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lundi 1 mai 2017

7 semaines, plusieurs livres #20

Encore une période de lecture (du 6 mars au 24 avril 2017) peu fructueuse. J'ai eu tellement de choses à faire sur le plan étudiant que j'ai moins lu. Cependant, je dois avouer que toutes mes lectures ont été agréables, sauf peut-être une, la première que je vous présente, par laquelle j'ai été énormément déçue. En fait, j'ai même été scandalisée par ce bouquin. Je vous laisse découvrir tout ça !


* Guerilla, le jour où tout s'embrasa, par Laurent Obertone
Editions Ring, 414 pages
Ma note : 2,5/5

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire : une guerre civile éclate en France, à une époque assez proche de celle que nous vivons actuellement. L'auteur y incorpore les rôles des policiers, des syndicats et l'histoire se déroule sur 3 jours. Ce parti-pris temporel passe ou casse : soit le lecteur est totalement pris dedans et se lit une journée du roman par jour ; soit il s'ennuie. Je fais partie de la deuxième catégorie.

Pour ma part, j'ai trouvé le roman extrêmement long et surtout, bourré de clichés à propos des flics et des syndicats. J'ai trouvé certains propos à la limite du fascisme et de l'islamophobie. Et si vous me connaissez, vous savez bien que ce genre de mode de pensée est totalement intolérable pour moi. En fait, il suffit que je lise 2 ou 3 sous-entendus de ce genre pour que mon avis sur la lecture et l'auteur en général soit totalement biaisé par mes ressentis. Certains penseront que ces fameux propos seront en fait une dénonciation, mais j'ai eu un peu de mal à y croire tant ils sont violents.
Pardonnez-moi, mais je pense que Laurent Obertone est un homme à l'esprit bien fermé qui déteste le monde entier. Ça me gêne.

D'ailleurs, sur ses réseaux sociaux et en interview, Laurent Obertone se félicite de, je cite "défendre les policiers et parler de leurs souffrance". Alors oui, je suis d'accord : il faut en parler car les policiers, les militaires et tutti quanti n'ont pas la vie facile, loin de là. Mais ce que dit Laurent Obertone revient à cataloguer les militaires/policiers comme des hommes haineux, racistes, et désabusés de la société. Je suis désolée, mais ce n'est pas leur rendre service, au contraire !

Le côté "je suis pas raciste mais..." ambiant qu'il y a en France actuellement commence sincèrement à me taper sur le système, surtout en cette période d'entre-deux tours (au moment où j'écris mon article, soit le 27 avril), et Laurent Obertone ne fait que remuer le couteau dans la plaie. Genre "tiens connard, tu aimes les arabes/noirs/juifs/chinois/indiens (rayez la mention inutile !), bah je vais te montrer que tu as tort". J'ai eu du mal à me décrocher de ça !
Je mets tout juste la moyenne puisqu'il faut tout de même admettre que l'histoire est bien menée, malgré de nombreuses longueurs, et que le thème est plutôt culotté, donc un minimum remarquable. Mais mes valeurs font que je ne peux pas plébisciter un auteur aux idées racistes, désolée.


* La Sélection - tome 3 : L'Élue, par Kiera Cass
Editions R-jeunes adultes, 360 pages
Ma note : 3,5/5

Si vous avez suivi mes derniers bilans lecture, vous avez pu voir que j'ai passé de bons moments en lisant les tomes 1 et 2 de cette saga de Kiera Cass. Et après l'énervement suscité par ma lecture précédente, ça m'a fait un bien fou de me replonger dans la Sélection.
Ce troisième tome est assez intéressant sur le plan "historique" puisqu'on en apprend un peu plus sur comment les Etats-Unis se sont retrouvés en guerre civile et comment le monde à basculé (La Sélection étant une saga dystopique).

Malgré cela, j'ai trouvé le dénouement sans surprise et assez prévisible. Je ne peux pas vous en dire plus puisqu'il s'agit d'un tome 3.
Néanmoins, j'ai passé un bon moment divertissant en compagnie de L'Elue et je compte bien terminer cette saga pour voir où Kiera Cass va finalement nous conduire.



* Audrey retrouvée, par Sophie Kinsella 
Editions Pocket Jeunesse PKJ, 304 pages
Ma note : 3,5/5

Je connaissais Sophie Kinsella pour ses romans de chick-lit', notamment la saga de l'Accro du Shopping (que j'adore !) mais aussi quelques romans one-shot comme Très chère Sadie ou Lexi Smart a la mémoire qui flanche. Ce n'est que très récemment que Kinsella a commencé à écrire pour la jeunesse. Encore que, je pense que même les adultes pourront aimer ce roman, mais il est classé en jeunesse. J'aime beaucoup l'univers de cette auteure que je trouve frais et léger, parfait pour se détendre sans prise de tête, notamment en été.

Audrey retrouvée, sorti en mars 2016, nous raconte l'histoire d'une jeune fille de 14 ans souffrant de troubles anxieux très graves. Pour des raisons inconnues, elle est déscolarisée et reste chez elle toute la journée, fuyant ainsi le monde extérieur. Son psychiatre, le Docteur Sarah, va lui demander de tourner un film pour voir d'un autre oeil son entourage. Audrey commence donc à explorer le monde de sa famille, mais aussi un peu le monde extérieur.

L'histoire est assez bien trouvée et bien menée par Sophie Kinsella qui est toujours une déesse du page-turner. L'intrigue est intéressante puisque finalement, dans les romans jeunesse, les auteurs abordent rarement les thèmes de la dépression, de la phobie sociale et de la phobie scolaire. Ce livre pourrait donc aider plusieurs jeunes adultes. Cependant, si les raisons de ces troubles sont souvent évoqués à demi-mots, l'auteure n'explique jamais clairement ce qu'il s'est passé, et j'ai été carrément frustrée par cet élément. Jusque la dernière page, je m'attendais à ce que moi, lectrice, je partage un peu plus avec le personnage, même si le harcèlement scolaire est subtilement évoqué
Sans cette absence d'explication, j'aurais facilement pu donner 4 voire 4,5 à ce roman, mais la frustration m'en empêche.

* La Cicatrice, par Bruce Lowery
Editions J'Ai Lu, 202 pages
Ma note : 4/5

J'avais vu ce roman en lisant un article "Ces classiques immanquables" du ELLE. Je dois dire que je n'ai pas été déçue de suivre les conseils de ce magazine féminin. Attention, ce livre est une petite pépite ! 
Ecrit en 1960 par Bruce Lowery, La Cicatrice est écrit du point de vu de Jeff, un jeune garçon de 13-14 ans, aux Etats-Unis en 1944. Jeff est un petit garçon heureux et aimé de sa famille. Mais il a un petit souci : la cicatrice due à son bec de lièvre lui vaut toutes les remarques et méchancetés possibles de ces camarades de classe. Jeff intériorise toute la douleur dont il est victime, n'osant pas en parler à ses parents.

