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dimanche 1 novembre 2015

7 semaines, plusieurs livres #9

Bonjour tout le monde ! Je reviens aujourd'hui pour le #9 de 7 semaines, plusieurs livres. Ce #9 qui s'est étalé du 21 septembre au 2 novembre 2015 est un petit peu particulier puisqu'il a couvert une période un petit peu particulière de l'année : Halloween, ou Samhain pour mes amis païens. En effet, à l'occasion de cette fête, un défi littéraire est organisé sur internet : il s'agit de lire un ou plusieurs livre sur le thème de l'horreur et compagnie.
Ce défi, le Hallowctober, s'est déroulé tout le mois d'octobre ; durant ce mois, les participants devaient lire le nombre qu'ils voulaient de lire autour des sorcières, des vampires, des zombies, des fantômes,... bref des créatures de la nuit !

De ce fait, contrairement à d'habitude, mes lectures ne seront pas classées par ordre de lecture, mais seront divisées en deux catégories : les lectures non-thématiques et les lectures de Hallowctober.

Lectures non thématiques

* Outlander, tome 3 : Le Voyage, par Diana Gabaldon
(1020 pages)

Vous connaissez maintenant mon amour pour cette série débordant de kilt, de cornemuse et d'aventures ! J'aime toujours autant l'histoire, et je dois avouer que j'ai préféré ce troisième tome au second qui se passait, en partie, à Paris. J'ai été vraiment contente de retrouver en détail les Highlands, bien qu'une partie de ce troisième tome se déroule... ailleurs ! Je n'en dis pas plus !

Cependant, je dois avouer que certains passages étaient à mon sens quelque peu inutiles ou un peu trop longs par rapport à l'importance qu'ils avaient dans l'histoire.
Quoi qu'il en soit, et comme toujours avec Claire et Jamie, j'ai passé une excellente lecture et j'ai hâte de lire le quatrième tome, bien que je veuille étaler un peu mes lectures pour faire durer le plaisir et ne pas trop me lasser.




* A comme aujourd'hui, par David Levithan
(448 pages)

Pourquoi n'avais-je pas lu ce livre avant ? Sorti en mars dernier, ce roman de David Levithan m'était passé complètement inaperçu, ce qui est bien dommage !
Dans ce roman, David Levithan nous plonge dans la vie d'un jeune homme (ou pas ?) de 16 ans qui se réveille tous les matins dans un corps différent. Si ces seize dernières années, ce mode de vie a plutôt convenu à A., tout se complique lorsque celui-ci tombe amoureux.

Je suis tombée sous le charme de cette histoire qui, au de-là d'être une histoire d'amour est avant tout une quête de soi, une quête de sa place dans la vie : dans sa propre vie mais aussi dans celle des autres. A n'est ni une fille, ni un garçon. Il doit faire avec et cohabiter avec chacun des corps dont il emprunte le temps d'une journée, que cette personne soit heureuse, malheureuse, belle, laide, obèse, mince, homosexuelle, hétérosexuelle, dépressive ou autre. Le roman aborde tous les thèmes de la vie, tant ceux de l'adolescence que les autres.
C'est aussi se poser des questions pour savoir qui l'on est, quelle est la personne que nous voulons devenir.

C'est aussi une magnifique histoire qui montre que le corps n'est, finalement, qu'une enveloppe charnelle : d'un jour sur l'autre, A change d'apparence, mais son âme reste la même. Et c'est magnifique.
En vous parlant de ce roman, j'ai peur de vous en dire trop, mais j'ai également peur de ne pas en dire assez. J'ai tellement envie de vous donner l'envie de lire ce roman et surtout, qu'il vous plaise autant qu'il m'a plu !
Une fois la dernière page tournée, je me suis sentie étrangement seule et j'ai eu du mal à entrer dans ma lecture d'après. Une chose est sûre, je lirai d'autres oeuvres de David Levithan qui, j'ai entendu dire, est très proche de l'auteur John Green... et ça ne m'étonne pas !


* Je suis né un jour bleu, par Daniel Tammet
(288 pages)

J'avais feuilleté ce livre à la Fnac il y a déjà pas mal d'années, peut-être 4 ou 5 ans. Je me souviens en avoir lu une bonne dizaine de pages. Le livre m'avait intéressé, mais rien d'extraordinaire.

Puis, tout récemment, je suis tombée un peu par hasard sur une chronique de cette autobiographie. Le souvenir de ma mini-lecture m'est revenu, et je me suis dit que le lire me serait largement bénéfique. Déjà par envie personnelle, mais aussi d'un point de vue scolaire. Comme vous le savez peut-être, je suis en école de psychomotricité, et ce genre de lecture ne peut être que bénéfique dans mon cursus, mais aussi dans la compréhension d'un syndrome si compliqué et toujours aussi peu connu, tant par les spécialistes que les patients et leur famille.

Dans cette autobiographique, on suit Daniel Tammet qui témoigne de sa vie de sa petite enfance jusqu'à actuellement (ou du moins 2009, date de parution). Daniel Tammet est atteint du syndrome d'Asperger une forme d'autisme (puisqu'en effet, il en existe plusieurs formes, toutes plus complexes les unes que les autres). De fait, Daniel Tammet a été très tôt capable de résoudre les problèmes ou de mémoriser des choses gargantuesques que des adultes "sains" (bien que je n'aime pas ce mot...) ne seraient pas capables de faire !
Dans ce témoignage, Daniel Tammet explique comment les choses s'établissent dans sa tête, et notamment le fait qu'il associe les chiffres à des couleurs, des perceptions,des formes. Il en est de même pour les mots ou les jours de la semaine, par exemple.
Puis, peu à peu, il nous embarque avec lui dans un voyage qui retrace sa vie de A à Z.

