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dimanche 1 novembre 2015

7 semaines, plusieurs livres #9

Bonjour tout le monde ! Je reviens aujourd'hui pour le #9 de 7 semaines, plusieurs livres. Ce #9 qui s'est étalé du 21 septembre au 2 novembre 2015 est un petit peu particulier puisqu'il a couvert une période un petit peu particulière de l'année : Halloween, ou Samhain pour mes amis païens. En effet, à l'occasion de cette fête, un défi littéraire est organisé sur internet : il s'agit de lire un ou plusieurs livre sur le thème de l'horreur et compagnie.
Ce défi, le Hallowctober, s'est déroulé tout le mois d'octobre ; durant ce mois, les participants devaient lire le nombre qu'ils voulaient de lire autour des sorcières, des vampires, des zombies, des fantômes,... bref des créatures de la nuit !

De ce fait, contrairement à d'habitude, mes lectures ne seront pas classées par ordre de lecture, mais seront divisées en deux catégories : les lectures non-thématiques et les lectures de Hallowctober.

Lectures non thématiques

* Outlander, tome 3 : Le Voyage, par Diana Gabaldon
(1020 pages)

Vous connaissez maintenant mon amour pour cette série débordant de kilt, de cornemuse et d'aventures ! J'aime toujours autant l'histoire, et je dois avouer que j'ai préféré ce troisième tome au second qui se passait, en partie, à Paris. J'ai été vraiment contente de retrouver en détail les Highlands, bien qu'une partie de ce troisième tome se déroule... ailleurs ! Je n'en dis pas plus !

Cependant, je dois avouer que certains passages étaient à mon sens quelque peu inutiles ou un peu trop longs par rapport à l'importance qu'ils avaient dans l'histoire.
Quoi qu'il en soit, et comme toujours avec Claire et Jamie, j'ai passé une excellente lecture et j'ai hâte de lire le quatrième tome, bien que je veuille étaler un peu mes lectures pour faire durer le plaisir et ne pas trop me lasser.




* A comme aujourd'hui, par David Levithan
(448 pages)

Pourquoi n'avais-je pas lu ce livre avant ? Sorti en mars dernier, ce roman de David Levithan m'était passé complètement inaperçu, ce qui est bien dommage !
Dans ce roman, David Levithan nous plonge dans la vie d'un jeune homme (ou pas ?) de 16 ans qui se réveille tous les matins dans un corps différent. Si ces seize dernières années, ce mode de vie a plutôt convenu à A., tout se complique lorsque celui-ci tombe amoureux.

Je suis tombée sous le charme de cette histoire qui, au de-là d'être une histoire d'amour est avant tout une quête de soi, une quête de sa place dans la vie : dans sa propre vie mais aussi dans celle des autres. A n'est ni une fille, ni un garçon. Il doit faire avec et cohabiter avec chacun des corps dont il emprunte le temps d'une journée, que cette personne soit heureuse, malheureuse, belle, laide, obèse, mince, homosexuelle, hétérosexuelle, dépressive ou autre. Le roman aborde tous les thèmes de la vie, tant ceux de l'adolescence que les autres.
C'est aussi se poser des questions pour savoir qui l'on est, quelle est la personne que nous voulons devenir.

C'est aussi une magnifique histoire qui montre que le corps n'est, finalement, qu'une enveloppe charnelle : d'un jour sur l'autre, A change d'apparence, mais son âme reste la même. Et c'est magnifique.
En vous parlant de ce roman, j'ai peur de vous en dire trop, mais j'ai également peur de ne pas en dire assez. J'ai tellement envie de vous donner l'envie de lire ce roman et surtout, qu'il vous plaise autant qu'il m'a plu !
Une fois la dernière page tournée, je me suis sentie étrangement seule et j'ai eu du mal à entrer dans ma lecture d'après. Une chose est sûre, je lirai d'autres oeuvres de David Levithan qui, j'ai entendu dire, est très proche de l'auteur John Green... et ça ne m'étonne pas !


* Je suis né un jour bleu, par Daniel Tammet
(288 pages)

J'avais feuilleté ce livre à la Fnac il y a déjà pas mal d'années, peut-être 4 ou 5 ans. Je me souviens en avoir lu une bonne dizaine de pages. Le livre m'avait intéressé, mais rien d'extraordinaire.

