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mardi 30 août 2016

7 semaines, plusieurs livres #15

Nous nous retrouvons pour le #15 de 7 semaines, plusieurs lectures. Ce #15 recouvre la période du 4 juillet au 22 août 2016, c'est-à-dire le moment où j'étais en vacances. J'ai pu ainsi assouvir ma soif de lecture. Cependant, toutes n'ont pas été glorieuses, j'ai même eu deux grosses déceptions. Toutefois, j'ai lu pendant le mois de juillet une oeuvre qui me marquera à jamais... Je vous laisse découvrir !


* Le Soleil est pour toi, par Jandy Nelson
(480 pages)
Ma note : 3/5

Avant de commencer Le Soleil est pour toi, mes attentes étaient très élevées. En effet, j'ai entendu tellement de louanges à son égard que je me suis dit qu'il serait un véritable chef-d'oeuvre, une de ces pépites qui nous marquent pour longtemps !

C'est avec une grande déception que je vous donne un avis plus que mitigé. LSEPT est l'histoire de deux jeunes gens, Noah et Jude. Ils sont jumeaux et ne se passent jamais l'un de l'autre. Cette relation fusionnelle va s'effriter à l'âge de 16 ans lorsqu'un terrible événement va marquer leur vie. Après cela, Noah et Jude vont tenter de se reconstruire l'un sans l'autre.
Lorsque j'ai entendu parler de l'histoire, je me suis dit qu'elle était très prometteuse. Cette quête d'une identité propre à chacun est selon moi un thème très intéressant, notamment lorsqu'il se passe pendant l'adolescence. Mais ça n'a pas pris avec moi.

L'histoire est très belle, il n'y a aucun doute là-dessus. De même, l'écriture est magnifique, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tout de même voulu mettre un 3/5 à ce roman. Les thèmes abordés sont multiples et c'est ce qui, je pense, peut séduire les adolescents dans leur lecture. Par ailleurs, j'ai trouvé intéressant que l'auteur change de point de vue selon les chapitres ; il permet ainsi au lecteur une immersion totale dans la pensée et les sentiments de ses personnages.

Mais LSEPT souffre de longueurs et de répétitions qui sont venues gâcher le beau travail que Jandy Nelson avait entrepris. Enfin, j'ai trouvé certains passages très stéréotypés à propos des fratries gémellaires et plus généralement de l'adolescence. Je n'ai pas de jumelle, donc peut-être que je ne peux pas comprendre cette histoire et ce lien si particulier entre deux jumeaux ; mais certaines phrases et certains dialogues semblent tout droit sortis d'une mauvaise comédie dramatique américaine.
On m'avait parlé de Jandy Nelson comme d'un deuxième John Green. Je m'attendais à beaucoup mieux et j'ai été déçue.


* Bridget Jones : Folle de lui (tome 3), par Helen Fielding
(540 pages)
Ma note : 4/5

Chaque année, c'est mon petit plaisir de l'été : le bouquin de chick-lit' ! Je n'en lis que très rarement (voire jamais) le reste de l'année, mais pour moi, l'été est la période propice à ce genre littéraire. C'est simple, drôle et on passe du bon temps.

J'avais adoré les deux premiers tomes du journal de Bridget Jones : c'est frais, drôle et léger. Je me suis très vite attachée à l'héroïne qui a ce côté girl next-door attendrissant qui fait que chacune d'entre nous peut s'identifier à elle pour certains aspects de sa vie privée. Ce troisième tome est à l'image des deux précédents ! 

On y retrouve Bridget en quinqua veuve qui essaie tant mieux que mal de refaire sa vie et d'élever au mieux ses deux enfants. Malgré le fait que Bridget soit parfois une véritable tête à claques immature, j'ai passé un excellent moment. En lisant un peu ce qu'a pu dire la presse et les blogs littéraires, je me suis rendue compte que pour beaucoup, ce tome 3 est décevant. Je pense sincèrement qu'il faut prendre ce roman à la légère, sans prétention, simplement pour passer de bonnes heures de lecture sur la plage ou au bord de la piscine.


* A feu et à sang, par Françoise Bourdin
(308 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite aux conseils de ma grand-mère que je me suis lancée dans A feu et à sang. Ce roman est en fait une suite (celle d'Eau et de feu), mais on peut très bien le lire sans avoir lu le premier.

Nous retrouvons Scott et Kate qui retournent au domaine familial pour élever leurs enfants au grand air. L'intrigue se passe en Ecosse, ce qui m'a beaucoup plu puisque c'est un pays qui me passionne et que j'aimerais énormément visiter (voire y vivre ?). L'idylle entre Kate et Scott est assez compliquée puisque ces deux amoureux ont vécu ensemble lorsqu'ils étaient plus jeunes : une histoire de mariage, remariage et famille recomposée. Les deux amoureux ont d'ailleurs une bonne dizaine d'années de différence d'âge.

Le soir de Noël, un terrible événement vient déchirer la famille dans ses meilleurs moments. Les membres vont alors devoir faire face aux piques de certains, aux caprices d'autres et à une ambiance lourde et hostile. 
J'aurais aimé que la psychologie des personnages soit un peu plus creusée, mais j'ai passé un très bon moment à lire cette saga familiale.


* Carmilla, par Joseph Sheridan le Fanu
(124 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite à la chronique de ma copine Diane que j'ai eu envie de me lancer dans cette courte histoire. Carmilla est une oeuvre classique de l'auteur irlandais Joseph Sheridan le Fanu, publiée en 1872. Ce roman gothique nous parle de la rencontre singulière en Styrie (province d'Autriche) entre Laura, fille d'un noble, et Carmilla, jeune fille à la santé fragile. En même temps, de mystérieux accidents et disparitions ont lieu aux alentours.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui repose principalement sur l'ambiance mise en place par Joseph Sheridan le Fanu ; une ambiance dans le même esprit que les films de Tim Burton, réalisateur que j'adore !
La psychologie des personnages est assez intéressante également : on retrouve une sorte de schéma soumis/dominant assez fascinant.
Mon seul regret est peut-être le fait que l'histoire soit extrêmement courte. Après coup, je suis déçue de ne pas l'avoir lue en VO.


* Le Fantôme de l'Opéra, par Gaston Leroux
(342 pages)
Ma note : 5/5

Mon plus grand coup de coeur de ces derniers mois, peut-être même de 2016. Cette lecture fut une claque. Une magnifique claque.
Je connaissais plus ou moins l'histoire du Fantôme de l'Opéra grâce aux nombreuses références artistiques, notamment la chanson Phantom of the Opera de Nightwish, sortie en 2002 (vous pouvez l'écouter ICI). J'ai découvert avec le roman de Gaston Leroux (1910) une sublime histoire qui mélange subtilement légendes urbaines et éléments de fiction.

L'histoire se passe à l'Opéra Garnier, à Paris. On raconte qu'un monstre vit dans les entrailles de l'Opéra qui est bien connu pour ses sous-sols et son fameux lac sous-terrain. Cet être serait le responsable de plusieurs accidents au sein de l'Opéra, notamment lorsqu'un machiniste est retrouvé pendu. On l'appelle alors le Fantôme de l'Opéra puisqu'il ne se montre que rarement, et lorsqu'il le fait, il porte un masque.
Ce fantôme loue à l'année la loge n°5 et profite des spectacles merveilleux qu'offrent l'Opéra. Pendant ce temps là, une jeune soprano, Christine Daaé, enflamme les planches avec son rôle dans Faust. Plusieurs rumeurs circuleraient à son propos, notamment celle que la jeune femme s'est lié maléfiquement à une voix de la nuit, son "ange de la musique".