La Cicatrice est un roman que j'ai trouvé bouleversant sur l'injustice, la moquerie, la peur de la différence et de l'inconnu, ainsi que du harcèlement scolaire. Bien qu'écrit il y a environ 50 ans, je trouve que les problèmes abordés par l'auteur sont toujours d'actualité. Comme quoi, que ce soit en 1960 ou en 2017, les enfants ont toujours été cruels entre eux, et contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, ce n'est pas uniquement à cause des réseaux sociaux !
Je conseille fortement cette lecture que j'ai trouvée émouvante et bouleversante.


* Pour un soir seulement – journal (sexuel) d'une ex-petite moche, par Thomas Raphaël
Editions J'Ai Lu, 404 pages
Ma note : 5/5

Depuis son premier roman La Vie commence à 20h10, je suis une grande fan de l'auteur Thomas Raphaël. C'est assez intéressant de lire de la chick-lit' (ou presque) écrite par un homme. Je trouve que le point de vu est un peu différent, un peu plus grinçant et cynique : tout ce que j'aime !

Dans Pour un soir seulement, Thomas Raphaël nous plonge dans le journal intime de Julie, bordelaise d'une trentaine d'années, retoucheuse photo, qui galère un peu dans sa vie sentimentale. Inscrite sur un site de rencontres assez connu (Meetic, pour ne pas le citer), elle n'arrive pourtant pas à rencontrer du monde.
A la suite d'une vilaine chute, elle va faire un scanner et découvrir qu'un anévrisme, présent depuis plus mois/années, risque à tout moment de se briser. Son neurologue va donc lui conseiller de se faire opérer, tout en lui précisant qu'il y a des risques qu'elle ne se réveille pas. Julie va beaucoup réfléchir, mais peu à peu, elle va se dire qu'elle préfère profiter de manière plus ou moins insouciante de sa vie et va repousser l'opération de jour en jour.
Elle va changer son annonce Meetic, un poil gnian-gnian, en une accroche bien plus catchy : "pour un soir seulement".

J'ai juste A-DO-RÉ, mais genre vraiment ! Thomas Raphaël aborde ici les petits tracas du quotidien que nous connaissons toutes. Si Bridget Jones compte ses calories et ses verres d'alcool consommés, Julie, quant à elle, compte la probabilité de mourir de son anévrisme. Dit comme ça, c'est absolument horrible, mais tout le roman est construit sur un humour noir qui, personnellement, me plaît beaucoup. Enfin une manière drôle et cynique d'aborder la maladie ! Petite précision pour celles et ceux que ça pourrait gêner : contrairement au titre, il n'y a pas réellement de passage purement sexuel.

J'ai également beaucoup aimé la place accordée au "pouvoir" et aux "freins" féminins. Comme par exemple le fait qu'une femme qui désire des relations d'un soir sont souvent mal vues, contrairement aux hommes dont le comportement semblable ne choque jamais personne. Thomas Raphaël a ce petit côté féministe que j'ai trouvé intéressant.
Cette sorte de version française de Bridget Jones (mais en mieux !) est absolument géniale, drôle et émouvante. Un roman feeling-good absolument incontournable pour l'été qui arrive !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mardi 30 août 2016

7 semaines, plusieurs livres #15

Nous nous retrouvons pour le #15 de 7 semaines, plusieurs lectures. Ce #15 recouvre la période du 4 juillet au 22 août 2016, c'est-à-dire le moment où j'étais en vacances. J'ai pu ainsi assouvir ma soif de lecture. Cependant, toutes n'ont pas été glorieuses, j'ai même eu deux grosses déceptions. Toutefois, j'ai lu pendant le mois de juillet une oeuvre qui me marquera à jamais... Je vous laisse découvrir !


* Le Soleil est pour toi, par Jandy Nelson
(480 pages)
Ma note : 3/5

Avant de commencer Le Soleil est pour toi, mes attentes étaient très élevées. En effet, j'ai entendu tellement de louanges à son égard que je me suis dit qu'il serait un véritable chef-d'oeuvre, une de ces pépites qui nous marquent pour longtemps !

C'est avec une grande déception que je vous donne un avis plus que mitigé. LSEPT est l'histoire de deux jeunes gens, Noah et Jude. Ils sont jumeaux et ne se passent jamais l'un de l'autre. Cette relation fusionnelle va s'effriter à l'âge de 16 ans lorsqu'un terrible événement va marquer leur vie. Après cela, Noah et Jude vont tenter de se reconstruire l'un sans l'autre.
Lorsque j'ai entendu parler de l'histoire, je me suis dit qu'elle était très prometteuse. Cette quête d'une identité propre à chacun est selon moi un thème très intéressant, notamment lorsqu'il se passe pendant l'adolescence. Mais ça n'a pas pris avec moi.

L'histoire est très belle, il n'y a aucun doute là-dessus. De même, l'écriture est magnifique, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tout de même voulu mettre un 3/5 à ce roman. Les thèmes abordés sont multiples et c'est ce qui, je pense, peut séduire les adolescents dans leur lecture. Par ailleurs, j'ai trouvé intéressant que l'auteur change de point de vue selon les chapitres ; il permet ainsi au lecteur une immersion totale dans la pensée et les sentiments de ses personnages.

Mais LSEPT souffre de longueurs et de répétitions qui sont venues gâcher le beau travail que Jandy Nelson avait entrepris. Enfin, j'ai trouvé certains passages très stéréotypés à propos des fratries gémellaires et plus généralement de l'adolescence. Je n'ai pas de jumelle, donc peut-être que je ne peux pas comprendre cette histoire et ce lien si particulier entre deux jumeaux ; mais certaines phrases et certains dialogues semblent tout droit sortis d'une mauvaise comédie dramatique américaine.
On m'avait parlé de Jandy Nelson comme d'un deuxième John Green. Je m'attendais à beaucoup mieux et j'ai été déçue.


* Bridget Jones : Folle de lui (tome 3), par Helen Fielding
(540 pages)
Ma note : 4/5

Chaque année, c'est mon petit plaisir de l'été : le bouquin de chick-lit' ! Je n'en lis que très rarement (voire jamais) le reste de l'année, mais pour moi, l'été est la période propice à ce genre littéraire. C'est simple, drôle et on passe du bon temps.

J'avais adoré les deux premiers tomes du journal de Bridget Jones : c'est frais, drôle et léger. Je me suis très vite attachée à l'héroïne qui a ce côté girl next-door attendrissant qui fait que chacune d'entre nous peut s'identifier à elle pour certains aspects de sa vie privée. Ce troisième tome est à l'image des deux précédents ! 

On y retrouve Bridget en quinqua veuve qui essaie tant mieux que mal de refaire sa vie et d'élever au mieux ses deux enfants. Malgré le fait que Bridget soit parfois une véritable tête à claques immature, j'ai passé un excellent moment. En lisant un peu ce qu'a pu dire la presse et les blogs littéraires, je me suis rendue compte que pour beaucoup, ce tome 3 est décevant. Je pense sincèrement qu'il faut prendre ce roman à la légère, sans prétention, simplement pour passer de bonnes heures de lecture sur la plage ou au bord de la piscine.


* A feu et à sang, par Françoise Bourdin
(308 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite aux conseils de ma grand-mère que je me suis lancée dans A feu et à sang. Ce roman est en fait une suite (celle d'Eau et de feu), mais on peut très bien le lire sans avoir lu le premier.

