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lundi 1 mai 2017

7 semaines, plusieurs livres #20

Encore une période de lecture (du 6 mars au 24 avril 2017) peu fructueuse. J'ai eu tellement de choses à faire sur le plan étudiant que j'ai moins lu. Cependant, je dois avouer que toutes mes lectures ont été agréables, sauf peut-être une, la première que je vous présente, par laquelle j'ai été énormément déçue. En fait, j'ai même été scandalisée par ce bouquin. Je vous laisse découvrir tout ça !


* Guerilla, le jour où tout s'embrasa, par Laurent Obertone
Editions Ring, 414 pages
Ma note : 2,5/5

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire : une guerre civile éclate en France, à une époque assez proche de celle que nous vivons actuellement. L'auteur y incorpore les rôles des policiers, des syndicats et l'histoire se déroule sur 3 jours. Ce parti-pris temporel passe ou casse : soit le lecteur est totalement pris dedans et se lit une journée du roman par jour ; soit il s'ennuie. Je fais partie de la deuxième catégorie.

Pour ma part, j'ai trouvé le roman extrêmement long et surtout, bourré de clichés à propos des flics et des syndicats. J'ai trouvé certains propos à la limite du fascisme et de l'islamophobie. Et si vous me connaissez, vous savez bien que ce genre de mode de pensée est totalement intolérable pour moi. En fait, il suffit que je lise 2 ou 3 sous-entendus de ce genre pour que mon avis sur la lecture et l'auteur en général soit totalement biaisé par mes ressentis. Certains penseront que ces fameux propos seront en fait une dénonciation, mais j'ai eu un peu de mal à y croire tant ils sont violents.
Pardonnez-moi, mais je pense que Laurent Obertone est un homme à l'esprit bien fermé qui déteste le monde entier. Ça me gêne.

D'ailleurs, sur ses réseaux sociaux et en interview, Laurent Obertone se félicite de, je cite "défendre les policiers et parler de leurs souffrance". Alors oui, je suis d'accord : il faut en parler car les policiers, les militaires et tutti quanti n'ont pas la vie facile, loin de là. Mais ce que dit Laurent Obertone revient à cataloguer les militaires/policiers comme des hommes haineux, racistes, et désabusés de la société. Je suis désolée, mais ce n'est pas leur rendre service, au contraire !

Le côté "je suis pas raciste mais..." ambiant qu'il y a en France actuellement commence sincèrement à me taper sur le système, surtout en cette période d'entre-deux tours (au moment où j'écris mon article, soit le 27 avril), et Laurent Obertone ne fait que remuer le couteau dans la plaie. Genre "tiens connard, tu aimes les arabes/noirs/juifs/chinois/indiens (rayez la mention inutile !), bah je vais te montrer que tu as tort". J'ai eu du mal à me décrocher de ça !
Je mets tout juste la moyenne puisqu'il faut tout de même admettre que l'histoire est bien menée, malgré de nombreuses longueurs, et que le thème est plutôt culotté, donc un minimum remarquable. Mais mes valeurs font que je ne peux pas plébisciter un auteur aux idées racistes, désolée.


* La Sélection - tome 3 : L'Élue, par Kiera Cass
Editions R-jeunes adultes, 360 pages
Ma note : 3,5/5

Si vous avez suivi mes derniers bilans lecture, vous avez pu voir que j'ai passé de bons moments en lisant les tomes 1 et 2 de cette saga de Kiera Cass. Et après l'énervement suscité par ma lecture précédente, ça m'a fait un bien fou de me replonger dans la Sélection.
Ce troisième tome est assez intéressant sur le plan "historique" puisqu'on en apprend un peu plus sur comment les Etats-Unis se sont retrouvés en guerre civile et comment le monde à basculé (La Sélection étant une saga dystopique).

Malgré cela, j'ai trouvé le dénouement sans surprise et assez prévisible. Je ne peux pas vous en dire plus puisqu'il s'agit d'un tome 3.
Néanmoins, j'ai passé un bon moment divertissant en compagnie de L'Elue et je compte bien terminer cette saga pour voir où Kiera Cass va finalement nous conduire.



* Audrey retrouvée, par Sophie Kinsella 
Editions Pocket Jeunesse PKJ, 304 pages
Ma note : 3,5/5

Je connaissais Sophie Kinsella pour ses romans de chick-lit', notamment la saga de l'Accro du Shopping (que j'adore !) mais aussi quelques romans one-shot comme Très chère Sadie ou Lexi Smart a la mémoire qui flanche. Ce n'est que très récemment que Kinsella a commencé à écrire pour la jeunesse. Encore que, je pense que même les adultes pourront aimer ce roman, mais il est classé en jeunesse. J'aime beaucoup l'univers de cette auteure que je trouve frais et léger, parfait pour se détendre sans prise de tête, notamment en été.

Audrey retrouvée, sorti en mars 2016, nous raconte l'histoire d'une jeune fille de 14 ans souffrant de troubles anxieux très graves. Pour des raisons inconnues, elle est déscolarisée et reste chez elle toute la journée, fuyant ainsi le monde extérieur. Son psychiatre, le Docteur Sarah, va lui demander de tourner un film pour voir d'un autre oeil son entourage. Audrey commence donc à explorer le monde de sa famille, mais aussi un peu le monde extérieur.

L'histoire est assez bien trouvée et bien menée par Sophie Kinsella qui est toujours une déesse du page-turner. L'intrigue est intéressante puisque finalement, dans les romans jeunesse, les auteurs abordent rarement les thèmes de la dépression, de la phobie sociale et de la phobie scolaire. Ce livre pourrait donc aider plusieurs jeunes adultes. Cependant, si les raisons de ces troubles sont souvent évoqués à demi-mots, l'auteure n'explique jamais clairement ce qu'il s'est passé, et j'ai été carrément frustrée par cet élément. Jusque la dernière page, je m'attendais à ce que moi, lectrice, je partage un peu plus avec le personnage, même si le harcèlement scolaire est subtilement évoqué
Sans cette absence d'explication, j'aurais facilement pu donner 4 voire 4,5 à ce roman, mais la frustration m'en empêche.

* La Cicatrice, par Bruce Lowery
Editions J'Ai Lu, 202 pages
Ma note : 4/5

J'avais vu ce roman en lisant un article "Ces classiques immanquables" du ELLE. Je dois dire que je n'ai pas été déçue de suivre les conseils de ce magazine féminin. Attention, ce livre est une petite pépite ! 
Ecrit en 1960 par Bruce Lowery, La Cicatrice est écrit du point de vu de Jeff, un jeune garçon de 13-14 ans, aux Etats-Unis en 1944. Jeff est un petit garçon heureux et aimé de sa famille. Mais il a un petit souci : la cicatrice due à son bec de lièvre lui vaut toutes les remarques et méchancetés possibles de ces camarades de classe. Jeff intériorise toute la douleur dont il est victime, n'osant pas en parler à ses parents.

La Cicatrice est un roman que j'ai trouvé bouleversant sur l'injustice, la moquerie, la peur de la différence et de l'inconnu, ainsi que du harcèlement scolaire. Bien qu'écrit il y a environ 50 ans, je trouve que les problèmes abordés par l'auteur sont toujours d'actualité. Comme quoi, que ce soit en 1960 ou en 2017, les enfants ont toujours été cruels entre eux, et contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, ce n'est pas uniquement à cause des réseaux sociaux !
Je conseille fortement cette lecture que j'ai trouvée émouvante et bouleversante.


* Pour un soir seulement – journal (sexuel) d'une ex-petite moche, par Thomas Raphaël
Editions J'Ai Lu, 404 pages
Ma note : 5/5

Depuis son premier roman La Vie commence à 20h10, je suis une grande fan de l'auteur Thomas Raphaël. C'est assez intéressant de lire de la chick-lit' (ou presque) écrite par un homme. Je trouve que le point de vu est un peu différent, un peu plus grinçant et cynique : tout ce que j'aime !

Dans Pour un soir seulement, Thomas Raphaël nous plonge dans le journal intime de Julie, bordelaise d'une trentaine d'années, retoucheuse photo, qui galère un peu dans sa vie sentimentale. Inscrite sur un site de rencontres assez connu (Meetic, pour ne pas le citer), elle n'arrive pourtant pas à rencontrer du monde.
A la suite d'une vilaine chute, elle va faire un scanner et découvrir qu'un anévrisme, présent depuis plus mois/années, risque à tout moment de se briser. Son neurologue va donc lui conseiller de se faire opérer, tout en lui précisant qu'il y a des risques qu'elle ne se réveille pas. Julie va beaucoup réfléchir, mais peu à peu, elle va se dire qu'elle préfère profiter de manière plus ou moins insouciante de sa vie et va repousser l'opération de jour en jour.
Elle va changer son annonce Meetic, un poil gnian-gnian, en une accroche bien plus catchy : "pour un soir seulement".

