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vendredi 20 mai 2016

7 semaines, plusieurs livres #13

C'est avec un petit peu de retard que je viens vous parler de mes dernières lectures dans ce #13 de 7 semaines, plusieurs lectures (du 28 mars au 16 mai 2016).
Parmi ces 10 livres, j'ai eu de nombreux coups de coeur, mais tout de même une grosse déception ; il en faut, de temps en temps...!

* Elle & Lui, par Marc Lévy
(384 pages)
Ma note : 3/5

J'ai eu simplement envie de faire ma chronique en écrivant "C'est du Marc Lévy". Puis je me suis dit que ce n'est pas particulièrement respectueux, tant envers l'auteur qu'envers vous : après tout, si vous lisez cette rubrique, c'est pour avoir mon avis, un avis un minimum construit et détaillé, j'entends.
Mais cependant, je dois admettre que c'est ce que j'ai ressenti tout le long de ma lecture. Je n'ai jamais été friande de cet auteur ; j'ai dû lire 2-3 de ses romans il y a de ça au moins 5 ans, puis je me suis rendue compte que, d'un livre à l'autre, le schéma est le même. Avec Elle & Lui, j'ai eu le même sentiment. Toujours la même chose : deux personnages qui n'ont rien à voir se rencontrent et finissent par s'éprendre l'un de l'autre. Classique. Digne d'un téléfilm de M6 ou d'un épisode de Joséphine ange gardien.

Pourtant, j'ai passé tout de même un bon moment de lecture, malgré le fait que j'aie deviné la fin au bout d'une cinquantaine de pages à peine... D'où le 3/5 : c'est mignon, plaisant à lire, mais trop "cheesy" à mon goût. Toutefois, il faut admettre que de temps en temps, nous avons besoin de ce type d'histoire ! Mention spéciale pour le décor du livre ; Marc Lévy y décrit en détail plusieurs coins de Paris, et j'ai trouvé que ça amenait un petit truc en plus que les Parisiens comprendront sans souci (le côté chauvin en moi, certainement !).

Autre chose que j'ai trouvée plutôt sympa : on retrouve quelques personnages de Et si c'était vrai. Petit clin d'oeil plutôt chouette de l'auteur envers ses lecteurs.
Si vous aimez les histoires d'amour cousues de fil blanc, vous adorerez Elle & Lui. Si, au contraire, ce type de romans vous énerve, passez votre chemin.


* Les Étoiles de Noss Head, tome 2 : Rivalités, par Sophie Jomain
(378 pages)
Ma note : 4,5/5

Quelle fin, mais quelle fin !!!! Je vous parle rarement de mes lectures en évoquant la fin, mais ici, c'est assez dingue, vraiment. Comme d'habitude lorsqu'il s'agit d'une suite, j'évite de trop vous en dire, mais je peux néanmoins vous dire une chose : l'histoire ne s'épuise pas, loin de là.
Sophie Jomain a eu l'excellente idée d'amener de nouveaux personnages très intéressants, ce qui fait que le lecteur ne se lasse pas de l'intrigue qui est sans cesse renouvelée.

J'en parlais avec Adrien à l'issue de ma lecture (le hasard a fait que nous l'avons lu et terminé exactement en même temps, donc nous avons pu parler de l'évolution de l'histoire), je trouve que Sophie Jomain est très habile avec sa saga. Elle ne fait pas trois tomes longuets dans le seul but de noircir des pages. Non, elle fait en sorte que chaque tome apporte quelque chose, que l'histoire avance. Chose de plus en plus rare dans les sagas qui, je trouve, sont généralement trop longues et trop lentes. Dans de nombreux cas, un one-shot aurait suffit !

J'ai adoré ma lecture, et je conseille cette saga à tous les amoureux du fantastique. Pourquoi "seulement" 4,5 et non pas 5 ? Nul n'est parfait, et je dois admettre que parfois, Hannah est un poil énervante. Mais que voulez-vous... c'est l'amour !


* Paranoïa, par Melissa Bellevigne
(320 pages)
Ma note : 3,5/5

Vous connaissez peut-être Melissa sous le pseudo Golden Wendy, pseudo que cette jeune maman de 2 garçons utilise sur Youtube et sur son blog depuis déjà plusieurs années. Melissa écrit depuis qu'elle est très jeune, mais ce n'est que récemment qu'elle a enfin pu faire publier son premier roman. C'est assez "idiot" puisque je ne la connais pas personnellement, mais je suis très fière d'elle et je suis heureuse qu'elle ait enfin pu réaliser son "rêve de petite fille" comme elle le dit si bien. De ce fait, il fallait absolument que je lise ce qu'elle a écrit, d'autant plus qu'elle en avait parlé sur son blog bien avant la sortie officielle et que l'histoire me faisait grandement envie.

L'histoire, justement, nous plonge dans un univers assez particulier, parfois à la limite du glauque et du malsain. Nous suivons deux personnages : Judy, une jeune femme de 20 ans internée pour paranoïa, et Lisa, une psychiatre extrêmement douée. Comme vous vous en doutez, les deux personnages se rencontrent très vite : Lisa est irrésistiblement attirée par l'histoire de Judy. Selon elle, Judy n'est pas forcément la "folle" que les autres médecins décrivent : elle pense qu'il y a autre chose, quelque chose qui a pu échapper au corps médical.

J'ai beaucoup apprécié l'intrigue du livre, son rythme et son petit côté "Shutter Island", vous savez ce moment où vous ne savez plus qui et quoi croire... J'adore ce type de récit !
J'ai beaucoup aimé le personnage de Lisa et je ne sais pas pourquoi mais elle me faisait beaucoup penser à Melissa et d'ailleurs, c'est son visage que je mettais sur ce personnage.
Petit bémol : la fin. Si Melissa a prévu une suite, alors je trouve la fin de Paranoïa top. Si non, je suis restée sur ma faim/fin. Vraiment. Un autre bémol, purement esthétique : la couverture. Je n'aime pas du tout, elle fait très "ado", ça me gêne, surtout compte tenu de l'histoire.
Mais c'était une très bonne lecture que je conseille cependant aux adultes, malgré la classification de l'éditeur et des vendeurs !

* L'Épouvanteur, tome 1 : L'Apprenti-épouvanteur, par Joseph Delaney
(275 pages)
Ma note : 4/5

Des années que j'entendais parler de cette saga sans jamais avoir sauté le pas ! Après avoir fini ce premier tome, je me suis vite rendue compte que ça avait été une erreur de ma part puisque j'ai passé un excellent moment de lecture en découvrant le personnage de Tom et de son mentor. 
Cependant j'ai une grande incompréhension quant à la mention "jeunesse" : je peux vous dire que si vous faîtes lire cette saga, ou du moins ce premier tome en tout cas, à un enfant de 10 ans, il ne dormira pas de la nuit !

Loin de l'aspect "bon enfant" suggéré par l'éditeur, L'Epouvanteur est une saga qui vous plonge immédiatement dans un univers sombre, parfois cynique malgré lui, qui vous emprisonnera pour de longues heures de lecture durant lesquelles vous ne pourrez pas lâcher le livre ! J'ai adoré découvrir petit à petit les deux personnages principaux et surtout, découvrir ce qu'est vraiment un Epouvanteur.
D'ailleurs, je suis très tentée de lire le second tome en Anglais, puisque le niveau de langue était très abordable.

Je conseille cette (longue) saga à tous les amoureux de fantastique, épouvante, fantasy et sorcellerie : ce tome 1 est le premier d'une saga comptant à l'heure actuelle 12 tomes et j'ai hâte de tous les découvrir.