J'ai vraiment adoré ce livre. C'est admirable de voir à quel point un enfant autiste peut, peu à peu, se construire mais aussi se reconstruire face aux obstacles de la vie, et notamment en ce qui concerne les relations sociales : l'école, le travail, la vie amoureuse, etc.

Une lecture extrêmement enrichissante, tant pour celles et ceux qui côtoient des autistes (dans la famille, dans leur cercle d'amis ou par rapport à leur profession) que les autres.


* Charlie and the Chocolate Factory, par Roald Dahl
(176 pages)

J'ai hésité à vous écrire ma chronique en anglais, mais bon, je me suis dit qu'il ne fallait pas pousser ! En fait, Charlie and the Chocolate Factory est le premier livre entier que je lis en VO Anglais.

Récemment, je suis allée avec ma soeur au concert de Danny Elfman, le compositeur des musiques des films de Tim Burton. Parmi les nombreuses chansons, l'orchestre a joué quelques titres du film Charlie et la Chocolaterie, et ça m'a donné envie de le relire. Puis je me suis dit que ça pourrait être intéressant et enrichissant de le lire en Anglais puisque je connais déjà l'histoire en Français, j'ai vu plusieurs fois le film (y compris en VOSTFR) et que mon niveau d'Anglais n'est pas trop pourri;
Enfin, je dois avouer que l'Anglais me manque ! Dans mes études, je n'ai plus du tout d'Anglais, donc j'essaie de toujours y "toucher" grâce aux séries, aux films ou, comme ici, aux livres.

Je suis assez "fière" de voir que je n'ai pas eu de réel problème avec ma lecture. Evidemment, j'ai choisi une oeuvre abordable : n'oublions pas qu'à l'origine, Roald Dahl écrivait pour les enfants, ce qui fait que le niveau de langue est assez facile à comprendre.
Pour ce qui est de l'histoire, je suppose que vous la connaissez toutes et tous, donc pas de réelle nécessité à revenir dessus, mais assez étrangement, je dirais que la lecture est encore plus savoureuse en VO !

Enfin, pour celles et ceux qui aimeraient commencer la lecture en VO, je vous conseille chaleureusement de le faire à partir d'une liseuse. C'est ce que j'ai fait, et la lecture est bien plus rapide et fluide puisque la plupart des liseuses possèdent des dictionnaires bilingues intégrés. Bien plus pratique que d'avoir toujours un dictionnaire sur soi. Enfin, sachez qu'il est normal au début de ne pas pouvoir comprendre tous les mots de vocabulaire, mais c'est grâce à ce genre d'exercices que votre niveau sera de plus en plus fluide !
A ce propos, avez-vous des idées de lectures VO à me conseiller ?


Lectures Hallowctober



* Miss Peregrine et les enfants particuliers - tome 1, par Ransom Riggs
(438 pages)

J'ai mis dans ce livre dans ma sélection Hallowctober pour deux raisons : j'en entends énormément parler un peu partout sur la toile depuis maintenant 2 ans ; puis, je sais que ce livre va être adapté au cinéma en 2016 par Tim Burton, un réalisateur dont j'admire le travail.
D'ailleurs, chose assez étonnante, lorsque je lisais le roman, j'imaginais l'actrice Eva Green pour Miss Peregrine. Après ma lecture, je suis allée voir le casting du film, et j'ai vu que dans le rôle de Miss Peregrine, Tim Burton a choisi... la jolie Eva Green !

C'est une histoire assez particulière, comme le dit si bien le titre. On suit Jacob, un jeune garçon qui va vouloir lever le mystère sur de nombreux éléments de la vie fantasmagorique de son grand-père. Le résumé n'en dit pas beaucoup plus, et je trouve que c'est très bien comme ça : je ne sais pas vous, mais pour ma part, j'en ai franchement marre des résumés qui en disent trop !
Je ne sais pas si c'est parce que j'en attendais beaucoup, mais je n'ai pas trouvé cette lecture exceptionnelle, contrairement aux nombreuses avis que j'avais pu lire sur différents sites littéraires, chaîne Booktube ou blogs.

On peut dire que même si, globalement, ce fut une histoire agréable et intéressante, j'ai eu une lecture en dents de scie. Parfois, je lisais d'une traite une centaine de pages puis, ensuite, je bloquais sur quelques dizaines de pages... C'est dommage ! Mais je compte tout de même lire le deuxième tome.
En revanche, mention spéciale pour "l'objet-livre" : l'histoire est souvent agrémentée de photos et dessins qui correspondent à certains éléments du livres. Si vous en avez l'occasion, feuilletez-le : ça en vaut réellement la peine !


* Frankenstein ou le Prométhée moderne, par Mary Shelley
(352 pages)

S'il y a bien une oeuvre à lire en cette période d'Halloween, c'est Frankenstein ! De plus, si vous possédez une liseuse, vous pourrez le lire gratuitement puisque l'oeuvre de Mary Shelley est un classique tombé dans le domaine public.