L'histoire est purement et simplement magnifique. Entre belles descriptions, action, péripéties, moments de grâce et histoire d'amour, Gaston Leroux prend fréquemment son lecteur à parti pour rendre son récit dynamique. Tout est fascinant dans son roman, notamment lorsqu'on sait quelles légendes existent autour de l'Opéra Garnier. La fin est à couper le souffle, j'en frissonne encore ! Le Fantôme de l'Opéra fait partie de ces classiques inoubliables qui ne vous laisseront jamais en paix.

Je suis une grande fan de musique, et la musique classique/symphonique me fascine. J'aimerais pouvoir un jour assister à un opéra pour concrétiser un rêve. J'ai envie de partager avec vous une citation du roman que je trouve fantastique :
"Mon ami, il y a une vertu dans la musique qui fait que rien n'existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui viennent frapper le coeur". 
Les amateurs de musique ne peuvent qu'être d'accord avec cette citation. A titre personnel, la musique me procure des émotions que d'autres productions artistiques ne parviennent pas à faire.

A l'heure actuelle, la loge n°5 est toujours fermée ! Il m'arrive parfois de passer devant l'Opéra Garnier. Je peux vous dire que je ne le regarderai plus jamais de la même manière...!


* Harry Potter and the Cursed Child – parts one and two, par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
(352 pages)
Ma note : 4/5
(Lecture VO)

Je fais partie de cette génération qui a grandi et mûri avec Harry Potter. Il y a environ 9 ans, quand le dernier tome de la saga est sorti, j'ai fait face à un sentiment assez particulier : comme le fait d'être orpheline. Savoir que je ne relirai plus jamais aucun récit sur Harry Potter m'a vraiment fait énormément de peine en 2007.

Puis en juillet, un nouveau roman, parfois estampillé "Harry Potter 8" par certains médias, est sorti. La sortie VF n'étant programmée que pour le mois d'octobre, je n'ai pas pu attendre jusque là et j'ai préféré lire la version VO. En premier lieu, que les choses soient claires : ce livre n'est ni un HP 8, ni un "pur J.K. Rowling". En effet, cette pièce de théâtre a été écrite depuis une idée originale de J.K. Rowling, mais ce n'est pas elle qui a couché les mots sur le papier ! Il est bon de le préciser, puisque beaucoup de fans ont été déçus de par le format littéraire (une pièce de théâtre) mais aussi par le fait que ce ne soit pas J.K. Rowling herself qui en soit l'auteur.

Ceci étant dit, j'ai été ravie de ma lecture. Beaucoup d'entre vous m'ont posé la question à propos du niveau d'Anglais nécessaire pour lire Harry Potter and the Cursed Child. A titre personnel, je l'ai trouvé largement abordable. Je ne suis pas bilingue, mais je me débrouille plutôt bien et je n'ai rencontré aucune difficulté lors de ma lecture
De plus, HP and the CC étant une pièce de théâtre, il n'est composé presque exclusivement que de dialogues. Malgré le fait qu'il ne soit pas dans ma langue maternelle, je l'ai lu en à peine une journée. Je pense de ce fait que chacun peut tenter de se plonger dedans, quel que soit son niveau en Anglais !

Dans cette """suite""", nous retrouvons nos personnages principaux dix-neuf ans après. Harry et Ginny ; et Ron et Hermione ont eu des enfants qui vont, à leur tour, à Poudlard. La pièce s'ouvre sur une scène à la voie 9 3/4 : le petit Albus (fils de Ginny et Harry) fait part à son père de ses inquiétudes quant au fait d'aller éventuellement à Serpentard. Dans le Poudlard Express, il va faire connaissance, accompagnée de Rose (fille de Ron et Hermione), de Scorpius, le fils de Drago Malfoy. Entre ces deux jeunes garçons va naître une amitié semblable à celle qui a commencé entre Hermione, Harry et Ron, également dans le Poudlard Express. Dans le même temps, le Ministère de la Magie découvre que Lord Voldemort aurait peut-être eu un enfant.
Le reste, vous le découvrirez au fil des pages, mais sachez qu'Albus et Scorpius ne sont pas les derniers à se mettre dans des situations compliquées !

Cette pièce de théâtre divise énormément les lecteurs : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui sont assez déçus. Pour ma part, j'en suis ravie même si certains détails sont trop "gros" et trop "fan-boy". On sent que les auteurs (John Tiffany et Jack Thorne) sont des fans et qu'ils ont voulu faire renaître l'histoire en utilisant quelques clichés de l'histoire d'Harry Potter. Certains détails sont prévisibles mais ils n'ont pas enlevé le plaisir que j'ai eu à lire cette pièce de théâtre. Je n'ai qu'une hâte, qu'elle arrive à Paris, en VO ou pas !
Alors qu'encore une fois, je refermais le livre avec cette même impression qu'il y a 9 ans, j'apprends quelques jours après que Madame J.K. Rowling annonce trois nouveaux livres sur le monde de Poudlard et de certains personnages secondaires, notamment Ombrage ou Lupin, mais aussi sur l'histoire du Château. 
Les Potterheads ont hâte de découvrir ces "extras" ! Il n'y a aucun doute... "Always" !


* Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté, par Sarah Pinborough
(224 pages)
Ma note : 1,5/5

La note que je donne ici est en quelque sorte une note globale de cette saga. Avant de commencer le premier tome des Contes des Royaumes, j'étais très enthousiaste : de nombreuses personnes avaient aimé, voire adoré, ces réécritures de contes.

C'est fois-ci, c'est la Belle au Bois Dormant qui passe sous la plume de Sarah Pinborough. Comme pour les deux premiers, le schéma est plus ou moins identique : une princesse sexy et rebelle, un prince un peu benêt et des références plus modernes. Mais justement, le schéma étant toujours le même, je pense que je me suis lassée dès le premier tome.

Pour être totalement honnête avec vous, je pense sincèrement avoir surtout perdu mon temps avec ces trois tomes, et ce dernier ne fait pas exception.


* Docteur Sleep, par Stephen King
(750 pages)
Ma note : 2/5

J'ai lu Shining il y a déjà plusieurs années. Cette oeuvre de Stephen King est certainement un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature horrifique. Tout est dans la subtilité et dans l'ambiance très pesante. Ce Docteur Sleep en est la suite. Une suite bien pâle et inintéressante à mon goût. J'avais tellement aimé Shining que cette lecture-ci a vraiment été une énorme déception.

On suit en parallèle trois intrigues : Dan qui a grandi et exerce un métier d'aide-soignant dans un hospice (quand il n'est pas bourré) ; une sorte de secte appelée le Noeud Vrai qui est un espèce de gang de pseudo-vampires ; et enfin, la petite Abra qui a le même Don que Dan. Vous vous doutez qu'à un moment du roman, les choses se regroupent.
L'histoire est plutôt bancale, l'intrigue pas folichonne et surtout, le roman est lent. Vraiment très lent. C'est un petit peu une des caractéristiques de l'écriture de King : une intrigue lente mais oppressante. C'est certainement pour ça qu'avec Stephen King, ça passe ou ça casse. Sauf qu'ici, l'intrigue est lente mais il n'y a rien d'autre autour : pas de stress, d'angoisse ou de sentiment d'oppression. Aucune ambiance ! C'est fade et sans intérêt. Je ne comprends pas l'intérêt d'écrire un pavé de 750 pages pour raconter si peu de choses et tourner autour du pot pendant si longtemps.