* Les Étoiles de Noss Head, tome 3 : Accomplissement, par Sophie Jomain
(476 pages)
Ma note : 4/5

Je dois admettre que c'est avec un brin de nostalgie que j'ai achevé la trilogie Les Étoiles de Noss Head. Je m'étais beaucoup attachée à Leith et Hannah, ainsi qu'à certains personnages que l'on rencontre au fil des pages, notamment dans le tome 2.

Comme je vous l'ai dit un peu plus haut pour ma critique du tome 2 (Rivalités), la fin était telle que c'était vraiment difficile de ne pas enchaîner de suite avec ce troisième et dernier tome. Cependant, j'ai voulu lire quelques livres entre les deux pour éviter une overdose et donc de me dégoûter de l'histoire (ce qui aurait été dommage puisque j'ai beaucoup aimé cette saga).
Comme toujours avec Sophie Jomain, j'ai adoré ma lecture, j'ai adoré retrouver les personnages et l'univers magique écossais.

Toutefois, j'ai trouvé à ce tomes quelques longueurs, comme si l'auteure elle aussi ne voulait pas quitter ses personnages et écrire la page finale de cette formidable et divertissante saga.
Peu importe, j'ai encore une fois passé un excellent moment et je ne regrette absolument pas d'avoir lu cette saga qui m'a permis de très bons moments de lecture ! Et mention spéciale à l'éditeur J'ai Lu pour ses magnifiques couvertures.


* Le Pianiste, par Władysław Szpilman
(320 pages)
Ma note : 4/5

Je me souviens avoir vu le film en cours d’histoire en 4ème ou en 3ème, avec un prof absolument génial, d’ailleurs. J’avais été totalement bouleversée et touchée par Le Pianiste. L’acteur Adrian Brody y était fantastique et l’ambiance, bien que pesante, était magnifique.
Aujourd’hui, plus ou moins 7 ans après, je me plonge dans ce témoignage de l’auteur et musicien polonais Wladyslaw Szpilman, tout en écoutant du Chopin, et je suis toujours aussi émue. Peut-être parce qu’entre temps, j’ai eu la chance de rencontrer ma famille, en Pologne, et que j’imagine ce que mes ancêtres, pourtant si proches dans le temps quand on y pense bien, ont vécu pendant la Guerre.

C’était un très beau récit. Si vous vous attendez à quelque chose de très mouvementé, passez votre chemin : Le Pianiste n’a rien de tout ça, Szpilman nous y décrit le quotidien du ghetto de Varsovie. Cependant, quelque chose m’a un peu frappée à ma lecture : tout n’est pas forcément en ordre chronologique. L’auteur peut bien vous parler d’une journée d’avril 1941 et ensuite vous reparler de quelque chose qui a eu lieu en 1940. Ça plait ou ça ne plait pas, mais personnellement j’ai bien apprécié cette organisation désorganisée. L’auteur écrit au rythme de ses pensées, de ce qu’il ressent, et ne se force pas à donner un ordre cohérent à ses pensées. J’aime la spontanéité, donc ça m’a plu.

Chacun de nous devrait avoir lu Le Pianiste, pour ne jamais oublier et ne jamais permettre à l’Humanité de commettre les mêmes erreurs.



* Nos âmes jumelles, par Samantha Bailly
(320 pages)
Ma note : 4/5

J’ai passé un excellent moment en lisant Nos âmes jumelles. Il n’y a pas à dire, avec Samantha Bailly, je suis toujours ravie de mes lectures. D’ailleurs, complètement à part, mais je suis ravie de voir que cette auteure s’est fait un nom dans le monde de la littérature. J’avais eu l’occasion de la rencontrer au village du livre de la Fête de l’Humanité en 2009. A ce moment-là, elle faisait la promo de La Langue du silence, premier tome d’Au-delà de l’Oraison, une chouette saga fantasy. Depuis, Samantha Bailly a publié une dizaine de livres supplémentaires, dans des styles divers et variés. Je trouve génial qu’un(e) passionné(e) puisse vivre de sa passion !

Et c’est en partie de ça dont parle Nos âmes jumelles : de passion, de littérature, de création, et surtout d’amitié : quand des passions communes rapprochent ! Le livre alterne les points de vue, chapitre après chapitre, entre Sonia et Lou. Sonia aime écrire, en réalité elle ne vit que pour ça. Lou, quant à elle, dessine depuis longtemps. Les deux jeunes filles commencent à discuter un peu par hasard sur un forum en ligne. Elles y parlent mangas, jeux vidéo, dessins. Puis peu à peu, leurs échanges deviennent plus fréquents, plus personnels. Sonia écrit, Lou prend le crayon pour donner vie à ses histoires. Ensemble, elles vont monter un projet de BD. Malgré l’écran qui les sépare, ces deux jeunes filles tissent peu à peu une magnifique amitié.

Ce livre a fait écho en moi, puisque je me rends compte que j’ai pu grâce à mon blog « rencontrer » des personnes que j’apprécie énormément et que je considère comme de réelles amies, bien que tout cela ne soit « que » virtuel. Je mets le « que » entre guillemets, puisqu’en lisant ce roman, je me suis rendue compte que ces amitiés « virtuelles » comptaient pour moi, et je pense que les personnes concernées se reconnaîtront dans mes propos. C’est aussi de ça dont parle Samantha Bailly. Pour l’instant, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer l’une de vous, mais j’ai hâte que ce soit le cas. En février, Diane va venir à la maison et nous profiterons ensemble d’une passion commune (entre autres) : un concert d’Epica. Plusieurs années, au moins 7 ans, que nous discutons, que nous échangeons, et je la considère depuis bien longtemps comme une amie. Je suis très heureuse à l’idée de rencontrer mon amie pour de vrai !

Nos âmes jumelles, c’est aussi une histoire de tolérance et de persévérance. Samantha Bailly y aborde tous les thèmes de l’adolescence sans jamais tomber dans les clichés ou, au contraire, faire croire que tous les ados sont 100% heureux. J’ai adoré la justesse de sa narration, la vérité de ses propos.
Je pense que nous pouvons tous plus ou moins nous identifier à cette histoire, et c’est pour cette raison que je conseille Nos âmes jumelles à toutes et à tous.


* Captive, tome 1 : Les Nuits de Shéhérazade, par Renée Ahdieh
(448 pages)
Ma note : 5/5

J'ai été très surprise par ce premier tome qui, pour moi, pourrait largement se suffire à lui-même. Renée Ahdied nous plonge en plein Orient, aux côtés de Shéhérazade qui accepte d'épouser le jeune et sanguinaire calife du Khorassan, Khalid, dans le but de venger sa meilleure amie Shiva, assassinée par cet homme. En effet, Khalid exécute à chaque lendemain de noces sa jeune épouse. Shéhérazade va réussir à échapper à ce funeste sort en racontant à Khalid des histoires dont elle promet la fin le lendemain. Peu à peu, la jeune femme va tenter de découvrir pourquoi le calife agit ainsi.

Je n'ai jamais lu les contes des 1001 nuits, bien qu'ils m'attendent sagement sur ma liseuse, mais j'ai beaucoup aimé les allusions aux quelques légendes que nous connaissons toutes et tous et que Shéhérazade raconte à Khalid : la lampe du génie, le tapis volant, etc... Cependant, n'ayant pas lu les contes originaux, je ne serais pas vous dire si Renée Ahdied a réinventé ses légendes à sa manière ou si elle les raconte tels quels.

