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mercredi 8 mars 2017

7 semaines, plusieurs livres #19

Cette dernière période de lecture (du 16 janvier au 6 mars 2017) a été très peu fructueuse ! D'une manière assez incompréhensible et plutôt étonnante, j'ai été prise d'une énorme flemme : mon corps et mon esprit avaient envie de tout... sauf de lire sauf fin février/début mars ! 
Je pense avoir une petite explication quant à cette déchéance intellectuelle : pendant deux mois non-stop (décembre et janvier), j'ai été en examens. 
Entre écrits et oraux, je crois que mon cerveau a littéralement fondu lorsque tout ceci est passé (j'ai passé mon dernier oral le 26 janvier). 
Du coup, je crois que mon esprit a eu besoin d'une petite pause. Mais peu importante, j'ai quand même eu le temps de lire, et je dois dire que finalement, j'ai lu peu mais bien !


* Une Braise sous la cendre – tome 2 : Une Flamme dans la nuit, par Sabaa Tahir
Éditions Pocket Jeunesse (PKJ), 544 pages
Ma note : 4/5

Si vous me suivez depuis au moins une année, vous savez que le roman Une Braise sous la cendre de Sabaa Tahir avait été un immense coup de coeur. Une des plus belles lectures de toute ma vie, oui oui ! Si vous désirez (re)lire ma chronique, c'est par ICI.

Ce second tome est à la hauteur du premier ! Pour être tout à fait honnête, j'avais tellement aimé le premier que j'avais peur d'être déçue par cette suite, Une Flamme dans la nuit. J'ai été absolument ravie de retrouver ces personnages que j'aimais tant, notamment Elias et Laia.
Finalement, c'est une excellente suite bien qu'il y ait eu quelques petites longueurs à mon goût. J'ai trouvé intéressant d'avoir le point de vue d'Helene, partagée entre ses devoirs vis-à-vis de l'Empire et ses valeurs, ses sentiments. 
Cependant, la mise en place du triangle amoureux ne m'a pas plu. C'est assez bateau, et je regrette que Sabaa Tahir soit tombée dans cette "facilité", elle qui nous offrait un roman original et loin des clichés classiques de la dystopie et du new adult !

La fin est absolument magistrale puisqu'elle laisse sous-entendre qu'il y aura une suite, et sincèrement : j'ai vraiment hâte. Sabaa Tahir nous offre une suite à la hauteur de son premier tome !


* Quand la nuit devient jour, par Sophie Jomain
Éditions Pygmalion, 224 pages
Ma note : 4/5

S'il y a une question sanitaire encore relativement taboue en France (et ailleurs !), c'est bien l'euthanasie volontaire. Nous avons tous notre avis sur la question, ou du moins c'est ce que nous pensons. Sans pour autant rentrer dans le débat, je suis totalement pour. Etant dans le milieu du soin et de la rééducation, la souffrance fait plus ou moins partie de ma profession, et je suis intimement convaincue que chacun(e) a le droit de mourir dignement, sans souffrir, sans endurer les terribles épreuves de la vie qui continue alors qu'on souhaite mourir.

Dans ce roman, l'auteure Sophie Jomain, qui nous habituait jusqu'ici à des romances fantastiques, nous plonge ici dans le quotidien très pesant de Camille, une jeune trentenaire qui souffre depuis son adolescence, voire son enfance. Entre troubles du comportement alimentaire et dépressions à répétition, Camille ne tient plus et demande à mourir sans pour autant passer par la "case suicide". Evidemment, étant en France, Camille ne peut pas émettre une telle requête. Elle va donc faire des démarches pour procéder à une euthanasie volontaire en Belgique, pays où elle est légale.

L'histoire est racontée du point de vue de Camille, ce qui fait qu'elle est d'autant plus poignante. Nous la suivons de son enfance au moment où elle entre en clinique pour l'euthanasie. 
C'est un roman absolument brillant, puisque que vous soyez pour ou contre, Sophie Jomain amène des arguments pour les deux "camps".
C'est un très beau roman qui ne bascule jamais dans le pathos. Une belle ode à la vie, mais aussi au droit de mourir lorsque l'on souffre. A lire absolument pour les personnes qui s'intéressent à la question, ou les étudiants en santé/médecine qui se posent des questions sur la dépression et les TCA.


* La Sélection – tome 1, par Kiera Cass
Éditions R-jeunes adultes, 360 pages
Ma note : 4/5

Voilà plusieurs années que j'entendais parler de cette fameuse saga à la croisée des chemins entre dystopie, young-adult et romance. Je n'avais pas particulièrement une grande envie de me lancer dans cette lecture, mais après avoir lu Quand la nuit devient jour dont je parle précédemment, j'ai eu besoin de quelque chose de léger, un brin "cucul-pompon" !

L'histoire nous plonge dans le monde d'Illéa. Ce pays est ce qui est actuellement les Etats-Unis, et nous le retrouvons plusieurs centaines d'années après notre époque. Plusieurs guerres ont éclaté, puisque les personnages évoquent une Troisième et une Quatrième Guerre Mondiale. Illéa est une monarchie qui divise ses membres en castes, les Huit étant considérés comme des exclus, des parias de la société.
La tradition veut que le Prince choisisse sa future femme à l'aide de la Sélection, sorte de jeu de télé-réalité royale. 35 jeunes femmes sont sélectionnées parmi toutes les jeunes femmes de plus de 16 ans à Illéa, toutes castes confondues. Petit à petit, c'est le Prince Maxon qui "éliminera" les candidates pour finalement n'en garder qu'une : sa femme, la Princesse.

Nous suivons America Singer, une Cinq, qui vit tant bien que mal dans sa caste en s'accrochant jours après jours. Bien qu'elle n'en ait pas envie, elle s'inscrit à la Sélection pour permettre à ses parents de toucher une sorte de rente : plus elle reste longtemps dans le jeu, plus sa famille perçoit d'argent. Pendant ce temps, elle vit la vie de château au Palais.
Mais vous vous doutez que les choses ne seront pas si faciles et qu'il ne suffira pas uniquement de faire office de présence au Palais, d'autant que certaines candidates sont prêtes à tout pour remporter la main de Maxon, et donc la couronne !

J'ai passé un excellent moment avec ce premier tome. L'histoire est assez intéressante et bien rythmée. Peu à peu, on en apprend plus sur comment les USA sont devenus Illéa, et cet aspect "historique" m'a plu. Evidemment, on n'échappe pas aux clichés des romances young-adult et des dystopies, mais j'ai vraiment apprécié cette lecture légère et agréable. La preuve, j'ai directement embrayé sur le second tome !


* La Sélection – tome 2 : L'Elite, par Kiera Cass
Editions R-Jeunes adultes, 324 pages
Ma note : 3/5

Ce second tome était également plaisant à lire, bien que je lui ai préféré son grand frère. Ici, les intrigues se succèdent plus difficilement et moins rapidement. L'arrivée d'un triangle amoureux (oui, encore lui !) et venu rajouter une couche quant aux clichés du genre.

Malgré tout, je poursuivrai la saga puisque Kiera Cass est très douée sur ce point : elle est capable de vous coller de véritables cliff-hanger à 10 pages de la fin du tome...! 

C'est bien fait et du coup, on tombe dans le panneau ! A voir si la suite est tout aussi agréable et intéressante.







Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

samedi 6 août 2016

Aventure Roaccutane, partie 4 - le bilan à 8 mois : fin de traitement !