Puis, tout récemment, je suis tombée un peu par hasard sur une chronique de cette autobiographie. Le souvenir de ma mini-lecture m'est revenu, et je me suis dit que le lire me serait largement bénéfique. Déjà par envie personnelle, mais aussi d'un point de vue scolaire. Comme vous le savez peut-être, je suis en école de psychomotricité, et ce genre de lecture ne peut être que bénéfique dans mon cursus, mais aussi dans la compréhension d'un syndrome si compliqué et toujours aussi peu connu, tant par les spécialistes que les patients et leur famille.

Dans cette autobiographique, on suit Daniel Tammet qui témoigne de sa vie de sa petite enfance jusqu'à actuellement (ou du moins 2009, date de parution). Daniel Tammet est atteint du syndrome d'Asperger une forme d'autisme (puisqu'en effet, il en existe plusieurs formes, toutes plus complexes les unes que les autres). De fait, Daniel Tammet a été très tôt capable de résoudre les problèmes ou de mémoriser des choses gargantuesques que des adultes "sains" (bien que je n'aime pas ce mot...) ne seraient pas capables de faire !
Dans ce témoignage, Daniel Tammet explique comment les choses s'établissent dans sa tête, et notamment le fait qu'il associe les chiffres à des couleurs, des perceptions,des formes. Il en est de même pour les mots ou les jours de la semaine, par exemple.
Puis, peu à peu, il nous embarque avec lui dans un voyage qui retrace sa vie de A à Z.

J'ai vraiment adoré ce livre. C'est admirable de voir à quel point un enfant autiste peut, peu à peu, se construire mais aussi se reconstruire face aux obstacles de la vie, et notamment en ce qui concerne les relations sociales : l'école, le travail, la vie amoureuse, etc.

Une lecture extrêmement enrichissante, tant pour celles et ceux qui côtoient des autistes (dans la famille, dans leur cercle d'amis ou par rapport à leur profession) que les autres.


* Charlie and the Chocolate Factory, par Roald Dahl
(176 pages)

J'ai hésité à vous écrire ma chronique en anglais, mais bon, je me suis dit qu'il ne fallait pas pousser ! En fait, Charlie and the Chocolate Factory est le premier livre entier que je lis en VO Anglais.

Récemment, je suis allée avec ma soeur au concert de Danny Elfman, le compositeur des musiques des films de Tim Burton. Parmi les nombreuses chansons, l'orchestre a joué quelques titres du film Charlie et la Chocolaterie, et ça m'a donné envie de le relire. Puis je me suis dit que ça pourrait être intéressant et enrichissant de le lire en Anglais puisque je connais déjà l'histoire en Français, j'ai vu plusieurs fois le film (y compris en VOSTFR) et que mon niveau d'Anglais n'est pas trop pourri;
Enfin, je dois avouer que l'Anglais me manque ! Dans mes études, je n'ai plus du tout d'Anglais, donc j'essaie de toujours y "toucher" grâce aux séries, aux films ou, comme ici, aux livres.

Je suis assez "fière" de voir que je n'ai pas eu de réel problème avec ma lecture. Evidemment, j'ai choisi une oeuvre abordable : n'oublions pas qu'à l'origine, Roald Dahl écrivait pour les enfants, ce qui fait que le niveau de langue est assez facile à comprendre.
Pour ce qui est de l'histoire, je suppose que vous la connaissez toutes et tous, donc pas de réelle nécessité à revenir dessus, mais assez étrangement, je dirais que la lecture est encore plus savoureuse en VO !

Enfin, pour celles et ceux qui aimeraient commencer la lecture en VO, je vous conseille chaleureusement de le faire à partir d'une liseuse. C'est ce que j'ai fait, et la lecture est bien plus rapide et fluide puisque la plupart des liseuses possèdent des dictionnaires bilingues intégrés. Bien plus pratique que d'avoir toujours un dictionnaire sur soi. Enfin, sachez qu'il est normal au début de ne pas pouvoir comprendre tous les mots de vocabulaire, mais c'est grâce à ce genre d'exercices que votre niveau sera de plus en plus fluide !
A ce propos, avez-vous des idées de lectures VO à me conseiller ?


Lectures Hallowctober



* Miss Peregrine et les enfants particuliers - tome 1, par Ransom Riggs
(438 pages)

J'ai mis dans ce livre dans ma sélection Hallowctober pour deux raisons : j'en entends énormément parler un peu partout sur la toile depuis maintenant 2 ans ; puis, je sais que ce livre va être adapté au cinéma en 2016 par Tim Burton, un réalisateur dont j'admire le travail.
D'ailleurs, chose assez étonnante, lorsque je lisais le roman, j'imaginais l'actrice Eva Green pour Miss Peregrine. Après ma lecture, je suis allée voir le casting du film, et j'ai vu que dans le rôle de Miss Peregrine, Tim Burton a choisi... la jolie Eva Green !