J'ai juste A-DO-RÉ, mais genre vraiment ! Thomas Raphaël aborde ici les petits tracas du quotidien que nous connaissons toutes. Si Bridget Jones compte ses calories et ses verres d'alcool consommés, Julie, quant à elle, compte la probabilité de mourir de son anévrisme. Dit comme ça, c'est absolument horrible, mais tout le roman est construit sur un humour noir qui, personnellement, me plaît beaucoup. Enfin une manière drôle et cynique d'aborder la maladie ! Petite précision pour celles et ceux que ça pourrait gêner : contrairement au titre, il n'y a pas réellement de passage purement sexuel.

J'ai également beaucoup aimé la place accordée au "pouvoir" et aux "freins" féminins. Comme par exemple le fait qu'une femme qui désire des relations d'un soir sont souvent mal vues, contrairement aux hommes dont le comportement semblable ne choque jamais personne. Thomas Raphaël a ce petit côté féministe que j'ai trouvé intéressant.
Cette sorte de version française de Bridget Jones (mais en mieux !) est absolument géniale, drôle et émouvante. Un roman feeling-good absolument incontournable pour l'été qui arrive !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mercredi 8 mars 2017

7 semaines, plusieurs livres #19

Cette dernière période de lecture (du 16 janvier au 6 mars 2017) a été très peu fructueuse ! D'une manière assez incompréhensible et plutôt étonnante, j'ai été prise d'une énorme flemme : mon corps et mon esprit avaient envie de tout... sauf de lire sauf fin février/début mars ! 
Je pense avoir une petite explication quant à cette déchéance intellectuelle : pendant deux mois non-stop (décembre et janvier), j'ai été en examens. 
Entre écrits et oraux, je crois que mon cerveau a littéralement fondu lorsque tout ceci est passé (j'ai passé mon dernier oral le 26 janvier). 
Du coup, je crois que mon esprit a eu besoin d'une petite pause. Mais peu importante, j'ai quand même eu le temps de lire, et je dois dire que finalement, j'ai lu peu mais bien !


* Une Braise sous la cendre – tome 2 : Une Flamme dans la nuit, par Sabaa Tahir
Éditions Pocket Jeunesse (PKJ), 544 pages
Ma note : 4/5

Si vous me suivez depuis au moins une année, vous savez que le roman Une Braise sous la cendre de Sabaa Tahir avait été un immense coup de coeur. Une des plus belles lectures de toute ma vie, oui oui ! Si vous désirez (re)lire ma chronique, c'est par ICI.

Ce second tome est à la hauteur du premier ! Pour être tout à fait honnête, j'avais tellement aimé le premier que j'avais peur d'être déçue par cette suite, Une Flamme dans la nuit. J'ai été absolument ravie de retrouver ces personnages que j'aimais tant, notamment Elias et Laia.
Finalement, c'est une excellente suite bien qu'il y ait eu quelques petites longueurs à mon goût. J'ai trouvé intéressant d'avoir le point de vue d'Helene, partagée entre ses devoirs vis-à-vis de l'Empire et ses valeurs, ses sentiments. 
Cependant, la mise en place du triangle amoureux ne m'a pas plu. C'est assez bateau, et je regrette que Sabaa Tahir soit tombée dans cette "facilité", elle qui nous offrait un roman original et loin des clichés classiques de la dystopie et du new adult !

La fin est absolument magistrale puisqu'elle laisse sous-entendre qu'il y aura une suite, et sincèrement : j'ai vraiment hâte. Sabaa Tahir nous offre une suite à la hauteur de son premier tome !


* Quand la nuit devient jour, par Sophie Jomain
Éditions Pygmalion, 224 pages
Ma note : 4/5

S'il y a une question sanitaire encore relativement taboue en France (et ailleurs !), c'est bien l'euthanasie volontaire. Nous avons tous notre avis sur la question, ou du moins c'est ce que nous pensons. Sans pour autant rentrer dans le débat, je suis totalement pour. Etant dans le milieu du soin et de la rééducation, la souffrance fait plus ou moins partie de ma profession, et je suis intimement convaincue que chacun(e) a le droit de mourir dignement, sans souffrir, sans endurer les terribles épreuves de la vie qui continue alors qu'on souhaite mourir.

Dans ce roman, l'auteure Sophie Jomain, qui nous habituait jusqu'ici à des romances fantastiques, nous plonge ici dans le quotidien très pesant de Camille, une jeune trentenaire qui souffre depuis son adolescence, voire son enfance. Entre troubles du comportement alimentaire et dépressions à répétition, Camille ne tient plus et demande à mourir sans pour autant passer par la "case suicide". Evidemment, étant en France, Camille ne peut pas émettre une telle requête. Elle va donc faire des démarches pour procéder à une euthanasie volontaire en Belgique, pays où elle est légale.

L'histoire est racontée du point de vue de Camille, ce qui fait qu'elle est d'autant plus poignante. Nous la suivons de son enfance au moment où elle entre en clinique pour l'euthanasie. 
C'est un roman absolument brillant, puisque que vous soyez pour ou contre, Sophie Jomain amène des arguments pour les deux "camps".
C'est un très beau roman qui ne bascule jamais dans le pathos. Une belle ode à la vie, mais aussi au droit de mourir lorsque l'on souffre. A lire absolument pour les personnes qui s'intéressent à la question, ou les étudiants en santé/médecine qui se posent des questions sur la dépression et les TCA.


* La Sélection – tome 1, par Kiera Cass
Éditions R-jeunes adultes, 360 pages
Ma note : 4/5

Voilà plusieurs années que j'entendais parler de cette fameuse saga à la croisée des chemins entre dystopie, young-adult et romance. Je n'avais pas particulièrement une grande envie de me lancer dans cette lecture, mais après avoir lu Quand la nuit devient jour dont je parle précédemment, j'ai eu besoin de quelque chose de léger, un brin "cucul-pompon" !

L'histoire nous plonge dans le monde d'Illéa. Ce pays est ce qui est actuellement les Etats-Unis, et nous le retrouvons plusieurs centaines d'années après notre époque. Plusieurs guerres ont éclaté, puisque les personnages évoquent une Troisième et une Quatrième Guerre Mondiale. Illéa est une monarchie qui divise ses membres en castes, les Huit étant considérés comme des exclus, des parias de la société.
La tradition veut que le Prince choisisse sa future femme à l'aide de la Sélection, sorte de jeu de télé-réalité royale. 35 jeunes femmes sont sélectionnées parmi toutes les jeunes femmes de plus de 16 ans à Illéa, toutes castes confondues. Petit à petit, c'est le Prince Maxon qui "éliminera" les candidates pour finalement n'en garder qu'une : sa femme, la Princesse.

Nous suivons America Singer, une Cinq, qui vit tant bien que mal dans sa caste en s'accrochant jours après jours. Bien qu'elle n'en ait pas envie, elle s'inscrit à la Sélection pour permettre à ses parents de toucher une sorte de rente : plus elle reste longtemps dans le jeu, plus sa famille perçoit d'argent. Pendant ce temps, elle vit la vie de château au Palais.
Mais vous vous doutez que les choses ne seront pas si faciles et qu'il ne suffira pas uniquement de faire office de présence au Palais, d'autant que certaines candidates sont prêtes à tout pour remporter la main de Maxon, et donc la couronne !

J'ai passé un excellent moment avec ce premier tome. L'histoire est assez intéressante et bien rythmée. Peu à peu, on en apprend plus sur comment les USA sont devenus Illéa, et cet aspect "historique" m'a plu. Evidemment, on n'échappe pas aux clichés des romances young-adult et des dystopies, mais j'ai vraiment apprécié cette lecture légère et agréable. La preuve, j'ai directement embrayé sur le second tome !


* La Sélection – tome 2 : L'Elite, par Kiera Cass
Editions R-Jeunes adultes, 324 pages
Ma note : 3/5

Ce second tome était également plaisant à lire, bien que je lui ai préféré son grand frère. Ici, les intrigues se succèdent plus difficilement et moins rapidement. L'arrivée d'un triangle amoureux (oui, encore lui !) et venu rajouter une couche quant aux clichés du genre.

Malgré tout, je poursuivrai la saga puisque Kiera Cass est très douée sur ce point : elle est capable de vous coller de véritables cliff-hanger à 10 pages de la fin du tome...! 

C'est bien fait et du coup, on tombe dans le panneau ! A voir si la suite est tout aussi agréable et intéressante.







Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mercredi 25 janvier 2017

7 semaines, plusieurs livres #18

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour le #18 de ma rubrique 7 semaines, plusieurs livres qui recouvre la période du 28 novembre 2016 au 16 janvier 2017. Cette période regroupant mes deux examens du S3 (mi-décembre et mi-janvier), je n'ai pas énormément lu, mais il y a tout de même eu de belles lectures. Je vous laisse les découvrir !


* Love Letters to the Dead, par Ava Dellaira
Editions Michel Lafon, 327 pages
Ma note : 2,75/5

J'entendais parler de cette histoire depuis déjà plusieurs années, mais comme d'habitude quand on entend trop parler de quelque chose, je préfère attendre que le phénomène "se tasse". Et malgré cette attente, j'ai tout de même été déçue par ce livre. En soi, c'est une jolie histoire, bien écrite et bien menée, mais les blogs et les chaînes littéraires en ont tellement fait tout un foin que je m'attendais à quelque chose de grandiose.