We Heart It
Depuis le début de mon traitement Roaccutane, je vous avais fait trois articles de présentation/de bilans : le "pourquoi du comment" de ce traitement (ICI), à 1 mois (ICI) et à 5 mois (ICI).
Le 25 juillet, après 8 mois de traitement, j'ai avalé mon dernier comprimé de Roaccutane ! Bien que mon traitement se soit globalement très bien passé, j'étais bien contente d'en finir : plus de prises de sang et de rendez-vous mensuels chez le dermato, ça fait du bien !
Entre le bilan du 5ème mois et actuellement, peu de choses ont changé, mais je me suis dit qu'il était tout de même important, ou du moins intéressant, que je vous fasse un bilan général de ce traitement : mes ressentis, les effets secondaires, les résultats, etc....

D'une manière globale, vous le savez, j'ai très bien vécu mon traitement, malgré mes appréhensions et les "clichés" qui collent à la peau de Roaccutane : "tu auras une grosse poussée au début" FAUX ; "tu seras triste" FAUX ; "tu auras la peau qui pèle tellement elle sera sèche" FAUX, et tout le reste... Mais nous y reviendrons plus tard. Seul "bémol" : mes vacances. J'y reviendrai également.
En tout cas, d'ici 2 semaines, je publierai un article concernant les produits que j'ai utilisés !


DOSAGE AU COURS DU TRAITEMENT

Je vous l'avais brièvement expliqué, mais le traitement Roaccutane, pour qu'il soit efficace au long terme, doit être absorbé à une certaine quantité par l'organisme. Il existe une sorte de "seuil" d'efficacité qui permet de diminuer considérablement le risque de rechute, même si le risque 0 n'existe pas, précisons-le.
A un poids donné (appelons-le p), il faut qu'en fin de traitement, vous ayez ingéré entre p x 120mg et p x 150mg pour que celui-ci soit efficace. Je fais 56 kilos. Pour que mon traitement soit efficace, je devais ingérer entre 56x120 mg et 56x150mg, soit entre 6720mg et 8400mg. Cependant attention ! Par jour, le principe actif de Roaccutane (l'isotrétinoïne) n'est pas sans danger et le corps ne doit pas ingérer plus d'isotrétinoïne que nécessaire. Faisant 56kg, je n'ai pas le droit de prendre plus de 56mg d'isotrétinoïde par jour.

Généralement, les dermatologues font commencer les patients à une faible dose, d'autant plus quand l'acné est, comme la mienne, de légère à moyenne. Voici le récapitulatif de mes dosages depuis mon premier mois, c'est-à-dire décembre 2015 :
- Mois 1 (décembre 2015) : 20mg/jour, soit 600mg à la fin du mois
- Mois 2 (janvier 2016) : 20mg/jour, soit 600mg à la fin du mois
- Mois 3 (février 2016) : 20mg/jour, soit 600mg à la fin du mois
- Mois 4 (mars 2016) : 30mg/jour, soit 900mg à la fin du mois
- Mois 5 (avril 2016) : 40mg/jour, soit 1200mg à la fin du mois
- Mois 6 (mai 2016) : 50mg/jour, soit 1500mg à la fin du mois
- Mois 7 (juin 2016) : 50mg/jour, soit 1500mg à la fin du mois
- Mois 8 (juillet 2016) : 50mg/jour, soit 1500mg à la fin du mois
Donc en fin de traitement, mon organisme avait finalement absorbé 8400mg, pile le seuil supérieur de l'efficacité ! Ceci baisse donc le plus possible mon risque de rechute, ce qui est franchement appréciable : je dois avouer que je n'ai pas particulièrement envie de me replonger dans un traitement de 8 mois une nouvelle fois.


EFFICACITÉ

Vous l'aviez vu dans mes précédents bilans (les liens qui renvoient vers ces bilans sont au début de l'article), les résultats étaient plutôt probants et sont arrivés relativement rapidement. J'ai commencé Roaccutane début décembre, et dès février (soit environ 2-3 mois), la qualité de ma peau était bien meilleure : je n'avais presque plus aucun bouton, sans aucune poussée en début de traitement, encore une fois. Seuls "soucis" : des cicatrices violacées ou rosâtres qui, sur ma peau plutôt blanche, ressortaient pas mal. Mon grain de peau est devenu plus fin avec moins de points noirs. Cependant, je dois admettre que j'ai quelques pores dilatés rebelles sur mes joues, près de mon nez, mais rien de méchant.

De mois en mois, ma peau est devenue plus belle et les cicatrices se sont peu à peu estompées, notamment grâce à mon sérum Vinoperfect de Caudalie. Très rapidement, je n'ai plus eu besoin de maquiller mon teint pour me "cacher", comme c'était le cas avant. J'ai perdu l'habitude d'utiliser du fond de teint, et ça me fait le plus grand bien. Lorsque j'ai vraiment envie d'avoir une peau impeccable, j'applique un peu de correcteur ici et là, mais je peux largement m'en passer.

Seule ombre au tableau : les rougeurs ! J'ai toujours eu une peau réactive qui a tendance à rougir facilement (frottements, changements de température, émotion, stress, exercice physique...), mais depuis Roaccutane, elles se sont accentuées. Lorsque j'en ai parlé avec ma dermatologue, elle m'a expliqué que cela n'avait rien d'anormal ou d'étonnant : c'est le cas pour beaucoup de "Roaccutaniens", et cet effet s'estompe généralement quelques mois après la fin du traitement. 

Comme je suis une fille sympa, je vous re-poste les résultats sur ma peau au fur et à mesure du traitement (comme toujours : aucune crème hydratante, aucun maquillage et aucun filtre --> on pardonnera à mes cernes et mes yeux gonflés !) :







LES EFFETS SECONDAIRES

C'est certainement le thème sur lequel j'ai eu le plus de questions pendant mon traitement, tant de la part de mes lecteurs/lectrices que de mes proches. 
Quand vous regardez pour la première fois la notice du Roaccutane, la liste des effets secondaires potentiels est assez effrayante. Complètement flippante, en fait. Mais je peux vous promettre que beaucoup de ces effets sont évitables ! Malheureusement, c'est un peu le "hasard" qui désigne votre vulnérabilité au traitement. Pour ma part, je n'en ai presque pas eu, mais en lisant quelques témoignages sur internet, certains ont vécu un véritable calvaire. De ce fait, je le dis et le redis encore une fois, il faut absolument parler longuement de ce traitement avec son généraliste/dermato avant de sauter le pas : chacun d'entre nous est différent, chacun a un passé médical singulier qui fait qu'il sera, ou non, très sujet aux effets secondaires. Les aléas de la biologie, de la pharmacologie et de la médecine !

Voici les effets secondaires les plus fréquents, ou les plus "connus", et ce qui m'a concerné :
- sécheresse cutanée : oui et non, principalement le corps, mais pas tant que ça sur le visage. Il suffit de trouver les produits qui nous correspondent le mieux !
- sécheresse labiale : oui
- sécheresse oculaire : oui, mais très facilement calmée avec des gouttes prescrites par ma dermatologue 
- sécheresse nasale : non
- hausse de la cholestérolémie : oui, mais elle a rapidement baissé avec quelques précautions alimentaires supplémentaires
- hausse de la triglycéridémie : non
- maux de tête : non, et c'est difficile de différencier un simple maux de crâne de fatigue d'un maux de crâne "roaccutanien"
- douleurs articulaires/musculaires : oui en début de traitement (le premier mois principalement)
- poussée acnéique en début de traitement : non
- légère chute des cheveux, cils et sourcils : non
- irritabilité : non (je suis de base parfois facilement irritable donc....!)
- sentiment de fatigue morale intense, de "vide" : non
- épisodes de déprime : non, mais attention si vous avez des antécédents psychologique/psychiatriques, de dépression, de tentative de suicide, etc...
- nécessité d'arrêter le sport : non, j'ai continué mes séances comme d'habitude
- fatigue : oui/non, encore une fois, difficile de dire que c'est la faute de Roaccutane : en me levant à 5h20 5jours/7, il est logique que je sois fatiguée

Comme vous le voyez, les effets secondaires que j'ai eus ne sont pas particulièrement nombreux, et surtout, ils sont largement bénins. Il existe d'autres effets secondaires, mais ils sont plus rares (et graves), donc je n'ai pas trouvé utile de vous en parler ici.