Nous retrouvons Scott et Kate qui retournent au domaine familial pour élever leurs enfants au grand air. L'intrigue se passe en Ecosse, ce qui m'a beaucoup plu puisque c'est un pays qui me passionne et que j'aimerais énormément visiter (voire y vivre ?). L'idylle entre Kate et Scott est assez compliquée puisque ces deux amoureux ont vécu ensemble lorsqu'ils étaient plus jeunes : une histoire de mariage, remariage et famille recomposée. Les deux amoureux ont d'ailleurs une bonne dizaine d'années de différence d'âge.

Le soir de Noël, un terrible événement vient déchirer la famille dans ses meilleurs moments. Les membres vont alors devoir faire face aux piques de certains, aux caprices d'autres et à une ambiance lourde et hostile. 
J'aurais aimé que la psychologie des personnages soit un peu plus creusée, mais j'ai passé un très bon moment à lire cette saga familiale.


* Carmilla, par Joseph Sheridan le Fanu
(124 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite à la chronique de ma copine Diane que j'ai eu envie de me lancer dans cette courte histoire. Carmilla est une oeuvre classique de l'auteur irlandais Joseph Sheridan le Fanu, publiée en 1872. Ce roman gothique nous parle de la rencontre singulière en Styrie (province d'Autriche) entre Laura, fille d'un noble, et Carmilla, jeune fille à la santé fragile. En même temps, de mystérieux accidents et disparitions ont lieu aux alentours.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui repose principalement sur l'ambiance mise en place par Joseph Sheridan le Fanu ; une ambiance dans le même esprit que les films de Tim Burton, réalisateur que j'adore !
La psychologie des personnages est assez intéressante également : on retrouve une sorte de schéma soumis/dominant assez fascinant.
Mon seul regret est peut-être le fait que l'histoire soit extrêmement courte. Après coup, je suis déçue de ne pas l'avoir lue en VO.


* Le Fantôme de l'Opéra, par Gaston Leroux
(342 pages)
Ma note : 5/5

Mon plus grand coup de coeur de ces derniers mois, peut-être même de 2016. Cette lecture fut une claque. Une magnifique claque.
Je connaissais plus ou moins l'histoire du Fantôme de l'Opéra grâce aux nombreuses références artistiques, notamment la chanson Phantom of the Opera de Nightwish, sortie en 2002 (vous pouvez l'écouter ICI). J'ai découvert avec le roman de Gaston Leroux (1910) une sublime histoire qui mélange subtilement légendes urbaines et éléments de fiction.

L'histoire se passe à l'Opéra Garnier, à Paris. On raconte qu'un monstre vit dans les entrailles de l'Opéra qui est bien connu pour ses sous-sols et son fameux lac sous-terrain. Cet être serait le responsable de plusieurs accidents au sein de l'Opéra, notamment lorsqu'un machiniste est retrouvé pendu. On l'appelle alors le Fantôme de l'Opéra puisqu'il ne se montre que rarement, et lorsqu'il le fait, il porte un masque.
Ce fantôme loue à l'année la loge n°5 et profite des spectacles merveilleux qu'offrent l'Opéra. Pendant ce temps là, une jeune soprano, Christine Daaé, enflamme les planches avec son rôle dans Faust. Plusieurs rumeurs circuleraient à son propos, notamment celle que la jeune femme s'est lié maléfiquement à une voix de la nuit, son "ange de la musique".

L'histoire est purement et simplement magnifique. Entre belles descriptions, action, péripéties, moments de grâce et histoire d'amour, Gaston Leroux prend fréquemment son lecteur à parti pour rendre son récit dynamique. Tout est fascinant dans son roman, notamment lorsqu'on sait quelles légendes existent autour de l'Opéra Garnier. La fin est à couper le souffle, j'en frissonne encore ! Le Fantôme de l'Opéra fait partie de ces classiques inoubliables qui ne vous laisseront jamais en paix.

Je suis une grande fan de musique, et la musique classique/symphonique me fascine. J'aimerais pouvoir un jour assister à un opéra pour concrétiser un rêve. J'ai envie de partager avec vous une citation du roman que je trouve fantastique :
"Mon ami, il y a une vertu dans la musique qui fait que rien n'existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui viennent frapper le coeur". 
Les amateurs de musique ne peuvent qu'être d'accord avec cette citation. A titre personnel, la musique me procure des émotions que d'autres productions artistiques ne parviennent pas à faire.

A l'heure actuelle, la loge n°5 est toujours fermée ! Il m'arrive parfois de passer devant l'Opéra Garnier. Je peux vous dire que je ne le regarderai plus jamais de la même manière...!


* Harry Potter and the Cursed Child – parts one and two, par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
(352 pages)
Ma note : 4/5
(Lecture VO)

Je fais partie de cette génération qui a grandi et mûri avec Harry Potter. Il y a environ 9 ans, quand le dernier tome de la saga est sorti, j'ai fait face à un sentiment assez particulier : comme le fait d'être orpheline. Savoir que je ne relirai plus jamais aucun récit sur Harry Potter m'a vraiment fait énormément de peine en 2007.

Puis en juillet, un nouveau roman, parfois estampillé "Harry Potter 8" par certains médias, est sorti. La sortie VF n'étant programmée que pour le mois d'octobre, je n'ai pas pu attendre jusque là et j'ai préféré lire la version VO. En premier lieu, que les choses soient claires : ce livre n'est ni un HP 8, ni un "pur J.K. Rowling". En effet, cette pièce de théâtre a été écrite depuis une idée originale de J.K. Rowling, mais ce n'est pas elle qui a couché les mots sur le papier ! Il est bon de le préciser, puisque beaucoup de fans ont été déçus de par le format littéraire (une pièce de théâtre) mais aussi par le fait que ce ne soit pas J.K. Rowling herself qui en soit l'auteur.

Ceci étant dit, j'ai été ravie de ma lecture. Beaucoup d'entre vous m'ont posé la question à propos du niveau d'Anglais nécessaire pour lire Harry Potter and the Cursed Child. A titre personnel, je l'ai trouvé largement abordable. Je ne suis pas bilingue, mais je me débrouille plutôt bien et je n'ai rencontré aucune difficulté lors de ma lecture
De plus, HP and the CC étant une pièce de théâtre, il n'est composé presque exclusivement que de dialogues. Malgré le fait qu'il ne soit pas dans ma langue maternelle, je l'ai lu en à peine une journée. Je pense de ce fait que chacun peut tenter de se plonger dedans, quel que soit son niveau en Anglais !

Dans cette """suite""", nous retrouvons nos personnages principaux dix-neuf ans après. Harry et Ginny ; et Ron et Hermione ont eu des enfants qui vont, à leur tour, à Poudlard. La pièce s'ouvre sur une scène à la voie 9 3/4 : le petit Albus (fils de Ginny et Harry) fait part à son père de ses inquiétudes quant au fait d'aller éventuellement à Serpentard. Dans le Poudlard Express, il va faire connaissance, accompagnée de Rose (fille de Ron et Hermione), de Scorpius, le fils de Drago Malfoy. Entre ces deux jeunes garçons va naître une amitié semblable à celle qui a commencé entre Hermione, Harry et Ron, également dans le Poudlard Express. Dans le même temps, le Ministère de la Magie découvre que Lord Voldemort aurait peut-être eu un enfant.
Le reste, vous le découvrirez au fil des pages, mais sachez qu'Albus et Scorpius ne sont pas les derniers à se mettre dans des situations compliquées !