C'est une histoire assez particulière, comme le dit si bien le titre. On suit Jacob, un jeune garçon qui va vouloir lever le mystère sur de nombreux éléments de la vie fantasmagorique de son grand-père. Le résumé n'en dit pas beaucoup plus, et je trouve que c'est très bien comme ça : je ne sais pas vous, mais pour ma part, j'en ai franchement marre des résumés qui en disent trop !
Je ne sais pas si c'est parce que j'en attendais beaucoup, mais je n'ai pas trouvé cette lecture exceptionnelle, contrairement aux nombreuses avis que j'avais pu lire sur différents sites littéraires, chaîne Booktube ou blogs.

On peut dire que même si, globalement, ce fut une histoire agréable et intéressante, j'ai eu une lecture en dents de scie. Parfois, je lisais d'une traite une centaine de pages puis, ensuite, je bloquais sur quelques dizaines de pages... C'est dommage ! Mais je compte tout de même lire le deuxième tome.
En revanche, mention spéciale pour "l'objet-livre" : l'histoire est souvent agrémentée de photos et dessins qui correspondent à certains éléments du livres. Si vous en avez l'occasion, feuilletez-le : ça en vaut réellement la peine !


* Frankenstein ou le Prométhée moderne, par Mary Shelley
(352 pages)

S'il y a bien une oeuvre à lire en cette période d'Halloween, c'est Frankenstein ! De plus, si vous possédez une liseuse, vous pourrez le lire gratuitement puisque l'oeuvre de Mary Shelley est un classique tombé dans le domaine public.

Je fais partie de ces personnes qui connaissaient cette histoire sans pour autant l'avoir lu. Films, pièces de théâtres, dessins animés... il y a eu tant d'adaptations ! D'ailleurs, petite précision : Frankenstein n'est pas le nom de la créature, contrairement à ce que beaucoup pensent (et je le pensais également avant de lire l'oeuvre de Mary Shelley), mais le nom du scientifique, le créateur.

Je ne sais pas si j'ai aimé ou non ce roman. Le début du roman était très lent : l'auteur raconte la vie de Monsieur Frankenstein, scientifique totalement obsédé par les formes de vie et leurs fonctions/natures. Cependant, ces longues et laborieuses pages sont tout de même importantes pour la compréhension et, éventuellement, l'analyse de la suite du roman.
Pour être honnête, j'ai surtout apprécié les 60-70 dernières pages qui posaient de véritables questions philosophiques à propos des progrès scientifiques dans la perception que l'être humain a de sa propre vie mais aussi de celles qu'il veut créer. 
Extrêmement intéressant et plutôt déroutant pour l'époque : en effet, au XIXème siècle (Frankenstein a été publié pour la première fois en 1818), rarement la science était remise en question par les auteurs.
Ce roman est un savoureux mélange entre le romantique gothique et l'essai scientifique. Il faut juste savoir persévérer au début de sa lecture pour, finalement, se délecter de la suite de l'histoire.


* La Maison de la sorcière, par H.P. Lovecraft
(45 pages)

Les amateurs de lecture horrifique et/ou d'épouvante et/ou de fantastique vous le diront : H.P. Lovecraft est le maître en la matière et a inspiré de nombreux auteurs actuels, notamment le très célèbre Stephen King. D'ailleurs, King dit lui-même à propos de Lovecraft : "il est le plus grand artisan du récit classique d'horreur du vingtième siècle".

Je n'avais jamais tenté de lire une oeuvre de cet auteur, et à l'heure actuelle, je peux vous dire que j'ai eu tort. J'ai voulu commencer par une nouvelle La Maison de la sorcière qui fait parti du cycle du Mythe de Cthulhu.

C'est l'histoire de Walter Gilman, étudiant en mathématiques, qui vit dans une maison particulière d'un quartier pauvre d'Arkham. On raconte qu'une sorcière qui s'était échappée on ne sait comment de la prison de Salem en 1692, vivait durant un temps dans cette maison. Peu à peu, Walter sera pris d'angoisse et de paranoïa, notamment à l'approche de Walpurgis, la nuit de sabbat de fin avril.
Cette nouvelle me rappelait parfois Le Horla de Maupassant, bien que le style ne soit pas du tout le même.