Je fais partie de ces personnes qui connaissaient cette histoire sans pour autant l'avoir lu. Films, pièces de théâtres, dessins animés... il y a eu tant d'adaptations ! D'ailleurs, petite précision : Frankenstein n'est pas le nom de la créature, contrairement à ce que beaucoup pensent (et je le pensais également avant de lire l'oeuvre de Mary Shelley), mais le nom du scientifique, le créateur.

Je ne sais pas si j'ai aimé ou non ce roman. Le début du roman était très lent : l'auteur raconte la vie de Monsieur Frankenstein, scientifique totalement obsédé par les formes de vie et leurs fonctions/natures. Cependant, ces longues et laborieuses pages sont tout de même importantes pour la compréhension et, éventuellement, l'analyse de la suite du roman.
Pour être honnête, j'ai surtout apprécié les 60-70 dernières pages qui posaient de véritables questions philosophiques à propos des progrès scientifiques dans la perception que l'être humain a de sa propre vie mais aussi de celles qu'il veut créer. 
Extrêmement intéressant et plutôt déroutant pour l'époque : en effet, au XIXème siècle (Frankenstein a été publié pour la première fois en 1818), rarement la science était remise en question par les auteurs.
Ce roman est un savoureux mélange entre le romantique gothique et l'essai scientifique. Il faut juste savoir persévérer au début de sa lecture pour, finalement, se délecter de la suite de l'histoire.


* La Maison de la sorcière, par H.P. Lovecraft
(45 pages)

Les amateurs de lecture horrifique et/ou d'épouvante et/ou de fantastique vous le diront : H.P. Lovecraft est le maître en la matière et a inspiré de nombreux auteurs actuels, notamment le très célèbre Stephen King. D'ailleurs, King dit lui-même à propos de Lovecraft : "il est le plus grand artisan du récit classique d'horreur du vingtième siècle".

Je n'avais jamais tenté de lire une oeuvre de cet auteur, et à l'heure actuelle, je peux vous dire que j'ai eu tort. J'ai voulu commencer par une nouvelle La Maison de la sorcière qui fait parti du cycle du Mythe de Cthulhu.

C'est l'histoire de Walter Gilman, étudiant en mathématiques, qui vit dans une maison particulière d'un quartier pauvre d'Arkham. On raconte qu'une sorcière qui s'était échappée on ne sait comment de la prison de Salem en 1692, vivait durant un temps dans cette maison. Peu à peu, Walter sera pris d'angoisse et de paranoïa, notamment à l'approche de Walpurgis, la nuit de sabbat de fin avril.
Cette nouvelle me rappelait parfois Le Horla de Maupassant, bien que le style ne soit pas du tout le même.

J'ai adoré cette lecture. J'ai découvert, et beaucoup apprécié, le style de Lovecraft qui parvient, sans tomber dans le gore, à nous envelopper dans un sentiment de malaise et d'angoisse difficilement explicable. J'en lirai d'autres, sans aucune hésitation !


* Le Horla, par Guy de Maupassant
(environ 40-50 pages – format epub)

C'est justement en lisant La Maison de la sorcière de H.P. Lovecraft que j'ai voulu relire Le Horla de Guy de Maupassant, certainement mon "auteur classique" préféré. J'aime la fluidité et, finalement, la modernité de sa plume. J'aime également le côté grinçant et ironique qu'il emploie parfois pour critiquer les us et coutumes du XIXème siècle qui est un siècle qui, littérairement parlant, m'intrigue et me plait beaucoup.

J'avais lu Le Horla au collège, lors d'une séquence sur le fantastique (en 4ème il me semble, mais je n'en suis plus sûre). J'avais déjà beaucoup apprécié cette nouvelle, mais à cet âge là, lorsque l'on vous impose des lectures, il y a toujours une petite résistance : ce côté ado rebelle. Mais avec du recul, je sais que j'avais adoré.
Relire cette histoire environ 7 ans après est un peu différent puisque viennent s'ajouter des éléments d'analyses et de lecture qu'une jeune fille de 13-14 ans n'a pas forcément.

L'auteur arrive à nous plonger dans un doute absolument impossible à confirmer ou infirmer : le narrateur est-il fou ou le Horla existe-t-il réellement ? J'aime le fait que chacun puisse interpréter l'oeuvre et cette question comme bon lui semble !
Le Horla est donc pour moi un classique à lire absolument, le B.A.BA de la littérature fantastique, à lire à tout âge !


* Les Sorcières de North Hampton – tome 1, par Melissa de la Cruz
(360 pages)

J'ai souvent entendu parler de Melissa de la Cruz qui est un nom relativement connu de la littérature jeunesse/young-adult : tout de même 3 millions de livres vendus dans le monde !

Dans cette saga qui compte 3 tomes, nous suivons dans une petite ville américaine idyllique (ou.. pas !) trois sorcières : Freya, une jeune femme très séduisante et charmeuse ; Ingrid, la bibliothécaire timide ; et Joanna, leur mère, une femme posée et heureuse. Freya est sur le point de se marier mais est attirée d'une manière magnétique par le frère de son futur époux : Killian. Au cours de ces événements, mais aussi d'autres dont j'évite de vous parler de peur de vous gâcher la surprise, le secret des trois femmes de la famille Beauchamp risque d'être mis en danger...