LES "BOBOS" DE MON ÉTÉ

Roaccutane est un traitement très photosensibilisant. De ce fait, il est largement déconseillé au roaccutaniens de s'exposer au soleil. Cependant, ma dermato avait bien dit qu'avec une bonne protection solaire avec une application renouvelée toutes les 2h, ma peau ne devrait pas trop en souffrir. 
En juillet, je suis partie pour une semaine à Royan. Nous n'avons pas eu un temps dingue, mais malgré tout quelques jolies journées. J'avais emmené avec moi des crèmes solaires (une pour le corps et une pour le visage) à SPF 50+ de Bioderma.

Alors je vais éviter le suspense ou autre : j'ai attrapé de vilains coups de soleil malgré un spray solaire SPF 50+ appliqué toutes les heures ; mes copines sont là pour en témoigner : je suis devenue une psychopathe de la crème solaire ! Je n'ai jamais été du genre à chercher à tout prix un bronzage de dingue : ça ne me dérange pas d'avoir la peau claire, et de toute manière, je déteste rester des heures sur la plage pour "faire la crêpe". Malgré tout, les coups de soleil étaient au rdv.
Et encore, les coups de soleil, ce n'était "rien" : avec un bon lait après-soleil et une crème style Biafine/Osmo Soft, les coups de soleil sont rapidement partis pour laisser place à un léger hâle.

Le pire, ça a été de vilaines plaques rougeâtres/brunâtres sur ma jambe droite (oui, uniquement la droite) et un peu sur mon bras droit qui sont venues on ne sait comment. Au début, ça me faisait comme des "croûtes" et ça me démangeait à un point plutôt inimaginable (pire que la cicatrisation de mon tatouage : les tatoués comprendront !). Merci au dieu du soleil : je n'ai rien eu sur le visage ou le décolleté.

Voici quelques photos aux "pires" moments :

Je pelais à grandes bandes et je ne pouvais m'empêcher de me gratter. Quand je suis rentrée à Paris, je n'ai pas pu avoir de rdv chez mon généraliste avant 4-5 jours, alors en attendant, je suis passée à la parapharmacie et j'ai appliqué scrupuleusement les produits conseillés (notamment la fabuleuse crème Epithéliale A.H. d'A-Derma, mais je vous reparle de tout ça très vite). Les démangeaisons se sont largement calmées et les croûtes ont disparu. Seulement... les tâches sont encore là !!!!
Quand je suis allée chez le généraliste, il m'a clairement fait comprendre que mis à part laisser faire le temps, il n'y avait pas grand chose à faire : attendre et hydrater/réparer le plus possible.

A l'heure où je vous parle, ces tâches sont encore là (bien qu'atténuées) et très sincèrement, je pense qu'avant qu'elles décident de partir, il faudra que j'attende plusieurs mois voire plusieurs années.
Alors est-ce qu'il y a un réel lien entre ces tâches et Roaccutane ? Je n'en sais vraiment rien puisque j'ai toujours eu une peau sensible qui marque facilement et mon médecin ne m'a pas confirmé que c'était de la faute du traitement.


Mais tout ceci pour vous dire que si vous comptez commencer ce traitement, faites en sorte qu'il soit terminé au moins 2 mois avant que vous ne partiez en vacances, puisque c'est à peu près le temps que la molécule reste dans le sang. Et pourtant, le soleil de Royan n'est pas le soleil des Antilles ou du Maghreb !


IMPACT SUR LA VIE PSYCHO-SOCIALE

Je l'évoque souvent : prendre Roaccutane a été une des meilleures décisions que j'ai pu prendre. Je me sens tellement mieux dans ma peau, et donc dans ma tête ! Je n'ai plus honte de moi, de mon visage, de mon "enveloppe", et c'est une véritable révolution.
Vous le savez peut-être puisque j'en avais déjà parlé, mais j'avais testé de nombreux traitements différents sans effets durables et je souffrais beaucoup de mon acné bien que, je le sais bien, elle n'était pas si monstrueuse que ça, comparé à certains patients. J'en étais arrivée à avoir honte d'être démaquillée devant mes plus proches ami(e)s ou devant ma famille. Je sais que ce que je dis est "dur", mais c'est réellement la manière dont je ressentais les choses.

D'une manière globale, je me sens plus sûre de moi, même si de ce côté, il y a encore pas mal de boulot ! On peut dire que Roaccutane a en quelque sorte changé ma vie, ma manière d'être aux autres, et surtout ma manière d'être par rapport à moi-même. Je ne l'ai pas fait pour les autres, mais pour moi, et c'est pour ça qu'actuellement, je me sens aussi bien et que je ne regrette pas une seconde d'avoir fait ce traitement.
Si c'était à refaire, je le referais.

....

J'espère avoir pu éclairer toutes celles et ceux qui se questionnent à propos de ce traitement : celles/ceux qui veulent le faire et qui hésitent encore, ou celles/ceux qui sont en plein dedans. J'espère que cet article aura pu être le plus complet possible. Si vous avez des questions, n'hésitez pas une seule seconde, j'y répondrai avec plaisir et aussi rapidement que possible. Si vous ne souhaitez pas poser de question ici "devant tout le monde", vous pouvez toujours me contacter via Instagram ou Twitter (les liens sont dans les colonnes sur le côté) ou m'envoyez un message via le formulaire de contact du blog (toujours dans ces mêmes colonnes).

jeudi 23 juin 2016

Perturbateurs endocriniens et allergènes, que contiennent réellement nos cosmétiques ?

Après cette pause de trois semaines, c'est avec un immense plaisir que je reviens vers vous aujourd'hui avec le coeur plus léger (du moins jusqu'aux résultats) et surtout un emploi du temps largement allégé.
Pour mon retour, j'avais envie d'écrire un billet sur les cosmétiques, et plus précisément sur ce qu'ils contiennent. On en utilise toutes, à des quantités variables, mais savons-nous réellement ce qu'ils contiennent ? Crème hydratante, fond de teint, poudres, vernis et même parfums, certains produits que nous utilisons quotidiennement ne sont pas forcément très "clean" et la tendance bio a sauté sur l'occasion pour mettre en lumière ses produits qui, selon les marques, sont respectueux de votre peau en plus d'être respectueux de l'environnement.

Chacun a son avis sur la question, chacun décide de choisir ses produits à sa guise : nous ne sommes pas toutes regardantes quant à la composition de ce que nous achetons, cosmétique ou autre, d'ailleurs ! Pour ma part, je fais un peu plus attention depuis que je suis sous traitement Roaccutane : le traitement étant déjà assez agressif en soi, ce n'est pas la peine d'agresser encore plus ma peau.
Néanmoins, étant une consommatrice sans notion de chimie, de pharmacie ou de cosmétologie, j'ai voulu demander son avis à quelqu'un qui connaît le sujet ! De ce fait, c'est tout naturellement que je me suis dirigée vers Sara, que vous connaissez peut-être sous le pseudo de Linoa. Sara est, depuis novembre, Docteur en pharmacie et dans sa thèse, elle s'est intéressée aux cosmétiques, et plus précisément aux perturbateurs endocriniens. Elle a accepté de répondre à mes questions. Les réponses sont toutes très complètes et mettent au clair certains éléments. 
Voici notre échange questions-réponses :

Ariane- Padawan : En quelques mots, que sont les perturbateurs endocriniens ?
Sara : >> Un perturbateur endocrinien est une substance ou un mélange exogène, qui peut être d’origine naturelle ou synthétique et qui peut interférer avec le fonctionnement du système endocrinien (=système composé de plusieurs glandes endocrines).