Cette pièce de théâtre divise énormément les lecteurs : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui sont assez déçus. Pour ma part, j'en suis ravie même si certains détails sont trop "gros" et trop "fan-boy". On sent que les auteurs (John Tiffany et Jack Thorne) sont des fans et qu'ils ont voulu faire renaître l'histoire en utilisant quelques clichés de l'histoire d'Harry Potter. Certains détails sont prévisibles mais ils n'ont pas enlevé le plaisir que j'ai eu à lire cette pièce de théâtre. Je n'ai qu'une hâte, qu'elle arrive à Paris, en VO ou pas !
Alors qu'encore une fois, je refermais le livre avec cette même impression qu'il y a 9 ans, j'apprends quelques jours après que Madame J.K. Rowling annonce trois nouveaux livres sur le monde de Poudlard et de certains personnages secondaires, notamment Ombrage ou Lupin, mais aussi sur l'histoire du Château. 
Les Potterheads ont hâte de découvrir ces "extras" ! Il n'y a aucun doute... "Always" !


* Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté, par Sarah Pinborough
(224 pages)
Ma note : 1,5/5

La note que je donne ici est en quelque sorte une note globale de cette saga. Avant de commencer le premier tome des Contes des Royaumes, j'étais très enthousiaste : de nombreuses personnes avaient aimé, voire adoré, ces réécritures de contes.

C'est fois-ci, c'est la Belle au Bois Dormant qui passe sous la plume de Sarah Pinborough. Comme pour les deux premiers, le schéma est plus ou moins identique : une princesse sexy et rebelle, un prince un peu benêt et des références plus modernes. Mais justement, le schéma étant toujours le même, je pense que je me suis lassée dès le premier tome.

Pour être totalement honnête avec vous, je pense sincèrement avoir surtout perdu mon temps avec ces trois tomes, et ce dernier ne fait pas exception.


* Docteur Sleep, par Stephen King
(750 pages)
Ma note : 2/5

J'ai lu Shining il y a déjà plusieurs années. Cette oeuvre de Stephen King est certainement un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature horrifique. Tout est dans la subtilité et dans l'ambiance très pesante. Ce Docteur Sleep en est la suite. Une suite bien pâle et inintéressante à mon goût. J'avais tellement aimé Shining que cette lecture-ci a vraiment été une énorme déception.

On suit en parallèle trois intrigues : Dan qui a grandi et exerce un métier d'aide-soignant dans un hospice (quand il n'est pas bourré) ; une sorte de secte appelée le Noeud Vrai qui est un espèce de gang de pseudo-vampires ; et enfin, la petite Abra qui a le même Don que Dan. Vous vous doutez qu'à un moment du roman, les choses se regroupent.
L'histoire est plutôt bancale, l'intrigue pas folichonne et surtout, le roman est lent. Vraiment très lent. C'est un petit peu une des caractéristiques de l'écriture de King : une intrigue lente mais oppressante. C'est certainement pour ça qu'avec Stephen King, ça passe ou ça casse. Sauf qu'ici, l'intrigue est lente mais il n'y a rien d'autre autour : pas de stress, d'angoisse ou de sentiment d'oppression. Aucune ambiance ! C'est fade et sans intérêt. Je ne comprends pas l'intérêt d'écrire un pavé de 750 pages pour raconter si peu de choses et tourner autour du pot pendant si longtemps.

Je suis déçue de cette déception puisqu'avec cette lecture, l'excellent souvenir que j'avais de Shining est en quelque sorte terni par cette suite. Docteur Sleep n'a pas pris avec moi, et son titre est plutôt évocateur de ce que j'ai ressenti lors de ma lecture : de l'ennui.


* L'Arrache-coeur, par Boris Vian
(221 pages)
Ma note : 4/5

Lire un Boris Vian est toujours le début d'une épopée pleine de poésie, d'absurdité et d'analyse de la société contemporaine. Cependant, l'Arrache-coeur est un roman assez obscur ; le dernier de la bibliographie de Boris Vian. N'ayant pas eu de succès avec l'Arrache-coeur (1953), Boris Vian n'écrira plus.
Dans la plupart de ses livres, Boris Vian analyse la société, mais avec l'Arrache-coeur, cette analyse est bien plus sombre et plus cynique. Tout y passe : la famille, le travail, l'amour et même la religion.

A travers les yeux de son personnage Jacquemort, psychiatre né directement adulte, Boris Vian offre au lecteur une psychanalyse du XXème siècle.
Jacquemort entre dans un village aux traditions et activités bien particulières, notamment la fameuse "Foire aux vieux" ou la Gloïre, un ruisseau rouge dans lequel le village peut se repentir de sa honte. L'Arrache-coeur est une oeuvre très singulière des oeuvres habituelles de Boris Vian. Tout le monde n'aimera pas, mais si vous appréciez le style Vian, foncez !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

jeudi 6 août 2015

7 semaines, plusieurs livres #7

Bonjour à toutes et à tous ! Il est l'heure aujourd'hui que nous nous retrouvions pour parler de mes lectures de ces 7 dernières semaines. Pour ce #7 de 7 semaines, plusieurs livres je dois avouer que bien que je sois en vacances, j'ai paradoxalement lu moins de livres que d'habitude... Il faut dire que j'ai profité du mois de juillet pour regarder pas mal de mes séries favorites (je vous en parle d'ailleurs dans mon numéro de juillet des Addictions du mois) donc j'ai moins lu. Voici donc les 6 livres que j'ai lus du 15 juin au 3 août, livres aux genres très variés ! Vous remarquez peut-être une petite nouveauté : je ne partage plus les résumés des éditeurs qui, la plupart du temps, ne me conviennent pas. J'essaie donc de vous faire mon propre résumé tout en évitant d'en dévoiler trop.
NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.


* Les Ferrailleurs, tome 1 : Le Château, par Edward Carey
(464 pages)

Avec ce premier tome, Edward Carey nous emmène dans un univers décalé et sombre. Son style est d'ailleurs très proche de l'univers de Tim Burton. J'imagine tout à fait une adaptation cinématographique de ce roman par ce réalisateur que j'apprécie tant ! Chaque chapitre s'ouvre avec une illustration réalisé par l'auteur lui-même, ce qui fait de ce roman est très bel "objet-livre".
Nous voilà plongés dans le Londres du XIXème siècle, et plus précisément dans le demeure des Ferrayor, construire au coeur d'une sorte de déchetterie. Selon la tradition, chaque membre de la famille reçoit à sa naissance un objet plutôt banal en apparence qui l'accompagnera tout le long de sa vie. Clod, le jeune héros que nous suivons, a reçu un bonde et est capable d'entendre des voix. En fait, il n'entend que des noms, et pour cause, chaque objet possède un nom que Clod est capable d'entendre et de situer. Un jour, l'objet de naissance de la tante Rosamud disparaît... 
En parallèle, nous suivons l'histoire de Lucy, une jeune orpheline qui va venir travailler en tant que domestique (même si en réalité c'est un peu plus compliqué que ça...) chez les Ferrayor.