J'ai adoré cette lecture. J'ai découvert, et beaucoup apprécié, le style de Lovecraft qui parvient, sans tomber dans le gore, à nous envelopper dans un sentiment de malaise et d'angoisse difficilement explicable. J'en lirai d'autres, sans aucune hésitation !


* Le Horla, par Guy de Maupassant
(environ 40-50 pages – format epub)

C'est justement en lisant La Maison de la sorcière de H.P. Lovecraft que j'ai voulu relire Le Horla de Guy de Maupassant, certainement mon "auteur classique" préféré. J'aime la fluidité et, finalement, la modernité de sa plume. J'aime également le côté grinçant et ironique qu'il emploie parfois pour critiquer les us et coutumes du XIXème siècle qui est un siècle qui, littérairement parlant, m'intrigue et me plait beaucoup.

J'avais lu Le Horla au collège, lors d'une séquence sur le fantastique (en 4ème il me semble, mais je n'en suis plus sûre). J'avais déjà beaucoup apprécié cette nouvelle, mais à cet âge là, lorsque l'on vous impose des lectures, il y a toujours une petite résistance : ce côté ado rebelle. Mais avec du recul, je sais que j'avais adoré.
Relire cette histoire environ 7 ans après est un peu différent puisque viennent s'ajouter des éléments d'analyses et de lecture qu'une jeune fille de 13-14 ans n'a pas forcément.

L'auteur arrive à nous plonger dans un doute absolument impossible à confirmer ou infirmer : le narrateur est-il fou ou le Horla existe-t-il réellement ? J'aime le fait que chacun puisse interpréter l'oeuvre et cette question comme bon lui semble !
Le Horla est donc pour moi un classique à lire absolument, le B.A.BA de la littérature fantastique, à lire à tout âge !


* Les Sorcières de North Hampton – tome 1, par Melissa de la Cruz
(360 pages)

J'ai souvent entendu parler de Melissa de la Cruz qui est un nom relativement connu de la littérature jeunesse/young-adult : tout de même 3 millions de livres vendus dans le monde !

Dans cette saga qui compte 3 tomes, nous suivons dans une petite ville américaine idyllique (ou.. pas !) trois sorcières : Freya, une jeune femme très séduisante et charmeuse ; Ingrid, la bibliothécaire timide ; et Joanna, leur mère, une femme posée et heureuse. Freya est sur le point de se marier mais est attirée d'une manière magnétique par le frère de son futur époux : Killian. Au cours de ces événements, mais aussi d'autres dont j'évite de vous parler de peur de vous gâcher la surprise, le secret des trois femmes de la famille Beauchamp risque d'être mis en danger...

J'ai adoré ce premier tome ! C'est léger, drôle et ça mélange sans aucun excès de nombreux aspects : amitié, amour, sorcellerie, humour, magie, etc. Cependant, je dois avouer que je suis très surprise que cette trilogie soit classée dans la catégorie "jeunesse" (sur le site de la Fnac, par exemple, il est indiqué "dès 13 ans"), tout simplement car le livre est ponctué de quelques scènes de sexe peut-être un peu... crues pour des jeunes filles de 13 ans. Après, peut-être est-ce moi qui suis trop vieux jeu, mais bon, si vous êtes une maman et que vous passez par ici, surveillez un peu les lectures de vos enfants !
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ces trois femmes très différentes les unes des autres, mais toutes les trois aussi drôles et sexy que piquantes et méchantes (parfois).

Mention spéciale pour l'aspect très important de la mythologie nordique que le roman présente au fur et à mesure. C'est une mythologie qui m'intéresse particulièrement (le fameux arbre de vie Yggdrasil et ses neuf mondes les aventures de Sigfried, le pouvoir du dieu Odin,...) et que je connaissais déjà un peu grâce à d'autres lectures ou à des sites spécialisés. Elle est abordée dans ce roman d'une manière un peu plus "ludique" et un peu plus romantique.
Il est évident que ce n'est pas un chef d'oeuvre de la littérature, mais une saga très sympa qui ne se prend pas au sérieux, parfaite en cette période d'Halloween !


* L'Échange, par Brenna Yovanoff
(250 pages)

Je regardais les livres classés horreur, fantastique ou thriller et je suis tombée un peu par hasard sur ce roman, notamment grâce à la couverture très particulière et intrigante si vous aimez ce genre de thèmes.

