importe quoi à de nombreuses femmes et, encore plus dangereux, à de très jeunes filles qui n'ont toujours pas fini leur croissance.
Je partage plus ou moins (plutôt plus que moins, d'ailleurs) son avis et sa vidéo m'a fait réfléchir à quelques petits détails dont j'aimerais à mon tour vous parler.

Qu'est-ce que la mode "healthy"

Cette mode est apparu il n'y a pas si longtemps que ça sur Internet, peut-être 3 ou 4 ans maximum. "Healthy" se traduit par "sain". Il s'agissait tout d'abord de montrer qu'on mange bien, qu'on bouge bien pour être, soit disant, "bien dans son corps, bien dans sa tête" ou "un esprit sain dans un corps sain". Des centaines de milliers de photos de repas prétendument sains ont inondé les réseaux sociaux. Ce fut ensuite au tour des selfies-sport puis des gros plans sur les abdos, les biceps ou les fessiers nouvellement (re)modelés. A en écouter les plus grands gourous de cette mode, le "healthy, c'est un mode de vie".

Il existe bien évidemment celles qui ne sont pas dans les extrêmes, celles qui surveillent plus ou moins leur alimentation et font du sport assez régulièrement. Mais il y a également celles qui se transforment en véritables talibans du healthy, ne mangent que des graines et des fruits-légumes, qui s'épuisent plusieurs heures par jour au sport avec, bien sûr, l'estomac vide. Et ce sont celles-ci qui rendent ce courant dangereux auprès des personnes les plus influençables.
Vous êtes peut-être surpris que je parle de ces personnes au féminin ? C'est généraliser la chose, je l'admets, mais c'est tout de même véridique. Les personnes qui tombent de les extrêmes du healthy sont, dans un très majoritaire partie des cas, des filles. Oui, il existe des hommes adeptes du courant healthy mais ils sont, à mon sens, moins dangereux et moins extrêmes.

We Heart It
Les supports du healthy

Si vous lisez ces lignes actuellement, c'est que vous êtes un minimum connecté : les actus, les blogs, Facebook, Twitter, Instagram, We Heart It, Tumblr... Peu importe, vous faites partie de toutes ces personnes qui se connectent tous les jours (plusieurs fois par jour ?) à la toile. Peut-être lisez-vous aussi des magazines féminins, peut-être regardez-vous également la télévision.
Le healthy est en fait partout, et il est d'ailleurs devenu si banal, voire normal, qu'on n'y fait même plus attention : Internet (les blogs, les réseaux sociaux et les sites "féminins") ; les magazines (avec leur pseudo-reportages sur les régimes avant l'été, les publicités haute couture de mannequins taille 32, les pages cuisines qui mettent plus en avant le faible apport calorique que l'aspect visuel et gustatif), la télévision (les publicités, les sujets divers, etc.). Mais la prochaine fois que vous allumerez votre télévision, pensez à moi et comptez le nombre de spots publicitaires ou de sujets qui tournent autour d'un seul et même thème : être mince, bien manger, bien bouger. Et ce diktat s'appuie sur une excuse qui nous "hante" toutes : l'été, et l'épreuve du maillot.
Puisque si l'on écoute les adeptes, le healthy est un moyen de rendre son corps pur (moui...). Mais non, le healthy est un moyen pour eux de pouvoir perdre du poids. Ou pas, d'ailleurs, puisque s'il suffisait de manger des graines toute la journée pour perdre du gras, nous serions toutes très minces, croyez-moi.

Ne pas confondre mode et nécessité

A les lire, les gourous vous garantissent que manger "sainement" et faire du sport sera la recette miracle pour être en bonne santé et perdre du poids. Mais il ne faut surtout pas oublier que nous sommes toutes et tous différents, et heureusement !
En outre, si vous voulez réellement perdre du poids, je pense sincèrement que la meilleure des solutions est de consulter un nutritionniste ou un diététicien. Après, il faut avouer que certaines habitudes peuvent aider à, si on ne perd pas de poids, au moins ne pas en prendre (par exemple arrêter de manger entre les repas, éviter la junk-food,...). Mais un mode de vie alimentaire qui convient à une personne ne convient pas forcément à tout le monde.
De même, tous les sports ne conviennent pas à tout le monde pour des histoires d'articulations, de respiration, de situation cardiaque, etc.