Le "système" du roman est cependant vraiment innovant : le récit est raconté à la première personne, puisque nous suivons Laurel, jeune lycéenne, qui écrit une sorte de journal intime sous forme de lettres destinées à des personnalités célèbres décédées. Parmi elles : Kurt Cobain, Janis Joplin, Amy Whinehouse, ou encore Judy Garlan. Laurel se confie à elles, notamment en ce qui concerne le tragique décès de sa soeur May, survenu il y a quelques mois dans le récit, décès dont on apprend au fil de l'histoire les circonstances.
Cette manière d'écrire est vraiment originale, et c'est le point fort du roman. L'écriture est belle et sensible, bien qu'un peu larmoyante.

Cependant, pour être tout à fait honnête, je me suis ennuyée pendant une bonne partie de l'histoire : au moins 1/4 du roman, si on cumule tous les moments où j'ai, en quelque sorte, lu en diagonale (oui, je l'avoue !). J'ai trouvé le roman extrêmement long alors que finalement, il fait à peine plus de 300 pages, sachant qu'il m'arrive de dévorer des briques de 600 pages et plus ! Comme dit plus haut, j'ai également trouvé la plume un peu larmoyante, à la limite du pathos.
Oui, cette jeune fille doit être totalement dévastée d'avoir perdu sa grande soeur, je m'en doute, mais ce n'est pas une raison pour crier sur tous les toits à quel point elle est malheureuse, à quel point sa vie est nulle, à quel point elle aurait aimé être comme sa soeur, à quel point..., etc. Par moment, Laurel m'a sincèrement couru sur le haricot par son immaturité, son égoïsme et son égocentrisme.
Les personnages sont tous très clichés : Laurel, bien entendu, mais aussi Sky, le "beau garçon ténébreux". Je ne sais pas vous, mais j'en ai clairement ma claque des pseudos-romances où le garçon est un être torturé et mystérieusement beau !

Bref, je mets une note correcte (2,75/5) pour l'originalité du roman et le thème qui, en tant que tel, était intéressant. Mais cette lecture si mièvre ne mérite pas réellement toutes les louanges à son sujet.


* La Liste de Noël, par Jojo Moyes
Edition numérique uniquement - Brage, 15 pages
Ma note : 2,5/5

Pendant les fêtes de fin d'année, le site de la Fnac proposait des ebooks gratuitement pour (re)découvrir des auteurs. Parmi toutes mes trouvailles, j'ai jeté mon dévolu sur une nouvelle de Jojo Moyes (aka l'auteur d'Avant Toi, que j'avais adoré) : La Liste de Noël

Bon... Je n'ai jamais été particulièrement fan des nouvelles, puisque j'adore suivre pendant un certain temps une même histoire. Généralement, avec la nouvelles, j'ai une impression de "trop peu". Ce fut également le cas avec La Liste de Noël
Nous suivons une jeune femme qui galèrent dans ses courses de Noël partagée entre la tyrannie de son mari et celle de sa belle-mère. Mais elle va rencontrer un chauffeur de taxi qui va lui faire réviser ses priorités dans la vie.

C'était une histoire un peu mielleuse mais dont la morale était plutôt mignonne. Cependant, elle n'en vaut pas particulièrement la peine. Désolée Jojo Moyes, mais les romans vous vont mieux !


* Phobos, tome 3 – Il est trop tard pour renoncer, par Victor Dixen
Editions R – Jeunes Adultes, 624 pages
Ma note : 4/5

Si vous êtes relativement présent sur la blogo littéraire ou sur Booktube, vous n'avez pas pu passer à côté du phénomène de la saga Phobos, écrite par Victor Dixen. Cette histoire nous permet de vivre au jour le jour et presque 24h/24 le quotidien de 12 jeunes adultes envoyés sur Mars dans le cadre d'une téléréalité ayant pour but la conquête martienne. 6 filles et 6 garçons vont, à la fin de leur voyage spatial, former 6 couples pour peupler Mars. Mais bien entendu, rien ne va réellement se passer comme il le faut, entre manipulations politiques et appât du gain.

Je ne vous en dis pas plus, mais ce tome 3 était très bien. A la hauteur du 1er, et bien meilleur que le 2ème que j'ai trouvé quelque peu décevant. Ce troisième tome, Il est trop tard pour renoncer, met bien en avant les magouilles politiques liées à cette conquête spatiale ainsi que les tensions géopolitiques. Ces éléments pourront éventuellement décevoir celles et ceux qui préfèrent l'action "pure et dure" ou l'aspect romantique du speed-dating martien, mais je trouve ça vraiment bien ! Victor Dixen élargit un peu la vision qu'il donne du roman en permettant d'ouvrir l'histoire sur des aspects bien plus "adultes" que les deux premiers tomes.
Une belle réussite qui, paraît-il, devrait compter une 4ème tome. Je pense que la fin de celle-ci pourrait suffir, mais pourquoi pas !

Vous pouvez (re)lire ma chronique du tome 1 ICI et ma chronique du tome 2 ICI. Les deux sont garanties sans spoilers !


* Je t'ai rêvé, par Francesca Zappia
Editions R – Jeunes Adultes, 450 pages
Ma note : 4/5

Cette histoire est aussi perturbante que passionnante ! Francesca Zappia nous embarque dans une histoire assez hors du commun et aborde un thème très peu abordé dans la littérature : la schizophrénie. Nous suivons Alex qui a été diagnostiquée schizophrène dans sa petite enfance. L'histoire commence réellement au lycée lorsqu'elle voit un jeune homme qu'elle est sûre d'avoir déjà rencontré lorsqu'elle était enfant, lors de ses premières crises. Se pose alors la question fondamentale : est-ce sa maladie ou est-ce la réalité ?

Je t'ai rêvé, c'est la jolie histoire d'une bataille contre une maladie invisible : la schizophrénie. Contrairement à ce que peuvent penser de nombreuses personnes, les schizophrènes sont rarement dangereux. La plupart du temps, ils souffrent beaucoup de cette maladie puisque justement, ils peuvent être conscients de leurs troubles (une fois que le diagnostic a été posé, bien évidemment) : ils se mettent alors à douter de tout ce qu'ils vivent, de tous ceux qu'ils côtoient, etc.
Francesca Zappia parvient très à mettre sur papier les doutes et les incompréhensions de son personnage, ce qui permet au lecteur de s'inscrire dans une relation empathique. Les personnages secondaires sont intéressants et très bien incorporés à l'histoire.
L'histoire est bien menée, le lecteur est dans le même cas qu'Alex : il doute de tout, mais parfois sur certains points à se laisser berner. La fin est absolument fantastique. Je le conseille fortement !


* The Picture of Dorian Gray, par Oscar Wilde – lecture VO
Editions Longman, 253 pages
Ma note : 5/5

En 2017, est-il encore nécessaire de présenter ce roman cultissime du grand auteur anglais Oscar Wilde ? Si ? Bon, d'accord... mais uniquement pour le plaisir alors ! Le jeune Dorian Gray est un garçon magnifique à qui la vie sourit dans tous les domaines. Dorian est surtout obnubilé par sa propre beauté et sa jeunesse qu'il pense infinies. Lorsque son ami Basil Hallward peint son portrait, Dorian est subjugué par l'aspect intemporel du tableau. Suite à un terrible pacte, le visage de Dorian ne bouge plus : c'est son portrait qui vieillit. Mais comme vous le savez, aucun pacte n'est innocent ou "gratuit"....

Nous avons toutes et tous entendu parler de cette histoire culte au moins une fois dans notre vie. C'est même devenu une sorte de moral contre la vanité, le narcissisme et l'outrecuidance. Mais si vous avez l'occasion de lire au moins une fois l'oeuvre originale, je vous le conseille vivement : cette histoire est magnifique et je pense que je n'ai pas besoin de commenter la sublime plume d'Oscar Wilde. Comme je connaissais déjà l'histoire et que je l'avais lue il y a quelques années, j'ai voulu me lancer dans une relecture en VO. Je crois que je n'ai jamais lu une oeuvre VO d'un tel niveau, et je ne suis pas peu fière de moi, il faut l'admettre ! Le niveau de langue n'était pas évident, mais je me suis accrochée et après plus de 15 jours de lecture, j'ai pu terminer The Picture of Dorian Gray. Une belle expérience ! D'ailleurs, il existe une sublime version illustrée/BD qui me fait de l'oeil aux éditions Daniel Maghen Eds, mais je trouve l'album un peu cher...


Et vous, qu'avez-vous lu récemment ?

mercredi 30 novembre 2016

7 semaines, plusieurs livres #17

Ces sept dernières semaines de lecture ont été un peu compliquées ! Entre le rythme de mes journées qui s'accélère, mes recherches qui me prennent du temps et tout ce qu'il y a autour, je n'ai pas énormément lu, d'autant que courant octobre, j'ai eu une grosse panne de lecture.
Cependant, je viens aujourd'hui pour le #17 de 7 semaines, plusieurs livres avec 7 oeuvres à vous présenter.