Dans ce roman, Brenna Yovanoff s'inspire librement d'une vieille légende celte, et vous connaissez mon amour pour cet univers. Pour vous résumer rapidement cette légende des changelins. Il s'agit en quelques sortes d'échanges d'enfants. Les fées s'emparaient d'enfants humains (souvent des nouveau-nés ou des enfants de moins de 1 an) et les remplaçaient par leurs propres enfants. Ces enfants changelins étaient élevés parmi les mortels mais gardaient la magie qui coulait dans leurs veines. Il est même raconté que dans certains cas, certaines mères laissaient volontairement leur enfant malade à la charge des fées (notamment dans certains endroits dits "non fréquentables" : certaines collines, des grottes, etc...). Elles étaient ainsi persuadées que leur enfant humain serait heureux et soigné parmi les fées. Si cette légende vous intéresse, je vous conseille cet article : ICI.

Dans son roman, l'auteure remanie cette légende de manière moderne. Il s'agit d'un jeune homme de 16 ans, Mackie Doyle, qui est un changelin (bien que le terme n'est jamais employé dans le livre). Dans sa ville, les échanges sont fréquents, mais on n'en parle pas. Par peur, par dégoût, par tabou. De ce fait, Mackie fait tout pour cacher sa particularité et ainsi éviter d'être persécuté. Pourtant, sa particularité est vraiment singulière : il ne supporte pas le contact (direct ou indirect) des métaux (d'où la couverture), et notamment le sang.
Un jour, un nouvel enfant disparaît, et cette fois-ci, Mackie va tenter de savoir ce qui lui est arrivé et de savoir d'où il vient.

J'ai une expérience un peu amer de cette lecture, je suis comme mi-figue mi-raison. J'ai aimé la trame de l'histoire, très originale et intéressante, le personnage principal, et l'ambiance, angoissante ni trop, ni trop peu. Mais j'ai comme l'impression que le roman ne reste qu'en surface du synopsis. Finalement, on ne rentre jamais totalement dans l'histoire qui n'est pas assez approfondie. Et lorsque l'on tourne la dernière page, on se dit "ah, c'est tout ?". C'est vraiment dommage...



* Les Sorcières de North Hampton, tome 2 : Le Doux baiser du serpent, par Melissa de la Cruz
(462 pages)

J'ai presque enchaîné les deux premiers tomes de cette série. Cependant, si j'ai passé un très bon moment avec le Tome 1, je dois dire que je me suis franchement ennuyée avec ce second tome...
Je n'y ai pas trouvé de réelle intrigue, les personnages restaient dans leur "zone de confort" et j'ai trouvé que les pages se ressemblaient plus ou moins toutes.


Je n'aurais pas grand chose à vous dire de plus, car en vous parlant en détail de ce second tome, je risque de vous dévoiler certaines choses qui se passaient dans le premier. Toutefois, j'aimerais savoir si je suis la seule à avoir aussi peu apprécié Le Doux baiser du serpent, et surtout, si ça vaut réellement la peine que je lise le troisième tome : Les Vents de Salem... ?




Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

dimanche 16 juin 2013

Mamá (2013)

Un film d’Andres Muschietti.
Avec Jessica Chastain, Nikolaj Coster-Waldau, Megan Charpentier, Isabelle Nelisse, Daniel Kash, etc.
Genres : Fantastique, Epouvante, Horreur, Fable.

Synopsis : Il y a cinq ans, deux sœurs, Victoria et Lily, ont mystérieusement disparu, le jour où leurs parents ont été tués. Depuis, leur oncle Lucas et sa petite amie Annabel les recherchent désespérément. Tandis que les petites filles sont retrouvées dans une cabane délabrée et partent habiter chez Lucas, Annabel tente de leur réapprendre à mener une vie normale. Mais elle est de plus en plus convaincue que les deux sœurs sont suivies par une présence maléfique…

Bande annonce : ICI.

Ma note : 17/20

Mon avis : Mamá est le premier long métrage d’Andres Muschietti, mais en 2008, le cinéaste espagnol avait tourné un court-métrage du même nom. Ce film est une pure réussite !
Le réalisateur met en place les principaux codes du film d’horreur, mais y ajoute également quelques petites touches persos qui font de ce film un petit bijou unique. Très rare dans le genre, Mamá flirte avec la poésie et la psychologie.
Le côté macabre poétique fait de ce film une véritable fable fantastique dont certains procédés techniques (plans, jeux d’ombres, couleurs, musique) rappellent de nombreuses œuvres du très doué Tim Burton.