Les dangers du healthy

Le souci avec le courant healthy, c'est qu'il est très influençable. Après avoir regardé les photos sur Instagram, on peut avoir envie de faire la même chose. Sous le nom de "rééquilibrage alimentaire", certaines bannissent totalement de leur alimentation certaines catégories d'aliments. TOUTES les catégories d'aliments sont indispensables à l'organisme. Je ne vais pas vous faire un cours de biologie, mais pour pouvoir assurer correctement toutes ses fonctions, le corps a besoin de glucides donc de sucres (le cerveau, par exemple, se "nourrit" exclusivement de glucose !), de lipides et de protéines. On peut réduire certains apports caloriques, comme par exemple ce qu'on appelle les mauvais sucres (les bonbons, par exemple) et les mauvaises graisses, mais en aucun cas il faut éliminer totalement les protéines et les lipides, c'est dangereux !
(Si ça vous intéresse, j'avais fait un article coup de gueule sur la mode sans-gluten, en voici le lien : ICI)

We Heart It.
Un rééquilibrage alimentaire ne signifie pas qu'il faut s'affamer : il faut simplement manger de tout en quantités raisonnables. Encore une fois, les quantités raisonnables en question diffèrent selon les personnes, en cas de doute il est donc nécessaire de consulter des spécialistes de la nutrition. A ne vous nourrir que de fruits, de légumes et de graines, vous ne tiendrez pas la route : vous risquez de vous épuiser et d'avoir des carences pouvant conduire à des problèmes de santé graves ou moins. Sachez également que sans apport protéique, vous risquez de perdre du muscle. Alors oui, le chiffre sur la balance va diminuer, mais ce sera peut-être dû à une fonte musculaire.

Le pire dans tout ça, outre le fait de s'affamer, c'est le fait de faire du sport le ventre vide. L'Homme est "programmé" pour avoir un apport calorique journalier qui, dans le cas où l'alimentation est "normale', permet de tenir toute la journée sans malaise ou autre. En diminuant votre apport calorique en déséquilibrant totalement les apports nécessaires, votre corps sera déréglé et en sur-régime par rapport à ses ressources. Il est donc risqué de faire du sport l'estomac vide. Vous allez vous fatiguer et vous risquez même de vous blesser. Encore une fois, sans pour autant dispenser un cours de bio, les muscles ont un besoin constant de glycogène (une réserve faite suite aux apports glucidiques) et de protéines. De plus, lorsque vous faites du sport, le muscle subit de microscopiques lésions. Alors ne vous affolez pas, c'est totalement normal : bien qu'il soit élastique, le muscle n'est pas non plus infini. Ces micro-lésions se réparent d'elles-mêmes très rapidement, notamment grâce aux protéines. C'est d'ailleurs pour ça que les sportifs de haut-niveau ont généralement des régimes hyper-protéinés et peuvent prendre des compléments alimentaires. Donc si vous ne consommez pas de protéines, vous risquez de faire subir à votre corps un calvaire sur le long terme.

Enfin, la balance ne peut pas, et ne doit pas, être votre boss. Oui, le poids compte, évidemment, il ne faut pas se mentir, mais sachez qu'on ne peut pas perdre du poids rapidement et durablement. Vous connaissez forcément quelqu'un de votre entourage qui a fait un régime drastique, qui a perdu rapidement mais qui a repris également rapidement. Perdre du poids, c'est perdre du temps.
De plus, le muscle pèse plus lourd que la graisse. Donc si vous faites du sport régulièrement depuis quelques temps et que vous ne perdez pas de poids, ne paniquez pas : vous avez certainement perdu des graisses mais gagné du muscle. CQFD. 
Idem, pas besoin de se peser tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Ca ne sert à rien, ça déprime et on pète des cables pour rien. D'autant que, quand on est une fille, selon les moments du cyle féminin, le poids peut varier. Vous savez, rétention d'eau et autres joies d'être une fille, quoi !