Quels sont leurs impacts sur la santé à court ou long terme ?
>> Chaque perturbateur endocrinien agit différemment, donc les impacts sur la santé seront différents en fonction de ces derniers. A ce jour, les études à long terme sont très peu fréquentes, et quasi inexistantes chez l’homme. A mon sens, le long terme correspond à plusieurs années voir décennies d’utilisation. Cependant les études "court terme" chez l’animal sont nombreuses. Comme chaque PE a une activité différente, prenons par exemple les parabens. Les études sur le rat ont démontré que les parabens pouvaient, à court terme, avoir une activité oestrogénique et perturber leur appareil reproducteur mâle. Il n’y a aucune preuve confirmée, à ce jour, sur les effets que peuvent avoir les PE chez l’homme, en tout cas à leurs concentrations normales d’utilisation dans les produits cosmétiques. C’est pourquoi des nouvelles études plus précises et notamment sur le long terme devraient être, sans plus tarder, effectuées chez l’homme.

Les allergènes, quant à eux, sont-ils néfastes pour tout le monde ou uniquement pour les personnes sensibles ?
>> Une étude suédoise datant de 2015, sur les allergènes, notamment le couple MCI/MI (Méthylchloroisothiazolinone / Méthylisothiazolinone), a été effectuée chez l’homme. Il a été observé que chez les patients hypersensibles au couple MCI / MI, une allergie de contact simultanée à la MI avait été observée dans plus de 80% de ces patients. [Isaksson M, (2015), Methylisothiazolinone contact allergy is rising to alarming heights also in southern sweden, Acta dermato-venereologica, 95(1):31-4.]
Donc j’aurai tendance à dire qu’ils sont plus "dangereux" pour les personnes qui présentent déjà un terrain allergique (hypersensibilité cutanée), mais que l’on peut devenir allergique à ce composant ou à tout autre composant allergène, à force d’en être en contact.

Dans quoi les trouve-t-on (allergènes et perturbateurs endocriniens) ?
>> Essentiellement dans les médicaments et les produits cosmétiques (ils y agissent en tant que conservateurs, filtres UV, ou encore stabilisants/fixateurs), que ce soient vernis, parfums, soins, maquillage.

Peut-on les éviter ?
>> Oui en faisant attention à ce que l’on achète, mais encore faut-il savoir déchiffrer une composition, pas toujours évidente, et d’avoir en tête les noms chimiques des PE. Dans les alternatives, on trouve de plus en plus les fameux produits « sans paraben » mais dans lesquels on a parfois « pire » que les parabens, à savoir la MCI/MI et le phénoxyéthanol. 
Pour éviter les conservateurs (qui sont souvent des PE) la solution « radicale » c’est de prendre des cosmétiques stériles ou unidose. Mais le plus sûr, pour rester « éloigné » des PE, c’est de se diriger vers un produit certifié BIO qui doit respecter certains critères très stricts (qui peuvent varier en fonction des marques) afin d’obtenir le label. Mais attention ! En ce qui concerne les allergènes, il faut savoir que les produits BIO utilisent parfois des huiles essentielles, qui sont aussi connues pour être allergisantes chez certaines personnes, et certaines de ces huiles essentielles sont tellement allergisantes qu’elles figurent sur l’annexe III de la directive des cosmétiques alias règlement CE n° 1223/2009
Pour expliquer de manière simple, cette annexe fixe la liste des substances soumises à certaines restrictions et conditions, par exemple les substances qui ne doivent pas être utilisées chez les enfants âgés de moins de 3 ans, des substances qui sont réservées à un usage professionnel, des substances dont il faut éviter le contact avec les yeux, ou encore des substances allergisantes.

De plus en plus de personnes souffrent d'acné, y compris les adultes ou jeunes adultes ; penses-tu que les perturbateurs endocriniens et allergènes y sont pour quelque chose ?
>> Les études scientifiques que j’ai lues dans le cadre de ma thèse n’ont pas mis en évidence un lien direct entre PE/allergènes et acné. L’acné est considérée comme une maladie chronique du follicule pilo-sébacé. Pour voir si un lien existe entre PE/allergènes et acné, il faudrait lire plusieurs études scientifiques à ce sujet (si elles existent).

Y a-t-il des marques dont les produits sont plus "à risque" ?
>> C’est une histoire de composition/formulation et pas du tout fonction des marques de produits cosmétiques. 

Les cosmétiques dits "bio" sont-ils réellement sans danger ?
>> Pour reprendre la conclusion que j’avais écrite dans ma thèse, les cosmétiques BIO sont une des solutions choisies par les nombreux consommateurs souhaitant éviter l’utilisation d’ingrédients dits « suspects ». Le BIO attire et rassure de plus en plus les consommateurs et il est considéré comme une bonne alternative face à la polémique des perturbateurs endocriniens. Cependant les produits cosmétiques BIO peuvent aussi ne pas être la solution idéale pour tous les types de consommateurs. Avec des ingrédients telles que les huiles essentielles, ils provoquent parfois des allergies chez les personnes présentant un terrain allergique, ou induire une irritation cutanée, tout comme la cosmétique conventionnelle.

En tant que consommatrice lambda, c'est-à-dire n'ayant aucune connaissance en pharmacologie et cosmétologie, comment puis-je traduire simplement les étiquettes avant d'acheter un produit ?
>> L’étiquette du produit cosmétique doit respecter la nomenclature INCI. Pour faire simple, c’est la liste de tous les ingrédients qui sont contenus dans un produit cosmétique. Les composés botaniques sont écrits en latin, et les autres molécules sont désignées par leurs noms usuels ou en anglais.  Les colorants identifiés par l’abréviation « CI » pour « Colour Index » qui est suivie par des chiffres. Les mentions « parfum » ou « aroma » indiquent la présence d’ingrédients ayant pour rôle de parfumer le produit. 
Dans le cas d’une des 26 substances allergènes (la liste figure sur le site de l’ANSM), la présence de celles-ci doit être détaillée dans la liste des ingrédients. Les ingrédients sous la forme de nanomatériaux doivent être obligatoirement indiqués dans la liste des ingrédients et leur nom de est suivi de la mention [nano].La liste des ingrédients qui composent le produit cosmétique est établie par ordre décroissant de leur importance en termes de poids ou de volume. Les ingrédients dont la concentration est inférieure à 1% peuvent être inscrits à la fin de la liste dans le désordre, après ceux dont la concentration est supérieure à 1%. La barrière du 1% est une astuce qui est fréquemment employée par les fabricants afin de préserver le secret de la formule, mais aussi pour prétexter que certains ingrédients sont présents en plus grandes quantités que d’autres. La plupart du temps, le premier ingrédient de la liste est l’eau, désignée par le terme aqua. En règle générale, les 4 premiers ingrédients de la liste INCI sont souvent ceux qui constituent en majorité le produit.
Enfin, pour savoir s’il s’agit d’un ingrédient suspect ou pas, il n’y a aucun moyen de le savoir, à moins de s’être renseignée auparavant sur ce dernier.

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Outre cette interview très complète, j'ai voulu faire un petit état des lieux concernant mes produits favoris. Par souci de connaissance, je n'ai pas pu faire une "analyse" de tous mes produits, mais des principaux que j'utilise tous les jours en ce moment : ma crème hydratante, mon anti-cernes et ma poudre. Et un petit bonus (puisque je ne l'utilise pas tous les jours, mais quelques fois par mois) : une BB crème dite "bio", histoire de voir si la composition est réellement meilleure.