Je suis déçue de cette déception puisqu'avec cette lecture, l'excellent souvenir que j'avais de Shining est en quelque sorte terni par cette suite. Docteur Sleep n'a pas pris avec moi, et son titre est plutôt évocateur de ce que j'ai ressenti lors de ma lecture : de l'ennui.


* L'Arrache-coeur, par Boris Vian
(221 pages)
Ma note : 4/5

Lire un Boris Vian est toujours le début d'une épopée pleine de poésie, d'absurdité et d'analyse de la société contemporaine. Cependant, l'Arrache-coeur est un roman assez obscur ; le dernier de la bibliographie de Boris Vian. N'ayant pas eu de succès avec l'Arrache-coeur (1953), Boris Vian n'écrira plus.
Dans la plupart de ses livres, Boris Vian analyse la société, mais avec l'Arrache-coeur, cette analyse est bien plus sombre et plus cynique. Tout y passe : la famille, le travail, l'amour et même la religion.

A travers les yeux de son personnage Jacquemort, psychiatre né directement adulte, Boris Vian offre au lecteur une psychanalyse du XXème siècle.
Jacquemort entre dans un village aux traditions et activités bien particulières, notamment la fameuse "Foire aux vieux" ou la Gloïre, un ruisseau rouge dans lequel le village peut se repentir de sa honte. L'Arrache-coeur est une oeuvre très singulière des oeuvres habituelles de Boris Vian. Tout le monde n'aimera pas, mais si vous appréciez le style Vian, foncez !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

lundi 11 juillet 2016

7 semaines, plusieurs livres #14

Pour ce #14 de 7 semaines, plusieurs livres je n'ai que 4 livres à vous présenter (le 5ème étant actuellement en cours, bien que bien avancé, je ne peux pas vous en parler). Ce #14 s'étend sur la période du 16 mai au 4 juillet, et les partiels étant passés par là, je n'ai eu que très peu de temps (et d'envie) pour me poser et me plonger dans un bouquin. Cependant, parmi ces 4 lectures, il y a eu 2 gros coups de coeur, donc je me dis que c'est certainement un mal pour un bien !


* L'Attentat, par Yasmina Khadra
(256 pages)
4/5

C'est sur un sujet fort délicat que Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, s'aventure dans ce roman. L'histoire se passe en Israël, à Tel Aviv, capitale réputée pour sa joie de vivre, ses rues animées mais aussi, malheureusement, ces attentats. Nous suivons Amine, un chirurgien palestinien qui a été naturalisé israélien. Un jour, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant. Amine doit sauver les quelques survivants mais aussi faire face à une terrible nouvelle : il connaît le responsable de cette monstruosité. Cependant, je ne préfère pas vous en dire plus, puisque je trouve que l'éditeur a fait de graves erreurs en gâchant de nombreux rebondissements dans son résumé. Sachez juste qu'Amine connaît le kamikaze et selon lui, cette personne n'aurait pas été capable de faire une chose pareille.

C'est une histoire magnifique, puisque Yasmina Khadra ne nous plonge pas dans l'univers des victimes, mais plutôt dans celui de la famille du terroriste. C'est suffisamment rare pour être souligné et surtout, pour s'y intéresser.
J'ai eu un véritable coup de coeur pour cette lecture qui, malheureusement, est d'actualité pour tous les pays du monde. Après le 13 novembre, j'ai plusieurs fois pensé aux familles des kamikazes et des tueurs... Que peut-on ressentir lorsque la chaire de notre chaire a commis une telle horreur ? Avec l'Attentat, Yasmina Khadra nous livre une courte histoire émouvante dont on se souvient très longtemps après. Et cette fin...!

Cependant, il y a un "mais", et non des moindres. Ce "mais" m'a laissée perplexe et je me pose encore actuellement des questions par rapport à ceci. Dans le roman, Amine est amené à rencontrer des personnes de ces groupes terroristes pour tenter comprendre le geste de la personne de son entourage. C'est à ce moment là que Yasmina Khadra place dans la bouche de "ses" personnages terroristes des propos largement anti-Israël et antisionistes, dont certains à la limite de l'antisémitisme. Du coup, je me suis posée la question suivante : Khadra dénonce-t-il l'antisionisme et l'antisémitisme (qui, rappelons-le, ne sont pas du tout la même chose) à travers ces propos, ou au contraire, y prend-il part ? Plusieurs semaines après ma lecture, j'ai encore du mal à cerner la réponse. Si vous avez lu le roman, j'aimerais que vous me donniez votre avis sur ces passages, puisque je suis vraiment dubitative ! (Attention : aucun débat sur le conflit israélo-palestinien ne sera toléré ici ; ce n'est ni le lieu, ni le moment. De ce fait, d'éventuels commentaires à ce propos seront supprimés avant même d'être publiés).

Néanmoins, l'Attentat est un excellent livre qui m'a passionné du début à la fin et qui nous offre un point de vue différent et intéressant.


* Contes des Royaumes, tome 2 : Charme, par Sarah Pinborough
(240 pages)
2/5

Comme à son habitude, Sarah Pinborough revisite les contes cultes de notre enfance... à sa manière ! Il s'agit ici d'une réécriture du conte de Cendrillon.
J'ai beaucoup apprécié la modernité apportée à l'histoire et l'aspect bien moins "greluche" de Cendrillon, mais le charme n'a pas réellement opéré avec moi.

Le tout s'avère peut entraînant, pas particulièrement intéressant, et un brin répétitif. Les quelques scènes de sexe sont très stéréotypées et le côté "je ne sais pas ce que je veux" de Cendrillon m'a plusieurs fois donné envie d'abandonner ma lecture. J'espère que le troisième tome de cette trilogie sera plus entraînant que les deux premiers, un peu pâlots à mon goût.






* Avant Toi, par Jojo Moyes
(528 pages)
5/5

Avant Toi est certainement à l'heure actuelle mon plus beau coup de coeur de 2016. Cependant, ayant vu le film très récemment, j'ai envie de garder un peu de suspense pour pouvoir vous en parler dans ma rubrique Du livre au film que j'ai un peu laissé à l'abandon (le dernier article date de septembre 2015). 

Vous retrouverez donc mon avis et mon comparatif livre-film d'ici peu !










* L'Epouvanteur, tome 2 : La Malédiction de l'Epouvanteur, par Joseph Delaney
(361 pages)
3/5

J'avais entamé cette saga il y a environ 2 mois, et je m'étais laissée charmer par cet univers si particulier et si sombre qu'instaure Joseph Delaney. Si ce deuxième tome ne m'a pas déçue, il ne m'a cependant pas autant emballée que le premier, malgré un scénario très sympa et une nouvelle "créature" assez exceptionnelle ! Il faut dire que c'est le livre que je lisais péniblement pendant mes révisions de partiels, donc je pense que mon "contexte psychologique" a pas mal joué sur mon appréciation de ce livre.

Cependant, c'est toujours un bonheur de retrouver Tom et Monsieur Gregory auxquels je suis très attachée. Je lirai avec plaisir le reste de cette saga, et je vous encourage à vous lancer dans le premier tome si ce n'est pas déjà fait.
Toutefois, je réitère ce que j'avais dit lors de la chronique du premier tome : malgré ce que laisse sous-entendre l'éditeur, l'Epouvanteur n'est pas destiné à la jeunesse : public sensible et peureux s'abstenir !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

vendredi 20 mai 2016

7 semaines, plusieurs livres #13

C'est avec un petit peu de retard que je viens vous parler de mes dernières lectures dans ce #13 de 7 semaines, plusieurs lectures (du 28 mars au 16 mai 2016).
Parmi ces 10 livres, j'ai eu de nombreux coups de coeur, mais tout de même une grosse déception ; il en faut, de temps en temps...!