Bien plus qu’un film horrifique, Mamá est avant tout un conte fantastique dont certains passages s’inspirent des films d’horreur les plus courants et les plus connus.
Rarement un film sur les fantômes aura suscité chez moi une telle passion et un tel intérêt. L’ambiance est lourde, pesante, parfois effrayante, mais surtout, elle est d’une poésie rare pour un film s’auto-qualifiant horrifique. La séquence de fin est d’une beauté à couper le souffle.

Le thème concernant les enfants s’étant auto-éduquées durant 5 ans est un sujet extrêmement passionnant, mais malheureusement, à certains moments, il faut l’admettre, le réalisateur aurait pu creuser un peu plus afin d’aborder un côté philosophique et psychologique : comment des personnes isolées si longtemps peuvent-elles vivre sans s’inventer des compagnons imaginaires ? Après un tel état d’isolement, est-il possible de revenir à un état normal de la vie ?
C’est pour ces raisons que je n’ai mis « que » 17/20 au film : à certains moment, Andres Muschietti aurait gagné à approfondir certains thèmes, à s’arrêter sur certaines scènes.
A part cela, je pense que Mamá est une des plus grandes réussites horrifiques de ces 10 dernières années !

Un film prouvant une nouvelle fois que les Espagnols sont extrêmement doués (les plus doués ?) avec le genre !

Crédit photos : AlloCiné.

samedi 25 mai 2013

Possédée (2012)


Un film d’Ole Bornedal.
Avec Jeffrey Dean Morgan, Kyra Sedgwick, Natasha Calis, Grant Show, Madison Davenport, Nana Gbewonyo, Matisyahu, etc.
Genres : Epouvante, Horreur.

Synopsis : Clyde et Stephanie Brenek ne voient pas de raison de s’inquiéter lorsque leur fille cadette Em devient étrangement obsédée par un petit coffre en bois acheté lors d’un vide grenier. Mais rapidement, son comportement devient de plus en plus agressif et le couple suspecte la présence d’une force malveillante autour d’eux. Ils découvrent alors que la boîte fut créée afin de contenir un Dibbuk, un esprit qui habite et dévore finalement son hôte humain.

Bande annonce : ICI.

Ma note : 08/20

Mon avis : Entre deux plannings de révision, avide d’adrénaline, je cherchais en streaming le film Possédée (ou The Possession en VO) sorti au cinéma en fin d’année 2012.
Le résumé du film paraissait pas mal du tout et savait accrocher l’œil avec sa mention « basée sur une histoire vraie ».
Et là… C’est le drame ! Du haut de mes 18 petites années, et au cours de mes 5 ans de ‘passion’ pour le genre horrifique, je pense ne jamais avoir vu un (pseudo) film d’horreur aussi médiocre, pépère et ridicule !
Sur 1h30 de film, j’avoue avoir tremblé 3 minutes. Et encore. Bien que relativement court (une durée normale et habituelle pour un film d’horreur), je me suis énormément ennuyée, puisque l’intrigue (si on peut l’appeler comme telle) n’arrive qu’au bout de 25 minutes, soit le quart du film.

Heureusement, les acteurs sont convaincants et le scénario, bien que très bateau voire même stéréotypé, tient debout. Petit plus, justement, pour ce scénario qui varie un peu les genres : exit l’exorcisme déjà vu et revu avec les prêtres catholiques, le film s’aventure sur les croyances d’une autre religion. Je ne vous en dis pas plus, sait-on jamais, peut-être avez-vous 1h30 de votre temps à passer. Les 8 petits points donnés sur 20 sont obtenus grâce aux acteurs (la jeune actrice jouant le rôle principal est très douée, il faut l’avouer), la qualité photo du film (quelques beaux plans et jeux de lumières/couleurs) et les 15 dernières minutes du film, relativement potable. Potable, rien de plus.

Au moment de sa sortie, ce film n’avait pas connu une promo extraordinaire, et le bouche à oreille avait mal fonctionné. Seules des affiches dans le métro par-ci par-là témoignait de la sortie de ce film. La mention « Interdit en salles aux moins de 12 ans » me fait actuellement doucement rire !
Le magazine du ciné fantastique l’Ecran Fantastique écrivait sur son site « "Possédée" ne nous apprend pas grand-chose d'intéressant, ne provoque pas l'effroi et en conséquence ne parvient pas à exister autrement qu'au travers de toutes ces pâles copies et autres tentatives d'exorcisme manquées qui pullulent en prenant corps sur grand écran ». On comprend pourquoi. Tout est dit.
Grosse déception horrifique.

Crédit photos : Allociné.
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