Pour se faire, j'ai utilisé deux outils très utiles :
* le site La Vérité sur les Cosmétiques : il suffit d'écrire le composant dans la barre de recherche, le site vous donne la notation dont l'échelle se trouve entre : "très bien" et "déconseillé" (en passant par "bien", "satisfaisant", "passable", "insuffisant"). Ce site est très utile, mais pas forcément très pratique puisqu'il faut entrer un à un les ingrédients ce qui pour certains produits peut être très long !
* l'application Noteo que j'ai pour ma part sur Androïd (gratuite) mais qui existe certainement pour iPhone ou Windows Phone. Appli très pratique puisqu'il suffit d'écrire la référence du produit pour avoir des informations, ou de scanner le code-barre du produit (donc elle est utilisable lors de vos courses). Cependant, tous les produits ne sont pas référencés.

- Emulsion hydratante protectrice Antirougeurs Jour SPF 20, par Avène
>> pour ce produit, grosse surprise puisque le 2ème ingrédient Ethylhexyl Methoxycinnamate est "insuffisant" selon le site évoqué plus haut. Idem pour l'octocrylene, qui est tout de même le 6ème ingrédient sur les 30 du produit. Pour le reste des ingrédients, le site les évalue entre "très bien" et "satisfaisant".
Conclusion : c'est assez frustrant de voir un produit de parapharmacie/pharmacie destiné aux peaux sensibles qui contient des ingrédients jugés comme mauvais, voire déconseillés. Pour autant, je dois admettre que depuis que j'utilise ce produit, je n'ai pas eu de problème particulier. Mais attention peut-être pour les peaux encore plus sensibles que la mienne !

- Correcteur soin Superstay Betterskin, par Maybelline
Première grande surprise pour ce produit : le site officiel de Maybelline ne communique pas les ingrédients. J'ai été très étonnée donc j'ai demandé à Sara si ceci est légal. La réponse est non, du moment que la marque les mentionne sur le produit ou son packaging. Bon.
>> 1er ingrédient après l'eau, le Cyclopentasiloxane est jugé moyen ("satisfaisant" : le 4/6 du site). Vient ensuite le Dimethicone, l'Isododecane, idem. C'en est ensuite suivi des ingrédients de "très bien" à "passable", donc de 6/6 à 3/6.
Conclusion : un article plus que moyen à la composition assez "irrégulière". Pourtant, il est destiné aux peaux à imperfections (donc souvent fragiles). Comme pour ma crème hydratante, je n'ai jamais eu de problème avec mais lorsqu'il sera terminé, je me dirigerai peut-être vers un article à la composition meilleure.

- Poudre matifiante Stay Matte, par Rimmel
>> les 3 premiers ingrédients (talc, mica, magnésium stearate) sont jugés "très bien". Assez encourageant ! Viennent ensuite 4 ingrédients jugés "satisfaisant", puis on embraye de nouveaux sur des ingrédients de "bien" à "très bien" avec quelques "satisfaisant" sur la route.
Conclusion : j'achète depuis très longtemps ce produit qui me satisfait énormément et voir que la composition est largement correcte m'encourage encore à l'utiliser.

- BB cream Mon lait d'Ânesse, par So' Bio Etic
Le fameux produit bio ! Voyons donc... Il faut l'admettre : tous les ingrédients sont de "bien" à "très bien". Pour ce produit en tout cas, je n'ai qu'une chose à dire si vous portez de l'attention aux ingrédients : foncez !


Et vous, portez-vous de l'importance aux étiquettes de vos produits ? Comment décryptez-vous les étiquettes ? Avez-vous des produits/marques à me conseiller ?


PS : je remercie encore une fois Sara !

vendredi 8 avril 2016

Aventure Roaccutane, partie 3 - le bilan à 5 mois de traitement

Source : We Heart It
Bonjour ! Comme promis, je reviens vers vous aujourd'hui pour ma Partie 3 de mon Aventure jolie peau, comprenez mon traitement Roaccutane. En ce début du mois d'avril, je rentre dans mon 5ème mois de traitement.
Mon dernier article à ce propos remonte au mois de janvier, à environ 1 mois et demi. Ça remonte un petit peu, il faut l'admettre, mais entre temps, il ne s'est pas passé grand chose puisque je suis restée à la même dose, soit 20mg par jour, pendant un certain laps de temps. D'ailleurs, si ça vous intéresse, je vous conseille de le (re)lire, puisque j'y ferai référence plusieurs fois dans l'article qui va suivre, afin d'éviter de répéter ce que j'ai déjà pu dire.


ETAT DU TRAITEMENT

J'ai commencé mon traitement le 2 décembre à 20mg/jour. Ce n'est que récemment que j'ai changé de dosage. Lorsque j'ai revu ma dermato mi-février, nous avons fait un petit bilan du parcours réalisé jusque là : ma peau réagit bien au traitement (peau quasi nickel, pas tant de sécheresse que ça) ; les effets secondaires ne sont pas énormes ; mon taux de cholestérol avait largement baissé (j'y reviendrai dans la rubrique "Les effets secondaires") et psychologiquement, tout va bien.

Elle m'a ensuite dit que compte tenu de mon poids (56kg), si je reste à 20mg/jour, le traitement risque de durer pas mal de temps, et donc de s'étendre même au-delà de l'été. Or, vous êtes peut-être au courant, mais Roaccutane est fortement déconseillé l'été puisque c'est un traitement photosensibilisant, même si elle m'a dit qu'en cas de nécessité, le traitement peut être fait en été, à condition de suivre à la lettre quelques instruction. De plus, il ne serait pas très bon pour l'évolution du traitement que je le suspende pendant 2-3 mois (l'été) et que je le reprenne ensuite : Roaccutane doit se faire sur la durée pour être totalement efficace.

De ce fait, elle a voulu augmenter la dose : 30mg/jour pendant environ 1 mois (du 20 février au 23 mars). J'avoue que sur le coup, ça m'a un peu déplu, puisque j'ai eu peur d'avoir tous les effets secondaires x10 et d'avoir également ceux auxquels j'avais pu échapper pendant ces 5 mois de traitement (la fameuse grosse poussée d'acné, l'immense fatigue, etc).
Puis, depuis le 24 mars, je suis passée à 40mg/jour. Cependant, l'article ne tiendra pas compte de ce nouveau dosage, puisqu'il est trop récent, mais plutôt du changement à 30mg.


LES EFFETS SUR MA PEAU

Je "spoile" un peu la rubrique suivante qui concerne les effets secondaires, mais je peux vous dire que mes craintes ont vite disparu : aucune grosse poussée à déplorer. Comme d'habitude, quelques rares boutons par-ci par-là, notamment au moment des règles, mais franchement, rien de bien méchant.
Mon grain de peau est de plus en plus régulier, ma peau plus lisse (quand je touche mon visage, aucune irrégularité à déplorer), plus douce. Les boutons sont de plus en plus rares (voire inexistants), et lorsqu'ils sont là, ils sont assez petits et disparaissent rapidement (au bout de 4 jours grand maximum).
En janvier, je vous parlais de cicatrices qui me gênaient beaucoup. Actuellement, et vous allez le voir sur les photos, les cicatrices sont de moins en moins visibles, malgré quelques-unes plutôt récalcitrantes. J'ai encore quelques irrégularités de couleurs. Je ne sais pas si l'atténuation de ces cicatrices est due au traitement ou au fait que j'ai recommencé à utiliser mon sérum anti-tâches de Caudalie (le fameux Vinoperfect dont je vous ai maintes fois parlé).
Je ne porte presque plus de fond de teint (2 à 3 fois par mois grand maximum), uniquement du correcteur par-ci par-là. Je n'aurais pas la prétention de dire que mon teint est si beau qu'il ne nécessite pas de maquillage, mais je me préfère sans fond de teint, quitte à ce qu'on voit mes quelques cicatrices et mes imperfections. D'autant que je me suis rendue compte que la fond de teint a tendance à marquer les zones d'imperfections et de sécheresse, ce qui fait qu'au final, ça se voit encore plus (vous savez, ces petites "miettes" de fond de teint aux endroits où la peau est un peu sèche ou sur un bouton... miam) !