* Elle & Lui, par Marc Lévy
(384 pages)
Ma note : 3/5

J'ai eu simplement envie de faire ma chronique en écrivant "C'est du Marc Lévy". Puis je me suis dit que ce n'est pas particulièrement respectueux, tant envers l'auteur qu'envers vous : après tout, si vous lisez cette rubrique, c'est pour avoir mon avis, un avis un minimum construit et détaillé, j'entends.
Mais cependant, je dois admettre que c'est ce que j'ai ressenti tout le long de ma lecture. Je n'ai jamais été friande de cet auteur ; j'ai dû lire 2-3 de ses romans il y a de ça au moins 5 ans, puis je me suis rendue compte que, d'un livre à l'autre, le schéma est le même. Avec Elle & Lui, j'ai eu le même sentiment. Toujours la même chose : deux personnages qui n'ont rien à voir se rencontrent et finissent par s'éprendre l'un de l'autre. Classique. Digne d'un téléfilm de M6 ou d'un épisode de Joséphine ange gardien.

Pourtant, j'ai passé tout de même un bon moment de lecture, malgré le fait que j'aie deviné la fin au bout d'une cinquantaine de pages à peine... D'où le 3/5 : c'est mignon, plaisant à lire, mais trop "cheesy" à mon goût. Toutefois, il faut admettre que de temps en temps, nous avons besoin de ce type d'histoire ! Mention spéciale pour le décor du livre ; Marc Lévy y décrit en détail plusieurs coins de Paris, et j'ai trouvé que ça amenait un petit truc en plus que les Parisiens comprendront sans souci (le côté chauvin en moi, certainement !).

Autre chose que j'ai trouvée plutôt sympa : on retrouve quelques personnages de Et si c'était vrai. Petit clin d'oeil plutôt chouette de l'auteur envers ses lecteurs.
Si vous aimez les histoires d'amour cousues de fil blanc, vous adorerez Elle & Lui. Si, au contraire, ce type de romans vous énerve, passez votre chemin.


* Les Étoiles de Noss Head, tome 2 : Rivalités, par Sophie Jomain
(378 pages)
Ma note : 4,5/5

Quelle fin, mais quelle fin !!!! Je vous parle rarement de mes lectures en évoquant la fin, mais ici, c'est assez dingue, vraiment. Comme d'habitude lorsqu'il s'agit d'une suite, j'évite de trop vous en dire, mais je peux néanmoins vous dire une chose : l'histoire ne s'épuise pas, loin de là.
Sophie Jomain a eu l'excellente idée d'amener de nouveaux personnages très intéressants, ce qui fait que le lecteur ne se lasse pas de l'intrigue qui est sans cesse renouvelée.

J'en parlais avec Adrien à l'issue de ma lecture (le hasard a fait que nous l'avons lu et terminé exactement en même temps, donc nous avons pu parler de l'évolution de l'histoire), je trouve que Sophie Jomain est très habile avec sa saga. Elle ne fait pas trois tomes longuets dans le seul but de noircir des pages. Non, elle fait en sorte que chaque tome apporte quelque chose, que l'histoire avance. Chose de plus en plus rare dans les sagas qui, je trouve, sont généralement trop longues et trop lentes. Dans de nombreux cas, un one-shot aurait suffit !

J'ai adoré ma lecture, et je conseille cette saga à tous les amoureux du fantastique. Pourquoi "seulement" 4,5 et non pas 5 ? Nul n'est parfait, et je dois admettre que parfois, Hannah est un poil énervante. Mais que voulez-vous... c'est l'amour !


* Paranoïa, par Melissa Bellevigne
(320 pages)
Ma note : 3,5/5

Vous connaissez peut-être Melissa sous le pseudo Golden Wendy, pseudo que cette jeune maman de 2 garçons utilise sur Youtube et sur son blog depuis déjà plusieurs années. Melissa écrit depuis qu'elle est très jeune, mais ce n'est que récemment qu'elle a enfin pu faire publier son premier roman. C'est assez "idiot" puisque je ne la connais pas personnellement, mais je suis très fière d'elle et je suis heureuse qu'elle ait enfin pu réaliser son "rêve de petite fille" comme elle le dit si bien. De ce fait, il fallait absolument que je lise ce qu'elle a écrit, d'autant plus qu'elle en avait parlé sur son blog bien avant la sortie officielle et que l'histoire me faisait grandement envie.

L'histoire, justement, nous plonge dans un univers assez particulier, parfois à la limite du glauque et du malsain. Nous suivons deux personnages : Judy, une jeune femme de 20 ans internée pour paranoïa, et Lisa, une psychiatre extrêmement douée. Comme vous vous en doutez, les deux personnages se rencontrent très vite : Lisa est irrésistiblement attirée par l'histoire de Judy. Selon elle, Judy n'est pas forcément la "folle" que les autres médecins décrivent : elle pense qu'il y a autre chose, quelque chose qui a pu échapper au corps médical.

J'ai beaucoup apprécié l'intrigue du livre, son rythme et son petit côté "Shutter Island", vous savez ce moment où vous ne savez plus qui et quoi croire... J'adore ce type de récit !
J'ai beaucoup aimé le personnage de Lisa et je ne sais pas pourquoi mais elle me faisait beaucoup penser à Melissa et d'ailleurs, c'est son visage que je mettais sur ce personnage.
Petit bémol : la fin. Si Melissa a prévu une suite, alors je trouve la fin de Paranoïa top. Si non, je suis restée sur ma faim/fin. Vraiment. Un autre bémol, purement esthétique : la couverture. Je n'aime pas du tout, elle fait très "ado", ça me gêne, surtout compte tenu de l'histoire.
Mais c'était une très bonne lecture que je conseille cependant aux adultes, malgré la classification de l'éditeur et des vendeurs !

* L'Épouvanteur, tome 1 : L'Apprenti-épouvanteur, par Joseph Delaney
(275 pages)
Ma note : 4/5

Des années que j'entendais parler de cette saga sans jamais avoir sauté le pas ! Après avoir fini ce premier tome, je me suis vite rendue compte que ça avait été une erreur de ma part puisque j'ai passé un excellent moment de lecture en découvrant le personnage de Tom et de son mentor. 
Cependant j'ai une grande incompréhension quant à la mention "jeunesse" : je peux vous dire que si vous faîtes lire cette saga, ou du moins ce premier tome en tout cas, à un enfant de 10 ans, il ne dormira pas de la nuit !

Loin de l'aspect "bon enfant" suggéré par l'éditeur, L'Epouvanteur est une saga qui vous plonge immédiatement dans un univers sombre, parfois cynique malgré lui, qui vous emprisonnera pour de longues heures de lecture durant lesquelles vous ne pourrez pas lâcher le livre ! J'ai adoré découvrir petit à petit les deux personnages principaux et surtout, découvrir ce qu'est vraiment un Epouvanteur.
D'ailleurs, je suis très tentée de lire le second tome en Anglais, puisque le niveau de langue était très abordable.