Si j'ai absolument adoré cet univers si particulier et limite absurde du roman d'Edward Carey, je dois avouer que j'ai quelque peu stagné dans ma lecture vers le milieu du livre. Le début du roman nous décrit beaucoup la demeure et la famille, et j'ai beaucoup apprécié cette description qui me donnait vraiment l'impression d'être dans un film. Cependant, au bout d'un moment, j'avais l'impression de lire la même chose sur une centaine de pages : Clod a la recherche de la poignée de porte de sa tante et Lucy qui essaie de comprendre où elle a atterri.
Toutefois, le rythme a été relancé lorsque les deux personnages se rencontrent et le livre se clôt sur quelque chose d'assez particulier et curieux. Je pense que les longues pages parfois redondantes ont été intentionnelles de la part de l'auteur : il faut tout de même se rappeler que Le Château est le premier tome d'une trilogie qui compte à l'heure actuellement deux tomes (seul le premier a été traduit en français pour l'instant).
En tout cas, j'ai adoré ce monde original et sombre, parfois cynique et cruel où la poésie vient parfois ajouter une touche de lumière. J'attends avec impatience la suite !
Je partage également avec vous le site de l'auteur que je trouve particulièrement intéressant : ICI.


* Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (tome 3), par J.K. Rowling
(448 pages)

Est-il encore nécessaire de présenter le jeune sorcier aux lunettes rondes ? Je ne pense pas ! Comme vous le savez déjà, je relis petit à petit les tomes d'Harry Potter car tout cela me manque énormément. Nous n'aurons plus jamais de nouveau livre, nous n'aurons plus jamais de nouveau film (bien que la rumeur d'un neuvième film enfle sur la toile...). Horrible, n'est-ce pas ?!
Cette relecture était d'autant plus agréable que je l'ai lu pile au moment où je suis allée voir l'exposition à la Cité du Cinéma avec mon cousin.

Ce tome 3 est certainement un de mes favoris, que ce soit en livre ou en film. Il faut dire que j'appréciais énormément le personnage de Sirius Black, et le tome 3 est le premier dans lequel le parrain d'Harry apparaît. J'aimais beaucoup la nouvelle facette qui était donné d'Hermione : une Hermione un peu plus cachottière qui accepte enfin d'avouer ses erreurs et ses échecs.
On découvre également pour les première fois le principe du patronus, ce que j'ai trouvé très intéressant. J'ai été très heureuse de me replonger dans ce troisième tome.








Nos faces cachées, par Amy Harmon
(436 pages)

J'ai eu un tel coup de coeur que j'ai voulu vous parler de ce livre avant que ne sorte mon #7 de 7 semaines, plusieurs livres. De ce fait, j'ai posté il y a quelques semaines un avis plutôt développé que vous pouvez (re)lire ICI.









Phobos, tome 1 : Les Ephémères, par Victor Dixen
(448 pages)

Les blogs et chaînes Youtube littéraires ont énormément parlé de ce roman depuis peu. Il faut dire que le thème était extrêmement intriguant : entre Hunger Games et 2001 l'Odysée de l'Espace, Victor Dixen, écrivain français, nous embarque avec lui pour un voyage avec caméra embarquée. Dans un futur finalement pas si éloigné que ça, douze jeunes personnes (six filles et six garçons) sont envoyés sur Mars pour peupler peu à peu la planète rouge, aucun retour n'est possible. Mais le voyage n'est pas un simple voyage : durant les 6 mois à destination de Phobos (lune de Mars, mais aussi, dans le mythologie, dieu de la peur, ce qui n'est pas sans conséquence dans certains éléments du livre), ces douze jeunes adultes seront filmés 24h/24 pour une télé-réalité inédite et historique suivie dans le monde entier.

Il faut avouer une chose : si l'idée d'une télé-réalité un peu cruelle et cynique n'est pas inédite dans un roman de dystopie (c'était le cas avec le pionnier du genre : Hunger Games), ce roman est un véritable "page-turner". On se prend très vite à l'histoire, on vit en même temps que les douze voyageurs, et notamment Léo le personnage principal. On est pris d'un réel besoin de connaître la suite, de savoir ce qu'il va se passer. Victor Dixen joue sur les codes de la télé-réalité et de tous les côtés malsains qui lui sont spécifiques pour fidéliser le lecteur et le rendre totalement accro.
On comprend très vite que les individus qui tirent les ficelles de ce fameux programme Genesis ne sont pas si inoffensifs qu'ils laissent penser. Ce premier tome ce termine sur un cliffhanger de malade qui vous rendra fou ! Attendre la suite sera une véritable torture...

Je ne me suis pas du tout ennuyée, j'ai passé un très bon moment de lecture, qui mélangeait deux genres que j'apprécie beaucoup : la science fiction et la dystopie. J'attends avec hâte le prochain tome, en novembre si mes informations sont exactes. Cependant, je dois avouer que je n'ai pas eu l'incroyable coup de coeur que certaines personnes ont pu avoir. Mais si ce type de roman vous intéresse, je vous le recommande.


L'Accro du shopping à Hollywood, par Sophie Kinsella
(470 pages)

Sophie Kinsella est selon moi la grande prêtresse de la chick-lit. C'est simple, lorsque je lis d'autres auteurs ce type de littérature, je m'ennuie et j'ai l'impression de toujours lire la même chose... Avec Sophie Kinsella tout est différent ! Derrière les aspects énervants de son personnage de Rebecca, alias Becky, Kinsella parvient à nous faire rire des choses les plus idiotes et parfois les plus tristes ! Dans ce septième tome de la saga de l'Accro du shopping, nous retrouvons Becky qui déménage pour quelques mois seulement à Los Angeles puisque son mari Luke, chargé de com' il me semble, a une cliente un peu particulière : une des plus grandes stars d'Hollywood. Star qui se révèle être très capricieuse et un brin manipulatrice. Evidemment, Becky qui a la folie des grandeurs et un goût prononcé pour les potins et la célébrité va à tout prix essayer de se faire une place dans ce monde de strass et paillettes.

Si vous avez déjà lu un ou plusieurs tomes de cette saga, vous savez forcément que Becky est la reine des gaffes et des plans foireux. J'ai été très contente de la retrouver car l'auteure n'avait pas publié de nouveau tome depuis 2011. C'était plutôt sympa de retrouver ses aventures aux Etats-Unis mais je dois avouer que je préfère la suivre en Angleterre... Malgré une bonne lecture et un bon divertissement, j'ai été un peu déçue par l'absence, ou presque, du côté accro du shopping de Becky. Contrairement aux autres tomes, celui-ci est moins axé sur l'addiction de Becky. C'est un peu dommage, mais peut-être Sophie Kinsella avait-elle peur de lasser ses lectrices.
Cependant, ce septième opus se termine d'une telle manière que vous aurez forcément envie de lire la suite : on pourrait presque croire que quelqu'un serait venu arracher les 40 dernières pages du livre tant la fin est... incomplète ! Et de toute manière, j'adore Rebecca, donc vivement le huitième !


Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas, par Tahereh Mafi
(430 pages)

Je me suis lancée dans ce premier tome sans réellement en connaître le résumé. Je voyais de nombreuses personnes l'évoquer sur des blogs ou Instagram et étant plutôt influençable d'un point de vu livresque, j'ai eu envie de commencer cette trilogie.
Pour vous en parler sans trop en dévoiler, c'est l'histoire d'une jeune fille, Juliette, enfermée depuis 264 jours pour un accident dont elle est malgré elle la responsable. Juliette tue sans le vouloir : rien qu'en la touchant, vous souffrez énormément, voire vous mourrez sur le coup. Un jour, un autre détenu arrive dans sa cellule et elle se demande pourquoi aussi subitement, pourquoi il est aussi mystérieux. S'en suit alors des histoires de politique et de manipulation dans un monde où le pouvoir est entre le main d'un régime tyrannique. Ce régime qui, d'ailleurs, aimerait le servir de Juliette comme arme de torture et de persuasion.

Venant des éditions Michel Lafon (en jeunesse), on se doute que le livre sera composé de deux genres principaux : la romance et le Young-Adult/dystopique. Ce mélange est plutôt réussi, surtout dans ce premier tome. La romance venait un petit peu édulcorer le côté très malsain et manipulateur de l'histoire et des péripéties rencontrées par Juliette.
Il faut noter cependant un détail de la mise en page qui pourra en dérouter certains : quelques phrases sont barrées, surtout au début. En fait, je pense que Tahereh Mafi a choisi de faire de la sorte pour montrer que Juliette est très confuse, peu sûre d'elle et de ses sentiments. Peu à peu, page après page, les ratures sont de moins en moins nombreuses, preuve que le personnage de Juliette évolue. Il est d'ailleurs très intéressant de suivre cette évolution.
Ne me touche pas, premier tome de la trilogie Insaisissable, est plutôt réussi et la fin est telle que j'ai absolument envie de lire la suite, et assez vite !


Running man, par Stephen King (publié sous le pseudo de Richard Brachman)

J'ai toujours apprécié Stephen King. Cet auteur a un don particulier pour vous plonger immédiatement dans une histoire, son univers, et vous manipule extrêmement facilement. Lorsque j'ai commencé Running Man, j'ai eu peur d'être un peu blasée par l'histoire. Pour vous mettre dans le contexte, on est plongé aux Etats-Unis, dans le premier quart du XXIème siècle (donc en ce moment pour nous ! Mais rappelons que ce roman a été écrit en 1982). La dictature règne et la télévision occupe une grande place au sein du pouvoir. Il existe une grande entreprise de jeu qui propose à la population de passer un casting pour les différents jeu télévisés de cette entreprise. Chaque jeu permet de gagner de l'argent dans un monde où la précarité est commune et la misère "normale". Les jeux sont évidemment, vous vous en doutez, d'une cruauté sans nom où la dignité des participants est mise à mal. La fille de Ben Richards, le personnage principal, est gravement malade et celui-ci décide de passer un casting pour pouvoir lui acheter des médicaments dignes de ce nom. Richards est sélectionné pour le jeu "La Grande Traque". Le principe ? Plus longtemps il survit, plus longtemps lui et sa femme touchent de l'argent. La population entière est réquisitionnée pour le lyncher si elle le trouve.

Lorsque j'ai commencé ce roman, je n'ai pas réussi à le lâcher ! Je l'ai lu en même pas 24h tant il m'était impossible de le refermer sans connaître la suite. Stephen King nous immerge avec habileté dans cet univers et on commence peu à peu à apprécier Richards, bien qu'il soit un personnage très antipathique. Lorsque je l'ai terminé, j'ai forcément pensé à Hunger Games : la télé-réalité pour montrer l'étendu du pouvoir dictatorial, et surtout la cruauté où la mort des candidats est complètement banalisée. Finalement, même si on la trouvait innovatrice il y a 3-4 ans, Suzanne Collins n'a rien inventé !
Si vous aimez ce genre de littérature et que vous avez apprécié Hunger Games, je vous recommande Running Man. Cependant, je dois avouer que les 50 dernières pages sont un peu too-much... C'est dommage...
Un film a d'ailleurs été fait en 1987 par Paul Michael Glaser avec Arnold Schwarzenegger, et je compte le regarder au plus vite.


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

dimanche 10 mai 2015

7 semaines, plusieurs livres #5

Bonjour à toutes et à tous ! C'est avec un petit peu de retard (environ une semaine) que je viens partager avec vous mes lectures de ces 7 dernières semaines, du 23 mars au 4 mai 2015. Parmi mes 7 lectures, j'ai compté 2 gros coups de coeur, 1 déception et 1 avis très mitigé.
NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture,

* La 5ème Vague, tome 1, de Rick Yancey

Résumé de l'éditeur : 1re Vague : extinction des feux. 2e Vague : déferlante. 3e Vague : pandémie. 4e Vague : silence. La 5e Vague arrive... Cassie tente de Leur échapper... Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés. Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir...
(608 pages)

Je dois avouer que c'est un peu à reculons que j'ai commencé de livre. Pourquoi ? Parce qu'on en avait énormément entendu parler il y a quelques mois sur la blogo littéraire et, entre agacement et curiosité, j'avais peur d'être déçue. Pourtant, j'ai passé un excellent moment à lire ce premier tome que j'ai dévoré en à peine 3 jours. Rick Yancey a le don de vous tenir en haleine jusqu'au bout grâce à de nombreux rebondissements où peur, suspense et émotions se mêlent à la perfection. Je ne veux pas en dire trop, mais je dois avouer que le personnage de Evan m'a rendue totalement dingue !
J'ai également beaucoup apprécier les passages qui peuvent rappeler les horreurs de la Seconde Guerre Mondiale où la souffrance physique côtoie la souffrance psychologique de personnages qui sont totalement perdus dans leurs émotions et leurs actes.
Contrairement à l'étiquette "jeunes adultes" qu'il porte, je suis persuadée que La 5ème Vague peut être lu, et apprécié, par un très large public dès 15-16 ans.
J'ai hâte de lire la suite et de découvrir l'adaptation cinématographique (février 2016) de ce joli coup de coeur.


* Les Contes, de Charles Perrault

Résumé de l'éditeur : -

Cet ouvrage proposé par Kobo (le service de e-books de la Fnac) regroupait quelques contes mythiques de Charles Perrault. Cela m'a fait plaisir de me replonger dans certaines histoires que je connaissais déjà grâce aux adaptations de Disney (bien que les versions aient été largement édulcorées) et d'en découvrir d'autres.


* Le Passeur, de Lois Lowry

Résumé de l'éditeur : J'ai pris le choix de ne pas partager avec vous le résumé de cette oeuvre. En effet, lorsque je l'ai lu je n'avais pas lu le synopsis, et je pense sincèrement que c'est beaucoup mieux, car la plupart des résumés trouvés sur internet gâchent beaucoup de choses.
(210 pages)

Ce livre fut une énorme claque, une pépite magnifique que nous devrions toutes et tous avoir lu au moins une fois dans notre vie. Dans ce court roman, Lois Lowry relate l'histoire d'un jeune garçon, Jonas, qui vit dans un monde très singulier où l'ordre et l'obéissance règnent. Dans cette société, il arrive que des individus soient "élargis". On ne découvre qu'à la fin du roman ce que cela signifie, tout comme Jonas.
Sans vous en dire plus, malgré une simplicité d'écriture parfois surprenante, ce roman fait grandir et permet de se poser des questions profondes sur l'essence même de notre société contemporaine et des conséquences des actes actuels. A faire découvrir à tout le monde !