Influence des talibans de la bouffe et de la mode

Enfin, il ne faut pas tout mettre sur le dos des adeptes de la tendance healthy. Il faudrait aussi pointer du doigt des photos des magazines (ultra-retouchées, tant sur la silhouette que les couleurs, l'aspect de la peau, etc) et certaines marques. Je pense à Abercrombie qui ne commercialise qu'un très mince éventail de tailles : du 00 (hein ?!) au 14. Pour que celles qui ne maîtrisent pas les normes de taille A&F se fassent une idée, le 14 correspond à un 42 français. A titre de comparaison, H&M va jusqu'au 46 (et au-delà avec leur collection grande taille). Je trouve la politique d'A&F honteuse. Les femmes sont déjà suffisamment complexées par leurs défauts (parfois imaginaires, d'ailleurs), pas besoin d'en rajouter une couche !

We Heart It
Le souci, et Horia en parlait dans sa vidéo, c'est que l'esprit se reformate à l'image et selon les influences de cette tendance healthy. Si vous arrivez à perdre du poids, plus vous allez en perdre, plus vous aurez envie de continuer. Ceci peut devenir pathologique et très dangereux.
Qui sont ces personnes pour vous dire qu'on est bien dans sa peau seulement si on fait du 36, qu'on arbore des abdos d'acier et qu'on mange des graines ? Si vous vous sentez bien dans un 40 avec un fessier assez développé, où est le souci ? Si vous vous sentez bien avec un corps mince mais non musclé, où est le souci ?
Je suis moi aussi influencée par les diktats de la mode (qui ne l'est pas, même malgré soi ?), mais influencée et dictée n'est pas la même chose, mais il ne faut pas tomber dans ce piège terrible de l'obsession du poids, de l'apparence et de l'alimentation soit-disant healthy.

Mon cas

Personnellement, je ne suis pas obnubilée par mon poids et mon alimentation. Je fais plus ou moins attention à ce que je mange, mais je ne fais pas partie de celles et ceux qui comptabilisent toutes les calories de ce qu'ils mangent. Disons que j'essaie de ne pas trop abuser de certaines choses, sans pour autant m'en priver. Par exemple lundi soir, j'ai fêté mes 20 ans avec mes copines autour d'une pizza, d'une bière et un peu plus tard dans la soirée, de trois cocktails. Une orgie de gras et de sucre, en somme. Du coup, cette semaine j'ai fait un peu plus attention, mais rien de dramatique. Se priver de choses qu'on aime n'est pas une solution efficace et durable, car nous sommes dans un pays où les repas constituent de véritables rites de sociabilité. Rien de plus agréable que de partager une table avec des amis ou de la famille.

Concernant le sport, je m'y suis remise réellement il y a peu. Il faut s'avoir que toute l'année dernière, j'ai été interdite de sport (je n'ai d'ailleurs pas passé l'épreuve d'EPS au bac) pour des raisons de blessures à répétition. Ensuite, j'ai commencé la prépa : impossible de caser des heures de sports sans grignoter mes heures de révisions. Depuis que je n'ai plus cours et que je suis en période de révisions, je fais moi-même mes horaires. Du coup, depuis le 31 mars, je fais du vélo d'appartement tous les jours, entre 10 et 20km en moyenne. Au début, je dois avouer que je le faisais dans un but "d'entretien" de mon corps. Puis, au bout de quelques séances, j'y ai pris un réel plaisir et depuis, il m'est indispensable d'effectuer ma session quotidienne de vélo qui me permet de me défouler et de mettre les révisions de côté.

De ce fait, je n'ai pas réellement perdu du poids, ou du moins pas énormément. Mais je sens cependant que je me suis un peu affinée et que je suis plus ferme. Tout ça sans m'affamer, sans me priver et sans me forcer à faire un sport que je n'aime pas.
Faites les choses selon vos besoins et vos envies, et vous verrez, vous vous sentirez vraiment bien dans votre corps et dans votre esprit.

