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mercredi 22 février 2017

Swap avec Diane Snotra !

Diane, Caro (ma soeur) - Concert d'Epica (05-02-2017)
Quand on tient un blog depuis un petit paquet d'années (environ 9 ans pour ma part, même si Ariane-Padawan n'existe "que" depuis un peu plus de 5 ans), on est amené à lier des liens avec d'autres blogueurs et des lecteurs. Parmi ce beau petit monde, j'ai récemment rencontré la jolie Diane avec qui j'étais en lien depuis presque mes débuts bloguesques, courant 2009 si mes souvenirs sont bons. En 8 ans de discussions passionnées et passionnantes sur ces sujets qui nous tiennent à coeur, Diane et moi ne nous étions jamais rencontrées. Oui, je sais : c'est assez dingue de parler depuis si longtemps avec une personne qu'on apprécie énormément sans l'avoir rencontré !

Récemment, c'est notre passion commune pour le metal, entre autres, qui nous a permis de nous réunir le week-end du 4 et 5 février. En effet, le groupe Epica, que nous aimons énormément toutes les deux, passait au Zénith de Paris pour son unique date de la tournée européenne. C'est donc tout naturellement que nous nous sommes organisées un petit week-end ici, "chez moi".

Mais comme nous restons également dans grandes amatrices de cosmétique (et surtout Diane qui est MUA !), nous avions prévu un petit quelque chose bien sympa qui nous a permis de nous faire plaisir mutuellement. Avec un budget commun, nous avons donc effectué un petit swap à l'occasion de notre rencontre. Ce swap fut mon tout premier, et je dois avouer que j'aime beaucoup le principe : j'avais vraiment l'impression de fêter un second Noël ou mon anniversaire avec beaucoup d'avance ! Je suis vraiment contente d'avoir pu effectuer cette première expérience avec Diane !

La hotte de la Mère Noël (aka Diane) comprenait :

  • la palette Nude'Tude, de The Balm
  • une bague en argent absolument MAGNIFIQUE
  • une Funko Pop Jon Snow (Game of Thrones)
  • un Ultra Glossy Stylo en teinte 820 Heavenly, de Kiko
  • un vernis The Gel Nail Polish en teinte Love me like you do (n.67), de Essence
  • un Liquid Suede en teinte Vintage (n.12), de Nyx Cosmetics


Nude'Tude, par The Balm
Des années que je voyais cette palette un peu partout, que ce soit en magasin ou sur Internet. Elle est vraiment très belle : le packaging est rétro à souhait et très original, j'adore les couleurs et la pigmentation est vraiment très bonne. Les fards sont un poil chuteux, mais ce n'est pas insurmontable, surtout si vous êtes habituée aux fards Urban Decay : la The Balm est bien moins chuteuse que certaines Naked, par exemple !


Bague et vernis The Gel Nail Polish en teinte Love me like you do (n.67), par Essence
Cette bague est vraiment sublime....! C'est une bague assez connue des fans d'Epica, puisque pendant un moment, leur chanteuse Simone Simons ne la quittait plus (voir : ICI, ICI ou encore ICI) ! Depuis que je l'ai, je la porte presque tous les jours : j'adore le côté imposant mais élégant à la fois. Elle habille joliment la main, et je crois qu'elle ne passe pas inaperçu quand je la porte.
Le vernis quant à lui est une très belle découverte : je n'ai jamais testé la marque Essence, mais si tous les produits sont à l'image de ce vernis, alors elle vaut largement le coup. Le pinceau est top (il me fait penser aux Dior), la couleur est vraiment le type de couleur que j'aime le plus porter (un joli vieux rose) et la tenue est optimale avec une jolie brillance, sans nécessité d'appliquer un top-coat. Je suis enchantée !


Funko Pop Jon Snow
Est-il nécessaire de revenir sur mon amour pour Jon Snow...? Je ne pense pas ! Cette figurine est ma première Funko, et il faut admettre qu'elles sont tellement mignonnes qu'il serait difficile de succomber à l'envie d'agrandir la collection.


Ultra Glossy Stylo en teinte 820 Heavenly, par Kiko
J'adore cette gamme de chez Kiko : elle permet d'avoir sur les lèvres une jolie couleur brillante, un peu en transparence. La teinte de ce raisin est assez dingue ! En réalité, le rendu est un rose léger aux légers reflets bleutés. Elle porte bien son nom d'Heavenly, puisqu'elle a un côté angélique, voire magique. J'ai eu du mal à rendre la véritable couleur en photo, mais j'ai trouvé un bon visuel sur Internet, si ça vous intéresse : ICI.