C'est captivant et dépaysant ! Je suis assez attirée par les coutumes, les contes et légendes des pays du Proche et du Moyen-Orient, et je trouve génial que ces paysages soient le théâtre d'un roman jeunesse/Young Adult : ça change !
Et justement, autre chose innovante que j'ai adoré : le niveau de langue. J'ai remarqué dans d'autres lectures de ce genre que les auteurs ont parfois tendance à prendre leurs jeunes lecteurs (de 15 à 25 ans, en gros) pour des idiots qui n'ont qu'un fiable bagage lexical. Ici, Renée Ahdieh adopte un style un brin soutenu sans tomber dans le pompeux et plutôt descriptif ce qui, pour moi, est vraiment appréciable et riche d'un point de vue littéraire.

J'ai adoré ce premier tome, et j'ai hâte que le tome 2 sorte bien que, comme je vous l'ai dit plus haut, il pourrait être un one-shot largement satisfaisant.
(NE LISEZ PAS LE RÉSUMÉ DE L'ÉDITEUR SI CE LIVRE VOUS TENTE : l'éditeur spoile à mort !!!)


* L'Elite, tome 1 : Résilience, par Joëlle Charbonneau
(320 pages)
Ma note : 2/5

Et une dystopie de plus, une ! Malgré les nombreuses bonnes critiques autour de cette saga, et notamment de ce premier tome, j’ai été très déçue par L’Elite qui, pour moi, n’est qu’un mélange plus ou moins convaincant de plusieurs best-sellers de la dystopie et/ou du Young Adult. Le Passeur pour l’aspect sociétal (dictature où tout semble trop parfait pour être réel),  Hunger Games pour le côté jeu mortel et Divergente pour l’ambiance générale.

Je vais quand même vous faire un bref résumé de l’histoire. Racontée à la premier personne du singulier, L’Elite nous permet de suivre Cia, une jeune fille qui étudie beaucoup depuis son plus jeune âge pour accéder à l’université, à l’Elite de cette société post-guerre (on ne sait pas particulièrement à quel siècle l’histoire se passe, mais au moins plusieurs siècles après nous). Cependant, avant d’accéder à l’université, le chemin n’est pas aisé. Il faut d’abord avoir été sélectionné pour le Test (une centaine d’élèves sélectionnés dans tous les « cantons » de la Communauté Unifiée), puis passer les épreuves de ce Test.

Voilà, c’est tout. C’est tout sauf original, tout sauf innovateur, tout sauf bien écrit. J’ai mis au moins plus de la moitié avant d’être un minimum dedans (et encore…) et les similitudes avec les trois œuvres citées plus haut m’ont tellement énervées que je n’ai pas apprécié ma lecture. Les personnages sont très prévisibles et leur personnalité n’est pas assez creusée.
J’avais lu sur Babelio que la fin de ce premier tome donnait envie de continuer la saga. Ça n’a pas été le cas pour moi : Joëlle Charbonneau a achevé son roman de sorte qu’il pourrait être un one-shot à la fin un peu ouverte.

Vous l’aurez compris, je ne lirai pas la suite parce que ça ne m’a pas spécialement emballé et aussi parce que ce premier tome ne mérite pas forcément de suite…




* Vous n'aurez pas ma haine, par Antoine Leiris
(144 pages)
Ma note : ---

Le 13 mai 2016, je vous faisais un article où, entre autre, je vous parlais de ce récit témoignage. Vous pouvez le (re)lire ICI.









Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

vendredi 13 mai 2016

"Réparer les vivants"

Nous sommes aujourd'hui le 13 mai 2016. Il y a 6 mois jour pour jour, le vendredi 13 novembre 2015, Paris était frappée dans son coeur, dans ses valeurs. La vie, pourtant sacrée et qui ne devrait jamais être otée arbitrairement, a noté son point final pour 130 personnes. 130 destins brisés, 130 âmes fauchées en plein vol, mais aussi toutes ces autres victimes : celles et ceux qui étaient présents sur les lieux de cette funèbre tragédie, mais également leurs amis, leurs familles, leurs collègues.

Aujourd'hui, j'ai envie de rendre hommage à toutes ces personnes, mais j'ai également envie d'adresser mon soutien à celles et ceux qui ont vécu ces événements de chez eux, impuissants. Celles et ceux qui ont cherché à joindre plusieurs personnes en attente de nouvelles, en priant presque inutilement un dieu en lequel elles n'ont jamais cru.
J'ai aussi envie de penser à cette femme qui m'avait bouleversée le lundi 16 novembre, dans le métro (cf : ICI). Je doute qu'elle passe un jour ici, mais si par hasard c'était le cas, je lui adresse tout mon amour, tout mon bonheur, tous mes sourires et ma gratitude quotidienne de vivre, tout simplement.

Parce que même 6 mois après, les souvenirs sont toujours là, toujours aussi nets dans nos esprits, et que la jeunesse de milliers de Français aura été terni par des personnes haineuses et égarées. 6 mois après, nous n'oublions pas, nous n'oublierons jamais. Il s'agit alors de "réparer les vivants", comme le titrait Axel Cadieux pour le Society n°20 (du 27 novembre au 10 décembre).
D'un point de vue psychologique et psychiatrique, l'épisode de stress post-traumatique (ESPT) ne concerne pas uniquement les personnes qui ont été présentes sur les lieux d'une tragédie. Non, il concerne toutes celles et ceux qui en ont été affectés, de près comme de loin. Je pense que chacun à notre échelle, chacun avec une intensité différente, nous avons connu un ESPT. Et c'est ensemble que nous parviendrons à en apaiser la douleur.

Alors en ce 13 mai 2016, pour rendre hommage aux victimes et aux vivants, j'ai envie de partager avec vous le récit témoignage "Vous n'aurez pas ma haine" du journaliste Antoine Leiris.
Cet homme a perdu sa femme, Hélène, au Bataclan. Alors qu'il passait la soirée à la maison avec son fils Melvil, il assiste impuissant aux images diffusées en boucle par les chaînes d'information. Son témoignage aura été salvateur pour lui : par la plume, il exorcise sa tristesse, son chagrin, sa peine, mais surtout, il nous montre que la vie doit malgré tout continuer, pour chacun d'entre nous. Le titre de son récit, "Vous n'aurez pas ma haine", est incroyablement fort

Je trouve Antoine Leiris admirable et digne, parce que bien que je n'ai perdu personne cette nuit-là, les responsables de cette tragédie ont eu ma haine dès les premières minutes, et ils l'auront jusqu'à la fin de ma vie, et même au-delà, j'en suis persuadée. Ils ont aussi ma haine puisqu'ils réussissent à créer un climat de méfiance et de tension dont souffrent actuellement les citoyens français de confession musulmane. J'ai été témoin de nombreuses réactions plus que limites depuis ce 13 novembre, et je sais que c'est en grande partie à cause d'eux. Je les hais également pour ça, pour semer la haine encore plus, et tenter de nous séparer les uns des autres, quelles que soient nos opinions, nos croyances ou nos modes de vie, encore une fois, comme si l'Histoire ne l'avait déjà pas assez fait.
Je trouve Antoine Leiris admirable et digne, puisqu'il a dû, en plus d'affronter la réalité et son chagrin, continuer de vivre, au moins pour son jeune fils.
Je trouve Antoine Leiris admirable et digne, puisqu'il aurait été plus simple pour lui de haïr ces personnes ; mais il ne l'a pas fait.
Je trouve Antoine Leiris admirable et digne, puisqu'il admet ses faiblesses et ses craintes pour l'avenir : le sien et celui de son enfant à qui il devra un jour expliquer pourquoi sa maman n'est plus là.