* Noir & Blanc, par Léon Troisjoueur
Editions Lulu, 314 pages
Ma note : 3,5/5

Lorsque Léon Troisjoueur m'a fait parvenir son roman, j'ai été tout de suite attirée par la couverture. Vous le savez certainement : je suis une tatouée-intéressée, c'est-à-dire que j'aime autant les tatouages sur moi que sur les autres. Avec cette couverture, qui aura beaucoup de sens dans la suite du roman, c'est quitte ou double : on aime, ou on n'aime pas. Pour celles et ceux que ça intéresse, cette photo est celle d'un tatouage réalisé par Romain, un tatoueur spécialisé dans le maori qui tatoue sur Paris. J'ai reconnu son oeuvre, et ça peut paraître un peu idiot, mais j'ai trouvé cela "rassurant".

Dans Noir & Blanc, Léon Troisjoueur nous présente la vie un brin pépère de Laurent. En parallèle, nous suivons Gabrielle, une jeune femme qui a passé plusieurs années au Japon, au sein d'une culture qui l'a marquée. Le destin de ces deux personnages se croisent au Japon : la fougue et la sensualité de Gabrielle viennent côtoyer la vie routinière de Laurent. Ils se revoient par la suite en France par un ami commun. Une (re)rencontre qui prendra une autre tournure.
Il m'est difficile de parler de Noir & Blanc sans trop vous en dire, tant chaque élément en amène un autre, puis un autre.

A titre personnel, j'ai été surtout marquée par la partie III. Peut-être par rapport à mon métier et à mes expériences passées, je ne sais pas... Mais cette partie est une petite leçon de vie quant au caractère éphémère et fragile de la vie humaine. Finalement, j'ai interprété Noir & Blanc comme un récit de vie, entre les déboires et les ascensions émotionnelles d'un homme parfois perdu mais qui a su retrouver son chemin.


* Les Stagiaires, par Samantha Bailly
Editions Milady, 350 pages
Ma note : 4/5

Après la panne de lecture qui est venue m'envahir après ma lecture de Noir & Blanc, j'ai eu besoin d'une lecture feeling-good. Dans ces cas-là, quoi de mieux qu'un roman de Samantha Bailly ? Vous le savez : j'adore cette auteure. J'aime son écriture simple et sans prétention qui permet de faire passer un message tout en permettant un bon divertissement au lecteur. La simplicité est souvent, en littérature, un point positif qui créer un lien particulier entre l'auteur et ses lecteurs.

Avec Les Stagiaires, Samantha Bailly nous raconte les galère sentimentales, professionnelles et financièrement d'un petit groupe de jeunes bossant dans un entreprise d'édition de mangas et de jeux vidéos. Ces quatre stagiaires viennent tous d'un univers différent mais ont en tête un seul but : s'intégrer et se faire une place dans un milieu où les contrats précaires sont fréquents.
Le roman est raconté selon deux points de vue : celui d'Ophélie, jeune provinciale montée à Paris pour son stage, et celui d'Arthur, jeune homme des beaux quartiers parisiens. Ces deux visions radicalement opposées permettent une exploitation riche et intéressante d'une situation délicate que de nombreux jeunes connaissent actuellement : le stage.

C'est drôle, c'est émouvant, c'est parfois révoltant, mais c'est surtout un excellent moment de lecture. J'ai adoré !


* Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, par Armelle Damen
Editions Edilivre, 50 pages
Ma note : 3/5

C'est mon amie Armelle qui a publié ce petit recueil de nouvelles il y a plusieurs mois. 
Dans Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, Armelle nous confie plusieurs de ses pensées sur des thèmes très différents les uns les autres, qu'ils soient joyeux et optimistes, ou tristes et angoissants.

J'ai bien aimé le style, parfois un peu oral, qui permet une certaine connivence entre Armelle et ses lecteurs. Cependant, et ça m'a un peu gênée, je trouve qu'il y a une part un petit trop peu importante autour de la religion.

En tout cas, je remercie encore une fois Armelle de m'avoir fait parvenir son livre !


* Hogwarts : An incomplete and unreliable Guide (Short stories from Hogwarts, part 3), par J.K. Rowling
Editions Pottermore Presents (livre numérique), 71 pages
Lecture VO
Ma note : 4/5

Suite et fin de la petite trilogie de nouvelles publiées par J.K. Rowling sur l'univers plus ou moins caché d'Harry Potter. Ce troisième et dernier tome a certainement été celui que j'ai préféré. J.K. Rowling nous plonge dans l'univers si particulier et magique de Poudlard.
Il est à mon sens le tome de la trilogie le plus travaillé, le plus diversifié et le plus abouti.

Nous y apprenons en détail les origines de la plateforme 9 3/4, de la carte des maraudeurs et du Choixpeau magique ; les secrets autour du château, du parc et du lac ; le passé des fantômes de Poudlard, l'historique des cours ; et enfin les quelques objets mythiques du château : la Pensine, le Miroir du Riséd, etc.

Encore une fois, cette trilogie de nouvelles est une bonne idée de J.K. Rowling pour garder le "contact" avec les mordus d'Harry Potter, mais n'est pas nécessaire si vous appréciez l'univers sans en être totalement dingue.


* Les Derniers jours de Rabbit Hayes, par Anna McPartlin
Editions Le Cherche-Midi, 464 pages
Ma note : 2/5

Sacrée déception, cette histoire de Rabbit Hayes....! Dans ce roman, nous suivons, comme l'indique si bien le titre, les derniers jours de Rabbit Hayes, une femme d'une quarantaine d'années atteinte d'un cancer. Entre souvenirs d'enfance et péripéties liées à la maladie, Rabbit nous raconte tout. J'avais tellement de bien sur les critiques de ce roman que je m'attendais à être totalement subjuguée. Malheureusement, ça n'a pas été le cas. 

En réalité, ce roman m'a tour à tour ennuyée ou énervée. Ennuyée puisque malheureusement, entre quelques rares jolies citations, il ne se passe absolument rien. Certes, parfois il ne se passe pas grand chose dans un roman, mais tout ce qu'il y a autour permet de "relever" le niveau (l'ambiance, les personnages, le style d'écriture...)... mais non ! Enervée parce que les clichés sont bien trop nombreux et bien trop gros !

Je n'ai pas été émue Rabbit Hayes, bien que le sujet m'intéresse. Elle m'a parfois semblée égoïste et immature. Par exemple, elle n'a pas dit à sa fille qu'elle avait un cancer. Dans le cas où l'enfant est très jeune, je peux aisément le comprendre (aborder la maladie et la mort avec des enfants de moins de 10 ans peut parfois être compliqué), mais ici, la fille de Rabbit est adolescente. Ce type de comportement m'a paru totalement déplacé et insensé.
Le lecteur connaît la fin dès les premières pages, mais ce n'est pas ça qui est gênant. Ce qui est gênant, c'est cette fin expéditive et bâclée que j'ai même trouvé complètement dénuée de sentiments et d'émotions.

Quitte à lire un livre sur le cancer et la fin de vie liée à la maladie, je vous conseille plutôt le très connu Nos Etoiles Contraires de John Green ou Au nom d'Alexandre d'Olivier Auroy : des romans bien plus sincères et plus travaillés.


* Demain les chats, par Bernard Werber
Editions Albin Michel, 320 pages
Ma note : 3/5

Vous n'avez pas pu passer à côté de ce roman dont la couverture est absolument partout : sur internet, en librairie, en grandes surfaces, dans les kiosques à journaux parisiens, etc. Comme toujours avec Werber, le titre est aussi minimaliste qu'il est intrigant.
Le synopsis est absolument brillant : la chatte Bastet fait la connaissance de Pythagore, un chat siamois assez particulier qui dispose d'un Troisième Oeil. Par ce Troisième Oeil, Pythagore a accès aux connaissances des êtres humains et à leur Histoire. Cette Histoire de l'Humanité, il va la raconter à Bastet au moment où la guerre éclate en France, suite à plusieurs attaques terroristes.

Dans ce roman, Werber nous brosse le portrait des êtres humains, dans leurs bons comme dans leurs mauvais côtés. Le parallèle avec l'actualité est assez poignant et amène à réfléchir. Par les récits de ce chat, Werber nous offre une véritable critique de la société contemporaine.
Cependant, c'est la deuxième moitié du roman qui me chiffonne un peu : elle est un peu "too much" à mon sens. Je n'en dis pas plus, mais comme on dit familièrement : "ça se barre en c..." !

C'était mon premier roman de Werber : je savais déjà qu'il était un peu "perché". Bien que j'ai adoré la première moitié de ce roman, je n'ai pas du tout été convaincue par la suite. Cette lecture mi-figue mi-raisin me laisse un goût légèrement amer ; de ce fait, si vous connaissez bien les oeuvres de Bernard Werber, n'hésitez pas à me conseiller un roman qui pourrait me faire changer d'avis !