Liquid Suede en teinte Vintage (n.12), par Nyx Cosmetics
Un swap beauté sans produit Nyx ? Non, impossible ! Et ça tombe bien, puisque je n'ai jamais testé la gamme des Liquid Suede de Nyx. Je suis fan de la couleur qui est un beau parme intense et soutenu. L'application n'est pas des plus aisées, notamment à cause du long applicateur. En revanche, sur la tenue il n'y a rien à dire, c'est impeccable : je l'avais appliqué avant d'aller au concert (donc vers 17h30/18h), et en rentrant vers minuit, il n'avait pas bougé.



Si vous êtes intéressé(e)s de ce que j'ai offert à Diane, vous pouvez retrouver son blog à l'adresse suivante : https://dianesnotra.wordpress.com/

mercredi 1 février 2017

Beauty Awards 2016

We Heart It
Avec un petit peu de retard, je viens vous parler de mes Beauty Awards 2016. Quand on a un blog, on parle tellement souvent de coups de coeur et de nouveautés que finalement, à la fin de l'année, ce n'est pas si mal de faire un petit état des lieux des produits VRAIMENT adorés. J'ai donc décidé de n'en retenir que dix. Voici donc les 10 produits cosmétiques et soins que j'ai le plus appréciés pendant l'année 2016. L'ordre dans lequel ils sont décrits n'est aucunement un ordre de préférence, mais plutôt un ordre de découverte sur tout le long de l'année.

Les rouges à lèvres liquide Soft Matte Lip Cream – Nyx Cosmetics
Bien qu'actuellement je ne porte presque plus de mat sur les lèvres, il faut admettre que les Soft Matte Lip Cream de Nyx ont été une de mes plus jolies découvertes. Les textures sont confortables, les couleurs intenses et multiples, et la tenue est une des meilleures des produits de ce type. Si ça vous intéresse, j'en parlais plus longuement ICI.

Mascara Velvet Noir – Marc Jacobs
Début 2016, dans mes favoris de 2015, je vous parlais du O!Mega Lash, toujours de chez Marc Jacobs (ICI). Après avoir testé son petit frère le Velvet Noir, je peux vous dire qu'il est encore meilleur. Il réunit tout ce que j'attends d'un mascara : du volume, de la définition, de la longueur, une teinte bien noire et une excellente tenue. Il tient bien la courbure, allonge et étoffe les cils. Même porté seul, il agrandit nettement le regard. Le Velvet Noir est devenu un indispensable pour moi !

Shampooing à la pivoine, Klorane
C'est au moment de Roaccutane que j'ai découvert ce shampooing très adapté à ce type de traitement puisqu'il est particulièrement conseillé aux cuirs chevelus sensibles et irrités. Malgré le fait que mon traitement ce soit terminé il y a déjà 6 mois, je continue à utiliser ce shampooing que je trouve bien adapté à ma peau sensible, et donc par extension, à mon cuir chevelu sensible.

Emulsion hydratante protectrice Antirougeurs Jour SPF 20 – Avène
Tout comme le shampooing évoqué plus haut, c'est "à cause" de mon traitement que j'ai testé cette crème hydratante : pendant Roaccutane, j'ai longtemps eu des rougeurs localisées sur le haut des joues et légèrement au niveau de la mâchoire. Actuellement, je n'ai plus de rougeurs (sauf s'il fait très chaud ou très froid, forcément), mais j'avais tellement aimé la texture de cette crème et son fini, que je continue à l'utiliser quotidiennement. Elle est vraiment bien puisqu'elle hydrate sans étouffer et sans faire graisser la peau.

La gamme Rouge Dior Baume – Dior
Cette gamme de baumes teintés de Dior est absolument fantastiques. Le côté soin est vraiment là, et les lèvres sont joliment teintées, d'une couleur simple avec une seule couche, ou d'une couleur plus intense en multipliant les couches. Je vous en avais parlé en détails ICI.

BB crème Skin Detox Fluid – Clarins 
Toujours par rapport au fait que je ne me maquille presque plus le teint, je cherchais une BB crème de grande qualité pour les quelques fois où l'envie m'en prend. Pour le coup, j'avais fait une longue revue sur ce produit (ICI), mais retenez simplement qu'elle est vraiment top !

Highlighter Mary-Lou Manizer – The Balm
Il y a encore quelques mois, je n'avais jamais utilisé d'highlighter. Ne me maquillant presque jamais le teint, je n'en voyais pas l'intérêt. Puis à force d'en entendre parler, j'ai voulu me laisser tenter (je suis un mouton). Du coup, j'ai voulu opter pour une valeur sûre : le fameux Mary-Lou Manizer. J'en suis dingue : il est beau mais subtile à la fois ! Je ne porte pas d'highlighter tous les jours (même rarement à vrai dire : 2 à 3 fois par mois maximum), mais la couleur de ce Mary-Lou est si belle que je l'utilise fréquemment sur les yeux en guise de fard à paupière.