Le 16 novembre, Antoine Leiris postait une message particulier sur son mur Facebook. J'ai envie à mon tour de le partager avec vous puisqu'il résume en grande partie le ton de son témoignage :

"Vendredi soir, vous avez volé la vie d'un être d'exception, l'amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n'aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a faits à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son coeur.

Alors non je ne vous ferai pas ce cadeau de vous haïr. Vous l'avez bien cherché pourtant mais répondre à la haine par la colère ce serait céder à la même ignorance qui a fait de vous ce que vous êtes. Vous voulez que j'aie peur, que je regarde mes concitoyens avec un oeil méfiant, que je sacrifie ma liberté pour la sécurité. Perdu. Même joueur joue encore.

Je l'ai vue ce matin. Enfin, après des nuits et des jours d'attente. Elle était aussi belle que lorsqu'elle est partie ce vendredi soir, aussi belle que lorsque j'en suis tombée éperdument amoureux il y a plus de douze ans. Bien sûr je suis dévasté par le chagrin, je vous concède cette petite victoire, mais elle sera de courte durée. Je sais qu'elle nous accompagnera chaque jour et que nous nous retrouverons dans ce paradis des âmes libres auquel vous n'aurez jamais accès.

Nous sommes deux, mon fils et moi, mais nous sommes plus forts que toutes les armées du monde. Je n'ai d'ailleurs pas plus de temps à vous consacrer, je dois rejoindre Melvil qui se réveille de sa sieste. Il a dix-sept mois à peine, il va manger son goûter comme tous les jours, puis nous allons jouer comme tous les jours, et toute sa vie ce petit garçon vous fera l'affront d'être heureux et libre. Car non, vous n'aurez pas sa haine non plus."

Antoine Leiris était sur le plateau de l'émission "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier du 7 mai. Voici son passage :

"Vous n'aurez pas ma haine" est un récit magnifique que j'ai gravé dans ma mémoire à tout jamais afin de m'inspirer de la détermination et du courage de cet homme, pour affronter tous les moments noirs de ma vie. Je sais que ce n'est pas possible, mais j'aimerais beaucoup avoir des nouvelles d'Antoine Leiris d'ici 5 ans, ou même 10 ans.
J'aimerais discuter avec lui, prendre de ses nouvelles, savoir s'il va bien, tout simplement.

mardi 22 décembre 2015

7 semaines, plusieurs livres #10

Bonjour ! J'espère que cette période de fêtes se passe bien de votre côté et que vous profitez au mieux des personnes que vous aimez, que ce soit votre famille ou vos amis. Aujourd'hui, je viens avec le #10 (oui, déjà !) de 7SPL : du 2 novembre au 21 décembre 2015.
Mon parcours de lecture a été particulier durant ces 7 semaines, puisqu'on a vécu le 13 novembre à Paris de véritables horreurs. Pendant plusieurs jours, je n'ai pas ouvert un seul bouquin. Puis, environ 1 semaine après, me plonger dans la lecture m'a permis de me changer les idées. Et ma lecture du moment "tombait bien" puisque je relisais le 4ème tome d'Harry Potter (je vous en parle ensuite), un univers si chaleureux qui fait du bien.
Voici mes lectures !

NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.


* Harry Potter et la Coupe de Feu (tome 4), de J.K. Rowling
(784 pages)

Vous le savez, je suis une grande fan de l'univers Harry Potter. Complètement dingue, en fait ! Et j'avais commencé à relire toute la saga l'année dernièrement. Au début du mois de novembre, je me suis replongée dans ce tome 4 que j'aime beaucoup. Le fait que des étudiants d'autres écoles de sorcellerie viennent à Poudlard donne un petit côté "Eramus" à l'histoire, assez sympa !
Je suppose que vous avez déjà lu/vu ou lu et vu Harry Potter donc je ne vais pas m'étaler trop longtemps sur cette lecture.

Cependant, j'aimerais partager avec vous un passage du livre. Comme dit plus haut, j'étais environ aux 3/4 de ma lecture lorsque Paris a été frappée par la barbarie, le 13 novembre. J'ai eu du mal à lire, mais quand je me suis remise doucement à la lecture, j'ai été complètement bouleversée par une partie du discours de Dumbledore lors du banquet de fin d'année, tant il faisait écho à l'actualité. Voici ce passage :
"Une fois de plus, je vous le répète à tous, maintenant que Lord Voldemort est de retour, l'union fera notre force, la division notre faiblesse. L'aptitude de Lord Voldemort à semer la discorde et la haine est considérable. Nous ne pourrons le combattre qu'en montrant une détermination tout aussi puissante, fondée sur l'amitié et la confiance. Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouvert les uns au autres. Je suis convaincu – et jamais je n'ai tant souhaité me tromper – que nous allons connaître une période sombre et difficile"


* Twilight tome 1, de Stephenie Meyer (lecture VO)
(464 pages)

Encore une relecture ! Courant octobre, la chaîne M6 a diffusé toute la saga Twilight. J'ai beau avoir 20 ans, cette saga me plait toujours autant. On pourra en dire ce que l'on veut, mais nous sommes nombreuses à avoir vécu notre adolescence avec Twilight !

Bref, en revoyant les films, j'ai eu envie de relire le 1er tome qui est mon préféré. Mais comme je l'ai déjà lu et que j'ai dû voir le film au moins 6 ou 7 mois, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup que j'essaie de le lire en Anglais. C'était ma seconde lecture VO, et je dois dire que je suis assez contente de l'avoir fait. Le niveau de langue est très facile à comprendre et finalement, comme le vocabulaire est assez "répétitif", les obstacles sont facilement surmontables. Et encore une fois, avec la liseuse, lire en VO est vraiment pratique puisqu'il y a un dictionnaire intégré, ce qui est parfait lorsque vous avez un doute sur la signification d'un mot.
J'ai vraiment été très contente de me replonger dans cet univers environ 7 ans après ma première lecture. Retrouver Bella et Edouard a été un véritable plaisir !

Je n'ai pas un niveau extraordinaire en Anglais, je suis loin d'être bilingue, mais on peut dire que je me débrouille pas mal. Donc sincèrement, si la lecture VO vous tente, essayez. Ca ne coûte rien de tenter le coup, et si vous parvenez à arriver au bout de votre lecture, vous vous sentirez très fier(e) !


* Le Voleur de brosses à dents, d'Eglantine Emeyé
(402 pages)

Dans ce témoignage, Eglantine Emeyé, présentatrice tv, nous parle de son combat quotidien pour permettre à son fils Samy de vivre comme n'importe quel enfant de son âge. Samy est un petit garçon autiste. Victime d'un AVC alors qu'il était nouveau-né, sa maman constatait qu'il n'était pas "comme les autres". Après être allée de médecin en médecin, de neurologue en neurologue, le diagnostic est enfin tombé alors que Samy était tout petit. A partir de ce moment, Eglantine Emeyé s'est lancée dans un véritable parcours du combattant dans sa vie de tous les jours, que ce soit dans l'éducation de son fils, sa vie privée ou sa vie professionnelle.