* Le Père Noël était presque parfait, par Rose M. Becker
Editions Addictves, 189 pages
Ma note : 4/5

Dans un trou paumé à la frontière canadienne, une jeune femme d'une vingtaine d'années, Calista, s'ennuie profondément. Elle travaille dans le café familial en complément de ses études de psychologie. Entre une mère envahissante et une grand-mère complètement barrée, Calista est comme "en otage" dans cette ville qu'elle aime autant qu'elle n'aime pas : elle rêve d'indépendance, mais c'est financièrement impossible. En cette période de fêtes de fin d'année, Calista sait que le café va devoir fermer et déposer le bilan.
Un jour, en promenant son chien Viking, elle tombe en pleine forêt sur un homme ayant l'air blessé. Elle le recueille chez elle le temps qu'il aille mieux. Peu à peu, elle s'attache à lui mais regrette également le fait qu'il ne se confie pas et qu'elle ne sache rien de lui.

Ma chronique de ce roman sera aussi rapide qu'efficace : c'était super sympa dans le genre conte de Noël. Qui dit conte de Noël dit niaiseries, bons sentiments, et fin qui se sent à des kilomètres. Mais très sincèrement, tous ces bons sentiments m'ont fait du bien. Ça se lit très vite (en même pas 24h) et on en redemanderait peut-être même encore !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mercredi 9 novembre 2016

Les grandes questions lecture

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L'autre jour, la blogueuse littéraire Lemon June a sorti une vidéo autour de quelques questions "existentielles" que ce sont parfois posées les lecteurs et lectrices. Elle a intitulé ce TAG : « Les grande questions lecture ». Je pense qu'il est inutile de vous rappeler à quel point la lecture occupe une place importante dans ma vie. Je lis depuis très longtemps, depuis que je sais lire, en réalité. Je lis un peu de tout même si, comme tout le monde, j'ai mes préférences.
J'ai trouvé que les questions posées par Lemon June étaient pertinentes et pouvaient en intéresser certain(e)s : que ce soit de lire mes réponses ou tout simplement d'y répondre vous aussi, soit en commentaires soit en un article sur votre blog, si vous en possédez un. En tout cas, j'espère pouvoir discuter de tout ceci avec vous !


Les jolies couvertures

Je pense que comme tout être humain, je suis sensible à ce qui est beau. Normal. Cependant, en ce qui concerne mes lectures, je ne suis pas particulièrement influençable par les jolies couvertures. En tout cas, je n'ai jamais acheté un livre sur un coup de tête uniquement pour sa couverture. Quand je trouve un livre beau, je lis son résumé. S'il me tente, je le prends, sinon, tant pour pis pour la jolie couverture, je le repose. Et parfois, heureusement que ne s'arrête pas uniquement à la couverture ! Ça a par exemple été un peu le cas avec Paranoïa de Melissa Bellevigne. J'ai trouvé l'histoire très sympa, en revanche je déteste la couverture. Dans le sens inverse, je trouvais la couverture des Clans Seekers d'Arwen Elys Dayton absolument fantastique, mais ce roman a été un gros bide pour ma part.
Bref, il ne faut vraiment pas s'arrêter aux couvertures !

D'autant que je lis à 80% sur liseuse depuis environ 1 an et demi : la couverture n'a plus aucun impact sur mes choix, puisque je ne la vois jamais.
Après, il faut admettre que certaines maisons d'éditions font de très beaux efforts sur les couvertures, actuellement ! A titre personnel, j'aime les couvertures qui ne sont pas trop chargées et qui mettent en valeur le titre ainsi que le fond de l'histoire. J'ai une profonde aversion pour les couvertures qui proposent des visages ou des portraits. Sinon, il y a aussi une autre chose dont j'ai horreur : quand un livre est adapté au cinéma/à télévision et que l'éditeur modifie sa couverture en utilisant l'affiche du film. Je trouve ça très laid et, pour ma part, un peu rédhibitoire.


La PAL (pile à lire)

Le terme « Pile à lire », ou PAL, a été créé assez récemment avec les blogs et vidéos sur les livres. Avoir une PAL est le fait d'avoir plusieurs livres en « réserve ». De ce fait, quand on achète un nouveau livre, il va dans notre PAL, et lorsqu'on termine une lecture, on se dirige vers cette fameuse PAL. Il existe aussi des PAL à thèmes : Halloween, Noël, les vacances d'été, etc.
Je pense que malgré nous, nous avons plus ou moins tous une PAL (on a forcément chez soi un livre acheté il y a quelques temps et qui n'a toujours pas été lu), mais chez certaines personnes, la PAL peut atteindre une centaine d'oeuvres, voire plus.

Comme dit précédemment, je lis presque exclusivement en numérique. Une liseuse peut contenir jusqu'à 3000 livres, par conséquent, j'ai plusieurs œuvres qui m'attendent bien sagement parmi mes 4Go de stockage. Oui, 3000 livres dans 180 grammes, c'est plutôt fantastique non ?!
Cependant, je n'ai pas de PAL au sens où je vais me contraindre à lire tant de livres pendant une durée donnée

C'est parfois le problème chez les amateurs de PAL : à force d'accumuler, ils entrent dans un cercle vicieux de « il faut absolument que je lise ce livre, puisqu'il est dans ma PAL depuis longtemps ! Mais en même temps, ce livre me tente beaucoup, donc je vais l'acheter. Mais quand est-ce que je vais pouvoir le lire ?!». A titre personnel, je pense que la PAL n'est pas forcément bénéfique chez tout le monde puisqu'elle amène un aspect quantitatif que je trouve assez malsain dans la lecture
A voir, donc, selon votre personnalité et votre rapport à la lecture.


Panne de lecture

La panne de lecture est aussi embêtante qu'elle est soudaine. Du jour au lendemain, votre cerveau vous stoppe violemment dans vos lectures en cours. Plus rien ne vous fait envie, tout vous ennuie, il vous est impossible de vous concentrer et d'apprécier plus de 2-3 pages de lecture. Si vous êtes lecteur, grand ou non, vous avez forcément vécu ce passage bien fâcheux !

Ma dernière panne de lecture remonte à la mi-octobre. Alors que je lisais un livre qui me plaisait (Noir & Blanc de Léon Troisjoueur, je vous en reparle vite !), brusquement, je n'ai plus eu aucun goût à la lecture. Il m'était impossible de lire plus de 10 minutes sans me forcer, et ça m'angoisse. Et comme je vous le répète sans cesse, dans le monde de la lecture, il est impensable de se forcer. Il faut attendre que cette panne de lecture passe, qu'elle dure 2 jours ou 3 mois.

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Mais comment faire passer cette grève littéraire, me direz-vous ?! J'ai plusieurs petites astuces qui se valent toutes plus ou moins et dont l'efficacité dépend souvent de mon état d'esprit du moment :
attendre, tout simplement : plus facile à dire qu'à faire, mais parfois, cela peut suffire et vous passerez à autre chose rapidement :

- abandonner votre livre en cours et en entamer un autre : parfois, il s'agit juste d'un blocage par rapport à ce que vous lisez à ce moment-là

- faire une VRAIE pause entre deux livres : il peut arriver qu'un roman nous marque tellement (positivement ou négativement), que nous n'avons pas le cœur et la raison à nous lancer dans une nouvelle œuvre. C'est ce qui m'était arrivé avec Nos Étoiles Contraires : j'ai préféré attendre plusieurs jours avant de me lancer dans autre chose

- faire le tri dans vos préoccupations : parfois, la panne de lecture peut être symptomatique d'une petite déprime, d'une fatigue, ou tout simplement d'une période stressante de la vie (examens, concours, soucis de santé, travail, vie perso...) qui bloque un peu

- faire une re-lecture d'un roman qui nous botte : pour attiser cette petite flamme qui réveille en nous mais qui s'essouffle un peu, rien de mieux que de relire une œuvre aimée à la folie. Pour beaucoup, il s'agit de relire un Harry Potter. Trouvez le vôtre !

- lire dans une autre langue : évidemment, si vous ne parlez aucune autre langue que le français, ce n'est pas évidemment, mais vous lancer dans une œuvre VO pour débloquer et décrasser les engrenages ! C'est cette astuce qui a fonctionné pour moi en octobre



Être lecteur

Je considère qu'à partir du moment où vous lisez et qu'un livre traîne sur votre table de nuit, vous êtes un lecteur. Que vous mettiez 2 mois pour lire un livre, ou 2 jours, finalement, vous lisez donc vous êtes lecteur. Oui, c'est aussi simple que ça !

Dans l'esprit de beaucoup, lire est une action très intellectualisée qui fait marcher à haut niveau les neurones pour un résultat finalement fastidieux. Je ne suis pas d'accord. Oui, la lecture fait marcher les neurones : on se coupe totalement de la réalité pour mettre dans sa tête des images de ce que l'auteur nous décrit sur papier. L'air de rien, en effet, le cerveau travaille énormément. Mais repensez un peu à toutes les œuvres que vous avez lues depuis que vous savez lire, et repensez à tous ces univers que vous avez imaginés. C'est plutôt dingue, non ?! 

La lecture est pour moi synonyme de plaisir, que je lise un Guillaume Musso ou un Émile Zola. Il ne faut pas avoir honte de ses lectures et de ses genres de prédilection. Après tout, pourquoi se cacher de lire de la littérature « de base » et de bouder les classiques (on y reviendra) ? Si ce que vous lisez vous donne du plaisir et vous permet de passer un bon moment, c'est le principal.