Je conseille cette (longue) saga à tous les amoureux de fantastique, épouvante, fantasy et sorcellerie : ce tome 1 est le premier d'une saga comptant à l'heure actuelle 12 tomes et j'ai hâte de tous les découvrir.


* Les Étoiles de Noss Head, tome 3 : Accomplissement, par Sophie Jomain
(476 pages)
Ma note : 4/5

Je dois admettre que c'est avec un brin de nostalgie que j'ai achevé la trilogie Les Étoiles de Noss Head. Je m'étais beaucoup attachée à Leith et Hannah, ainsi qu'à certains personnages que l'on rencontre au fil des pages, notamment dans le tome 2.

Comme je vous l'ai dit un peu plus haut pour ma critique du tome 2 (Rivalités), la fin était telle que c'était vraiment difficile de ne pas enchaîner de suite avec ce troisième et dernier tome. Cependant, j'ai voulu lire quelques livres entre les deux pour éviter une overdose et donc de me dégoûter de l'histoire (ce qui aurait été dommage puisque j'ai beaucoup aimé cette saga).
Comme toujours avec Sophie Jomain, j'ai adoré ma lecture, j'ai adoré retrouver les personnages et l'univers magique écossais.

Toutefois, j'ai trouvé à ce tomes quelques longueurs, comme si l'auteure elle aussi ne voulait pas quitter ses personnages et écrire la page finale de cette formidable et divertissante saga.
Peu importe, j'ai encore une fois passé un excellent moment et je ne regrette absolument pas d'avoir lu cette saga qui m'a permis de très bons moments de lecture ! Et mention spéciale à l'éditeur J'ai Lu pour ses magnifiques couvertures.


* Le Pianiste, par Władysław Szpilman
(320 pages)
Ma note : 4/5

Je me souviens avoir vu le film en cours d’histoire en 4ème ou en 3ème, avec un prof absolument génial, d’ailleurs. J’avais été totalement bouleversée et touchée par Le Pianiste. L’acteur Adrian Brody y était fantastique et l’ambiance, bien que pesante, était magnifique.
Aujourd’hui, plus ou moins 7 ans après, je me plonge dans ce témoignage de l’auteur et musicien polonais Wladyslaw Szpilman, tout en écoutant du Chopin, et je suis toujours aussi émue. Peut-être parce qu’entre temps, j’ai eu la chance de rencontrer ma famille, en Pologne, et que j’imagine ce que mes ancêtres, pourtant si proches dans le temps quand on y pense bien, ont vécu pendant la Guerre.

C’était un très beau récit. Si vous vous attendez à quelque chose de très mouvementé, passez votre chemin : Le Pianiste n’a rien de tout ça, Szpilman nous y décrit le quotidien du ghetto de Varsovie. Cependant, quelque chose m’a un peu frappée à ma lecture : tout n’est pas forcément en ordre chronologique. L’auteur peut bien vous parler d’une journée d’avril 1941 et ensuite vous reparler de quelque chose qui a eu lieu en 1940. Ça plait ou ça ne plait pas, mais personnellement j’ai bien apprécié cette organisation désorganisée. L’auteur écrit au rythme de ses pensées, de ce qu’il ressent, et ne se force pas à donner un ordre cohérent à ses pensées. J’aime la spontanéité, donc ça m’a plu.

Chacun de nous devrait avoir lu Le Pianiste, pour ne jamais oublier et ne jamais permettre à l’Humanité de commettre les mêmes erreurs.



* Nos âmes jumelles, par Samantha Bailly
(320 pages)
Ma note : 4/5

J’ai passé un excellent moment en lisant Nos âmes jumelles. Il n’y a pas à dire, avec Samantha Bailly, je suis toujours ravie de mes lectures. D’ailleurs, complètement à part, mais je suis ravie de voir que cette auteure s’est fait un nom dans le monde de la littérature. J’avais eu l’occasion de la rencontrer au village du livre de la Fête de l’Humanité en 2009. A ce moment-là, elle faisait la promo de La Langue du silence, premier tome d’Au-delà de l’Oraison, une chouette saga fantasy. Depuis, Samantha Bailly a publié une dizaine de livres supplémentaires, dans des styles divers et variés. Je trouve génial qu’un(e) passionné(e) puisse vivre de sa passion !

Et c’est en partie de ça dont parle Nos âmes jumelles : de passion, de littérature, de création, et surtout d’amitié : quand des passions communes rapprochent ! Le livre alterne les points de vue, chapitre après chapitre, entre Sonia et Lou. Sonia aime écrire, en réalité elle ne vit que pour ça. Lou, quant à elle, dessine depuis longtemps. Les deux jeunes filles commencent à discuter un peu par hasard sur un forum en ligne. Elles y parlent mangas, jeux vidéo, dessins. Puis peu à peu, leurs échanges deviennent plus fréquents, plus personnels. Sonia écrit, Lou prend le crayon pour donner vie à ses histoires. Ensemble, elles vont monter un projet de BD. Malgré l’écran qui les sépare, ces deux jeunes filles tissent peu à peu une magnifique amitié.

Ce livre a fait écho en moi, puisque je me rends compte que j’ai pu grâce à mon blog « rencontrer » des personnes que j’apprécie énormément et que je considère comme de réelles amies, bien que tout cela ne soit « que » virtuel. Je mets le « que » entre guillemets, puisqu’en lisant ce roman, je me suis rendue compte que ces amitiés « virtuelles » comptaient pour moi, et je pense que les personnes concernées se reconnaîtront dans mes propos. C’est aussi de ça dont parle Samantha Bailly. Pour l’instant, je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer l’une de vous, mais j’ai hâte que ce soit le cas. En février, Diane va venir à la maison et nous profiterons ensemble d’une passion commune (entre autres) : un concert d’Epica. Plusieurs années, au moins 7 ans, que nous discutons, que nous échangeons, et je la considère depuis bien longtemps comme une amie. Je suis très heureuse à l’idée de rencontrer mon amie pour de vrai !

Nos âmes jumelles, c’est aussi une histoire de tolérance et de persévérance. Samantha Bailly y aborde tous les thèmes de l’adolescence sans jamais tomber dans les clichés ou, au contraire, faire croire que tous les ados sont 100% heureux. J’ai adoré la justesse de sa narration, la vérité de ses propos.
Je pense que nous pouvons tous plus ou moins nous identifier à cette histoire, et c’est pour cette raison que je conseille Nos âmes jumelles à toutes et à tous.


* Captive, tome 1 : Les Nuits de Shéhérazade, par Renée Ahdieh
(448 pages)
Ma note : 5/5

J'ai été très surprise par ce premier tome qui, pour moi, pourrait largement se suffire à lui-même. Renée Ahdied nous plonge en plein Orient, aux côtés de Shéhérazade qui accepte d'épouser le jeune et sanguinaire calife du Khorassan, Khalid, dans le but de venger sa meilleure amie Shiva, assassinée par cet homme. En effet, Khalid exécute à chaque lendemain de noces sa jeune épouse. Shéhérazade va réussir à échapper à ce funeste sort en racontant à Khalid des histoires dont elle promet la fin le lendemain. Peu à peu, la jeune femme va tenter de découvrir pourquoi le calife agit ainsi.

Je n'ai jamais lu les contes des 1001 nuits, bien qu'ils m'attendent sagement sur ma liseuse, mais j'ai beaucoup aimé les allusions aux quelques légendes que nous connaissons toutes et tous et que Shéhérazade raconte à Khalid : la lampe du génie, le tapis volant, etc... Cependant, n'ayant pas lu les contes originaux, je ne serais pas vous dire si Renée Ahdied a réinventé ses légendes à sa manière ou si elle les raconte tels quels.