J'ai adoré ce témoignage. J'avoue que début, j'avais peur que ce livre tombe dans le pathos et le larmoyant. Mais rien de tout cela ! On est surtout plongé dans un quotidien absolument hallucinant où Englantine Emeyé bataille chaque jour, tant dans le domaine administratif que de la prise en charge par le corps médical.
Ce livre est absolument extraordinaire, et je dois avouer que compte-tenu de mes études (je suis en école de psychomotricité), j'ai été très intéressée par les confidences d'Eglantine Emeyé. Je vais être amenée à travailler avec des personnes autistes, tant des enfants que des adultes. C'est un monde qui peut facilement faire peur puisqu'il n'y a que très peu d'informations, tant pour les parents que pour les professionnels de santé. Mais au fur et à mesure, on se rend compte que le plus important avec la prise en charge d'un autiste est l'adaptabilité.

Finalement, que vous soyez ou non dans le monde du médical / paramédical, je pense que ce livre pourra intéresser de nombreuses personnes. Véritable ôde à la vie et à la maternité, Eglantine Emeyé nous prouve que maladie ou non, handicap ou non, un enfant reste un enfant : une petite personne qu'il faut aimer et choyer !


* Phobos tome 2, de Victor Dixen
(496 pages)

Dans le courant de l'été, j'ai lu le premier tome de Phobos. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais je vous avais fait part de mon enthousiasme et de ma hâte à lire la suite, puisque ce premier tome s'achevait d'une manière assez dingue. J'ai dû attendre novembre pour pouvoir (enfin) lire ce second tome et j'ai littéralement sauté dessus à sa sortie.

Je ne tiens pas à parler réellement de ce second tome, puisque je risque de dévoiler de nombreuses choses, et ce serait dommage que l'une d'entre vous qui n'a pas encore lu le premier tome soit spoilée.
J'ai adoré la façon dont les chapitres se succédaient. Tout comme pour le premier tome, Victor Dixen nous emmène dans plusieurs univers selon différents points de vue. En lisant les pages, on se sent rapidement emporté avec les personnages. Ce livre est écrit un peu à la manière d'un scénario, ce qui rend la lecture totalement addictive.

En tout cas, je n'ai pas été déçue par ce second tome, bien que j'ai trouvé quelques longueurs qui auraient pu être évitées ou écourtées. Cependant, celles-ci n’entachaient en rien mon plaisir !


* Toujours là, toujours prêt, de Patrick Pelloux
(261 pages)

Patrick Pelloux est médecin urgentiste au Samu de Paris, syndicaliste, mais écrit également des chroniques pour Charlie Hebdo depuis une dizaine d'années. Il est l'auteur de plusieurs livres centrés sur le service des urgences en France et ses mésaventures face au système de santé. Dans Toujours là, toujours prêt, il partage avec nous quelques anecdotes de sa vie de médecin urgentiste, entre aberrations administratives et patients parfois complètement loufoques.
Cependant, le livre s'ouvre sur un long chapitre à propos de ses collègues de Charlie Hebdo assassinés sauvagement en janvier dernier.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le chapitre en question n'est pas larmoyant. Loin de là. C'est plutôt un bel hommage à ses amis de toujours, ou presque. Un hommage sur la joie de vivre qui les caractérisait, cette soif de vivre, de se marrer et de partager de bonnes tables entre amis.
Triste hasard du calendrier, ce livre est sorti le 10 novembre, soit 3 jours avant les attentats de Paris...

Toujours là, toujours prêt ne se lit pas exactement comme on lirait un roman de fiction. Ce livre a été sur ma table de chevet durant tout le mois de décembre, et de temps en temps, je lisais une chronique ou deux. C'est une sorte d'anthologie de chroniques parfois cyniques, parfois tristes, parfois émouvantes, parfois révoltantes sur l'hôpital français, ses services d'urgence et le système de santé français, complexe et parfois très étrange. C'est bon de voir enfin quelqu'un se révolter contre un système qu'on pense intouchable sous prétexte qu'il est unique au monde !
Je pense lire très vite d'autres livres de Pelloux, pour pouvoir retrouver cette authenticité qui commence à se faire de plus en plus rare, quel que soit le milieu.


* Le Désert des Tartares, de Dino Buzzati
(268 pages)

C'est sur les conseils d'un ami que je me suis lancée dans le très célèbre Désert des Tartares de l'auteur italien Dino Buzzati. Lorsque j'ai tourné la dernière page, je me suis demandée comment j'avais pu passer à côté d'un tel chef d'oeuvre !
Il m'est très difficile de parler de ce livre puisque j'ai l'impression qu'il fait parti de ses oeuvres qui représentent pour chacun des lecteurs un petit quelque chose en particulier. Vous savez, ce genre de livre qui vous remue sans que vous sachiez réellement pourquoi. C'est tout à fait la sensation de cette lecture.

On suit Giovanni Drogo, jeune officier, qui est affecté à la citadelle de Bastiani, un fort militaire perdu au milieu de nulle part qui a la réputation d'être la frontière avec un territoire ennemi, qui repousse l'ennemi. Certes. Mais quel ennemi, finalement ? Et c'est cette question que Giovanni Drogo et le lecture vont se poser tout au long du roman.
Le Désert des Tartares est donc l'histoire d'une longue attente contre un ennemi dont on ne sait rien, pas même s'il existe. Drogo tombe alors dans une sorte de paranoïa omniprésente : il voit et entend l'ennemi partout dans le fort de Bastiani et dans son esprit. Une quête contre le temps et l'attente perpétuelle. Un mirage.

Lorsque j'ai fini le livre, je me suis souvenue d'une phrase prononcée un jour par l'ami qui m'a conseillé cette lecture : "Le pire des ennemis est l'ennemi invisible". C'est tout à fait ça.
Je ne peux que vous conseiller ce chef d'oeuvre.


* La Passe-Miroir – tome 1 : Les Fiancés de l'hiver, de Christelle Dabos
(528 pages)

Cela faisait un petit bout de temps que je voulais lire cette oeuvre. J'en ai très souvent entendu parler, et toujours en de bons termes. Cependant, j'ai plusieurs fois décalé le moment de ma lecture : pour moi, Les Fiancés de l'hiver est un roman à lire en hiver, en automne à la rigueur, mais surtout pas en été ou au printemps. De ce fait, avec le froid qui commençait à arriver doucement, j'ai eu envie de le lire ce mois-ci, en décembre.

J'ai finalement été déçue par ce roman. J'ai eu un mal fou à rentrer dedans (quoi que, je ne sais pas si j'y suis finalement arrivée à un moment ou un autre...) et j'ai peiné à avancer dans ma lecture. Vous savez, il y a ces livres qu'on ne veut pas lâcher et dont on lit quelques pas dès que l'on a un petit moment, ne serait-ce que 5 minutes. Je m'attendais à ce genre de chose avec Les Fiancés de l'Hiver, mais ça n'a pas été le cas, loin de là.

L'univers est très original. C'est d'ailleurs appréciable de lire quelque chose qui ne ressemble en rien à ce que l'on a déjà vu ou lu. L'idée de ce nouveau monde, de ces Arches que l'on pourrait comparer à des continents ou des pays, est exceptionnelle. Cette notion de mariages, de familles différentes selon les Arches était également très intéressante. Cependant, malgré sa grande originalité, je me suis attachée ni aux personnages, ni à l'univers. Les personnages, justement, sont à mon sens très stéréotypés. Il y a Ophélie, une jeune femme très timide et qui s'isole dans son musée, sur l'Arche Anima. Puis il y a Thorn, son futur fiancé, un homme immense, rustre, maigre et peu bavard qui vient du Pôle. En somme, nous avons l'intello coincée et le vil personnage du grand froid. Schéma plus ou moins classique et horripilant.