Base pour les lèvres Nude Blur – Kiko
Ce coup de coeur est un peu "accessoire", mais quand je porte des teintes très sombres et/ou intenses, il est vraiment utile. Cette base permet à la couleur de bien adhérer aux lèvres et de tenir bien plus longtemps que si vous n'aviez pas mis de base. De plus, je trouve qu'il fait bien vieillir la couleur sur les lèvres. Pour le prix (6,90€), ça ne sert à rien de ne pas en profiter !

Rouge à lèvres Fresh Moroccan (fini Frost) – M.A.C. Cosmetics
Si vous me suivez sur Instagram et/ou Snapchat, je vais finir par littéralement vous gonfler avec ce produit... mais je l'adore ! C'est clairement ma plus belle découverte make-up de 2016 : la couleur est belle et intense, elle change vraiment de ce qu'on a l'habitude de voir (un rouge un peu brique aux reflets dorés). Il est agréable sur les lèvres, "vieillit" bien et surtout, il est modulable à la perfection. Il me suit partout depuis que je l'ai découvert, courant octobre 2016. J'en parlais ICI.
Anticerne haute couvrance fini naturel – Sephora
Comme je n'applique plus de fond de teint, je mise beaucoup sur l'anticernes pour camoufler quelques petites imperfections : rougeurs, petits boutons, cernes... Ce produit de Sephora est vraiment parfait pour une couvrance discrète, de légère à moyenne. Il couvre joliment, sans faire de paquet. Il ne marque pas les ridules mais tient pour autant très bien. Le prix est également très appréciable (environ 13€), puis ce produit n'a rien à envier aux grandes marques ! Seul bémol : le produit se termine extrêmement vite !


Et vous, quels ont été vos favoris cosmétique/beauté/soin/cheveux de l'année 2016 ?

mercredi 30 novembre 2016

7 semaines, plusieurs livres #17

Ces sept dernières semaines de lecture ont été un peu compliquées ! Entre le rythme de mes journées qui s'accélère, mes recherches qui me prennent du temps et tout ce qu'il y a autour, je n'ai pas énormément lu, d'autant que courant octobre, j'ai eu une grosse panne de lecture.
Cependant, je viens aujourd'hui pour le #17 de 7 semaines, plusieurs livres avec 7 oeuvres à vous présenter.


* Noir & Blanc, par Léon Troisjoueur
Editions Lulu, 314 pages
Ma note : 3,5/5

Lorsque Léon Troisjoueur m'a fait parvenir son roman, j'ai été tout de suite attirée par la couverture. Vous le savez certainement : je suis une tatouée-intéressée, c'est-à-dire que j'aime autant les tatouages sur moi que sur les autres. Avec cette couverture, qui aura beaucoup de sens dans la suite du roman, c'est quitte ou double : on aime, ou on n'aime pas. Pour celles et ceux que ça intéresse, cette photo est celle d'un tatouage réalisé par Romain, un tatoueur spécialisé dans le maori qui tatoue sur Paris. J'ai reconnu son oeuvre, et ça peut paraître un peu idiot, mais j'ai trouvé cela "rassurant".

Dans Noir & Blanc, Léon Troisjoueur nous présente la vie un brin pépère de Laurent. En parallèle, nous suivons Gabrielle, une jeune femme qui a passé plusieurs années au Japon, au sein d'une culture qui l'a marquée. Le destin de ces deux personnages se croisent au Japon : la fougue et la sensualité de Gabrielle viennent côtoyer la vie routinière de Laurent. Ils se revoient par la suite en France par un ami commun. Une (re)rencontre qui prendra une autre tournure.
Il m'est difficile de parler de Noir & Blanc sans trop vous en dire, tant chaque élément en amène un autre, puis un autre.

A titre personnel, j'ai été surtout marquée par la partie III. Peut-être par rapport à mon métier et à mes expériences passées, je ne sais pas... Mais cette partie est une petite leçon de vie quant au caractère éphémère et fragile de la vie humaine. Finalement, j'ai interprété Noir & Blanc comme un récit de vie, entre les déboires et les ascensions émotionnelles d'un homme parfois perdu mais qui a su retrouver son chemin.


* Les Stagiaires, par Samantha Bailly
Editions Milady, 350 pages
Ma note : 4/5

Après la panne de lecture qui est venue m'envahir après ma lecture de Noir & Blanc, j'ai eu besoin d'une lecture feeling-good. Dans ces cas-là, quoi de mieux qu'un roman de Samantha Bailly ? Vous le savez : j'adore cette auteure. J'aime son écriture simple et sans prétention qui permet de faire passer un message tout en permettant un bon divertissement au lecteur. La simplicité est souvent, en littérature, un point positif qui créer un lien particulier entre l'auteur et ses lecteurs.