C'est captivant et dépaysant ! Je suis assez attirée par les coutumes, les contes et légendes des pays du Proche et du Moyen-Orient, et je trouve génial que ces paysages soient le théâtre d'un roman jeunesse/Young Adult : ça change !
Et justement, autre chose innovante que j'ai adoré : le niveau de langue. J'ai remarqué dans d'autres lectures de ce genre que les auteurs ont parfois tendance à prendre leurs jeunes lecteurs (de 15 à 25 ans, en gros) pour des idiots qui n'ont qu'un fiable bagage lexical. Ici, Renée Ahdieh adopte un style un brin soutenu sans tomber dans le pompeux et plutôt descriptif ce qui, pour moi, est vraiment appréciable et riche d'un point de vue littéraire.

J'ai adoré ce premier tome, et j'ai hâte que le tome 2 sorte bien que, comme je vous l'ai dit plus haut, il pourrait être un one-shot largement satisfaisant.
(NE LISEZ PAS LE RÉSUMÉ DE L'ÉDITEUR SI CE LIVRE VOUS TENTE : l'éditeur spoile à mort !!!)


* L'Elite, tome 1 : Résilience, par Joëlle Charbonneau
(320 pages)
Ma note : 2/5

Et une dystopie de plus, une ! Malgré les nombreuses bonnes critiques autour de cette saga, et notamment de ce premier tome, j’ai été très déçue par L’Elite qui, pour moi, n’est qu’un mélange plus ou moins convaincant de plusieurs best-sellers de la dystopie et/ou du Young Adult. Le Passeur pour l’aspect sociétal (dictature où tout semble trop parfait pour être réel),  Hunger Games pour le côté jeu mortel et Divergente pour l’ambiance générale.

Je vais quand même vous faire un bref résumé de l’histoire. Racontée à la premier personne du singulier, L’Elite nous permet de suivre Cia, une jeune fille qui étudie beaucoup depuis son plus jeune âge pour accéder à l’université, à l’Elite de cette société post-guerre (on ne sait pas particulièrement à quel siècle l’histoire se passe, mais au moins plusieurs siècles après nous). Cependant, avant d’accéder à l’université, le chemin n’est pas aisé. Il faut d’abord avoir été sélectionné pour le Test (une centaine d’élèves sélectionnés dans tous les « cantons » de la Communauté Unifiée), puis passer les épreuves de ce Test.

Voilà, c’est tout. C’est tout sauf original, tout sauf innovateur, tout sauf bien écrit. J’ai mis au moins plus de la moitié avant d’être un minimum dedans (et encore…) et les similitudes avec les trois œuvres citées plus haut m’ont tellement énervées que je n’ai pas apprécié ma lecture. Les personnages sont très prévisibles et leur personnalité n’est pas assez creusée.
J’avais lu sur Babelio que la fin de ce premier tome donnait envie de continuer la saga. Ça n’a pas été le cas pour moi : Joëlle Charbonneau a achevé son roman de sorte qu’il pourrait être un one-shot à la fin un peu ouverte.

Vous l’aurez compris, je ne lirai pas la suite parce que ça ne m’a pas spécialement emballé et aussi parce que ce premier tome ne mérite pas forcément de suite…




* Vous n'aurez pas ma haine, par Antoine Leiris
(144 pages)
Ma note : ---

Le 13 mai 2016, je vous faisais un article où, entre autre, je vous parlais de ce récit témoignage. Vous pouvez le (re)lire ICI.









Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

vendredi 12 février 2016

7 semaines, plusieurs livres #11

Bonjour à toutes et à tous ! Il est l'heure pour moi de parler avec vous de mes lectures de ces 7 dernières semaines : du 21 décembre 2015 au 8 février 2016. Cette période de lecture a plus ou moins été en dents de scie, puisqu'environ 2 semaines avant et pendant les partiels (1er et 2 février), je n'ai presque pas lu. Mais ensuite, je me suis beaucoup rattrapée et cela m'a permis de décompresser !

Pendant cette période, j'ai lu 11 livres. Enfin... 10,5 allons-nous dire, puisque je n'ai pas fini l'un d'entre eux (je vous en parle plus tard). Parmi ces 11 livres, 2 déceptions : Outlander tome 4 et Insaisissable tome 2 ; et 2 énormes coups de coeur : Une braise sous la cendre et Journal d'un vampire en pyjama
Je vous laisse lire tout ça, et n'hésitez pas à me donner votre avis si vous avez déjà lu les livres dont je parle !


* The Book of Ivy ; The Revolution of Ivy, par Amy Engel
(341 pages ; 321 pages)

Je n'enchaîne jamais deux tomes d'une même saga. Jamais. Cependant, quand j'ai tourné la dernière page de The Book of Ivy, j'ai eu le besoin incontrôlable de commencer immédiatement le tome 2, The Revolution of Ivy.
Si vous suivez un peu les blogs et les chaînes Booktube, vous n'avez pas pu passer à côté de cette duologie young-adult qui mêle dystopie et romance. On ne sait pas réellement comment ni pourquoi, mais une guerre nucléaire a ravagé les Etats-Unis et quelques survivants ont lutté pour permettre leur survie. Plusieurs décennies plus tard, la ville de Westfall est toujours là, avec d'un côté les pro-Latimer, le Président, et les pro-Westfall, le "Fondateur". Pour maintenir la paix, des mariages sont arrangés entre les deux côtés de la ville. Ivy Westfall, fille du fondateur, doit épouser Bishop, fils du Président. Et durant toute sa vie, Ivy a été préparée dans l'optique de tuer ce jeune homme.

Mais... vous vous en doutez, ce ne sera pas aussi simple ! En lisant le résumé, on devine plus ou moins la tournure que va prendre l'histoire, mais malgré cela, Amy Engel parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout et à nous surprendre. J'ai beaucoup apprécié les deux personnages principaux qui, malgré leurs différences, sont très touchants et intéressants, chacun à leur manière. L'écriture est fluide et l'enchaînement de faits très bien mené. On pourrait presque penser que ce livre a été écrit dans l'optique d'une adaptation cinématographique.

J'avais du mal à lâcher le bouquin, et le dernier tome se termine sur un cliff-hanger assez incroyable ! Je pense tout de même avoir eu une petite préférence pour le tome 2 qui comportait plus d'action, était plus dynamique et présentait une moindre intrigue romantique. Je considère d'ailleurs le premier tome comme une mise en bouche au deuxième. Cependant, j'ai trouvé la fin du tome 2 relativement rapide et bâclée par rapport à l'envergure de l'histoire.
Comme vous le savez, je commence à être peu à peu lassée par les dystopies qui, à mon sens, commencent à se ressembler toutes. Mais j'ai beaucoup apprécié celle-ci qui, j'espère, sera un jour adaptée au cinéma.