Je me suis beaucoup ennuyée pendant ma lecture. Les pages défilaient d'une manière bien laborieuse, mais je n'arrivais pas à comprendre où l'auteure voulait en venir. Parce que, n'en déplaise aux fans de la saga, il ne se passe finalement pas grand chose durant ces 528 pages.
Je suis allée jusqu'au bout de ma lecture, attendant vainement un rebondissement, une péripétie ou tout autre élément qui pourrait (re)lancer l'histoire.
Les Fiancés de l'hiver n'est malheureusement pas le chef d'oeuvre auquel je m'attendais et que les lecteurs ont si souvent vanté. Je ne lirai donc pas le second tome Les Disparus du Clairdelune, sorti en octobre.


* La Véritable histoire de Noël, de Marko Leino
(299 pages)

Je me suis lancée dans cette histoire aux alentours du 15 décembre, sans réellement savoir de quoi elle parlait. Avec du recul, après l'avoir lu, je suis très contente de ne rien avoir son à son propos.

La Véritable histoire de Noël est un sublime conte destiné aussi bien aux enfants qu'aux plus grands. J'ai adoré l'ambiance grand nord apportée par la plume de Marko Leino, écrivain finnois. J'ai toujours été attirée par les pays scandinaves (ne me demandez pas pourquoi : je fais une fixette sur les pays celtes et scandinaves !). Ce conte a donc été un véritable délice pour ma part. J'ai trouvé l'histoire très chaleureuse, malgré une trame plutôt triste.

Je dois vous avouer que je n'ai pas particulièrement envie de partager avec vous le synopsis. Si vous souhaitez le découvrir, vous pourrez le lire sur de nombreux sites internet. Mais si vous aimez le froid, la neige, les chalets, les sapins, le feu qui crépite dans la cheminée et la féerie de Noël, je vous recommande vivement La Véritable histoire de Noël qui, contrairement à d'autres contes de Noël, a le mérite de ne pas tomber dans la niaiserie.


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

dimanche 1 novembre 2015

7 semaines, plusieurs livres #9

Bonjour tout le monde ! Je reviens aujourd'hui pour le #9 de 7 semaines, plusieurs livres. Ce #9 qui s'est étalé du 21 septembre au 2 novembre 2015 est un petit peu particulier puisqu'il a couvert une période un petit peu particulière de l'année : Halloween, ou Samhain pour mes amis païens. En effet, à l'occasion de cette fête, un défi littéraire est organisé sur internet : il s'agit de lire un ou plusieurs livre sur le thème de l'horreur et compagnie.
Ce défi, le Hallowctober, s'est déroulé tout le mois d'octobre ; durant ce mois, les participants devaient lire le nombre qu'ils voulaient de lire autour des sorcières, des vampires, des zombies, des fantômes,... bref des créatures de la nuit !

De ce fait, contrairement à d'habitude, mes lectures ne seront pas classées par ordre de lecture, mais seront divisées en deux catégories : les lectures non-thématiques et les lectures de Hallowctober.

Lectures non thématiques

* Outlander, tome 3 : Le Voyage, par Diana Gabaldon
(1020 pages)

Vous connaissez maintenant mon amour pour cette série débordant de kilt, de cornemuse et d'aventures ! J'aime toujours autant l'histoire, et je dois avouer que j'ai préféré ce troisième tome au second qui se passait, en partie, à Paris. J'ai été vraiment contente de retrouver en détail les Highlands, bien qu'une partie de ce troisième tome se déroule... ailleurs ! Je n'en dis pas plus !

Cependant, je dois avouer que certains passages étaient à mon sens quelque peu inutiles ou un peu trop longs par rapport à l'importance qu'ils avaient dans l'histoire.
Quoi qu'il en soit, et comme toujours avec Claire et Jamie, j'ai passé une excellente lecture et j'ai hâte de lire le quatrième tome, bien que je veuille étaler un peu mes lectures pour faire durer le plaisir et ne pas trop me lasser.




* A comme aujourd'hui, par David Levithan
(448 pages)

Pourquoi n'avais-je pas lu ce livre avant ? Sorti en mars dernier, ce roman de David Levithan m'était passé complètement inaperçu, ce qui est bien dommage !
Dans ce roman, David Levithan nous plonge dans la vie d'un jeune homme (ou pas ?) de 16 ans qui se réveille tous les matins dans un corps différent. Si ces seize dernières années, ce mode de vie a plutôt convenu à A., tout se complique lorsque celui-ci tombe amoureux.

Je suis tombée sous le charme de cette histoire qui, au de-là d'être une histoire d'amour est avant tout une quête de soi, une quête de sa place dans la vie : dans sa propre vie mais aussi dans celle des autres. A n'est ni une fille, ni un garçon. Il doit faire avec et cohabiter avec chacun des corps dont il emprunte le temps d'une journée, que cette personne soit heureuse, malheureuse, belle, laide, obèse, mince, homosexuelle, hétérosexuelle, dépressive ou autre. Le roman aborde tous les thèmes de la vie, tant ceux de l'adolescence que les autres.
C'est aussi se poser des questions pour savoir qui l'on est, quelle est la personne que nous voulons devenir.

C'est aussi une magnifique histoire qui montre que le corps n'est, finalement, qu'une enveloppe charnelle : d'un jour sur l'autre, A change d'apparence, mais son âme reste la même. Et c'est magnifique.
En vous parlant de ce roman, j'ai peur de vous en dire trop, mais j'ai également peur de ne pas en dire assez. J'ai tellement envie de vous donner l'envie de lire ce roman et surtout, qu'il vous plaise autant qu'il m'a plu !
Une fois la dernière page tournée, je me suis sentie étrangement seule et j'ai eu du mal à entrer dans ma lecture d'après. Une chose est sûre, je lirai d'autres oeuvres de David Levithan qui, j'ai entendu dire, est très proche de l'auteur John Green... et ça ne m'étonne pas !


* Je suis né un jour bleu, par Daniel Tammet
(288 pages)

J'avais feuilleté ce livre à la Fnac il y a déjà pas mal d'années, peut-être 4 ou 5 ans. Je me souviens en avoir lu une bonne dizaine de pages. Le livre m'avait intéressé, mais rien d'extraordinaire.

Puis, tout récemment, je suis tombée un peu par hasard sur une chronique de cette autobiographie. Le souvenir de ma mini-lecture m'est revenu, et je me suis dit que le lire me serait largement bénéfique. Déjà par envie personnelle, mais aussi d'un point de vue scolaire. Comme vous le savez peut-être, je suis en école de psychomotricité, et ce genre de lecture ne peut être que bénéfique dans mon cursus, mais aussi dans la compréhension d'un syndrome si compliqué et toujours aussi peu connu, tant par les spécialistes que les patients et leur famille.

Dans cette autobiographique, on suit Daniel Tammet qui témoigne de sa vie de sa petite enfance jusqu'à actuellement (ou du moins 2009, date de parution). Daniel Tammet est atteint du syndrome d'Asperger une forme d'autisme (puisqu'en effet, il en existe plusieurs formes, toutes plus complexes les unes que les autres). De fait, Daniel Tammet a été très tôt capable de résoudre les problèmes ou de mémoriser des choses gargantuesques que des adultes "sains" (bien que je n'aime pas ce mot...) ne seraient pas capables de faire !
Dans ce témoignage, Daniel Tammet explique comment les choses s'établissent dans sa tête, et notamment le fait qu'il associe les chiffres à des couleurs, des perceptions,des formes. Il en est de même pour les mots ou les jours de la semaine, par exemple.
Puis, peu à peu, il nous embarque avec lui dans un voyage qui retrace sa vie de A à Z.