Avec Les Stagiaires, Samantha Bailly nous raconte les galère sentimentales, professionnelles et financièrement d'un petit groupe de jeunes bossant dans un entreprise d'édition de mangas et de jeux vidéos. Ces quatre stagiaires viennent tous d'un univers différent mais ont en tête un seul but : s'intégrer et se faire une place dans un milieu où les contrats précaires sont fréquents.
Le roman est raconté selon deux points de vue : celui d'Ophélie, jeune provinciale montée à Paris pour son stage, et celui d'Arthur, jeune homme des beaux quartiers parisiens. Ces deux visions radicalement opposées permettent une exploitation riche et intéressante d'une situation délicate que de nombreux jeunes connaissent actuellement : le stage.

C'est drôle, c'est émouvant, c'est parfois révoltant, mais c'est surtout un excellent moment de lecture. J'ai adoré !


* Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, par Armelle Damen
Editions Edilivre, 50 pages
Ma note : 3/5

C'est mon amie Armelle qui a publié ce petit recueil de nouvelles il y a plusieurs mois. 
Dans Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, Armelle nous confie plusieurs de ses pensées sur des thèmes très différents les uns les autres, qu'ils soient joyeux et optimistes, ou tristes et angoissants.

J'ai bien aimé le style, parfois un peu oral, qui permet une certaine connivence entre Armelle et ses lecteurs. Cependant, et ça m'a un peu gênée, je trouve qu'il y a une part un petit trop peu importante autour de la religion.

En tout cas, je remercie encore une fois Armelle de m'avoir fait parvenir son livre !


* Hogwarts : An incomplete and unreliable Guide (Short stories from Hogwarts, part 3), par J.K. Rowling
Editions Pottermore Presents (livre numérique), 71 pages
Lecture VO
Ma note : 4/5

Suite et fin de la petite trilogie de nouvelles publiées par J.K. Rowling sur l'univers plus ou moins caché d'Harry Potter. Ce troisième et dernier tome a certainement été celui que j'ai préféré. J.K. Rowling nous plonge dans l'univers si particulier et magique de Poudlard.
Il est à mon sens le tome de la trilogie le plus travaillé, le plus diversifié et le plus abouti.

Nous y apprenons en détail les origines de la plateforme 9 3/4, de la carte des maraudeurs et du Choixpeau magique ; les secrets autour du château, du parc et du lac ; le passé des fantômes de Poudlard, l'historique des cours ; et enfin les quelques objets mythiques du château : la Pensine, le Miroir du Riséd, etc.

Encore une fois, cette trilogie de nouvelles est une bonne idée de J.K. Rowling pour garder le "contact" avec les mordus d'Harry Potter, mais n'est pas nécessaire si vous appréciez l'univers sans en être totalement dingue.


* Les Derniers jours de Rabbit Hayes, par Anna McPartlin
Editions Le Cherche-Midi, 464 pages
Ma note : 2/5

Sacrée déception, cette histoire de Rabbit Hayes....! Dans ce roman, nous suivons, comme l'indique si bien le titre, les derniers jours de Rabbit Hayes, une femme d'une quarantaine d'années atteinte d'un cancer. Entre souvenirs d'enfance et péripéties liées à la maladie, Rabbit nous raconte tout. J'avais tellement de bien sur les critiques de ce roman que je m'attendais à être totalement subjuguée. Malheureusement, ça n'a pas été le cas. 

En réalité, ce roman m'a tour à tour ennuyée ou énervée. Ennuyée puisque malheureusement, entre quelques rares jolies citations, il ne se passe absolument rien. Certes, parfois il ne se passe pas grand chose dans un roman, mais tout ce qu'il y a autour permet de "relever" le niveau (l'ambiance, les personnages, le style d'écriture...)... mais non ! Enervée parce que les clichés sont bien trop nombreux et bien trop gros !

Je n'ai pas été émue Rabbit Hayes, bien que le sujet m'intéresse. Elle m'a parfois semblée égoïste et immature. Par exemple, elle n'a pas dit à sa fille qu'elle avait un cancer. Dans le cas où l'enfant est très jeune, je peux aisément le comprendre (aborder la maladie et la mort avec des enfants de moins de 10 ans peut parfois être compliqué), mais ici, la fille de Rabbit est adolescente. Ce type de comportement m'a paru totalement déplacé et insensé.
Le lecteur connaît la fin dès les premières pages, mais ce n'est pas ça qui est gênant. Ce qui est gênant, c'est cette fin expéditive et bâclée que j'ai même trouvé complètement dénuée de sentiments et d'émotions.