* Autre-Monde, tome 4 : Entropia, de Maxime Chattam

Résumé de l'éditeur : -- Pour éviter tout risque de spoil, je préfère ne pas partager avec vous le résumé de cet ouvrage qui est le 4ème tome de la saga Autre-Monde.
(387 pages)

Même si cette saga me plait toujours autant, je déplore les passages répétitifs et parfois inutiles de ce quatrième tome... J'étais très contente de retrouver Matt, Tobias et Ambre pour le second cycle de la saga, mais j'ai trouvé certains rebondissements faciles et attendus. Le livre se clôt sur un teasing attrayant, mais en même temps presque too-much. Je lirai bien évidemment la suite, puisque j'ai très envie de savoir ce qui arrivera ensuite. Mais je me demande sincèrement jusqu'où Maxime Chattam va nous emmener comme ça, et surtout, comment cette saga va se finir.
Il n'y a pas à dire, malgré une lecture en moyenne plutôt agréable, Maxime Chattam est, selon moi, bien plus performant dans l'exercice du thriller.



* Dans la peau d'une djihadiste, d'Anna Erelle

Résumé de l'éditeur : (...) Jeune reporter, Anna Erelle travaille sur les réseaux de l'État islamique dont la propagande numérique, le « djihad 2.0 », constitue l'une des armes les plus redoutables. Pendant un mois, Anna se glisse ainsi dans la peau de Mélodie, et consacre ses journées à vérifier les confidences que son « prétendant » proche d Abou Bakr al-Baghdadi, le calife autoproclamé de l'EI livre le soir derrière un écran d ordinateur à sa « future épouse ». Dans une impatience grandissante que celle-ci le rejoigne. Ce voyage est l'ultime étape, la plus dangereuse, de son reportage, et Anna l'a planifié dans les moindres détails. Elle part, comme prévu. Mais tout va déraper...
(262 pages)

Comme vous le savez, je suis très intéressée par l'actualité, et particulièrement tout ce qui se rapproche de près ou de loin à l'extrémisme (tant politique, qu'idéologique ou religieux) et à l'Etat islamique. Ce fut donc presque une évidence pour moi de découvrir ce livre lorsqu'il est sorti il y a plus ou moins deux mois.
Anna Erelle, nom d'emprunt pour éviter tout problème, se glisse dans la peau d'une jeune fille qui va se faire embrigader par un jeune homme actif de la propagande de l'EI. J'ai beaucoup apprécié ce livre qui montre à quel point le numérique peut avoir un impact important dans le bourrage de crâne des gens, et notamment de ceux les plus fragiles et les plus influençables.
Si le sujet vous intéresse, je ne peux que vous conseiller ce livre qui, par moment, fait vraiment froid dans le dos.


* Le Purgatoire des innocents, de Karine Giebel

Résumé de l'éditeur : Je m'appelle Raphaël, j'ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux. Avec mon frère, William, nous venons de dérober trente millions d'euros de bijoux. Ç'aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang. Deux morts, un blessé grave. Le blessé, c'est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où il pourra reprendre des forces. Je m'appelle Sandra. Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide. Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là... Je croyais avoir trouvé le refuge idéal. Je viens de mettre les pieds en enfer. Quelque chose qui marche et qui parle à ma place. Et son sourire est le plus abominable qui soit...
(592 pages)

Second coup de coeur de ces 7 semaines de lecture ! Jusqu'à il y a peu, je ne connaissais pas du tout cette auteur, et lorsque Margaud Liseuse lui a fait toute une vidéo sur sa chaîne, je me suis dit qu'étant fan de thriller et de livres un peu oppressants, je ne pourrais qu'adhérer. Pour commencer mon approche avec Giebel, j'ai opté pour Le Purgatoire des innocents qui s'est révélé être un roman fascinant et dérangeant. Et c'est justement ce côté malsain qui le rend fascinant. Impossible de le lâcher une fois commencé, même si je dois avouer que j'ai trouvé les 100 premières pages légèrement répétitives, mais une fois que le rebondissement principal arrive... Tout devient cauchemardesque, parfois presque dur à supporter.

Pourtant, la recette est plutôt facile si l'on y pense bien : peu de décor, peu de personnages. Mais c'est justement grâce à cette maîtrise parfaite du huis-clos que Karine Giebel nous embarque dans une histoire hallucinante et psychologiquement éprouvante.
J'ai adoré, et je vais assurément lire d'autres livres de Karine Giebel.
EN REVANCHE, je vous déconseille fortement de lire certains résumés d'internet qui en disent beaucoup trop et gâchent certains effets de surprise (je pense par exemple au site Babelio).


* Les Tribulations d'une jeune divorcée, d'Agnès Abécassis

Résumé de l'éditeur : Empotée, complexée, un seul homme au compteur et incapable de tuer un cafard sans vomir son petit déjeuner: depuis son divorce, le quotidien de Déborah n'est pas facile-facile. (...) Mais comment reconstruire une vie de famille quand les hommes que l'on rencontre sont plus pitoyables les uns que les autres? Entre crises de rire avec les copines et crises de boulimie larmoyantes, Déborah va devoir faire l'apprentissage de sa nouvelle indépendance...
(341 pages)

Déception de ces 7 semaines, mais je ne suis pas sûre que ça vienne du roman en lui-même, mais plutôt de moi. Je crois sincèrement que je ne suis plus du tout faite pour la chick-lit', c'est un fait. Je me suis totalement lassée. Je ne saurais vous dire si ce livre est de qualité ou non, car je me suis ennuyée, malgré un personnage principal drôle et attachant.



Si vous avez des lectures à me conseiller, n'hésitez surtout pas !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

lundi 23 mars 2015

7 semaines, plusieurs livres #4

Bonjour ! 7 semaines après le dernier numéro de 7 semaines, plusieurs livres (à relire ICI), je reviens pour vous parler des huit livres lus durant ces sept fameuses semaines (du 9 février au 23 mars). Parmi eux, un avis assez mitigé mais curieux, une déception et un gros coup de cœur. Je vous laisse découvrir tout ça.
NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.

* Divergente Tome 1, de Veronica Roth

Résumé de l’éditeur : Cinq destins. Un seul choix. Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. À 16 ans elle doit choisir sa nouvelle appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d'aptitudes n'est pas concluant. Elle est divergente, elle est en danger de mort !
(445 pages)

Oui, j’arrive après la guerre : j’ai attendu très longtemps pour lire ce livre, mais lorsque tout le monde en parlait, il ne me tentait pas plus que ça (j’ai d’ailleurs vu le film tout de suite après avoir refermé le livre, et j’ai été déçue).
J’ai beaucoup aimé l’univers installé par cette jeune auteur qui, bien que très sombre et ‘triste’, reste optimiste. On s’attache facilement aux personnages (surtout Tris, Quatre et Christina, pour ma part), mais je dois avouer que je ne suis rentrée dedans qu’à la moitié du livre, d’où le fait que je vous parlais dans mon introduction d’un avis mitigé et curieux. J’ai lu la première moitié en presque une semaine, ce qui est assez beaucoup, mais dès les 200-230 pages, j’ai littéralement dévoré le livre ! Et il faut avouer que, malgré une simplicité d’écriture parfois très énervante, Veronica Roth arrive à me donner une envie immense de lire le tome 2 !