J'ai vraiment adoré ce livre. C'est admirable de voir à quel point un enfant autiste peut, peu à peu, se construire mais aussi se reconstruire face aux obstacles de la vie, et notamment en ce qui concerne les relations sociales : l'école, le travail, la vie amoureuse, etc.

Une lecture extrêmement enrichissante, tant pour celles et ceux qui côtoient des autistes (dans la famille, dans leur cercle d'amis ou par rapport à leur profession) que les autres.


* Charlie and the Chocolate Factory, par Roald Dahl
(176 pages)

J'ai hésité à vous écrire ma chronique en anglais, mais bon, je me suis dit qu'il ne fallait pas pousser ! En fait, Charlie and the Chocolate Factory est le premier livre entier que je lis en VO Anglais.

Récemment, je suis allée avec ma soeur au concert de Danny Elfman, le compositeur des musiques des films de Tim Burton. Parmi les nombreuses chansons, l'orchestre a joué quelques titres du film Charlie et la Chocolaterie, et ça m'a donné envie de le relire. Puis je me suis dit que ça pourrait être intéressant et enrichissant de le lire en Anglais puisque je connais déjà l'histoire en Français, j'ai vu plusieurs fois le film (y compris en VOSTFR) et que mon niveau d'Anglais n'est pas trop pourri;
Enfin, je dois avouer que l'Anglais me manque ! Dans mes études, je n'ai plus du tout d'Anglais, donc j'essaie de toujours y "toucher" grâce aux séries, aux films ou, comme ici, aux livres.

Je suis assez "fière" de voir que je n'ai pas eu de réel problème avec ma lecture. Evidemment, j'ai choisi une oeuvre abordable : n'oublions pas qu'à l'origine, Roald Dahl écrivait pour les enfants, ce qui fait que le niveau de langue est assez facile à comprendre.
Pour ce qui est de l'histoire, je suppose que vous la connaissez toutes et tous, donc pas de réelle nécessité à revenir dessus, mais assez étrangement, je dirais que la lecture est encore plus savoureuse en VO !

Enfin, pour celles et ceux qui aimeraient commencer la lecture en VO, je vous conseille chaleureusement de le faire à partir d'une liseuse. C'est ce que j'ai fait, et la lecture est bien plus rapide et fluide puisque la plupart des liseuses possèdent des dictionnaires bilingues intégrés. Bien plus pratique que d'avoir toujours un dictionnaire sur soi. Enfin, sachez qu'il est normal au début de ne pas pouvoir comprendre tous les mots de vocabulaire, mais c'est grâce à ce genre d'exercices que votre niveau sera de plus en plus fluide !
A ce propos, avez-vous des idées de lectures VO à me conseiller ?


Lectures Hallowctober



* Miss Peregrine et les enfants particuliers - tome 1, par Ransom Riggs
(438 pages)

J'ai mis dans ce livre dans ma sélection Hallowctober pour deux raisons : j'en entends énormément parler un peu partout sur la toile depuis maintenant 2 ans ; puis, je sais que ce livre va être adapté au cinéma en 2016 par Tim Burton, un réalisateur dont j'admire le travail.
D'ailleurs, chose assez étonnante, lorsque je lisais le roman, j'imaginais l'actrice Eva Green pour Miss Peregrine. Après ma lecture, je suis allée voir le casting du film, et j'ai vu que dans le rôle de Miss Peregrine, Tim Burton a choisi... la jolie Eva Green !

C'est une histoire assez particulière, comme le dit si bien le titre. On suit Jacob, un jeune garçon qui va vouloir lever le mystère sur de nombreux éléments de la vie fantasmagorique de son grand-père. Le résumé n'en dit pas beaucoup plus, et je trouve que c'est très bien comme ça : je ne sais pas vous, mais pour ma part, j'en ai franchement marre des résumés qui en disent trop !
Je ne sais pas si c'est parce que j'en attendais beaucoup, mais je n'ai pas trouvé cette lecture exceptionnelle, contrairement aux nombreuses avis que j'avais pu lire sur différents sites littéraires, chaîne Booktube ou blogs.

On peut dire que même si, globalement, ce fut une histoire agréable et intéressante, j'ai eu une lecture en dents de scie. Parfois, je lisais d'une traite une centaine de pages puis, ensuite, je bloquais sur quelques dizaines de pages... C'est dommage ! Mais je compte tout de même lire le deuxième tome.
En revanche, mention spéciale pour "l'objet-livre" : l'histoire est souvent agrémentée de photos et dessins qui correspondent à certains éléments du livres. Si vous en avez l'occasion, feuilletez-le : ça en vaut réellement la peine !


* Frankenstein ou le Prométhée moderne, par Mary Shelley
(352 pages)

S'il y a bien une oeuvre à lire en cette période d'Halloween, c'est Frankenstein ! De plus, si vous possédez une liseuse, vous pourrez le lire gratuitement puisque l'oeuvre de Mary Shelley est un classique tombé dans le domaine public.

Je fais partie de ces personnes qui connaissaient cette histoire sans pour autant l'avoir lu. Films, pièces de théâtres, dessins animés... il y a eu tant d'adaptations ! D'ailleurs, petite précision : Frankenstein n'est pas le nom de la créature, contrairement à ce que beaucoup pensent (et je le pensais également avant de lire l'oeuvre de Mary Shelley), mais le nom du scientifique, le créateur.

Je ne sais pas si j'ai aimé ou non ce roman. Le début du roman était très lent : l'auteur raconte la vie de Monsieur Frankenstein, scientifique totalement obsédé par les formes de vie et leurs fonctions/natures. Cependant, ces longues et laborieuses pages sont tout de même importantes pour la compréhension et, éventuellement, l'analyse de la suite du roman.
Pour être honnête, j'ai surtout apprécié les 60-70 dernières pages qui posaient de véritables questions philosophiques à propos des progrès scientifiques dans la perception que l'être humain a de sa propre vie mais aussi de celles qu'il veut créer. 
Extrêmement intéressant et plutôt déroutant pour l'époque : en effet, au XIXème siècle (Frankenstein a été publié pour la première fois en 1818), rarement la science était remise en question par les auteurs.
Ce roman est un savoureux mélange entre le romantique gothique et l'essai scientifique. Il faut juste savoir persévérer au début de sa lecture pour, finalement, se délecter de la suite de l'histoire.


* La Maison de la sorcière, par H.P. Lovecraft
(45 pages)

Les amateurs de lecture horrifique et/ou d'épouvante et/ou de fantastique vous le diront : H.P. Lovecraft est le maître en la matière et a inspiré de nombreux auteurs actuels, notamment le très célèbre Stephen King. D'ailleurs, King dit lui-même à propos de Lovecraft : "il est le plus grand artisan du récit classique d'horreur du vingtième siècle".

Je n'avais jamais tenté de lire une oeuvre de cet auteur, et à l'heure actuelle, je peux vous dire que j'ai eu tort. J'ai voulu commencer par une nouvelle La Maison de la sorcière qui fait parti du cycle du Mythe de Cthulhu.

C'est l'histoire de Walter Gilman, étudiant en mathématiques, qui vit dans une maison particulière d'un quartier pauvre d'Arkham. On raconte qu'une sorcière qui s'était échappée on ne sait comment de la prison de Salem en 1692, vivait durant un temps dans cette maison. Peu à peu, Walter sera pris d'angoisse et de paranoïa, notamment à l'approche de Walpurgis, la nuit de sabbat de fin avril.
Cette nouvelle me rappelait parfois Le Horla de Maupassant, bien que le style ne soit pas du tout le même.