Et vous, que pensez-vous de cette nouvelle mode "healthy" ?

mercredi 22 octobre 2014

Le ras-le-bol d'une ancienne intolérante au gluten

Bonjour à toutes et à tous ! Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un sujet qui me fâche beaucoup. Ça m’énerve, ça m’horripile, et à chaque fois, j’ai envie d’étriper les personnes en question. Je vais vous parler ici de la mode du sans-gluten. Je dis bien « mode » dans le sens où les gens mangent sans gluten alors qu’ils n’en ont pas la nécessité. J’en ai ras-le-bol de cette mode, ras-le-bol de cette espèce de tendance new-age qui ne peut qu’énerver les vrais intolérants, ceux qui doivent absolument contrôler tout ce qu’ils mangent pas nécessité médicale. Ce post risque d’être excessivement long, donc s’il vous intéresse, installez-vous bien confortablement avec une réserve de nourriture et de thé. Ou café. Ou jus de fruit. Ou alcool, après tout vous faites ce que vous voulez !

Mon ras-le-bol de cette mode peut facilement être expliqué. Tout simplement car pendant plus d’un an, j’ai mangé sans gluten par souci médical. Je ne compte pas vous raconter ma vie (car ce n’est pas spécialement intéressant pour vous, et que… c’est ma vie !), mais pendant environ 1 an, j’ai eu un état de santé assez particulier. J’avais constamment des problèmes, j’étais constamment malade et les médecins ne comprenaient pas trop et ne savaient pas ce que j’avais, malgré les radios/scanners/IRM, etc.
Mon gastro-entérologue m’a donc prescrit une prise de sang très générale (la totale : cholestérol, VIH, hépatites, plaquettes, cellules immunitaires, etc). Et le souci avec cette histoire d’intolérance au gluten, c’est qu’elle est difficilement diagnostiquée. Du coup, il m’a conseillé de manger sans-gluten et de voir l’évolution de mon état. Et en effet, au bout de 2 semaines sans gluten, tout est rentré dans l’ordre, je n'avais plus les symptômes que je présentais avant ! On en a donc conclut que j’étais intolérante au gluten.

Et il faut le rappeler : l’intolérance au gluten est une maladie génétique. Ce n’est pas une allergie, mais une intolérance. Ce n’est pas du tout pareil. Une allergie vous fait une sorte de choc (brûlure, éruptions cutanées, boutons, œdème, etc). L’intolérance, elle, est assez fourbe, puisqu’elle agit de l’intérieur. Elle va, en gros, agir sournoisement et vous causer des tas de dérèglements (immunitaires, hormonales, digestifs, etc). Voilà pourquoi parfois certaines personnes sont intolérantes (au gluten et/ou lactose) sans le savoir.

Pour revenir à ma petite personne (oui, puisque la blogueuse est par définition narcissique et égocentrique, n’est-ce pas ?), pendant plus d’un an (deux ? je ne sais plus, en fait), j’ai suivi un régime STRICT sans gluten. Mais quand je vous dis strict, c’était vraiment très, très strict. Il ne s’agit pas uniquement de ne plus manger de pâtes ou de pain. Non, non. C’est bien plus compliqué, puisqu’en fait, le gluten on en trouve partout. Et le gluten ne se trouve pas uniquement la farine de blé ! Ce serait bien trop simple. Le gluten, on le trouve dans le blé et ses dérivés, bien sûr, mais aussi dans le seigle, l’orge, l’avoine et d’autres céréales.
Donc quand vous suivez un réel régime sans-gluten, vous devez contrôler tout ce que vous mangez. Absolument tout ! Je me souviens de ma mère qui mettait presque le double de temps pour faire les courses hebdomadaires pour analyser au peigne fin toutes les étiquettes de ce qu’elle achetait. Parce que le souci, c’est que dans beaucoup de produits, le gluten (et certains de ses dérivés) peut servir de conservateurs ou d’agglomérant.
Ca va vous paraître dingue mais par exemple, on a trouvé des traces de gluten dans certains chocolats (oui, oui) ou dans des plaquettes de jambons, entre autres. En plus, manger sans gluten goûte assez cher : certaines marques proposent maintenant gammes de tas de petits trucs sympas sans gluten (Gerblé, par exemple qui fait des gâteaux et des pâtes sans gluten), mais il faut aussi noter que les marques qui utilisent le moins de conservateurs à base de gluten sont des marques assez onéreuses.