Quitte à lire un livre sur le cancer et la fin de vie liée à la maladie, je vous conseille plutôt le très connu Nos Etoiles Contraires de John Green ou Au nom d'Alexandre d'Olivier Auroy : des romans bien plus sincères et plus travaillés.


* Demain les chats, par Bernard Werber
Editions Albin Michel, 320 pages
Ma note : 3/5

Vous n'avez pas pu passer à côté de ce roman dont la couverture est absolument partout : sur internet, en librairie, en grandes surfaces, dans les kiosques à journaux parisiens, etc. Comme toujours avec Werber, le titre est aussi minimaliste qu'il est intrigant.
Le synopsis est absolument brillant : la chatte Bastet fait la connaissance de Pythagore, un chat siamois assez particulier qui dispose d'un Troisième Oeil. Par ce Troisième Oeil, Pythagore a accès aux connaissances des êtres humains et à leur Histoire. Cette Histoire de l'Humanité, il va la raconter à Bastet au moment où la guerre éclate en France, suite à plusieurs attaques terroristes.

Dans ce roman, Werber nous brosse le portrait des êtres humains, dans leurs bons comme dans leurs mauvais côtés. Le parallèle avec l'actualité est assez poignant et amène à réfléchir. Par les récits de ce chat, Werber nous offre une véritable critique de la société contemporaine.
Cependant, c'est la deuxième moitié du roman qui me chiffonne un peu : elle est un peu "too much" à mon sens. Je n'en dis pas plus, mais comme on dit familièrement : "ça se barre en c..." !

C'était mon premier roman de Werber : je savais déjà qu'il était un peu "perché". Bien que j'ai adoré la première moitié de ce roman, je n'ai pas du tout été convaincue par la suite. Cette lecture mi-figue mi-raisin me laisse un goût légèrement amer ; de ce fait, si vous connaissez bien les oeuvres de Bernard Werber, n'hésitez pas à me conseiller un roman qui pourrait me faire changer d'avis !



* Le Père Noël était presque parfait, par Rose M. Becker
Editions Addictves, 189 pages
Ma note : 4/5

Dans un trou paumé à la frontière canadienne, une jeune femme d'une vingtaine d'années, Calista, s'ennuie profondément. Elle travaille dans le café familial en complément de ses études de psychologie. Entre une mère envahissante et une grand-mère complètement barrée, Calista est comme "en otage" dans cette ville qu'elle aime autant qu'elle n'aime pas : elle rêve d'indépendance, mais c'est financièrement impossible. En cette période de fêtes de fin d'année, Calista sait que le café va devoir fermer et déposer le bilan.
Un jour, en promenant son chien Viking, elle tombe en pleine forêt sur un homme ayant l'air blessé. Elle le recueille chez elle le temps qu'il aille mieux. Peu à peu, elle s'attache à lui mais regrette également le fait qu'il ne se confie pas et qu'elle ne sache rien de lui.

Ma chronique de ce roman sera aussi rapide qu'efficace : c'était super sympa dans le genre conte de Noël. Qui dit conte de Noël dit niaiseries, bons sentiments, et fin qui se sent à des kilomètres. Mais très sincèrement, tous ces bons sentiments m'ont fait du bien. Ça se lit très vite (en même pas 24h) et on en redemanderait peut-être même encore !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mercredi 16 novembre 2016

Vice Lipsticks - "Shame", le bordeaux-prune complètement décomplexé !

Il y a encore peu de temps, Urban Decay était surtout connue pour ses palettes et ses produits teint, notamment avec leur gamme devenue culte : la gamme Naked. La marque proposait déjà des produits pour les lèvres, mais étonnamment, ils n'étaient pas particulièrement plébiscités sur la toile.
Mais cet été, une nouvelle vague de chez Urban Decay s'est littéralement déversée sur les beauty-addicts en tout genre. La marque a frappé fort en sortant une toute nouvelle gamme de rouge à lèvres : les Vice Lipsticks. Avec cette nouvelle gamme, Urban Decay, UD pour les intimes, propose une déclinaison de 100 nuances en 6 finis différents.

Vous le savez peut-être si vous me suivez sur Instagram, mais malgré une longue et tenace résistance contre moi-même, j'ai fini par craquer. J'ai jeté mon dévolu sur le sublime Shame, en fini cream. La couleur n'étant pas particulièrement estivale, je n'avais pas voulu vous en parler immédiatement. Mais je pense que la saison actuelle s'y prête totalement, donc je me suis dit que c'était le moment idéal pour vous parler de Shame.


Le packaging

La gamme s'appelle Vice Lipstick, un nom qui n'est pas sans rappeler les palettes du même nom de chez UD. Ces palettes présentent des fards aux couleurs électriques, parfois difficiles à assumer, au packaging un peu kitsch. J'avais un peu peur que les lipsticks soient dans la même lignée, mais ce n'est pas du tout le cas.