J'ai adoré cette lecture. J'ai découvert, et beaucoup apprécié, le style de Lovecraft qui parvient, sans tomber dans le gore, à nous envelopper dans un sentiment de malaise et d'angoisse difficilement explicable. J'en lirai d'autres, sans aucune hésitation !


* Le Horla, par Guy de Maupassant
(environ 40-50 pages – format epub)

C'est justement en lisant La Maison de la sorcière de H.P. Lovecraft que j'ai voulu relire Le Horla de Guy de Maupassant, certainement mon "auteur classique" préféré. J'aime la fluidité et, finalement, la modernité de sa plume. J'aime également le côté grinçant et ironique qu'il emploie parfois pour critiquer les us et coutumes du XIXème siècle qui est un siècle qui, littérairement parlant, m'intrigue et me plait beaucoup.

J'avais lu Le Horla au collège, lors d'une séquence sur le fantastique (en 4ème il me semble, mais je n'en suis plus sûre). J'avais déjà beaucoup apprécié cette nouvelle, mais à cet âge là, lorsque l'on vous impose des lectures, il y a toujours une petite résistance : ce côté ado rebelle. Mais avec du recul, je sais que j'avais adoré.
Relire cette histoire environ 7 ans après est un peu différent puisque viennent s'ajouter des éléments d'analyses et de lecture qu'une jeune fille de 13-14 ans n'a pas forcément.

L'auteur arrive à nous plonger dans un doute absolument impossible à confirmer ou infirmer : le narrateur est-il fou ou le Horla existe-t-il réellement ? J'aime le fait que chacun puisse interpréter l'oeuvre et cette question comme bon lui semble !
Le Horla est donc pour moi un classique à lire absolument, le B.A.BA de la littérature fantastique, à lire à tout âge !


* Les Sorcières de North Hampton – tome 1, par Melissa de la Cruz
(360 pages)

J'ai souvent entendu parler de Melissa de la Cruz qui est un nom relativement connu de la littérature jeunesse/young-adult : tout de même 3 millions de livres vendus dans le monde !

Dans cette saga qui compte 3 tomes, nous suivons dans une petite ville américaine idyllique (ou.. pas !) trois sorcières : Freya, une jeune femme très séduisante et charmeuse ; Ingrid, la bibliothécaire timide ; et Joanna, leur mère, une femme posée et heureuse. Freya est sur le point de se marier mais est attirée d'une manière magnétique par le frère de son futur époux : Killian. Au cours de ces événements, mais aussi d'autres dont j'évite de vous parler de peur de vous gâcher la surprise, le secret des trois femmes de la famille Beauchamp risque d'être mis en danger...

J'ai adoré ce premier tome ! C'est léger, drôle et ça mélange sans aucun excès de nombreux aspects : amitié, amour, sorcellerie, humour, magie, etc. Cependant, je dois avouer que je suis très surprise que cette trilogie soit classée dans la catégorie "jeunesse" (sur le site de la Fnac, par exemple, il est indiqué "dès 13 ans"), tout simplement car le livre est ponctué de quelques scènes de sexe peut-être un peu... crues pour des jeunes filles de 13 ans. Après, peut-être est-ce moi qui suis trop vieux jeu, mais bon, si vous êtes une maman et que vous passez par ici, surveillez un peu les lectures de vos enfants !
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ces trois femmes très différentes les unes des autres, mais toutes les trois aussi drôles et sexy que piquantes et méchantes (parfois).

Mention spéciale pour l'aspect très important de la mythologie nordique que le roman présente au fur et à mesure. C'est une mythologie qui m'intéresse particulièrement (le fameux arbre de vie Yggdrasil et ses neuf mondes les aventures de Sigfried, le pouvoir du dieu Odin,...) et que je connaissais déjà un peu grâce à d'autres lectures ou à des sites spécialisés. Elle est abordée dans ce roman d'une manière un peu plus "ludique" et un peu plus romantique.
Il est évident que ce n'est pas un chef d'oeuvre de la littérature, mais une saga très sympa qui ne se prend pas au sérieux, parfaite en cette période d'Halloween !


* L'Échange, par Brenna Yovanoff
(250 pages)

Je regardais les livres classés horreur, fantastique ou thriller et je suis tombée un peu par hasard sur ce roman, notamment grâce à la couverture très particulière et intrigante si vous aimez ce genre de thèmes.

Dans ce roman, Brenna Yovanoff s'inspire librement d'une vieille légende celte, et vous connaissez mon amour pour cet univers. Pour vous résumer rapidement cette légende des changelins. Il s'agit en quelques sortes d'échanges d'enfants. Les fées s'emparaient d'enfants humains (souvent des nouveau-nés ou des enfants de moins de 1 an) et les remplaçaient par leurs propres enfants. Ces enfants changelins étaient élevés parmi les mortels mais gardaient la magie qui coulait dans leurs veines. Il est même raconté que dans certains cas, certaines mères laissaient volontairement leur enfant malade à la charge des fées (notamment dans certains endroits dits "non fréquentables" : certaines collines, des grottes, etc...). Elles étaient ainsi persuadées que leur enfant humain serait heureux et soigné parmi les fées. Si cette légende vous intéresse, je vous conseille cet article : ICI.

Dans son roman, l'auteure remanie cette légende de manière moderne. Il s'agit d'un jeune homme de 16 ans, Mackie Doyle, qui est un changelin (bien que le terme n'est jamais employé dans le livre). Dans sa ville, les échanges sont fréquents, mais on n'en parle pas. Par peur, par dégoût, par tabou. De ce fait, Mackie fait tout pour cacher sa particularité et ainsi éviter d'être persécuté. Pourtant, sa particularité est vraiment singulière : il ne supporte pas le contact (direct ou indirect) des métaux (d'où la couverture), et notamment le sang.
Un jour, un nouvel enfant disparaît, et cette fois-ci, Mackie va tenter de savoir ce qui lui est arrivé et de savoir d'où il vient.

J'ai une expérience un peu amer de cette lecture, je suis comme mi-figue mi-raison. J'ai aimé la trame de l'histoire, très originale et intéressante, le personnage principal, et l'ambiance, angoissante ni trop, ni trop peu. Mais j'ai comme l'impression que le roman ne reste qu'en surface du synopsis. Finalement, on ne rentre jamais totalement dans l'histoire qui n'est pas assez approfondie. Et lorsque l'on tourne la dernière page, on se dit "ah, c'est tout ?". C'est vraiment dommage...



* Les Sorcières de North Hampton, tome 2 : Le Doux baiser du serpent, par Melissa de la Cruz
(462 pages)

J'ai presque enchaîné les deux premiers tomes de cette série. Cependant, si j'ai passé un très bon moment avec le Tome 1, je dois dire que je me suis franchement ennuyée avec ce second tome...
Je n'y ai pas trouvé de réelle intrigue, les personnages restaient dans leur "zone de confort" et j'ai trouvé que les pages se ressemblaient plus ou moins toutes.


Je n'aurais pas grand chose à vous dire de plus, car en vous parlant en détail de ce second tome, je risque de vous dévoiler certaines choses qui se passaient dans le premier. Toutefois, j'aimerais savoir si je suis la seule à avoir aussi peu apprécié Le Doux baiser du serpent, et surtout, si ça vaut réellement la peine que je lise le troisième tome : Les Vents de Salem... ?




Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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