Bref, tout ça pour dire que cette mode est totalement absurde ! Déjà parce que, premièrement, rares sont les personnes (les "non-intolérants") qui font réellement le régime sans-gluten au pied de la lettre, car il est très contraignant. Et deuxièmement, car il est idiot de se priver d’une protéine végétale par mode, uniquement pour être dans la tendance et vouloir faire comme les people. Vous pouvez réduire votre consommation de gluten (éviter le pain, par exemple), d’accord, mais la supprimer totalement sans nécessité de santé, c’est idiot.
D’autant que je peux vous dire que manger sans gluten est socialement extrêmement contraignant. Oubliez les apéros entre amis, oubliez les restos (beaucoup de cuisiniers ajoutent de la farine de blé dans leur sauce pour lui donner une meilleure consistance), oubliez les petits encarts plaisirs, etc…
Quand vous avez dû manger sans gluten, je peux vous dire que c’est révoltant de voir certaines personnes « s’amuser » avec cela puisque, je le répète, c’est une maladie, un handicap social et gustatif. Parfois la nuit, je rêvais que je mangeais des pâtes. Sans rire.

Si je parle au passé, c’est parce qu’actuellement, je supporte de nouveau de gluten. Mon médecin m’a dit que parfois, cela arrive : si l’on suit un régime très strict dans la durée, il est possible que tout rentre dans l’ordre. Bien sûr, l'intolérance ne disparaît pas totalement, et je ne me fais pas non plus une orgie de gluten tous les jours, mais je mange du gluten sans réellement me priver. Mais il est vrai que parfois, si j’ai beaucoup mangé de pâtes, de pains, etc dans la journée, je peux être assez mal le lendemain. Mais je me dis que ça valait le coup de me priver pendant une longue et difficile année.
De quoi motiver toutes celles et ceux qui me lisent et trouvent difficile de devoir vivre avec une intolérance. Persévérez, vos efforts payeront peut-être un jour.

Si vous qui me lisez, mangez sans gluten (par « choix », ou par nécessité), n’hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez : ça m’intéresse.
Et, chers intolérants au gluten, si vous souhaitez des petites astuces et des recettes sans-gluten, n’hésitez pas à me le demander, que ce soit ici ou par mail.

Et vous, que pensez-vous de cette « mode » sans-gluten ?

mardi 15 mai 2012

Girls just wanna have fun in Paris (1)

Vous le savez certainement, je suis chroniqueuse sur le blog beauty-coopératif Likemarshmallows. Je dois avouer que cela faisait quelques temps que je n'avais pas écrit pour le blog, mais comme Loobee, la Webmiss, va bientôt passer par Paris, j'ai eu l'idée de cet article.
Et vous me connaissez, dès qu'il s'agit d'aider une amie blogueuse, je n'y réfléchis pas à deux fois !
Vous pouvez découvrir l'article original ICI. Suivez-moi !

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Girls just wanna haaaaaave fun ! Les girls mais aussi les boys (boys, boys, boys, I'm looking for a goooood tiiiime !). Bref, tout le monde cherche du bon temps, encore plus avec les beaux jours qui vont arriver. Et en bonne Parisienne que je suis, je vais vous parler de quelques lieux que j'aime et qui, j'en suis sûre, vous plairont aussi. Shopping, cafés, détente...suivez-moi !

> Petites et grandes gourmandises
* Bread & Roses. Il en existe deux à Paris : un du côté de Saint Germain-des-Prés et l'autre du côté de la Madeleine. Bread & Roses est un peu ce que sont les chaussures à Louboutin ou ce que sont les macarons à Ladurée... Bread & Roses est LE palace de la bonne gastronomie : restaurant, salon de thé, boulangerie, pâtisserie...
Une petite faim ou une grosse faim...Peu importe, les produits de chez Bread & Roses sont bons, à n'importe quelle heure, par n'importe quel temps, avec n'importe qui, mais surtout avec une bande de copines. Et vous le valez bien, of course !