J'ai adoré ce premier tome ! C'est léger, drôle et ça mélange sans aucun excès de nombreux aspects : amitié, amour, sorcellerie, humour, magie, etc. Cependant, je dois avouer que je suis très surprise que cette trilogie soit classée dans la catégorie "jeunesse" (sur le site de la Fnac, par exemple, il est indiqué "dès 13 ans"), tout simplement car le livre est ponctué de quelques scènes de sexe peut-être un peu... crues pour des jeunes filles de 13 ans. Après, peut-être est-ce moi qui suis trop vieux jeu, mais bon, si vous êtes une maman et que vous passez par ici, surveillez un peu les lectures de vos enfants !
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ces trois femmes très différentes les unes des autres, mais toutes les trois aussi drôles et sexy que piquantes et méchantes (parfois).

Mention spéciale pour l'aspect très important de la mythologie nordique que le roman présente au fur et à mesure. C'est une mythologie qui m'intéresse particulièrement (le fameux arbre de vie Yggdrasil et ses neuf mondes les aventures de Sigfried, le pouvoir du dieu Odin,...) et que je connaissais déjà un peu grâce à d'autres lectures ou à des sites spécialisés. Elle est abordée dans ce roman d'une manière un peu plus "ludique" et un peu plus romantique.
Il est évident que ce n'est pas un chef d'oeuvre de la littérature, mais une saga très sympa qui ne se prend pas au sérieux, parfaite en cette période d'Halloween !


* L'Échange, par Brenna Yovanoff
(250 pages)

Je regardais les livres classés horreur, fantastique ou thriller et je suis tombée un peu par hasard sur ce roman, notamment grâce à la couverture très particulière et intrigante si vous aimez ce genre de thèmes.

Dans ce roman, Brenna Yovanoff s'inspire librement d'une vieille légende celte, et vous connaissez mon amour pour cet univers. Pour vous résumer rapidement cette légende des changelins. Il s'agit en quelques sortes d'échanges d'enfants. Les fées s'emparaient d'enfants humains (souvent des nouveau-nés ou des enfants de moins de 1 an) et les remplaçaient par leurs propres enfants. Ces enfants changelins étaient élevés parmi les mortels mais gardaient la magie qui coulait dans leurs veines. Il est même raconté que dans certains cas, certaines mères laissaient volontairement leur enfant malade à la charge des fées (notamment dans certains endroits dits "non fréquentables" : certaines collines, des grottes, etc...). Elles étaient ainsi persuadées que leur enfant humain serait heureux et soigné parmi les fées. Si cette légende vous intéresse, je vous conseille cet article : ICI.

Dans son roman, l'auteure remanie cette légende de manière moderne. Il s'agit d'un jeune homme de 16 ans, Mackie Doyle, qui est un changelin (bien que le terme n'est jamais employé dans le livre). Dans sa ville, les échanges sont fréquents, mais on n'en parle pas. Par peur, par dégoût, par tabou. De ce fait, Mackie fait tout pour cacher sa particularité et ainsi éviter d'être persécuté. Pourtant, sa particularité est vraiment singulière : il ne supporte pas le contact (direct ou indirect) des métaux (d'où la couverture), et notamment le sang.
Un jour, un nouvel enfant disparaît, et cette fois-ci, Mackie va tenter de savoir ce qui lui est arrivé et de savoir d'où il vient.

J'ai une expérience un peu amer de cette lecture, je suis comme mi-figue mi-raison. J'ai aimé la trame de l'histoire, très originale et intéressante, le personnage principal, et l'ambiance, angoissante ni trop, ni trop peu. Mais j'ai comme l'impression que le roman ne reste qu'en surface du synopsis. Finalement, on ne rentre jamais totalement dans l'histoire qui n'est pas assez approfondie. Et lorsque l'on tourne la dernière page, on se dit "ah, c'est tout ?". C'est vraiment dommage...



* Les Sorcières de North Hampton, tome 2 : Le Doux baiser du serpent, par Melissa de la Cruz
(462 pages)

J'ai presque enchaîné les deux premiers tomes de cette série. Cependant, si j'ai passé un très bon moment avec le Tome 1, je dois dire que je me suis franchement ennuyée avec ce second tome...
Je n'y ai pas trouvé de réelle intrigue, les personnages restaient dans leur "zone de confort" et j'ai trouvé que les pages se ressemblaient plus ou moins toutes.


Je n'aurais pas grand chose à vous dire de plus, car en vous parlant en détail de ce second tome, je risque de vous dévoiler certaines choses qui se passaient dans le premier. Toutefois, j'aimerais savoir si je suis la seule à avoir aussi peu apprécié Le Doux baiser du serpent, et surtout, si ça vaut réellement la peine que je lise le troisième tome : Les Vents de Salem... ?




Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

vendredi 3 juillet 2015

Du livre au film - #2

Ilustration Le Horla, en hommage à l'auteur dont je vais vous parler aujourd'hui : Maupassant
Il y a un mois, je vous donnais mon avis sur l'adaptation cinématographique par Tate Taylor du roman La Couleur des Sentiments, écrit par Kathryn Stockett. Vous pouvez d'ailleurs (re)lire cet article ICI.
Aujourd'hui, je viens pour le #2 de la rubrique Du livre au film pour vous parler de Bel-Ami de Maupassant, adapté au cinéma en 2012 par Declan Donnellan.