* Outlander, tome 4 : Les Tambours de l'automne, par Diana Gabaldon
(1144 pages)
[NON TERMINÉ]

Je crois que ce quatrième tome a finalement été le tome de la "rupture" entre Outlander et moi, ou du moins d'une rupture temporaire. Pour être totalement honnête avec vous, je ne suis pas allée au bout des plus de 1000 pages de ce livre : je me suis arrêtée vers 250-300 pages.
Outlander avait été un immense coup de coeur en 2015. J'avais découvert une saga qui mêlait de nombreux éléments différents qui me plaisaient beaucoup : l'Ecosse (un des pays qui me passionne profondément, sans que je ne puisse réellement l'expliquer), l'histoire, l'humour, l'action, la romance, etc... Le Tome 1 était en ce sens une véritable réussite et un véritable coup de coeur, puisque l'Ecosse, son histoire et ses légendes étaient le centre du sujet.
Malheureusement, au fil des tomes, et ce dès le second tome, l'Ecosse n'est plus le lieu principal de l'histoire. Si cela ne m'avait pas dérangé dans le Tome 2, ça commençait à un peu me décevoir dans le Tome 3.

Puis, avec ce Tome 4, je me suis rendue compte que finalement, Outlander n'est plus l'Outlander qui m'avait plu. L'histoire est toujours aussi bien menée, aussi bien écrite, et je prends plaisir à retrouver Jamie et Claire, mais il n'y a plus l'étincelle des tomes précédents. L'essence même d'Outlander n'est plus, et je ne voulais pas me "forcer" à lire plus de 1000 pages sans avoir un réel intérêt pour l'histoire, car la lecture doit être un plaisir et non une corvée.

Si vous aussi vous lisez cette saga, je serais curieuse de savoir ce que vous pensez du tournant qu'elle prend peu à peu.


* Le Cycle d'Elric, tome 1 : Elric des dragons, par Michael Moorcock
(220 pages)

Après la petite déception due à la suite d'Outlander, j'ai eu envie de m'abandonner à une valeur sûre. De mes 12 ans à mes 16 ans environ, je ne lisais presque exclusivement que de la fantasy. Puis, j'ai peu à peu délaissé ce genre, puisque j'avais l'impression d'en avoir fait le tour et surtout, j'avais l'impression que la plupart des auteurs ne faisaient, finalement, qu'une (pâle) copie des magnifiques oeuvres de Tolkien. Cependant, un auteur sortait du lot, il s'agit de Michael Moorcock. Si vous êtes amateur/trice de fantasy, vous connaissez forcément cet auteur, et même si vous n'avez jamais lu aucun de ses livres, vous en avez déjà entendu parler.

Michael Moorcock est selon moi LE maître absolument de la fantasy classique (avec, bien évidemment, Tolkien ; mais est-il nécessaire de le rappeler ?). C'est épique, bien écrit mais simple à la fois. Moorcock aime les descriptions mais ne vous perd pas dans un flot de lignes destinées uniquement à noircir des pages pour sortir un bouquin de 400 pages minimum. Non, les livres de Moorcock sont rarement longs (jusque 300 pages environ), mais il va toujours à l'essentiel.
En relisant ce premier tome de la saga d'Elric, j'ai vraiment passé du bon temps. J'ai adoré me replonger dans cette histoire et surtout, retrouver Elric, cet anti-héros que j'ai toujours adoré. C'est un personnage complexe qui m'a toujours fasciné.

Je ne sais pas si je relirai les autres tomes de la saga, mais pourquoi pas lorsque, justement, j'ai une mini panne de lecture, une déception, et que j'ai besoin de réconfort pour repartir sur les chapeaux de roue !


* Une braise sous la cendre, par Sabaa Tahir
(528 pages)

WOUA-OUH ! C'est vraiment ce que je me suis dit durant toute ma lecture. Ce roman est absolument exceptionnel sur de nombreux points : l'intrigue, la plume de l'auteure, les personnages, le fond "historique" (je m'explique plus loin), les quelques emprunts à la mythologie, la façon dont est mené le livre, etc...

J'ai adoré le fait que l'auteur s'attaque au genre de la dystopie mais d'une manière totalement différente de la dystopie pour ados habituelle. Ici, la dystopie est mêlée à une sorte d'intrigue historique. Le livre n'est en aucun cas classée "historique" ou "dystopique" par l'éditeur PKJ, mais c'est selon moi les deux styles que l'on pourrait lui donner. Je m'explique.
On suit Laia et Elias dans leur vie respective. Ces deux personnages n'ont absolument rien en commun de prime abord : Laia fait partie des Erudits, un peuple cultivé, gardien du savoir, brimé depuis de nombreuses années par les Martiaux. Elias, quant à lui, est un Martial, mais pas n'importe quel Martial : c'est un Mask (un peu comme notre GIGN, si vous voulez). Les Erudits sont sous la tutelle de l'Empire, et dont des Martiaux.
Elias doute sur son avenir en tant que Mask, et Laia est contrainte de s'enfuir de chez ses grand-parents, qui l'élèvent depuis la mort de ses parents, suite à un raid des Masks qui ont enlevé son frère. Laia va donc s'allier à la Résistance pour tenter de faire libérer son frère.
On suit chapitre après chapitre Elias et Laia qui, chacun, vont remettre en question de nombreuses choses de leur peuple.

Alors, me direz-vous, pourquoi j'assimile Une braise sous la cendre à un style historique. En fait j'ai assimilé les Erudits aux Hébreux et les Martiaux aux Egyptiens. Peut-être suis-je la seule à penser cela, mais je trouve que de nombreuses références sont flagrantes. De même, je parlais de mythologie tout à l'heure. En effet, dans son récit, Sabaa Tahir évoque régulièrement les Djinns et les Efrits, créatures de la mythologie du Moyen-Orient.
Les personnages sont extrêmement intéressants, tant les personnages principaux (Laia et Elias) que les personnages secondaires, ce qui est plutôt rare : les personnages secondaires sont souvent mis de côté. D'ailleurs, et contre toute attente compte-tenu de l' "origine" des personnages, je me suis plus attachée à Elias qu'à Laia. Elias est un personnage particulièrement intéressant et fascinant.

Vous l'aurez compris, ce livre fut un véritable coup de coeur. C'est une belle écriture qui mêle suspens, action et description. Une braise sous la cendre est selon moi un livre intelligent dont le titre prend sens au fur et à mesure de la lecture, puisque les deux personnages principaux portent en eux cette petite étincelle qui pourrait tout faire basculer. La sortie du tome 2 est prévue en VO pour avril 2016.

Par ailleurs, je tiens à partager avec vous ce passage que j'ai beaucoup apprécié (que je ne situe pas pour éviter de spoiler) : 
"Il y a deux sortes de culpabilité. Celle qui te fait sombrer jusqu'à ce que tu ne sois plus bon à rien et celle qui donne une raison d'être à ton âme. Laisse ta culpabilité être ce qui te fait avancer. Laisse-la te rappeler qui tu veux être. Définis une limite dans ton esprit et ne la franchis plus jamais. Tu as une âme. Elle est abîmée, mais elle est là. Ne les laisse pas te la voler, Elias".


* Contes des Royaumes, tome 1 : Poison, par Sarah Pinborough
(240 pages)

Depuis un certain temps, j'entendais beaucoup parler de cette "trilogie" de réécriture de contes : Les Contes des Royaumes.
Actuellement, il est impossible de trouver chaque tome indépendamment de l'autre (sauf en occasion, mais à prix d'or). Cependant, les éditions Milady ont réédité ces trois opus en un seul ouvrage vendu à environ 25€. Pour trois livres, c'est un format très intéressant, d'autant que la présentation est très jolie : il est de plus en plus rare de trouver des "hard-back" en France, surtout à un prix si peu élevé.
Cependant, j'ai quelque chose à dire sur la forme (je parlerai du fond, concernant ma lecture du premier tome) un peu plus bas. En effet, je ne sais pas si je suis tombée sur un livre mal relié ou non, mais au fil de ma lecture, les pages, déjà très fragiles, s'enlevaient au fur et à mesure. J'ai dû m'armer de patience et de scotch pour le réparer. C'est dommage !