25 rue Boissy d'Anglas, VIIIème. 01 47 42 40 00
7 rue Fleurus, VIème. 01 42 22 06 06

* Baxo. Je ne suis allée qu'une fois au Baxo, avec Hélène, Jules, Marc et Elodie et nous avons vraiment très bien mangé. Le Baxo, c'est tout d'abord une déco sympa, cosy (presque "bobo" sur les bords, il faut l'avouer) et un cadre agréable. La carte est très hétéroclite puisqu'elle propose de grands classiques français mais aussi quelques recettes aux noms surprenants !
Si vous ne devez goûter qu'une chose, ce serait leur entrée "Camembert pané et ses pommes caramélisées" à 9€. Personnellement, j'étais déjà calée après cette entrée qui, malgré l'intitulé, n'est pas si forte en goût et peut convenir à tout le monde. Le midi, le plat du jour est proposé à 9.50€, soit un prix raisonnable pour un restaurant parisien.
21 rue Juliette Dodu, Xème. 01 42 02 99 71

* Café Salé. En apparence, le Café Salé est un café simple, ne se détachant aucunement des autres cafés du quartier... et pourtant ! Une fois entré, l'ambiance bistrot français vous gagnera le coeur et la bonne humeur du personnel ne pourra que vous mettre à l'aise : ils sont juste adorables ! Et si l'ambiance ne fait pas tout, la carte proposée est aussi très intéressante : le Café Salé propose des mets très variés qui plairont forcément.
Leur tiramisu à la framboise (environ 5€ si mes souvenirs sont bons) est à tomber par terre ! Petit plus : la Wi-Fi et les journaux sont à disposition.
Le Café Salé est la belle illustration du dicton "Il ne faut pas se fier aux apparences". Entrez et succombez !

66 rue de Clichy, IXème. 09 81 34 99 22

* Le Moulin de la Galette. Magnifique restaurant découvert grâce à ma "deuxième famille" qui m'a offert un bon repas pour mon anniversaire et que je remercie une fois encore au passage. L'ambiance est très cosy, très chic et ce lieu m'a rappelé les salons de thé des années 20... le charme parisien quoi !
La gastronomie repose sur des plats typiquement français mais souvent relevés d'une touche exotique. J'adore!

83 rue Lepic, XVIIIème. 01 46 06 84 77

A suivre sur Likemarshmallows mais aussi ici...

jeudi 12 avril 2012

Je suis la sauveuse des intolérants au gluten !

Comment ça, un article gastronomie ici ? Oui, les filles (et les garçons) : il n’y a pas que le rugby et le maquillage dans la vie ! D’autant plus que je suis une grande fan de gastronomie. Je ne suis pas de ces filles qui comptent toutes les calories qu’elles absorbent (bien que je fasse tout de même attention), j’aime manger de bonnes choses, j’aime la bonne gastronomie, j’aime la cuisine gourmande et généreuse (Sud-Ouest en force).

Mais voilà (je reviens au titre de l’article), il y a 2 ans, suite à quelques ‘investigations médicales’, mon médecin a pensé que j’étais intolérante au gluten. Donc pendant un peu plus d’1 an (environ 1 an et demi), j’ai totalement éliminé le gluten de mon alimentation. Actuellement, après de nouvelles ‘investigations’, il se trouve que mon problème ne vient pas du gluten. Donc maintenant, je mange normalement.
Je sais que manger sans gluten est un véritable calvaire. En 1 an et demi, j’ai commencé à m’habituer et à ‘créer’ de nouvelles recettes grâce à quelques astuces.
L’autre jour, j’ai appris que Léa, une bloggeuse adorable avec qui j’adore discuter, était elle aussi intolérante au gluten. Ça m’a donné une idée : faire un article sur l’intolérance au gluten et sur la gastronomie sans gluten.
Suivez le guide !


Tout d’abord, qu’est-ce que le gluten ?
En gros (je simplifie : je ne suis pas médecin), le gluten est une protéine contenue dans le blé, le seigle, l’avoine et l’orge. Le gluten est donc présent dans de très nombreux aliments.