LE LIVRE

Comme je vous le disais dans mon dernier numéro de 7 semaines, plusieurs livres (à relire ICI), malgré mon goût pour la littérature, je n'avais jamais lu le grand classique qu'est Bel-Ami de Guy de Maupassant : je l'ai lu il y a tout juste quelques semaines. Et actuellement, je crois que je pourrais m'auto-flageller pour avoir fait cette erreur : Bel-Ami est un classique fantastique, très intéressant et moderne.

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas l'histoire de ce roman, Maupassant nous embarque pour suivre les périples d'un jeune homme parisien d'origine normande, Georges Duroy, qui aspire au prestige, à l'argent, aux femmes et à la reconnaissance. En effet, Duroy entre dans le "beau monde" en écrivant une chronique régulière, il me semble qu'elle est hebdomadaire, pour le journal La Vie française. Cependant, distrait par son grand goût des femmes, Georges Duroy est un flambeur qui aime vivre au jour-le-jour ; philosophie de vie qui lui jouera régulièrement des tours.

J'ai adoré ce roman, notamment grâce à la modernité du sujet abordé, bien que le roman date de 1885. Bien que ses phrases soient évidemment belles et soutenues, Maupassant parvient à capter l'attention de n'importe quel lecteur : quelle que soit l'époque, Bel-Ami traverse les générations, quel que soit votre niveau de lecture. Je parlais précédemment de modernité, car Maupassant brosse avec cynisme le portrait d'un homme ambitieux, avide de gratitude et qui ne souhaite qu'une chose : être en haut de l'échelle sociale et posséder tout ce qui l'attire. D'ailleurs, on se rend vite compte que Bel-Ami est finalement un éternel satisfait qui se lasse extrêmement vite des choses qu'il arrive enfin à posséder. L'idée de l'ascension sociale est omniprésente dans ce roman, et cette ascension sociale est contemporaine de chaque époque. Nous connaissons toutes et tous au moins une personne de notre entourage qui ressemble plus ou moins à Georges Duroy.

J'ai également beaucoup aimé la façon dont le monde du journalisme est traité. Lui-même journaliste, Maupassant connaissait sur le bout des doigts ce milieu. Il en connaissait les aspects nobles, mais aussi les aspects plus sombres : la nécessité de toujours écrire, rapidement et efficacement, pour pouvoir toucher un salaire ; les quelques journalistes "mal-honnêtes" qui écrivaient sur des faux faits ou n'écrivaient pas leurs billets eux-mêmes.
Enfin, j'ai aimé également la place très importante qu'occupent les femmes dans ce roman. En effet, malgré beaucoup de phrases peu tendres à leur égard, Maupassant montre que dans la haute société, les femmes occupaient une place primordiale, notamment dans les relations professionnelles et sociales.

Finalement, Guy de Maupassant est un auteur indémodable dont le roman est une pépite à avoir lu au moins une fois. Bel-Ami offre une palette de personnages très différents les uns les autres, propres au XIXème siècle, mais dont les caractères sont finalement très actuels. J'ai été largement dupée et charmée par les stratèges du beau et fascinant Georges Duroy, mais malgré ses actes parfois ignobles et son côté tête à claques, j'ai eu du mal à le détester... Preuve que Maupassant est extrêmement doué ! Je conseille chaleureusement Bel-Ami à toutes et à tous : en plus d'être divertissant, ce roman est drôle, touchant et donne l'occasion de connaître Paris sous un nouveau jour.

LE FILM

De nombreuses adaptations de Bel-Ami existent : celle de 1919 d'Augusto Genina (Italie), celle de 1939 de Willi Forst (Allemagne) ou celle de 1955 de Louis Daquin (France). Aujourd'hui, j'ai voulu vous parler de la plus récente adaptation, celle de 2012, de Declan Donnellan.
Cette adaptation dure 1h43 et fait appel à un casting plutôt prestigieux : Robert Pattinson (George Duroy), Uma Thurman (Madeleine Forestier), Kristin Scott Thomas (Virginie Rousset), Christina Ricci (Clotilde de Marelle), etc.
Malheureusement, je dois avouer que malgré ce très beau casting et les magnifiques costumes, j'ai été profondément déçue par cette adaptation cinématographique. Plus que déçue, en fait je n'ai pas du tout aimé.

Commençons d'ailleurs par les points positifs. Comme dit précédemment, j'ai trouvé les costumes et les décors magnifiques. La fin du XIXème siècle est une époque qui, sur les plans historique et social m'intéressent tout particulièrement, et j'ai adoré pouvoir voir de mes propres yeux le charme d'antan de Paris.
Ensuite, j'ai été agréablement surprise par le jeu de Robert Pattinson. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai été habituée à le voir dans des films "pour ados/jeunes adultes" : Cedric Diggory dans Harry Potter ou Edward Cullen dans Twilight. Je dois avouer qu'au début, envahie par les clichés, je me suis dit que Robert Pattinson ne pouvait pas avoir les épaules pour supporter un tel rôle. Je me suis bien trompée, car je l'ai vraiment trouvé fantastique ; son physique "gendre idéal" colle tout à fait à l'image que je me faisais de George Duroy, son petit sourire en coin est en adéquation totale avec le caractère du personnage, etc. Mais malheureusement, les décors, les costumes et le jeu de Robert Pattinson étaient les seuls aspects positifs trouvés à ce film.