UD nous propose ici un très bel objet digne des plus grandes gammes des marques de luxe. Un long capuchon argenté aux reflets bronze avec sur le dessus le sceau de la marque et sur le côté, "Urban Decay" gravé. Ôté du produit, il dévoile un tube de la même couleur avec une base dorée. Le raisin se tourne facilement et a l'air très solide. Comme toujours chez la marque, les lettres UD sont frappés sur le côté du raisin.
Au bas du tube, une gommette de couleur est collée. Cette gommette est de la même couleur que le rouge à lèvres. Ceci dit, je n'en possède qu'un, donc peut-être que pour d'autres nuances, la couleur n'est pas aussi fidèle. La gommette comporte également le nom de la nuance ainsi que son fini.
Ce packaging est vraiment sobre, chic et élégant. Je ne sais pas pourquoi, mais quand je l'utilise, je lui trouve un petit côté James Bond girl. J'adore !


Texture et application

Comme dit précédemment, UD propose 100 nuances en 6 finis différents. Impossible de ne pas trouver son bonheur, d'autant que le large choix de couleurs permet aussi bien une touche de couleur élégante qu'une nuance vibrante et originale. Avec sa gamme Vice, UD frappe fort puisqu'elle peut convenir à chacune d'entre nous, quels que soient son look et son humeur du jour.

Voici comme UD décrit ses 6 finis :
  • Mega Matte : le mat super intense
  • Comfort Matte : le mat crémeux
  • Cream : l'original, ultra-crémeux et satiné
  • Metallized : le fini Cream infusé de nacres
  • Sheer : la transparence et la brillance ultra-pigmentée
  • Sheer Shimmer : le fini Sheer effet pailleté

Bien que je ne possède que le Shame qui est un fini Cream, j'ai eu l'occasion de tester de nombreuses nuances en boutique, et je peux vous dire que les descriptions d'UD sont vraiment très fidèles. Par exemple, je pense que le Comfort Matte sera un excellent compromis pour celles qui, comme moi, aiment de temps en temps un fini matte, sans pour autant se dessécher les lèvres et avoir un effet inconfortable toute la journée.


Quid du Shame ?

Après cette présentation générale, je vous parle du Shame en particulier, puisqu'à l'heure actuelle, c'est le seul que je possède. La couleur est assez difficile à décrire puisque je trouve qu'elle est perçue différemment selon la lumière. Parfois prune, parfois bordeaux intense, parfois violet profond, parfois aubergine... Vous verrez les différences sur les photos qui vont suivre ! Shame est un peu un joli mélange de toutes ces nuances, et c'est ce que j'aime.
Pour le porter, vous avez le choix. Soit vous l'assortissez à un maquillage des yeux minimaliste, soit vous la jouez Vamp' jusqu'au bout avec un regard intense. Avec ma peau claire, mes yeux clairs et mes cheveux très sombres, je préfère le porter avec simplement du mascara (et pourquoi pas une ombre champagne) pour éviter le côté Morticia Addams, mais c'est à voir selon les envie et surtout, si vous l'assumez ou non.

Le Shame est un fini Cream : il est très onctueux et confortable sur les lèvres. Même porté toute la journée, il n'assèche pas. Avec les saisons froides, c'est clairement un avantage à souligner.
Cependant, comme souvent avec les finis crémeux, l'application n'est pas très intuitive, d'autant que la couleur est très foncée et pigmentée : la moindre erreur se voit immédiatement. Il faut donc s'armer de patience et de dextérité, mais l'effort vaut clairement la peine.
Pour ma part, j'applique toujours une base au préalable lorsque je souhaite porter Shame. Celle de Kiko est très bien, je vous en avais parlé récemment. Ensuite, je dessine les contours au pinceau à lèvres. Puis je procède au remplissage de mes lèvres.

La couleur est extrêmement intense en un seul passage. L'application est homogène dès la première couche, ce qui n'est pas toujours le cas avec les couleurs foncées.
Parfois, il m'arrive de porter Shame en effet "lèvres mordues". Pour cela, je mets mon doigt sur le raisin et je tapote mes lèvres. La pigmentation étant là, il n'est pas nécessaire de renouveler ceci plus de 2 fois pour l'ensemble des lèvres.

Concernant la tenue, on ne va pas se mentir, base ou non, ce n'est pas dingue. En même temps, avec une texture crémeuse, il est rare de faire tenir un rouge à lèvres plus de 4 heures. Ceci ne me dérange pas particulièrement, puisque généralement, j'enlève toujours mon ràl avant de manger, sauf si je porte un nude. De ce fait, du matin 6h au repas du midi, Shame reste sur mes lèvres même si vers 11h, il commence à s'estomper doucement, mais joliment.