Je suis toujours aussi ravie que lors de mon premier bilan, puisque je trouve que les résultats sont réellement satisfaisants. Et à l'heure actuelle, au bout de 5 mois de traitement, je peux vous dire que je ne regrette pas du tout d'avoir commencé ce traitement, malgré des contraintes parfois difficiles à vivre : la prise de sang mensuelle, le rdv mensuel, le fait de faire encore plus attention que d'habitude à ce que je mange (puisque le traitement a la fâcheuse tendance à faire grimper le taux de cholestérol), etc...

Sinon, deux petits détails, mais qui éventuellement pourront en intéresser plusieurs. Premièrement, le don du sang sous traitement Roaccutane est FORMELLEMENT interdit. Mon école de psychomotricité a organisé une collecte courant février en partenariat avec l'EFS, j'aurais aimé donner, mais je n'ai pas pu. De même, je sais qu'à la fin du traitement, il faut encore attendre quelques mois avant de donner. Je ne connais plus le délai légal, mais c'est au moins 4-5 mois.
Enfin, le tatouage sous Roaccutane est fortement déconseillé. Il n'est pas formellement interdit, mais ma dermato me l'a fortement déconseillé puisque, la peau étant à vif et ayant du mal à cicatriser, les risques d'infections sont accrus et la cicatrisation risque d'être plus longue et plus laborieuse. Je dois donc remettre à plus tard mon projet du deuxième tatouage ; je compte le faire en août-septembre, comme le premier.


LES PHOTOS

J'ai pris des photos à plusieurs jours d'écart, histoire que vous puissiez voir la différences. Comme en février ma peau avait déjà connue une nette amélioration, vous verrez surtout l'évolution concernant les cicatrices et le grain de peau. Vous le verrez également : j'ai enfin réussi à "dompter" la sécheresse de mes lèvres au fur et à mesure des jours et des semaines.
Comme d'habitude, les photos sont prises au réveil, donc sans rien sur la peau, ni crème hydratante, ni maquillage. Je les prends toujours en lumière naturelle, en face d'une fenêtre, pour que vous voyiez le plus possible.


LES EFFETS SECONDAIRES

Je vous parlais en détail des effets secondaires ressentis lors du bilan à 1 mois et demi de traitement (cf : ICI). Après 5 mois de traitement, je dois avouer que les effets sont sensiblement les mêmes à quelques détails près.
Je n'ai plus aucune douleur musculo-squelettiques, sauf quand j'ai un peu forcé sur le sport. Je ne suis pas plus fatiguée que d'habitude.

La sécheresse cutanée sur le visage s'est calmée (d'ailleurs je pense changer de crème hydratante et d'en prendre une plus légère), en revanche je trouve qu'elle s'est largement plus faite ressentir sur le corps, notamment les bras et les mains. Mes mains ont énormément morflé courant février ! Je me retrouvais régulièrement avec d'immenses plaques de sécheresses et de gerçures. Dans ces cas-là, j'appliquais en couche épaisse du Cicalfate ou mieux encore, du Cicatryl (la pommade que j'avais utilisée lors de la cicatrisation de mon tatouage). Mes lèvres aussi se sont plus détériorées qu'au début, mais je dois dire que c'est en partie de ma faute puisque j'ai la fâcheuse tendance à me titiller les petites peaux qui dépassent...

Au bout du 3ème mois environ, j'ai eu les yeux secs, mais après avoir appliqué quotidiennement des gouttes prescrites par la dermato, tout est rentré dans l'ordre. Actuellement, je n'en mets que 2 à 3 fois par semaine grand maximum.
Enfin, concernant la cholestérolémie, si mon taux ne cessait d'augmenter au début, il a largement baissé au cours du 3ème mois et est actuellement stable, dans les normes.

J'espère avoir répondu à toutes vos questions ; si vous en avez d'autres, n'hésitez pas !

jeudi 25 février 2016

Perte de poids : "mais comment t'as fait ?!"

Source : We Heart It
Ce "mais comment tu as fait ?!", j'y ai droit depuis mai-juin 2015. Alors, ne nous voilons pas la face, c'est une question qui me fait plaisir dans la majeure partie des cas, évidemment : rares sont les personnes qui n'apprécient pas qu'on leur dise qu'elles ont minci.
Mais sous cette question plutôt flatteuse se cache finalement une réelle envie de la personne de savoir comment j'ai fait. Et cette partie de la question peut avoir tendance à parfois m'énerver (un peu). Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de miracle, tout simplement.

Cependant, j'en parle quelques fois avec certaines d'entre vous, et dernièrement, j'en ai parlé avec la très gentille Justine sur Twitter. Du coup, je me suis dit que ça pouvait être intéressant que je vous parle de mon expérience, aussi "faible" soit-elle. D'autant que ma "perte de poids", bien que je n'aime pas cette formulation, commence à dater de quelques mois et que je suis actuellement sur mon "poids de croisière" depuis un peu moins d'un an : il y a donc une forte probabilité que je ne reprenne pas les kilos perdus.


Pour la petite histoire...
En septembre 2014, je faisais 1m67 pour 64kg environ. Bon, je n'étais ni grosse ni en surpoids : j'avais un IMC de 23, ce qui est tout à fait dans la norme : la "normalité" étant située entre 18 et 25 pour les femmes, l'idéal étant situé aux alentours de 22. Cependant, en surpoids ou pas, je n'aimais pas particulièrement être en maillot de bain l'été ou en sous-vêtements devant quelqu'un. Mais autant vous le dire tout de suite : même actuellement avec 8kg en moins, je n'aime pas ça non plus !

Je fais actuellement 1m67 (de ce côté, je n'ai pas bougé !) pour 56kg, voire 57kg dans certaines périodes de "crise" (si j'ose dire), et ce depuis le mois de mai-juin 2015 environ. Ce qui fait que j'ai perdu 8kg en environ 8 mois. Actuellement, mon IMC est de 20. Toujours dans la norme.
Mais, comme dit plus haut, bien que je me trouve mieux actuellement, je ne suis toujours pas 100% à l'aise avec mon corps. Mais honnêtement, qui l'est réellement ?

Avant de vous raconter mon expérience, je tiens à vous signaler encore une fois que je ne suis ni médecin généraliste, ni médecin nutritionniste, ni diététicienne. Je vais vous parler de mon expérience personnelle, de ce que j'ai fait, mais en aucun cas je vous dis de faire ou non comme moi. En cas de doute sur vos habitudes alimentaires et/ou sportives, je vous encourage à vous orienter vers un médecin.

Source : We Heart It
Contexte 2014 – 2015
Si vous me suivez depuis un certain temps, vous le savez peut-être : mon année 2014-2015 était pour moi une année de prépa. Je n'avais pas beaucoup d'heures de cours, mais beaucoup de travail personnel. De plus, mes horaires étaient assez "bizarres" : je n'avais cours que l'après-midi (sauf le mercredi où la matinée était consacrée aux concours blancs), généralement à 13h45. Habitant à un peu moins d'une heure de ma prépa, je mangeais assez tôt (entre 11h30 et 11h45), et donc très vite. Je ne mangeais pas forcément mal en quantité et en qualité, mais ma manière de manger n'était pas des plus irréprochables : je mangeais vite et tôt, ce qui fait que dans l'après-midi, j'avais faim. Donc il m'arrivait de grignoter, et pas forcément de bonnes choses.
Je ne pense pas que cette mauvaise habitude alimentaire m'ait réellement fait prendre du poids, mais en tout cas, on ne peut pas dire qu'elle m'ait été bénéfique.

Les cours de ma prépa se sont arrêtées le 31 mars. Ça paraît hyper tôt, oui, mais le programme est prévu pour 6 mois de cours et la plupart des concours commençaient dans ces dates-là. Ce qui fait que dès le mois d'avril, j'étais à la maison pour travailler de manière autonome mes concours.