Tout d'abord, de nombreux passages qui me semblaient vraiment importants ont été évincés. Cela ne rendait pas le film incompréhensible aux personnes qui n'ont pas lu le roman, mais je pense que ceci a largement altéré la qualité et les détails de l'histoire. La psychologie du personnage de Georges Duroy a été bâclée. Dans le film, on en arrive très vite à le haïr, plus ou moins selon la réceptivité du spectateur, alors qu'avec Maupassant, on est berné et manipulé par le personnage. Le réalisateur a immédiatement rendu Duroy hostile et vil, c'est vraiment, vraiment dommage. Si la chronologie des grandes lignes du livre est respectée, certains détails ont été complètement déplacés dans le film ; par exemple, on apprend très vite pourquoi Georges Duroy est surnommé Bel-Ami, alors qu'avec Maupassant, on l'apprend plutôt tardivement, vers la moitié du film environ.
Ensuite, j'ai trouvé les personnages caricaturaux, leurs traits de caractères étaient poussés à l'extrême : l'image légère de la femme est un peu trop mise en avant, et ça me gène fortement, car je ne suis pas sûre que Maupassant ait voulu que ce soit ce que l'on retienne en premier de son roman.

Enfin, dernier point négatif, et non des moindres, j'ai trouvé le film parfois trop trash pour une adaptation cinématographique de classique. Oui, évidemment, Maupassant décrit quelques scènes de lit, mais rien de spécialement détaillé. Ce qui, sous la plume de Maupassant était élégant, poétique et joli et devenu dans le film à la limite du vulgaire. C'est dommage.

FINALEMENT...

Vous l'aurez compris, je ne vous conseille pas cette adaptation cinématographique : clichée et bâclée, elle ne vaut pas spécialement la peine d'être vue si vous avez apprécié le livre. Cependant, il faudrait voir du côté des personnes qui n'ont jamais lu Bel-Ami : peut-être que, en plongeant dans l'inconnu, cette adaptation n'est pas si mauvaise, mais ayant adoré le roman, je suis déçue et presque en colère de voir ce qu'en a fait Declan Donnellan.
Le roman est selon moi un véritable incontournable de la littérature classique !

Avez-vous lu Bel-Ami ? Qu'en avez-vous pensé ?

vendredi 12 juin 2015

7 semaines, plusieurs livres #6

Bonjour à toutes et à tous ! Avec un petit peu d'avance, je viens vous présenter les livres lus du 4 mai au 15 juin 2015, dans le #6 de 7 semaines, plusieurs livres.
En effet, je prends un peu d'avance, car je sais que le livre que j'ai commencé ne sera pas terminé d'ici le 15, donc autant partager tout cela avec vous dès maintenant. Ces 7 dernières semaines, j'ai lu 7 livres, et je n'ai malheureusement eu aucun coup de coeur mais... une déception ! Je vous laisse découvrir tout cela.
NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.

* L'Enfant des cimetières, de Sire Cédric

Résumé de l'éditeur : Un fossoyeur vivant près d'un cimetière est pris d'une folie hallucinatoire et tue toute sa famille avec un fusil à pompe avant de se suicider. Un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les occupants d'un hôpital et tue Kristel, une artiste peintre. Plongé dans cette épidémie meurtrière, David, photojournaliste et compagnon de Kristel, décide de mener l'enquête. Avec l'aide d'Aurore, une jeune collègue ambitieuse, et du commandant de police Vauvert, ils vont être bientôt confrontés à l'inimaginable. Meurtres sordides et suicides pour le moins étranges s'enchaînent sous les yeux terrifiés des trois enquêteurs. Nathaniel, aussi insaisissable que maléfique, n'est pas un jeune homme ordinaire... L'enfant des cimetières prend un plaisir manifeste à tuer, à prolonger l'agonie douloureuse de ses victimes. Homme ou démon ? David, qui n'a plus rien à perdre, est prêt à tout pour venger Kristel, quitte à suivre Nathaniel jusqu'en enfer.
(534 pages)

J'ai beaucoup apprécié le style de Sire Cédric : une écriture assez "brute", des phrases courtes mais assez acerbes et surtout un certain don pour vous mettre dans le doute, vous méfier de n'importe quel personnage et de réussir à vous faire croire à des choses complètement invraisemblables. La trame est absolument fantastique ; en effet, la légende de l'enfant des cimetières existe réellement, et Sire Cédric a réussi à monter autour une intrigue de thriller.
Je me suis très vite attachée au personnage de David qui oscille entre le désespoir, son dévouement à Kristel, sa crainte mais aussi presque sa fascination vis-à-vis de ce fameux enfant. Un très beau personnage dont le caractère m'a parfois fait penser à un de mes amis. Peut-être aussi pour cela que je me suis aussi vite attachée à ce personnage...
J'ai également été très charmée par le style gothico-surnaturel de l'intrigue et de l'écriture de Sire Cédric.
D'un point de vue rhétorique, cet auteur est fantastique. Cependant, je dois avouer que j'ai été quelque peu déçue par la fin... J'ai tellement aimé tout le livre que cette fin m'a un peu laissée... sur ma faim, justement. Mais outre cela, j'ai beaucoup aimé ce livre. Je pense relire très vite d'autres oeuvres de cet auteur qui m'a tout l'air d'être la relève du thriller/thriller horrifique français.