La peur des classiques

Ce sujet me tient vraiment à cœur, tout simplement puisque je suis convaincue que les classiques font souvent peur à tort ! Le problème, c'est que le classique est énormément connoté. En France, en tout cas : ailleurs, je ne sais pas. Pour beaucoup, classique = école + chiant + interro + phrases à rallonge + je comprends rien. Mais non, mais non, mais non !

Déjà, remettons les choses au clair : qu'est-ce qu'un classique ? 
Est-ce que par classique, on entend les livres des auteurs étudiés à l'école, tels que Zola, Maupassant, Balzac ou encore Flaubert ? Ou un classique est-il tout simplement une œuvre marquante (d'une vie, d'une époque, d'un thème...) qui fait que chaque individu a son propre classique ? Par exemple : les contes des frères Grimm ne sont pas des classiques au sens « académique », mais pour moi, ils en sont vraiment : tous les gamins connaissent au moins 2 ou 3 contes de Grimm. Pour moi, c'est un classique.
De même, je pense que la saga Harry Potter de J.K. Rowling est actuellement un classique.

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Je pense que la question concerne ici les auteurs de l'école, ceux qui, pour certains, nous ont torturés des journées durant, nous laissant face à des phrases que l'on pensait incompréhensibles.
Je ne suis pas ici pour critiquer le système scolaire français, mais je suis intimement convaincue que la peur viscérale des classiques vient en partie de la façon dont le Français et la littérature sont enseignés au collège et au lycée
Beaucoup de professeurs imposent des lectures parfois très difficiles sans aiguiller les élèves, avec l'épée de Damoclès au-dessus de la tête, bien connue des étudiants : l'interrogation. Alors il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit : il est normal que le professeur contrôle le fait que ces élèves aient fait ce qu'il a demandé, c'est-à-dire lire l'oeuvre en question. Mais chez beaucoup d'élèves, l'interrogation fait un blocage dans la lecture. On ne lit pas par plaisir, mais en vue d'obtenir une bonne note au contrôle de connaissance. Voilà où est le problème, voilà pourquoi les classiques font peur : l'élève est lâché dans la fosse aux lions avec la pression de l'examen. La lecture est alors assimilée à de la contrainte. C'est terriblement dommage !

Je me souviens qu'en classe de Première, notre professeur ne donnait que 2 ou 3 œuvres obligatoires dans l'année : bah oui, il y avait le bac, quand même ! Mais à côté de ça, il nous proposait à la fin de chaque séquence plusieurs livres autour du thème abordé. Les livres en question pouvaient avoir été écrits par de grands auteurs français (Zola, Balzac et toute la clique, on en revient à eux !), mais aussi des auteurs plus contemporains, à un niveau de langue parfois plus accessibles. Cette liste nous donnait envie d'aller plus loin lorsqu'un thème était proposé en cours de séance. Le professeur n'imposait rien, mais il disait qu'il serait ravi de discuter avec nous de l'oeuvre choisie par chacun, et surtout, de nous demander pourquoi. Pourquoi on a choisi ce livre, pourquoi on a eu envie d'aller vers lui ?
Pour être totalement sincère avec vous, ce professeur n'était pas particulièrement « bon ». Il ne nous a pas réellement drivé pour le bac et nous avons souvent dû faire des analyses nous-mêmes (merci Google !). Mais je retiens une chose de ce professeur : il abordait la littérature de manière différente, et c'est grâce à lui que j'ai découvert Albert Cohen, auteur dont j'ai actuellement lu presque toutes les œuvres. Alors merci Monsieur G. !

Alors voilà : il ne sert à rien d'avoir peur des classiques, vraiment ! Puisque nous en sommes aux confidences, ce n'est qu'à partir du moment où j'ai eu ma liseuse, en février 2015, que j'ai lu avec passion et engouement des classiques. La plupart des classiques sont tombés dans le domaines du public et vous les trouvez gratuitement et légalement en format numérique. Ce genre de chose donne envie de s'y intéresser et de tenter sa chance.
En lisant des classiques de votre propre chef, vous n'avez aucune pression ; vous êtes libres de le lire en 3 mois si vous le souhaitez, vous pouvez l'abandonner s'il vous paraît trop compliqué, et surtout, vous choisissez !

L'envie, c'est la clef de toute lecture !


Et vous, quelles sont vos grandes questions lecture ?

mercredi 12 octobre 2016

7 semaines, plusieurs livres #16

Que vous soyez prévenus : ce #16 de 7 semaines, plusieurs livres sera long. Très long, même ! Sortez les gâteaux, le thé, le chocolat, le café, ce que vous voulez !
Pourtant, cette période couvre les semaines du 22 août au 10 octobre 2016, soit un moment où je n'étais plus en vacances, mais j'ai énormément lu pendant ce temps. Allez savoir pourquoi. 

J'ai aujourd'hui 12 lectures à vous présenter, dont 2 recueils de nouvelles assez courts. Parmi ces 12 lectures, il y a eu un immense coup de coeur mais aussi une déception d'un auteur qui, pourtant, fait parti de mes favoris...!


* Perdue et retrouvée, par Cat Clarke
(414 pages)
Ma note : 4/5

Faith est une jeune fille de 17 ans plus ou moins comme les autres, à ceci près qu'il y a 13 ans, sa grande soeur Laurel s'est faite enlevée. Faith a donc grandi dans l'ombre du souvenir de sa soeur, au coeur d'une famille déchirée par ce terrible événement. Mais un jour, le téléphone sonne : Laurel, qui a alors 19 ans, a été retrouvée exactement au même endroit où elle avait été enlevée 13 ans plus tôt.

Ce roman est écrit selon le point de vue de Faith, la petite soeur. J'ai trouvé ce choix particulièrement judicieux et intéressant puisqu'on se doute bien que cette jeune fille a forcément traversé des moments difficiles et que le retour de sa soeur fera revenir d'autres émotions. Faith est un personnage que j'ai parfois trouvé un peu égoïste et immature, mais après y avoir un peu réfléchi, je me dis que j'aurais peut-être pu régir comme elle. Comment ré-apprendre à vivre avec une personne que vous n'avez pas vu depuis 13 ans ? Entre joie, colère et parfois jalousie, Faith s'égare souvent.
Bien que je m'attendais plutôt à une enquête dans un style thriller, c'est plutôt à un huit-clos familial que j'ai eu à faire. C'est intéressant aussi. Je n'ai pas particulièrement été déçue, mais je pense que je m'attendais à plus, notamment en ce qui concerne la psychologie de certains autres personnages que Faith. Des changements de point de vue selon les chapitre auraient pu être intéressants.

La fin, quant à elle, est certainement l'aspect du livre sur lequel je suis le plus mitigée. On en apprend un peu plus sur ce qu'a vécu Laurel pendant ces 13 années enfermée dans la cave de son ravisseur. Mais encore une fois, Cat Clarke ne va pas jusqu'au bout des choses. C'est dommage.
Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, notamment grâce à l'écriture de l'auteure qui parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout et surtout, nous empêche de refermer le livre.


* Les Âmes vagabondes, par Stephenie Meyer
(802 pages)
Ma note : 3/5

Avant toute chose, que les allergiques à Twilight ne prennent pas leurs jambes à leur cou en poussant des hurlements : bien qu'écrit par Stephenie Meyer, ce roman n'a strictement rien à voir avec la saga vampirique. On est ici sur quelque chose plus proche de la dystopie et de la science fiction. De prime abord, ça m'a étonné de la part de Stephenie Meyer, mais dans le bon sens. C'est vraiment appréciable de voir que certains auteurs savent se détacher de leur genre de prédilection, ou du moins celui qui a amené aux portes du succès.

L'histoire ? La Terre a été colonisée par les Âmes : elles neutralisent les âmes humaines pour investir les corps. Lorsque Melanie est victime d'une mauvaise chute, c'est Vagabonde, une âme, qui investit son corps. Problème, Vagabonde entend toujours ce que pense Melanie, ce qui est anormal ! Elle va alors ressentir ce que Melanie ressent, revoir ses souvenirs, etc. Vagabonde va alors être prise entre deux avis, deux émotions : être du côté de Melanie, donc des humains, ou du côté de son peuple.

Sur la forme, ce synopsis est absolument fantastique ! D'ailleurs, il m'a fait pensé à la 5ème Vague, de Rick Yancey, écrit plusieurs années après les Âmes vagabondes. A la croisée des chemins entre dystopie et science-fiction, Stephenie Meyer a su se renouveler et proposer autre chose qu'un drame romantique, même si, vous le verrez, il y a tout de même une petite place dédiée aux sentiments amoureux dans ce roman.
Globalement, c'est un livre que j'ai beaucoup apprécié. Cependant, je l'ai trouvé bien trop long, de ce fait l'histoire a souffert de longueurs. Plus de 800 pages pour cela... 600 pages auraient été suffisantes, largement ! J'ai eu un petit peu de mal à entrer dans l'histoire, mais au bout d'une cinquantaine de pages, j'étais largement lancée. D'ailleurs, mon rythme de lecture était assez irrégulier, à l'image du roman : il pouvait arriver que je lise sans aucune pause (ni pipi, ni goûter, ni thé, ni rien !) au moins 100-150 pages ; puis il m'arrivait de lire à peine 20 pages et de me lasser très vite.
Malgré cela, c'était une bonne lecture que je conseille à tous les fans de dystopie, de science-fiction.