Avril 2015, le début de ma perte de poids
C'est au moment où j'ai arrêté les cours que je me suis vite rendue compte qu'il fallait que je change mes habitudes. Parce qu'en travaillant chez soi, on multiplie les risques de grignotage, je ne vous apprends rien.
Je me suis efforcée à arrêter de grignoter. Au début, ce n'était pas particulièrement facile, et j'ai arrêté "progressivement". J'ai arrêté de grignoter des merdes pour jeter mon dévolu sur des fruits, puis j'ai totalement arrêté. Rien que ça, je peux vous dire que ça joue énormément sur le poids et la philosophie du "mieux manger" !

Puis, j'ai repris le sport. J'avais arrêté à cause d'un cruel manque de temps et à cause de plusieurs entorses à répétition (mais c'est un autre débat). Etant à la maison 24h/24 dès le 1er avril (enfin... le 2 avril, puisque j'avais eu un concours le 1er avril), je n'avais plus aucune excuse.
Me remettre au sport n'a pas été une corvée, au contraire ! J'ai toujours aimé ça, et en faire en période de révision et de stress lié au concours m'a fait un bien fou, vraiment !
J'ai recommencé à courir, difficilement à cause de mon genou en vrac, et surtout, j'ai recommencé le vélo d'appartement. Ce n'est pas donné à tout le monde, puisque ça demande pas mal de place, mais j'en ai un dans mon garage.
J'en ai fait tous les jours d'avril à août (sauf les jours où je sortais courir), à raison d'environ 10km par jour. Cette distance peut paraître énorme et insurmontable, mais en fait, pas tant que ça. Comme ce n'est que du sur-place, je pouvais lire sur mon vélo, relire mes cours ou même regarder une série en posant mon ordinateur sur une petite table, à côté. Et je peux vous dire que si vous lancez un épisode d'environ 40-45 minutes, les 10km seront vite faits, et même largement dépassés !

Pour poursuivre sur l'alimentation, j'ai pris l'habitude, outre la fin du grignotage, de faire attention à ce que je mange, mais jamais en me privant. Si j'ai envie de me faire un Mc Do avec des copines, je le fais avec grand plaisir. Mais à ce moment là, je sais que le lendemain, je surveillerai un peu plus mon assiette, sans virer psycho-bouffe non plus (cf : cet article).
J'aime manger, j'ai toujours aimé l'art de la table, le fait de se retrouver, etc. Jamais, je dis bien JAMAIS je m'empêcherai de manger tel ou tel aliment. J'ai longtemps été privée du gluten pour raisons médicales, et ôter totalement un aliment de son alimentation est particulièrement difficile.
De 64kg en septembre, j'étais à 61kg en avril ; 58kg en mai et j'ai atteint mon poids de croisière (56kg) en juin.


Source : We Heart It
Et actuellement...
Actuellement, j'ai moins le temps de faire du vélo d'appartement, puisque j'ai de grosses journées : je suis rarement chez moi avant 19h, et je pars le matin vers 6h30. Mais j'essaie d'en faire au moins 2 fois par semaine. Outre le vélo, je marche pas mal dans la journée, au moins 45 minutes / 1h. Ce n'est pas énorme non plus, mais ce n'est pas négligeable. J'essaie également le plus suivant de prendre les escaliers, et non les ascenseurs (mon école de psychomotricité est sur 4 étages) ; idem dans les transports en commun, j'ai abandonné les escalators.
De plus, j'ai deux haltères de 2kg chacune. Je m'en sers pour raffermir mes bras. Le résultat n'est pas dingue non plus, mais je n'ai pas des "bras-jambons" : c'est déjà ça !

En ce qui concerne la cellulite, je ne peux pas réellement vous aider. J'ai la chance de ne jamais en avoir eu (ou vraiment très très trèèèès légère) donc je n'ai pas cherché à en perdre.
Cependant, je sais que la plupart des cellulites sont dues à une rétention d'eau. En cause ? Parfois la pilule, parfois le manque d'hydratation. Alors buvez (eau, thé, tisane, infusion) et éventuellement parlez-en avec votre gynéco pour une pilule mieux adaptée à vos attentes (tant "physiques" que contraceptives).

En ce qui concerne mon assiette, je ne grignote toujours plus (ou vraiment rarement, et dans ces cas-là, je mange un fruit frais ou des fruits secs) et je surveille toujours de plus ou moins près ce que je mange sans non plus me restreindre. Je privilégie, quand je le peux, les graisses végétales aux graisses animales, mais je n'ai pas pour autant abandonné le beurre. Je ne me prive pas, mais j'essaie de compenser lorsque je sais que j'ai un peu trop mangé/mal mangé.

Ma perte de poids aura finalement été "facile" puisque j'ai perdu du poids sans réellement le vouloir, sans privation et sans "excès" pour mon corps : je ne me suis pas forcée à faire du sport à outrance, à malmener mon organisme, etc. Cette perte de poids a été plutôt uniforme : j'ai perdu d'à peu près partout (surtout mon ventre/ma taille) et ai perdu une taille de vêtement. Je fais actuellement un 38/M en haut et un petit 38 en bas (en fait, le 38 est un peu grand, mais le 36 trop petit... il me faudrait un 37 !).

Finalement, cet article pour vous montrer que rien n'est impossible et que, surtout, on peut perdre du poids sans se lancer dans un régime draconien qui va vous déprimer et tellement vous frustrer que vous allez tout reprendre à la fin puisque vous vous jetterez sur la bouffe après. En fait, je n'ai pas fait de régime ; juste un rééquilibrage alimentaire.
Evidemment, comme je n'avais pas réellement de poids à perdre (quoi que...?), cette perte de poids a été plus facile que si j'avais eu 15kg à perdre, je ne vous le cache pas.
Mais rien qu'en changeant quelques-unes de ses habitudes et en bougeant un peu plus, on peut perdre déjà quelques kilos ! Alors courage !


Et vous, que faites-vous au quotidien pour votre ligne ? Avez-vous déjà fait un "régime" ou un rééquilibrage alimentaire ? Partagez votre expérience !

vendredi 22 janvier 2016

Aventure Roaccutane, partie 2 - le bilan à 1 mois et demi de traitement

We Heart It
Je vous en parlais dans un long article publié en décembre, j'ai commencé la longue aventure qu'est le traitement Roaccutane (ses génériques : Procuta, que je prends, et le Curacné). Concernant le pourquoi du comment j'ai décidé de commencer ce traitement, je vous laisse au besoin (re)lire l'article en question.
Beaucoup d'entre vous m'ont émis leur intérêt quant à ce traitement et surtout, ce que je comprends, l'évolution de ma peau, ainsi que les effets secondaires rencontrés. Je ne pense pas faire un bilan à chaque mois, mais peut-être un mois sur deux, ou moins si je n'ai pas remarqué de changement notable.

Avant toute chose, je tiens à répéter encore une fois que je ne suis ni médecin généraliste, ni dermatologue, ni pharmacienne. Par conséquent, quel que soit mon avis concernant ce médicament, il n'est que strictement personnel et ne concerne que mon propre vécu. De ce fait, je ne pousse personne à faire, ou non, Roaccutane : je suis juste là pour vous donner un avis, un ressenti et vous faire part de l'évolution. Si Roaccutane vous intéresse, c'est avec votre généraliste (ou mieux, votre dermatologue) qu'il faut en parler.

Pour info, je suis actuellement à 20mg par jour depuis le début du traitement.

NB : je ne sais pas quand je compte publier cet article, certainement d'ici une bonne semaine. Je précise donc qu'à l'heure où j'écris, nous sommes le 15 janvier. Ayant commencé le traitement le 2 décembre, je suis à environ 1 mois et demi de traitement, sur les 6 mois (minimum) initialement prévus.