* Version Beta, tome 1, de Rachel Cohn

Résumé de l'éditeur : Née à seize ans, Elysia a été créée en laboratoire. Elle est une version BETA, un sublime modèle expérimental de clone adolescent, une parfaite coquille vide sans âme.
La mission d Elysia : servir les habitants de Demesne, une île paradisiaque réservée aux plus grandes fortunes de la planète. Les paysages enchanteurs y ont été entièrement façonnés pour atteindre la perfection tropicale. L'air même y agit tel un euphorisant, contre lequel seuls les serviteurs de l'île sont immunisés. Mais lorsqu elle est achetée par un couple, Elysia découvre bientôt que ce petit monde sans contraintes a corrompu les milliardaires. Et quand elle devient objet de désir, elle soupçonne que les versions BETA ne sont pas si parfaites : conçue pour être insensible, Elysia commence en effet à éprouver des émotions violentes. Si quelqu'un s'aperçoit de son défaut, elle risque pire que la mort.
(432 pages)

Ce roman Young-Adult m'a beaucoup fait pensé à la série suédoise Real Humans. Bien que le style était parfois un peu trop bateau et léger à mon goût, ce livre a été une bonne lecture. Les idées abordées sont très intéressantes, notamment celle de la conscience des robots, ainsi que de leurs droits au sein d'une société futuriste. Cependant, justement, je trouve que l'auteure n'est pas allée assez loin sur certains sujets qui sont dignes de questions philosophiques. Néanmoins, il est vrai que ce roman est destiné aux jeunes adultes (dès 14 ans, je pense), donc l'auteure a peut-être eu peur de faire fuir son public... Effrayant par son réalisme dans une société où tout, ou presque, est robotisé, plaisant par sa petite histoire d'amour, Version Beta est un bon premier tome.
La fin est finement menée, et je peux vous garantir que je compte lire les autres tomes très rapidement. D'après internet, la saga sera d'ici peu adaptée au cinéma par le réalisateur du deuxième Twilight.


* Conscience animale, de Franck Thilliez

Résumé de l'éditeur : Et si se terrait en chacun de nous une animalité sanguinaire ? Et s'il était possible par un sacrifice bien mené de la réveiller ? Et si un homme avait précisément en tête d'user de ce savoir secret pour mettre en place une gigantesque entreprise assassine ? C'est dans le tourbillon de tous ces " si " que vont être aspirés Warren, père de famille presque ordinaire, Sharko, inspecteur tenace et téméraire, Moulin, jeune recrue faisant ses premières armes, et Neil, linguiste pour le moins singulier. Nouant leur destin dans une enquête balisée par le sang et la cruauté, ils devront affronter l'impensable pour réaliser l'impossible. Mais quel sera le coût de cet impossible ?
(310 pages)

Je suis une grande fan de Franck Thilliez. J'aime son univers, sa plume, ses intrigues, et son côté complètement psychopathe malgré un physique d'ange. Cependant, Conscience animale a été ma déception de ces 7 semaines. Non pas que ce roman soit mauvais, mais je le trouve bien en-deçà de ce à quoi j'ai été habituée par Thilliez. J'avoue ne pas avoir reconnu le style de Thilliez. Ce livre est son premier roman publié (en 2002), et bien que l'histoire soit horriblement exceptionnelle, je dois avouer que je préfère la plume thilliezienne actuelle.
Je n'ai pas spécialement accroché à ce roman, je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages, mais je ne l'ai pas abandonné, car je voulais absolument connaître la fin.
Je ne conseille pas spécialement Conscience animale, et si vous ne connaissez pas l'auteur et qu'il vous tente, je vous conseille chaudement La Forêt des ombres (celui avec lequel j'ai découvert cet auteur, qui est du grand, grand art) ou L'Anneau de Moebius.


* Si je reste, de Gayle Forman

Résumé de l'éditeur : Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste...
(186 pages)

J'ai beaucoup entendu parler de ce livre, et je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrivais pas réellement à passer le pas. En fait, j'en ai tellement entendu parler, justement, que j'avais peur de ne pas accrocher. Si je reste est une jolie oeuvre. Ce court livre est une véritable ode à la vie et à l'optimisme, malgré un thème principal triste et incertain : un état entre la vie et la mort, lorsque la jeune Mia tombe dans le coma. Tout comme l'avait fait John Green avec Nos Etoiles Contraires, j'admire cette capacité de parler de la mort sans pour autant tomber dans une simple exploitation de la souffrance physique et morale. J'ai beaucoup pleuré, mais en y repensant, je pense finalement que mes larmes étaient de "bonnes larmes", des larmes positives.
L'écriture est simplissime, mais c'est justement ce qui est beau. Je le conseille à tout le monde, que vous soyez une fille ou un garçon, que vous soyez un(e) ado ou un(e) adulte.


* Bel-Ami, de Guy de Maupassant

Résumé de l'éditeur : Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.
(408 pages)

Malgré mon goût pour la lecture, je n'avais jamais lu le chef-d'oeuvre qu'est Bel-Ami de Guy de Maupassant. Et ce fut une magnifique découverte ! Maupassant a ce pouvoir assez dingue d'écrire une histoire intemporelle et même très moderne. Evidemment, le niveau de langue et celui d'un auteur du XIXème siècle, mais le thème principal est terriblement contemporain : un jeune homme plein d'ambition, prêt à tout pour se hisser en haut de l'échelle sociale, quitte à mettre de côté des valeurs fondamentales.
Chaque personnage est intéressant et apporte quelque chose d'important à l'histoire : la légèreté de Clotilde de Marelle, le pessimisme de Norbert de Varenne,... Le portrait de Georges Duroy est si finement brossé que Maupassant arrive à vous le faire adorer un instant, et détester quelques lignes plus tard. Il est vaniteux, naïf, impitoyable avec les femmes, séducteur mais le pire, c'est qu'on en arrive tout de même à l'apprécier.