* Soeurs et amies, par Danielle Steel
(416 pages)
Ma note : 3/5

Encore une livre conseillé par ma grand-mère. Je dois admettre qu'au début, j'y allais un peu à reculons : le résumé n'est pas forcément très alléchant, la couverture est très stéréotypée, et j'avais entendu beaucoup de choses à propos de Danielle Steel que beaucoup compare à une "Marc Lévy au féminin". Mais j'ai commencé ce livre le jour de ma rentrée, le 1er septembre, et finalement, je pense que c'était pile le bon moment pour me lancer dans ce genre d'histoire !

Pour vous résumer brièvement l'histoire, nous faisons  la connaissance de quatre soeurs (Annie, Tammy, Sabrina et Candy) qui ont des vies très différentes : une artiste, une productrice de série à succès, une avocate et une mannequin. Elles ont une tradition : tous les 4 juillet, fête nationale aux Etats-Unis, elles se retrouvent avec leurs parents dans le Connecticut. Cette année, il va cependant arriver un drame lorsqu'elle vont se retrouver et les liens entre les soeurs vont être fragilisés ou, au contraire, encore plus renforcés.

J'ai été agréablement surprise, puisque je m'attendais à un livre "à l'eau de rose" dont la fin est facilement devinable. Bon, oui, j'avais vu venir la fin, mais ce n'était pas trop grossier non plus.
Le fait qu'il y ait quatre soeurs permet au lecteur de s'identifier à au moins l'une d'elle, et c'est plutôt agréable au fil de la lecture.
Je regrette cependant ce "vide psychologique" des personnages. En prenant comme base de son roman un tel événement, Danielle Steel aurait vraiment pu aller plus profondément dans les ressentis de ces quatre soeurs, mais elle ne l'a pas fait. Les émotions d'Annie, par exemple, manquaient. De même pour celles de Candy qui, sous prétexte qu'elle est la plus jeune et qu'elle est mannequin, est reléguée au rôle de la petite soeur immature qui ne sait pas comment s'occuper d'elle-même.

Malgré tout, Soeurs et amies est un roman plutôt agréable qui se lit rapidement quand vous avez besoin d'une lecture légère qui vous aidera juste à oublier le quotidien.


* Avant la haine, par Thierry Cohen
(656 pages)
Ma note : 5/5

Attention, livre coup de poing ! Thierry Cohen s'est aventuré ici sur un terrain bien glissant, mais à l'heure actuelle, je pense qu'il est nécessaire que ce type de roman et d'oeuvre existe.
Thierry Cohen nous parle ici d'une histoire d'intégration, de tolérance et d'acceptation de soi. Nous suivons deux petits garçons marocains arrivés à Lyon à environ 8-9 ans au début des années 1970 : Mounir, musulman, et Raphaël, juif. Ces deux garçons vont se lier d'amitié : leurs différences les rapprochent et ils peuvent ainsi mieux affronter les moqueries et le racisme "ordinaire" (je hais ce terme) à leur égard. Ils grandissent, font face aux premières injustices, aux premières amours, aux premières luttes, mais également aux premiers espoirs !

Peu à peu, la violence et l'intolérance vont séparer Raphaël et Mounir. Chacun, plus ou moins manipulés par des propos et idées extrémistes, va alors faire naître une haine de l'autre qui peut paraître déconcertante et cruelle pour le lecteur qui a suivi ces deux garçons depuis le début de leur enfance, lorsqu'ils ont débarqué du Maroc.

C'est un très beau roman qui ne prend aucun partie, ce que j'ai énormément apprécié. Il aurait été bien trop facile (et également bien trop idiot !) de tomber dans le piège du "Les juifs/musulmans sont les gentils, les musulmans/juifs sont les méchants". Bravo à Thierry Cohen de ne pas être tombé dans la facilité.
C'est également un livre qui permet de (re)découvrir d'un autre angle l'histoire française, mais aussi internationale, des années 1970 à aujourd'hui. La prise d'otage des athlètes israéliens aux JO de Munich, l'attentat de la rue Copernic à Paris, la montée du FN, la guerre du Liban, la guerre du Kippour, l'arrivée au pouvoir de Mitterrand, l'attentat du RER à Saint-Michel, le Printemps Arabe, Mohammed Merah, Charlie Hebdo, etc... Des choses dont ma génération a entendu parler mais n'a jamais vécu ou même des choses que nous avons vécues il y a peu...!

Avant la haine est un livre intelligent qui, malheureusement, ne peut que faire écho en nous dans ces tristes heures que nous traversons. Je le conseille à chacun d'entre vous, que vous soyez musulman, juif, chrétien, bouddhiste, athée, agnostique, tout ce que vous voulez.


* Nouvelles de Poudlard, tome 1 : Héroïsme, tribulations et passe-temps dangereux, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 70 pages)
Ma note : 4/5

J.K. Rowling l'avait annoncé cet été : trois nouveaux livres autour du monde d'Harry Potter allaient sortir. C'est le 6 septembre que les fameux trois recueil de nouvelles ont été disponibles partout dans le monde mais... seulement en format numérique ! Bon...

Avec ce premier tome, J.K. Rowling nous présente plus en détail quatre personnages de Poudlard : leur enfance, leur parcours dans le monde de la magie, leurs actions et éventuels exploits, etc... Elle nous présente Minerva McGonagall, Remus Lupin, Sibylle Trelawney et Silvanus Brûlopot.
A la fin de chaque chapitre, elle explique également beaucoup de choses à propos de ces personnages : l'étymologie de leur nom, ce à quoi/qui elle pensait lorsqu'elle les a créés, etc.

C'était un recueil de nouvelles plutôt sympa qui permet aux fans de mieux connaître certains personnages. J'étais très contente d'en savoir plus sur McGonagall et Lupin puisque ce sont des professeurs que j'apprécie beaucoup.
En revanche, j'ai trouvé le prix un peu élevé : 2,99€ pour même pas 100 pages de nouvelle, c'est beaucoup ! A réserver, donc, aux plus grands fans !


* L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau, par Oliver Sacks
(296 pages)
Ma note : 5/5

Je sais que ce livre n'est pas un livre "grand public", mais j'avais tout de même envie de vous en parler. Vous le savez peut-être : je suis en école de psychomotricité. Pendant mes études, j'ai de nombreuses matières dont un sacré volet en neurologie et neurophysiologie. Depuis l'année dernière, ma prof de neurophysiologie nous a plusieurs fois conseillé ce livre. Je pensais le lire, mais au gré des mois, j'ai complètement oublié. Puis c'est quand un autre professeur nous en a parlé cette année que je me suis dit qu'il était peut-être temps de m'y mettre !

D'autant que ce livre écrit sous forme d'essai est largement abordable, que vous vous y connaissiez en neurologie ou non. Oliver Sacks, neurologue et professeur, nous présente plusieurs cas cliniques qu'il a pu rencontrer pendant sa carrière : des cas qui atteignent le corps, mais aussi la personnalité du patient. Tout y est très bien expliqué : les symptômes, le diagnostic, le mécanisme de la lésion et surtout, les impacts sur la vie socio-affective du patient.
En tant que future psychomotricienne, je sais que les liens entre le corps et l'esprit sont très proches, voire intriqués. De ce fait, cette lecture était un bon moyen de voir une application de mes connaissances théoriques.

Si vous vous intéressez de près ou de loin à la médecine et/ou à la neurologie et/ou à la psychologie, je pense que L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau vous intéressera. Un best-seller des étudiants en neuro ou en psychomotricité !


* Short stories from Hogwarts, part 2 : Power, politics and pesky poltergeists, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 60 pages)
Ma note : 3/5
Lecture VO

Je vous ai présenté le premier volet de ce recueil de nouvelles un peu plus haut. Pour ce second tome, J.K. Rowling s'est intéressée aux personnages et aux institutions qui détiennent le pouvoir, qu'il soit bon ou mauvais : Dolores Ombrage, le Ministère de la Magie et Azkaban, Horace Slughorn, Quirinus Quirrell et Peeves.
Comme j'adore lire en Anglais, je l'ai acheté en VO mais ne vous faites pas de souci : il est bien évidemment disponible en Français.

Le schéma était plus ou moins le même que celui du premier volume : une présentation plus ou moins brève et des explications de J.K. Rowling. D'habitude, je m'intéresse beaucoup à l'aspect politico-psychologique des romans, dont Harry Potter, mais ici, j'ai moins été emballée. Notamment à cause du long chapitre sur le Ministère de la Magie : J.K. Rowling nous y décrit tous les Ministres qui y sont passés. Je ne sais pas trop ce que ça peut apporter au lecteur...
Cependant, ce fut une bonne lecture, comme chaque histoire de J.K. Rowling.