* Autre-Monde, Le Cœur de la Terre (tome 3), de Maxime Chattam

Résumé de l’éditeur : Ce livre est le troisième tome de la saga, je ne préfère donc pas vous publier le résumé, afin d’éviter d’éventuels spoilers pour celles et ceux qui n’en sont pas encore là.
(504 pages)

Vous connaissez mon amour pour cette saga, et plus généralement pour cet auteur. Je pense sincèrement que si vous aimez les univers fantastiques, voire fantasy, un peu post-apocalyptiques (par exemple à mi-chemin entre Le Seigneur des Anneaux et Le Jour d’Après), vous devez lire au plus vite cette saga ! Cependant, je dois avouer qu’au cours de ces 500 pages, j’ai trouvé que certains passages étaient parfois un peu trop longs, au détriment de certains autres qui, à mon sens, auraient gagné à être encore un peu creusés. Mais c’est un excellent troisième tome !



* Contes Merveilleux tome 1, de Jacob Ludwig et Karl Grimm + Contes Merveilleux tome 1, de Hans Christian Andersen

(J’ai lu la version ebook, je ne pense pas que les recueils en format papier soient exactement les mêmes et comportent les mêmes contes)
Je me permets de réunir ces deux ouvrages, puisqu’ils sont du même type. Durant ces 7 semaines, j’ai eu une grande envie de (re)découvrir les contes. Ce qui est génial avec ces deux volumes, c’est qu’on a l'occasion de découvrir des contes dont on n’a jamais entendu parler, ou alors des contes qui ont été réappropriés par Disney et qui, finalement, ont été trop modifiés. Ces deux livres sont très courts, et j’ai passé un bon moment à me replonger dans une écriture simple, mais belle.


* Week-end surprise, d’Agnès Abécassis

Résumé de l’éditeur : Elle, c’est Brune. Lui, c’est Léonard. Ils s’adorent, en toute amitié. Enfin, Léonard l’adore, mais Brune n’y voit que de l’amitié. Eux, ce sont Nestor et Noé, les jumeaux de Brune. Deux ados bourrés d’humour et de repartie... Une semaine dans la vie d’une femme, entre crises de nerfs, crises de rire et crise tout court. Une comédie hilarante et tendre, à emmener avec soi en week-end !
(216 pages)

J’ai été profondément déçue par ce roman qui, en plus d’être court n’est pas bien écrit et n’a aucun intérêt. Cela va peut-être vous paraître méprisant de dire cela, mais j’avais lu il y a environ trois ans d’autres romans d’Agnès Abécassis, et mon avis était plutôt positif. Alors soit l’auteur ‘bâcle’ actuellement ses romans, soit mon esprit critique est plus élevé. Je ne sais pas. 
Pour faire court, pendant les trois-quarts, au moins, du livre, on est plongés dans le quotidien de Brune, un quotidien commun et ennuyeux. Ensuite, lors du dernier quart, il est réellement question de ce fameux week-end surprise. Je ne me suis pas particulièrement attachée à Brune que j’ai trouvé très stéréotypée, mais j’avoue avoir bien aimé ses deux enfants, les jumeaux Noé et Nestor qui, je pense, sont bien plus drôles et matures que leur maman. A méditer.


* Hippocrate aux enfers, de Michel Cymes

Résumé de l’éditeur : (…) Si le nom de Mengele est encore connu, il ne faut pas oublier les actes et les victimes de Rascher, Clauberg, Heim et Hirt : c’est à cet exercice de mémoire que nous convie Michel Cymes, qui jette son regard de médecin d’aujourd’hui sur une facette moins connue de la barbarie nazie, les expérimentations médicales pratiquées sans consentement sur les détenus. (…) Michel Cymes raconte avec franchise et passion comment Hippocrate est descendu aux enfers
(230 pages)

J’ai trouvé ce livre passionnant, mais également révoltant et répugnant. J’ai toujours adoré l’Histoire, et d’autant plus le Seconde Guerre Mondiale, il a donc été une évidence que je lise ce livre lorsqu’il est sorti. Avec son regard de médecin, mais aussi tout simplement d’être humain, Michel Cymes retrace les histoires et les expériences de plusieurs « médecins » (oui, je mets volontairement les guillemets) du IIIème Reich. Si vous aimez l’Histoire, vous devez absolument lire ce livre qui, à mon sens, devrait être étudié par les collégiens de 3ème qui ont cette période historique au programme. 
Un livre qu’on n’oublie pas de ci-tôt une fois terminé.



* L’Homme Volcan, de Mathias Malzieu

Résumé de l’éditeur : L’Homme Volcan relate l’histoire, tendre et mélancolique, d’une jeune fille qui vit les retrouvailles d’avec son petit frère, mort quelques temps plus tôt en tombant dans un volcan, et qui revient la visiter sous la forme d’un fantôme incandescent.

Cette très courte histoire n’est disponible qu’en format numérique (si vous ne possédez pas de liseuse, vous pouvez l’obtenir sur iPad ou en pdf), mais elle vaut absolument le coup ! C’est fidèle aux œuvres de Malzieu : poétique, joli, émouvant, attendrissant et bien écrit. Je n’ai pas spécialement de choses supplémentaires à vous dire, à part de le lire au plus vite !



* L’Etrange vie de Nobody Owens, de Neil Gaiman

Résumé de l’éditeur : Un bébé de dix-huit mois échappe par miracle à un mystérieux assassin qui vient de tuer sa famille. Le nouveau-né trouve refuge dans le cimetière voisin. Il est adopté par un couple de fantômes M. et Mme Owens. Devenu ami de Lise, une ex-sorcière excentrique autrefois brûlée vive, et protégé par un vampire mystérieux et fascinant - Silas -, le jeune Nobody Owens grandit heureux, entouré d'amour par une bien drôle de famille. Mais vivre parmi les morts peut se révéler aussi dangereux que d'affronter le monde des vivants. Car le meurtrier des parents de Nobody le traque toujours, plus que jamais décidé à accomplir sa mission : tuer Nobody...
(310 pages)

Cette histoire était juste dingue, et j’ai ressenti une nostalgie énorme lorsque, après l’avoir refermé, je me suis rendue compte que je n’aurai plus jamais de nouvelles de Nobody, aussi appelé Bod. Ce qui est dingue, c’est que l’auteur arrive, à partir d’une tragédie familiale, à combiner mélancolie, humour, angoisse, poésie et imagination. Juste magnifique !
En fait, lorsque je l’ai lu les aventures de Nobody, je visualisais des décors et certains personnages des films de Tim Burton. D’ailleurs, j’imagine tout à fait Burton adapter à l’écran ce roman qui est vraiment pour moi un énorme coup de cœur !

Comme d’habitude, si vous avez des livres à me conseiller, n’hésitez surtout pas à m’en parler !

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?
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