Malgré son étiquette "classique" qui peut en rebuter plus d'un, Bel-Ami est une lecture très fluide qui nous expose avec cynisme, mais réalisme, l'idée de l'ascension sociale au XIXème siècle. Cependant, l'histoire pourrait être retranscrite à n'importe quelle époque, même de nos jours, et garderait sa justesse.
Bel-Ami est une donc une magnifique oeuvre que je conseille à toutes et à tous, et notamment si vous êtes encore au lycée. Pour l'histoire, certes, mais aussi pour la plume délicieuse de Guy de Maupassant.


* La Belle et la Bête, et autres contes, de Madame Leprince de Beaumont

Résumé de l'éditeur : Ce recueil rassemble les contes les plus célèbres de Mme Leprince de Beaumont. Ces histoires nous ouvrent les portes d'un univers plein de fantaisie et de merveilles insoupçonnées, que petits et grands visitent avec délice pour leur édification.
(80 pages)

Le Disney La Belle et la Bête fait partie de mes préférés. Cependant, j'ai eu envie de lire la véritable histoire qui, en réalité, est plutôt courte : à peine 12 pages. J'ai donc ensuite enchaîné avec les 9 autres contes proposés par l'édition Librio.
J'avoue que je ne connaissais pas du tout Madame Leprince de Beaumont, pas même de nom, mais j'ai adoré son style. Chacun de ses contes est plutôt court, mais très incisif à mon sens.

Pour être plus précise, Madame Leprince de Beaumont amorce ses contes avec un trait de caractère de l'espèce humaine que nous possédons toutes et tous, mais chacun à des degrés différents : la vanité, la curiosité, la cupidité, etc. Puis, à partir de ces défauts, l'auteure invente une histoire qui se termine, évidemment, par une morale. L'écriture est plutôt soutenue (XVIIIème siècle), mais largement surmontable, ce qui fait que ce recueil est abordable pour toutes les catégories de lecteurs.
Bien loin des clichés, j'ai trouvé que les morales étaient particulièrement intéressantes et amenaient à réfléchir. J'ai adoré le style, qui est beaucoup plus caustique que celui d'autres conteurs (Andersen, par exemple).

De ce recueil, j'ai surtout aimé La Belle et la Bête ; Belote et Laidronette ; La Curiosité et Le Prince Fatal et le Prince Fortuné. Je pense essayer de trouver d'autres recueils et d'autres écrits de cette auteure que j'ai beaucoup appréciée.


* La Face cachée de Margo, de John Green

Résumé de l'éditeur : Mar-go-Roth-Spie-gel-man, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit.Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo ne se présente pas au lycée, elle a disparu.Quentin saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver ? Plus il s'en approche, plus Margo semble lui échapper...
(400 pages)

Avant même de vous parler de mon avis, positif, quant à ce roman, j'aimerais partager avec vous une immense incompréhension vis-à-vis des éditions et/ou des traductions françaises. En effet, le titre original de ce livre est Paper Towns ; après avoir fini ce roman, je me suis dit que le titre original avait un très joli sens par rapport à l'histoire, mais aussi à sa fin. Alors sincèrement, je me demande qui a eu l'idée de nommer ce roman La Face cachée de Margo, et non de : soit garder le titre en Anglais, soit le traduire tout simplement par "Les Villes de papier", ou autre. Mais peu importe...

Pour ce qui est du roman, je l'avais depuis pas mal de temps sur ma liseuse, mais je n'avais pas spécialement envie. Pourquoi ? Peut-être à cause du titre, justement, qui fait très roman pour ado. Puis, j'ai découvert sur le compte instagram de John Green, l'auteur, que le film du livre allait sortir dans peu de temps en France (le 12 août). J'ai une confiance absolue en les livres de John Green depuis que j'ai lu Nos Etoiles Contraires. De plus, l'auteur était présent sur le tournage des deux adaptations : ce qui fait que, normalement, les adaptations sont fidèles aux livres, ou du moins à l'idée que voulait transmettre John Green. Bref, comme j'ai très envie d'aller voir le film en août, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le lis d'ici là.

Je n'ai pas du tout été déçue. Fidèle à lui-même, John Green parvient à mêler simplicité, amour, humour et poésie. Je me suis immédiatement attachée à Quentin, joué par Nat Wolff dans le film (celui qui jouait Isaac dans Nos Etoiles Contraires) et j'ai été très intriguée par Margo.
Il est très difficile d'évoquer sans livre sans trop en dire, puisque c'est une oeuvre qui doit être lue sans à priori, sans indices, sans arrière-pensées. J'ai beaucoup apprécié également que le personnage principal soit un garçon : ce n'est pas si courant que ça dans ce type de romans.

Rien que pour la fin et pour la plume de John Green, je conseille chaudement ce roman dont le dénouement ne pourra pas vous laisser de marbre.

Si vous avez des lectures à me conseiller, n'hésitez surtout pas !

Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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