* Pandemia, par Franck Thilliez
(696 pages)
Ma note : 2,5/5

Quelle déception... ça me fait du mal de le dire, mais j'ai vraiment été très déçue par cette lecture. Franck Thilliez est selon moi un des maîtres français du thriller, avec Maxime Chattam, bien entendu. Dans Pandemia, il nous plonge dans une double-enquête. Amandine est microbiologiste à l'Institut Pasteur, elle est appelée pour une découverte particulière : des morts soudaines d'oiseaux. En parallèle, des cadavres sont retrouvés à Meudon au fond d'un étang, dans un sac de toile. Toujours en même temps, une grippe inconnue jusqu'alors (la souche n'est pas identifiable) vire à l'épidémie dans tout Paris. Vous vous en doutez, c'est un schéma classique : les affaires vont se regrouper à un moment du roman, d'autant que Franck Sharko est victime d'un virus informatique qui lui rappelle une ancienne enquête.

Sur le principe, c'est super intéressant. Le parallèle virus informatique / virus sanitaire est vraiment malin, d'autant que j'adore tout ce qui touche à la science, les virus, les bactéries et tutti quanti. L'intrigue autour de cet homme qui cherche à "purifier" la population mondiale est vraiment excellente. Mais c'était terriblement lent voire parfois inintéressant.
Je sais qu'à la lecture d'un thriller, il faut préserver du suspense pour pouvoir tenir le lecteur en haleine. Mais personnellement, les longues attentes et les péripéties sans intérêt ont eu plutôt tendance à m'endormir qu'à exacerber ma curiosité. Je me suis ennuyée. C'est dommage. Habituellement, je lis très rapidement les thrillers puisque c'est très entraînant et que vous avez tendance à avoir du mal à vous arrêter, de chapitre en chapitre. Mais ça n'a pas été le cas avec Pandemia.

En revanche, je salue l'immense recueil d'informations effectué par Thilliez. L'histoire est extrêmement bien documentée, notamment en ce qui concerne l'aspect scientifique. C'est d'ailleurs pour cette raison que je mets la moyenne à ce roman : malgré une lecture globalement en-dessous de mes espérances, Thilliez est criant de crédibilité !


* L'Attrape-coeurs, par J.D. Salinger
(256 pages)
Ma note : 3/5

J'avais lu L'Attrape-coeurs, classique de la littérature américaine du XXème siècle, il y a déjà plusieurs années dans le cadre d'une lecture recommandée avant mon entrée au lycée. Je me souviens avoir adoré ce roman atypique et attachant. Grâce à Mélisande j'ai eu l'occasion de me replonger dedans une seconde fois. Ce fut une expérience plutôt intéressante : comparer des impressions de lecture à 6 ou 7 ans d'intervalle.

Ecrit peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale, L'Attrape-coeurs nous propose de suivre Holden Caufield, un jeune garçon issu de la bourgeoisie new-yorkaise exclu de son collège quelques jours avant les vacances de Noël. N'osant pas rentrer à la maison, il erre dans les rue new-yorkaises en attendant de revenir chez lui.
Le roman est résolument surréaliste (comment un garçon de 15 ans pourrait survivre seul dans une si grande ville avec de l'argent qui vient d'on ne sait où ?!), mais c'est ce qui est délicieux. Holden rencontre des personnes toutes complètement dingue pendant son périple ; il lui arrive des choses complètement tirées par les cheveux qui auraient fait rentrer n'importe quel jeune chez lui. Mais Holden continue son vagabondage en claquant du fric à droite, à gauche, comme bon lui semble. Le style littéraire est parfois déroutant par tant de familiarité et d' "écrit-parlé". Je dois admettre que s'il ne m'avait pas dérangé lors de ma première lecture, j'en ai été un peu gênée aujourd'hui.

Avec L'Attrape-coeurs, J.D. Salinger nous brosse le portrait d'une société post-guerre corrompue et hostile. C'est satyrique juste ce qu'il faut je me dis qu'avant 16-17 ans, un lecteur ne pourra peut-être pas saisir cette satire de la société contemporaine. A voir, donc selon votre âge : L'Attrape-coeurs sera soit un périple adolescent, soit une critique de la société consumériste.


* La Dame en noir, par Susan Hill
(224 pages)
Ma note : 4,5/5

J'ai plusieurs fois entendu parler du film dont Daniel Radcliffe (alias Harry Potter) est l'acteur principal, mais je n'avais jamais été tentée ni par le livre, ni par le film. Peut-être parce que, pendant un moment, on en a beaucoup entendu parler et que j'ai du mal avec les choses qui nous sont ressassées trop longtemps. Puis dernièrement, il est apparu dans mes suggestions Kobo et dans cette période de l'année (septembre-octobre-novembre), j'adore lire des thrillers. De ce fait, je me suis dit que l'occasion était parfaite.

La Dame en noir nous plonge dans une histoire très sombre et pesante. Début du 20ème siècle, Arthur Kipps est un jeune notaire londonien qui doit organiser la succession d'une vieille dame décédée dans un trou paumé de la campagne anglaise : Alice Drablow. Dans ce village, la femme ne semblait pas particulièrement appréciée, voire crainte. Elle vivait dans un immense manoir isolé sur une presqu'île hostile. Lors des obsèques de Mme Drablow, Arthur croit voir une jeune femme en retrait. Cette femme, il la reverra lorsqu'il devra aller au manoir pour faire son travail. Plusieurs phénomènes surnaturels commencent alors à hanter Arthur.
Sans jamais tomber dans le gore, le grand-guignole ou le cliché, Susan Hill parvient à installer une atmosphère particulière que, personnellement, j'associais à des nuances de bleus et de gris lors de ma lecture. Une atmosphère froide, hostile, humide et angoissante sans que l'on sache réellement pourquoi.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur que je trouve recherché et détaillé dans ses descriptions sans pour autant tomber dans le pompeux. La fin est absolument brillante !

Je regrette peut-être la brièveté du roman mais en y réfléchissant bien, je me dis que c'est peut-être un mal pour un bien : il vaut mieux faire court mais efficace que long avec des passages qui ne servent pas à l'histoire. Un très bon thriller où le fantastique occupe tout de même une place importante !


* Nos âmes rebelles, par Samantha Bailly
(288 pages)
Ma note : 3,5/5

Il y a quelques mois, je lisais Nos âmes jumelles, le premier tome de cette saga écrite par Samantha Bailly, dont le troisième et dernier tome devrait sortir en 2017. J'avais beaucoup apprécié la belle histoire de ces deux jeunes filles dont l'amitié a commencé sur Internet.

Dans ce second tome, Sonia et Lou sont en Terminale : l'année du bac, mais aussi l'année des choix et l'année où, je pense, on grandit beaucoup.

Sous le même "format" que le premier, ce second opus est découpé par mois, lui-même raconté à tour de rôle par chacune de ces jeunes filles qui vivent à de nombreux kilomètres d'écart, mais dont l'amitié dure toujours. Je ne peux pas vous en dire plus, puisque je risque de vous dévoiler plusieurs surprises. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, mais j'ai l'impression d'être peut-être un peu trop "vieille" pour totalement être dedans. Ce qui a été plutôt sympa, c'est que j'ai pu revivre ma Terminale à travers les yeux de Sonia et Lou, année lycée que j'ai le plus aimé !

J'ai cependant un peu peur qu'avec le troisième tome, Samantha Bailly en fasse un peu trop et que le concept soit trop "usé". A voir !


* Un trou dans la toile, par Luc Chomarat
(270 pages)
Ma note : 1/5

Je n'ai pas l'habitude de dézinguer un livre, même quand je ne l'ai pas du tout apprécié. Je me dis que derrière un livre, qu'il soit bon ou mauvais, il y a un auteur, sa famille, ses amis, ses correcteurs, son éditeur, etc. Et pour tout le travail qu'il y a derrière, je n'ai pas envie de dire du mal "gratuitement".

Un trou dans la toile était, sur le papier, plutôt intéressant. On suit Thomas, un quadra commercial totalement désintéressé des nouvelles technologies, notamment des réseaux sociaux. Il n'est sur aucun de ces sites et déplore la déshumanisation des sociétés. Il est alors employé par une figure du Gouvernement pour découvrir l'Inconnu, un individu totalement déconnecté mais qui fait parler de lui à outrance sur la toile et surtout, qui est capable de faire la pluie et le beau temps. Entre thriller, espionnage et ce petit côté "geek", Un trou dans la toile aurait pu être fantastique, notamment pour toutes ces questions autour de l'identité numérique et de notre rapport aux réseaux sociaux (je vous en parlais d'ailleurs ICI la semaine dernière).

Mais non. Et même si, encore une fois, je n'aime pas dire du mal gratuitement, je me suis profondément ennuyée lors de ma lecture. Je n'ai rien compris, et je crois que je n'ai pas envie de comprendre autant d'invraisemblances et, pardonnez-moi, autant de moments "what the fuck" ! Pourquoi une instance du Gouvernement viendrait demander ses services pour trouver un Inconnu qui se sert d'Internet à un homme qui est dans le milieu du commerce et qui, surtout, est hyper-déconnecté. Entre nous, c'est totalement incohérent, non ?

Je ne conseille pas particulièrement Un trou dans la toile. J'ai été déçue et j'ai la légère impression d'avoir perdu mon temps.



Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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