LES EFFETS SUR MA PEAU

Je pense que c'est certainement le point qui vous intéresse le plus, ce qui est tout à fait légitime ! Autant vous dire que je suis ravie, vraiment ! Au bout de même pas 2 mois, ma peau s'est littéralement transformée : je n'ai plus aucun boutons (peut être 1 ou 2, de temps en temps, et encore), mon grain de peau est plus régulier et ma peau initialement mixte à tendance grasse est devenue normale avec une légère tendance sèche sur certaines zones de mon visages (j'en reparlais dans le point concernant les effets secondaires). Lorsque je touche mon visage, ma peau est presque parfaitement lisse. Visuellement, j'ai quelques cicatrices, notamment sur les joues, mais je m'en occuperai en fin/après le traitement.
De plus, je ne m'y attendais pas réellement, mais c'est plutôt génial, puisque mon cuir chevelu regraisse beaucoup moins vite, ce qui me permet d'espacer les shampooings. Avant Roaccutane, je me lavais les cheveux 3 à 4 fois par semaines. En ce moment, je ne fais que 2 lavages par semaines.

We Heart It
En lisant cet article, vous vous attendez certainement à voir des photos avant-après. Alors vous allez avoir un "après", mais pas un "avant", tout simplement parce que je n'ai pas pensé, au commencement de mon traitement, à prendre des photos. Bon, ce n'est pas un drame, n'est-ce pas !
J'ai redécouvert le plaisir de sortir sans maquillage. Il y a encore 2 mois, je ne pouvais pas imaginer sortir sans appliquer de fond de teint. Actuellement, je ne me maquille presque plus le teint, mis à part un peu de correcteur sur 2-3 cicatrices qui m'embêtent un peu.
En tout et pour tout, en presque 2 mois de traitement, j'ai appliqué du fond de teint 7-8 fois maximum, principalement lorsque je sors. C'est une véritable révolution pour moi. Je n'avais pas une acné sévère, mais elle me complexait tout de même énormément.
Psychologiquement, c'est absolument extraordinaire de pouvoir sortir sans avoir honte de sa peau, honte de soi. Je me sens réellement mieux, j'ai plus confiance en moi.

Voici donc les photos. Elles ont été prises sur peau totalement nue, au réveil (donc ni maquillage ni crème ou quoi que ce soit) : oui oui, je suis en pyjama. Comme vous pouvez le voir, je n'ai plus de boutons. Les traces résiduelles que vous pouvez voir, sur les joues notamment, sont en fait des cicatrices (principalement), mais aussi des rougeurs ; en effet, lors du traitement, la peau est sensibilisée et à tendance à rougir facilement en faisant en quelque sorte "ressortir" les petits vaisseaux de la peau.
Pour que vous voyiez bien, j'ai pris en lumière totalement naturelle (en face de la fenêtre pour avoir un maximum de lumière) et en lumière artificielle couplée à la lumière naturelle.
(Sinon, je ne suis pas habituée à poster des photos de moi ici... ça fait sacrément bizarre !!!!)


Les effets secondaires

C'est certainement ce qui me faisait le plus "peur" lorsque j'ai commencé le traitement. Il faut dire que sur ce point, les effets varient énormément d'une personne à l'autre. L'une va vous dire qu'elle a beaucoup souffert pendant son traitement, une autre va vous dire que tout est nickel, ou presque.
Je fais partie de cette seconde catégorie. J'ai quelques effets secondaires, évidemment, mais ils ne sont pas particulièrement handicapants.
Voici les principaux effets secondaires ressentis dans les 2 premiers mois du traitement :

- Sécheresse cutanée : OUI, mais pas tant que ça, puisque j'ai tout de suite changé ma routine et adopté des produits bien adaptés au traitement

- Sécheresse labiale : OUI, beaucoup même. Mais il faut dire que je m'amuse à grattouiller mes lèvres, donc forcément, ça n'arrange rien. Mais avec de bons baumes, c'est largement supportable.

- Sécheresse oculaire : NON, pas particulièrement.

- Sécheresse nasale, saignements du nez : OUI, NON. Le nez est plus sec, mais en période hivernale, donc de rhume, ce n'est pas particulièrement étonnant. Pour les saignements, rien à signaler.

- Hausse de la cholestérolémie : OUI, mais selon ma dermato, rien d'affolant, au contraire : ma hausse serait très faible par rapport à la moyenne des patients. (Et pour ma défense, j'ai fait ma prise de sang 2 jours après Noël !)

- Hausse de la triglycéridémie : NON, au contraire, il y a même eu une baisse.

- Maux de tête : OUI, de temps en temps, mais est-ce réellement en lien avec Roaccutane ?

- Douleurs articulaires / musculaires : OUI, et au début, c'était difficilement supportable. On va dire que ces douleurs sont chroniques : de temps en temps, je me lève le matin avec une douleur épouvantable dans le bas du dos, mais elle se calme avec des antalgiques. Idem pour mon genou droit, mais c'est plutôt classique, puisque c'est un genou que j'ai eu blessé. De plus, je continue le sport au même rythme qu'avant, et la notice conseille de lever le pied. Mais bon, pas envie...!

- Poussée acnéique en début de traitement : NON, pourtant c'est relativement fréquent. En fait, je n'ai pas eu de grosse poussée monstrueuse, mais juste, de temps à autre, un petit bouton qui décidait de pointer le bout de son nez.

- Légère chute de cheveux NON, je dirais même qu'au contraire, ils sont plus résistants (mais après, ça n'a peut-être aucun lien avec le traitement).

- Irritabilité : OUI / NON, mes proches vous le diront certainement : je suis plutôt chiante de base, Roaccutane ou pas !

- Fatigue : OUI, mais j'ai commencé le traitement au moment de mon stage en crèche (donc de grosses journées, avec des cris d'enfants de 8h30 à 17h30) et j'ai ensuite été malade, genre la grosse crève qui te suit une bonne semaine, juste après le Nouvel An. Donc je ne pense pas que la fatigue soit plus que cela liée au traitement.

We Heart It
Pour les effets secondaires, il est toujours difficile de les évaluer, puisque certains des effets ne sont pas forcément uniquement dus à Roaccutane, par exemple la fatigue qui est relativement classique en hiver, ou les maux de crâne qui peuvent être simplement induit par une grosse journée ou autre.
C'est un peu le risque quand on prend Roaccutane : on psychote sur tout, et dès qu'on a un pet de travers (pardonnez-moi l'expression !), on met tout cela sur le dos de Roaccutane, alors que ce n'est pas toujours justifié.

Sur la notice du médicament, qui fait environ 345 mètres de long, de nombreux autres effets secondaires sont rapportés (souvent graves), mais dans des fréquences beaucoup moins importantes (de "rare" à "très rare"). De ce fait, je ne les ai pas mentionnées ici.


CONCLUSION

Vous devez vous en doutez par rapport à tout ce que j'ai dit plus haut, je suis pour l'instant ravie de Roaccutane. Les résultats sont là et pour l'instant, je n'ai pas particulièrement de désagréments. Supportant très bien la dose de 20mg, j'avoue que j'aimerais continuer tout le traitement comme ça, quitte à le faire plus longtemps : je n'ai pas particulièrement envie d'augmenter la dose et que les effets secondaires deviennent trop contraignants. Mais c'est ma dermato qui décidera !

Concernant ma routine de soin, elle a évidemment changé. Je pense certainement, en milieu de traitement (et si ça vous intéresse, bien évidemment), vous faire un article à propos des produits que j'utilise : ce qui fonctionne ou, au contraire, ce que j'ai testé et que je n'ai pas apprécié.


J'espère avoir répondu à toutes vos questions ; si vous en avez d'autres, n'hésitez surtout pas !
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