Venons-en à ma lecture, le premier tome : Poison. Dans ce premier livre d'à peine plus de 200 pages, Sarah Pinborough réécrit à sa manière la très célèbre histoire de Blanche-Neige. Bon, vous connaissez déjà l'histoire originale, mais ici, Blanche-Neige est une jeune femme audacieuse, pugnace et assez coquine !

Bon, c'était sympa, mais clairement, ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. En fait, je m'attendais à mieux. Vraiment mieux. Finalement, je me suis plus attachée à la "vilaine belle-mère" qu'à Blanche-Neige. Je pense que l'auteure a écrit pour que ce soit le contraire, mais ça n'a pas réellement pris avec moi...

Je lirai quand même les 2 tomes suivants, en espérant trouver des personnages plus intéressants et des histoires plus poignantes.


* L'Élue, par Lois Lowry
(256 pages)

En mai dernier, je vous parlais de ma sublime lecture qu'était Le Passeur, de Lois Lowry. Véritable claque, véritable révélation, ce roman avait été un immense coup de coeur. Une dystopie, une vraie, et de qualité (ce qui, avouons-le, est de plus en plus rare).

Le Passeur, écrit en 1993, était en fait le premier tome d'une tétralogie dont les trois autres tomes sont sortis en 2001, 2005 et 2014. L'Elue est celui sorti en 2001. Bien qu'écrit après Le Passeur, il en est en fait un préquel.
Tout comme pour son prédécesseur, je me suis lancée dans L'Elue sans savoir de quoi il parlait, et ce fut une chance. Je n'en dirai donc pas plus ici.

Lois Lowry arrive en 250 pages à construire un univers extraordinairement complet qui installe et permet de comprendre ce qui se passe dans Le Passeur.
Cependant, ne vous attendez pas à de l'action et de multiples péripéties : L'Elue est ce qu'on pourrait qualifier d'une "livre d'ambiance" (dans le bon sens du terme) qui plante la tente pour les écrits à venir.
Et comme d'habitude avec Lois Lowry, c'est bien écrit et incroyablement prenant.



* Insaisissable, tome 2 : Ne m'échappe pas, par Tahereh Mafi
(464 pages)

Je ne vais pas vous dire grand chose à propos de cette lecture, puisqu'il s'agit d'un deuxième tome. Alors que j'avais passé un excellent moment avec le premier tome, je vous en parlais ICI, je me suis pas mal ennuyée pendant celui-ci. C'est long, très long. Excessivement long pour pas grand chose, finalement.

En fait, je ne supporte plus Juliette, le personnage principal. Elle est très égocentrique, geignarde et se plains de choses qui n'auraient pas lieu d'être. J'ai l'impression d'être face à une adolescente décérébrée qui ne s'intéresse qu'à son petit confort et ses petits problèmes (non) existentiels. Et sincèrement, j'en ai ma claque des triangles amoureux à la Bella-Edouard-Jacob. D'autant plus lorsque c'est mal mené et encore plus cliché que d'habitude.

J'avais aimé, lors du premier tome, l'intrigue diplomatique, politique et un brin guerrière. Mais dans le tome 2, Tahereh Mafi fait de ce versant une intrigue secondaire pour s'intéresser aux petits troubles de Juliette. En fait, je ne lisais pas un bon livre de dystopie, non non. En fait, je lisais un drame sentimental écrit pour pré-pubères en mal d'amour. Je suis arrivée péniblement au bout de ces 464 pages (en en sautant quelques-unes, je dois l'admettre), mais je ne pense vraiment pas lire la suite.


* Juste une ombre, par Karine Giebel
(551 pages)

Après mon énorme déception à propos du deuxième tome d'Insaisissable, j'avais besoin de renouer avec la lecture, avec un bouquin "efficace". C'est donc sans aucune hésitation que j'ai pioché, au hasard, je dois l'admettre, dans la (longue) liste de livres écrits par Karine Giebel.
J'avais lu il y a quelques mois Le Purgatoire des innocents, que j'avais adoré. Je m'étais promis de lire à nouveau un thriller de cette maîtresse du genre. Et je n'ai pas été déçue !

On suit Cloé, jeune femme qui, en apparence mène une vie de rêve : un bon boulot pour lequel elle va certainement être promue prochainement, une jolie maison dont elle est propriétaire, et un chéri qu'elle aime par dessus tout.

Mais un soir, une Ombre surgit dans sa vie : en sortant d'une soirée entre amis, elle se fait suivre jusque sa voiture. Cette Ombre ne lui fait pas de mal mais lui colle une sacrée frousse.
Depuis, elle se sent constamment épiée, suivie et surveillée.
Au fil des pages, Karine Giebel arrive à nous faire douter : est-elle réellement suivie ou Cloé est-elle simplement dans un délire paranoïaque ? Et dans cette histoire, les manipulés sont-ils réellement ceux que l'on croit ?

Comme toujours avec Giebel, c'est efficace. Elle parvient, malgré quelques longueurs (le "j'ai peur, je vois quelqu'un chez moi mais il n'y a personne, j'appelle les flics mais ils me prennent pour une folle" était un peu redondant) et des profils psychologiques assez stéréotypés, à nous tenir en haleine pendant 550 pages... Et c'est extraordinairement bien mené ! La fin est bien amenée et n'est pas bâclée, ce qui est rare avec ce genre littéraire.

Si vous cherchez un bon thriller, très prenant et bien construit, n'hésitez pas une seule seconde.








* Journal d'un vampire en pyjama, par Mathias Malzieu
(230 pages)

Le 5 février, j'ai posté un billet qui donne mon avis complet sur ce chef d'oeuvre qu'est le dernier livre de Mathias Malzieu. S'il vous intéresse, vous pouvez le (re)lire ICI.









* Les Etoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige, par Sophie Jomain
(320 pages)

Comment parler de ce livre sans le desservir, malgré le fait que je l'ai apprécié ? En fait, sur de nombreux points, j'ai eu l'impression de lire un "remake" de Twilight avec un changement de "créature" (je ne vous en dis pas plus, puisque la nature de cette "créature" n'est su qu'au quart du roman environ).
On suit Hannah, jeune parisienne dont la mère (ou le père, je ne sais plus) est d'origine écossaise. Ce qui fait que cette jeune bachelière passe tous ses étés depuis sa plus tendre enfance à Wick, en Ecosse, chez sa grand-mère. Cette année-ci, elle y rencontre Leith, un jeune homme mystérieux, envoûtant et terriblement beau...

Vous voyez le tableau ? Une citadine qui se retrouve contrainte d'aller dans une petite ville, elle s’ennuie un peu et rencontre une garçon assez extraordinaire. Dans le genre Bella et Edward, on se rapproche un peu, non ? (mais en mieux écrit, il faut l'admettre)

Oui mais... j'ai adoré ! Je l'avoue, j'ai vraiment passé un excellent moment et je pense lire le second tome très rapidement. L'écriture de Sophie Jomain est fluide, agréable et purement addictive.
Dès que j'avais 1 ou 2 minutes devant moi, j'en profitais pour lire quelques lignes. Vraiment, j'ai adoré, même si, oui, on est d'accord, ça sonne un peu déjà vu et parfois à la limite du niais. Mais sincèrement, parfois, ça fait du bien ! 

Et vous, qu'avez-vous lu récemment ?
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