Les produits interdits
Evidemment, tous les produits à base de farine de blé sont à bannir. En sommes, vous pouvez faire une croix sur le pain, les pâtes, les gâteaux, la pizza, les hamburgers, la semoule, les biscottes, etc. La bière, aussi ! (important, important)
Oui, l’intolérance au gluten est très, très difficile à vivre. Mais en plus des aliments ‘évidents’, il faut aussi se méfier du chocolat, de la confiture et d’autres produits industriels (dont les plats cuisinés) qui utilisent souvent de l’amidon de blé pour ‘lier’ les aliments. Lorsque vous êtes intolérant au gluten, il faut apprendre à lire TOUTES les étiquettes. Les courses prennent au moins 1h de plus (et encore) qu’habituellement, mais au bout d’un certain temps, vous connaissez par cœur les produits qui ne contiennent pas d’amidon de blé.

Les astuces
Manger sans gluten, c’est remplacer les pâtes par du riz ; remplacer la semoule par le quinoa, etc. Jusqu’ici, rien de bien compliqué, mais les règles de l’intolérance au gluten sont très strictes.
Fuyiez les plats en sauce : les sauces sont souvent faites avec de la farine !
Evidemment, vous vous doutez que les gâteaux sont interdits, ainsi que les crêpes. Mais vous pouvez confectionner vous-même vos gâteaux avec des farines différentes. Je suis sûre que vous connaissez tous la Maïzena, une farine de maïs. Le maïs étant autorisé, vous pouvez donc vous rabattre sur la cette farine là.
Mais il existe aussi des farines moins connues, tout aussi goûtues : la farine de riz, la farine de sarrasin et... la farine de châtaigne qui est juste une tuerie. Rien de compliqué : dans la recette du gâteau au yaourt, des muffins ou des crêpes, remplacez la farine de blé par la farine de votre choix !

Il y a aussi des personnes qui n’aiment pas, ou n’ont pas le temps, de faire des gâteaux. Pour ces personnes, il existe des marques et des boutiques spécialisées. La marque Gerblé, sûrement la plus connue, offre une large gamme de produits sans gluten (gâteaux secs, madeleines, pains, pâtes, etc.). Les produits ne sont pas donnés, certes, mais le goût est là, et pour les intolérants, c’est le principal !
Dirigez-vous également vers des boutiques dites ‘bio’, telle que La Vie Claire, qui propose des produits sans gluten et de nombreuses farines diverses.
Petite info pour les intolérants : si votre intolérance est prouvée médicalement (prise de sang et/ou coloscopie), vous pouvez vous faire rembourser par la Sécurité Sociale une partie de ces produits.
Enfin, pour êtes sûrs que le produit acheté est sans gluten, vérifiez que sur l’emballage figure le logo ‘Gluten Free’ (voir image) : ces produits sont contrôlés régulièrement par des médecins et des diététiciens/nutritionnistes.
Enfin, vous pouvez vous rendre sur le site de Gerblé ou de intolerancegluten.com
N’hésitez pas non plus à visiter des blogs/forums qui parlent de l’intolérance et qui partagent des recettes sympas : entre intolérants, tout est plus simple, et on se sent moins seul !

Intolérants ou anciens intolérants, partagez ici vos recettes, vos astuces, vos témoignages !

mercredi 11 avril 2012

Top Chef : Jean remporte le titre de Top Chef 2012

On peut dire que Top Chef a rythmé mes lundis pendant environ 2 mois. Au milieu de la « mode culinaire » de la télévision, Top Chef arrive à s’imposer et à passionner les téléspectateurs pendant 11 semaines (5,3 millions de téléspectateurs lors de la Finale, le lundi 9 avril). Au terme de ces 11 semaines de compétitions, 3 candidats masculins étaient en course pour la Finale : le cultissime Norbert, le très discret Cyrille et le grand gagnant Jean.