Finalement

Cette nouvelle gamme a tout pour elle. Avec sa grande diversité de couleurs et de finis, la marque est sûre de toucher tout le monde. Le prix est à mon sens plutôt correct pour une marque "middle-class" telle qu'Urban Decay : 19€.
La qualité est clairement au rendez-vous. La texture et le fini me font penser à la gamme Rouge Dior, de Dior pour presque moitié prix. Il n'est pas impossible qu'un jour ou l'autre, je me laisse tenter pour une autre nuance.
Donc si vous êtes une mordue des rouges à lèvres, n'hésitez pas une seule seconde !


PS : ma copine Diane a récemment publié sur son blog une petite revue des deux Vice Lipsticks qu'elle possède : Firebird et Conspiracy. N'hésitez pas à passer sur cet article pour découvrir son avis et ses swatches !


Et vous, avez-vous craqué pour les Vice Lipsticks ?

mardi 20 septembre 2016

Mr Robot : mon décryptage

J'ai de moins en moins de temps pour regarder des séries. Il y a encore deux ans, je pouvais en suivre presqu'une dizaine en même temps. Actuellement, comme je n'en regarde que très peu, mes goûts sont devenus très sélectifs, voire élitistes. Il faut que les séries que je regarde sortent du lot, qu'elles aient un thème innovant et inédit et surtout, que le jeu d'acteur soit très bon. 
Avec du recul, je me suis rendue compte qu'au moins la moitié des séries que je regardais ne valaient finalement pas la peine de monopoliser entre 45 minutes et une heure de mon temps par épisode.

Aujourd'hui, j'ai eu envie de vous parler d'une série découverte il y a environ trois semaines : Mr Robot, créée par Sam Esmail et produite par Universal Cable Productions et Anonymous Content.
Je profite du fait que la chaîne France 2 commence à diffuser la saison 1 de Mr Robot depuis ce lundi 19 septembre pour partager avec vous ce véritable coup de coeur.

Cette série nous amène dans la vie d'Elliot Alderson (Rami Malek) qui le jour, est ingénieur informatique dans une entreprise de cyber-sécurité, Allsafe Security, et le soir, s'amuse à pirater les comptes Google, Facebook et autres réseaux de ses proches mais aussi d'inconnus. Sorte de cyber-justicier, Elliot est un jeune homme renfermé, asocial, dépressif à tendance paranoïaque. Au fil des années, il s'est enfermé dans son monde d'informatique. Il rencontre un jour Mr Robot (Christian Slater) qui souhaite recruter des hackers pour son groupe F. Society (en quelque sorte notre Anonymous). Leur objectif ? Détruire les données informatiques des grosses banques et entreprises du monde, dont E. Corp, pour faire "oublier" les dettes des gens.
Vous vous en doutez, Elliot va petit à petit se mettre dans la mouise, notamment puisque la fameuse firme E. Corp est une de celle pour qui Allsafe Security travaille !



Le thème, le message

L'essence même de Mr Robot est certainement le fait qu'elle ne respecte aucune règle, encore moins les règles habituelles des séries télé. Sur le principe, elle aura de quoi révolter : F. Society est un groupe de hackers anarchistes qui veulent tout simplement ébranler le monde en décidant d'entreprendre une des plus grandes révolutions que l'économie ait connu. Mais justement, les scénaristes ont été particulièrement habiles en faisant en sorte que le public prenne cette F. Society comme une sorte de Robin des Bois moderne

Malgré vous, vous vous rangez du côté d'Elliot, Mr Robot et de leurs copains geek et vous en venez à souhaiter que leurs plans arrivent au bout. C'est totalement immoral, on le sait, mais on s'en fiche et pire, on cautionne ! Pourquoi ? Puisque bien que la série ne cite aucune marque, on sent bien les références. E. Corp, baptisée Evil Corp par Elliot, est une entreprise multinationale qui fait la pluie et le beau temps dans le monde financier et technologique : coucou Apple ! D'ailleurs, je ne l'avais pas remarqué, mais mon père qui regarde également la série m'a fait constater que le logo d'E. Corp ressemble bien étrangement à celui de... Dell ! Malin, non ?