Bien que Jean ne fût pas (du tout !) mon candidat préféré, il a largement mérité cette victoire, car malgré son caractère pas toujours « malléable », Jean a toujours fait preuve de créativité, de passion et d’imagination. Pour celles et ceux que ça intéresse, Jean tient un restaurant (notamment avec Juan, candidat également de Top Chef 2012), dans le XVIème arrondissement de Paris.
Restaurant L’Acajou
35 bis, rue de La Fontaine 75016 Paris
01 42 88 04 47
(Plus d’infos ICI) 

De cette saison 2012, on retiendra tous les candidats (oui !). Car oui, contrairement à MasterChef, les candidats de Top Chef ne sont que 14 au début de la saison. Je trouve cela pas mal, car ainsi, le téléspectateur peut s’attacher à tous les candidats.
On retiendra sûrement l’humilité de Cyrille, la grande gueule de Tabata, la jeunesse de Ruben, le grand cœur et le partage de Denny, la sensibilité de Noémie,…

Mais comme de nombreuses personnes, j’étais, du début à la fin, une partisante de Norbert. Pour ceux qui ne le connaissent pas (est-ce possible ?), Norbert est une tornade. Incontrôlable, cuistot autodidacte au grand cœur, Norbert cuisine avec passion (ça se voit) et humour. Pas une seule émission sans que Norbert ‘en sorte une nouvelle’.
Et comment écrire un billet sur Top Chef sans parler de Norbert ? Impossible. Partout, on voit, on entend, on lit Norbert. Véritable phénomène, Norbert s’impose, lui et ses expressions grivoises partout : dans les zappings, sur Internet, sur les réseaux sociaux, dans les journaux…
(Retrouvez toutes les recettes de Nono ici : http://www.m6.fr/emission-top_chef/candidats-2012/norbert-tarayre/recettes.html )

Alors pour vous, j’ai retrouvé les meilleures expressions « Norbertistes » !

« Toi aussi je t'adore ! Je ne sais pas ce qui me retient de te prendre sur le bureau, Maman ! »
« Ça va décoller le slip ! »

« Je suis en mode guerrier, j'ai l'œil du tigre. Je vais les manger ! »

« Le dessert, en soit, c'est mou du slip ! »

« Faites comme chez vous, mais n'oubliez pas que vous êtes chez moi ! »

« Je suis tendu ! J'ai les fesses qui disent bravo et le calfouette qui a envie de se barrer ! »

« J’ai une paire de balloches, j’en ai dans le froc et voilà »

« On va pas tortiller du cul pour chier droit : on y va direct ! »

« C’est chaud les bistouquettes »

« GRAAAAAAH ! On lâche rien Papa ! »

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Crédit photos : M6.fr, 20 Minutes.

mercredi 4 avril 2012

Le Moulin de la Galette... une tuerie !

Je n'ai pas l'habitude de parler de ma vie sur mon blog, mais une fois n'est pas coutume.
Je tiens tout d'abord à remercier Elodie, Marc, Hélène, Julien M, Jules, Emilie, Julien D, Pascal, Julien A, Lucas, Elliot et Jean pour la magnifique journée passée à leurs côtés.
Même en avance, ce déjeuner d'anniversaire fût génial : les bonnes personnes, au bon moment, au bon endroit.

Car oui, j'étais bien accompagnée, mais en plus, nous avons super bien mangé ! Le restaurant en question s'appelle Le Moulin de la Galette. En plus d'avoir un superbe cadre, ce restaurant est vraiment très, très bon. Petit plus : la terrasse, sur laquelle nous avons mangé, qui est une sorte de petit jardin... Un endroit juste magique et très calme. Enfin... avant que nous arrivions tous les 13.

La fameuse terrasse

Je ne vous dévoile pas ce que j'ai mangé (vous pourrez retrouver la carte sur le site), mais je peux vous dire que tout était réussi.
Alors encore une fois, je vous remercie tous, car comme le dit Elodie, "ça fait du bien de se retrouver avec la deuxième famille".
Merci pour le restau, merci pour les cadeaux et surtout, merci pour votre présence !

Pour les intéressé(e)s, voici quelques infos à propos du restaurant :
Le Moulin de la Galette
83, rue Lepic. Paris XVIIIème
(Métro 12 : Lamarck-Caulaincourt)
01 46 06 84 77
Site du restaurant.

Crédit photos : Le Moulin de la Galette.
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