Le message est bel et bien là : ouvrez les yeux sur la société dans laquelle vous vivez ! Pas la peine de tout remettre en cause ou de crier au complot tous les jours, mais juste : posez-vous des questions. Demandez-vous ce qui vaut vraiment la peine, demandez-vous pourquoi la société dans laquelle nous vivons a tant déshumanisé les personnes, quelles sont vos réelles valeurs et non celles que la société tente de vous imposer. Demandez-vous si les réseaux sociaux nous rendent réellement service, si nous avons réellement le contrôle sur notre vie et sur nos actions. J'aime cet esprit contestataire !
Mr Robot est une véritable satire de notre société contemporaine, cette "now generation" où tout se passe sur internet, sur les réseaux sociaux, ou chacun est libre de s'inventer la vie qu'il rêverait d'avoir. Certains verront dans Mr Robot est pessimisme constant. Pour ma part, j'y ai vu un réalisme assez terrifiant et une prise de conscience qui est nécessaire, notamment avec la saison 2 qui aurait presque une approche psycho-philosophique.

"Control can sometimes be an illusion, but sometimes you need illusion to gain control. Fantasy is an easy way to give meaning to the world, to cloak our harsh reality with escapist comfort. Isn't that why we surround ourselves with so many screens ?" (saison 2, épisode 7)


L'informatique, le hacking... vraiment ?

Je n'y connais rien en informatique. Vraiment rien. En fait c'est pire que ça : je suis du genre à attirer les problèmes informatiques et technologiques. Pourtant, c'est un domaine que je trouve plutôt fascinant et, c'est plutôt étrange à dire, mais j'ai une certaine admiration pour celles et ceux qui domptent tous les jours ces machines, mais aussi pour ceux qui ont apporté ces bombes technologiques dans nos foyers. Un tel niveau d'ingéniosité et d'entreprise, c'est assez dingue !

Bref, le fait qu'une série traite d'informatique, c'est assez incroyable et surtout, original. Je ne sais pas vous, mais j'en ai clairement ma claque des séries policières ou médicales. Du sang neuf, ça fait du bien ! Puis, aller carrément dans le hacking, c'est plutôt fort...! Mais justement, dans les premiers épisodes, j'ai eu un peu de mal à m'accrocher à tous ces termes qui, pour moi, ne veulent absolument rien dire. Les choses ne sont pas réellement expliquées mais après tout, c'est peut-être fait exprès : une série américaine ne va quand même pas donner des idées à des millions de petits malins ! 
Tout va très vite, et c'est peut-être la seule chose que je peux reprocher à cette série. Cependant, pas d'inquiétude : vous comprenez quand même qu'ils sont arrivés de A à B.
Au gré des épisodes, l'informatique et le hacking sont plus ou moins en toile de fond, et avec Mr Robot, Sam Esmail nous propose avant tout un thriller psychologique.


La réalisation

Avant de découvrir Mr Robot, je ne connaissais pas Sam Esmail. Cependant, j'aime beaucoup la manière dont il réalise les épisodes, comment les choses sont ficelées. Ils distillent (lui et les scénaristes) un peu partout quelques indices, qu'ils soient visuels ou dans les dialogues, de ce que nous pourrons éventuellement découvrir dans les épisodes suivants. Sur le coup, on ne s'en rend pas compte, mais si vous regardez une seconde fois quelques épisodes, vous ne pourrez pas passer à côté de quelques éléments.

De même, au fil des épisodes, le spectateur en découvre plus sur le personnage principal : sa famille, ses relations compliquées avec son père, ses débuts dans l'informatique, pourquoi il est si compliqué sur le plan psychique, et encore plus de choses dont je ne peux pas vous parler si vous n'avez pas vu la série. Quelques éléments sont également apportés sur les personnages secondaires, notamment dans la saison 2. C'est aussi ça qui est intéressant avec Mr Robot : des personnages que nous pensions secondaires ne le sont pas tant que ça, et la série les porte au même plan qu'Elliot ou Mr Robot. Les scénaristes nous baladent complètement, et c'est aussi détestable qu'agréable, en révélant en nous quelque chose de paradoxal.

L'ambiance est particulière, parfois presque malsaine selon les épisodes. La musique apporte beaucoup également : le choix des chansons et musiques n'est jamais dû au hasard et parfois, la façon dont elles arrivent et repartent pendant l'épisode est assez significatif de l'importance de la scène.
On ne le remarque pas forcément, mais cette atmosphère si spéciale vous mettra dans un état assez particulier : on s'en rend compte à la fin de l'épisode. Comme si pendant 50 minutes vous n'aviez pas pris le temps de respirer ou d'accorder une pause à votre esprit. C'est captivant et brillamment conçu !


Le personnage d'Elliot : entre désespoir, solitude et volonté de faire bouger les choses

Le personnage principal de la série Mr Robot est aux antipodes des personnages "habituels" des séries. Elliot est un jeune garçon qui souffre de nombreux troubles psychologiques, voire psychiatriques bien que ce ne soit pas clairement stipulé. Angoisse, paranoïa, trouble des interactions, sociopathie assez prononcée... Les professionnels de la psychologie ou de la psychiatrie pourraient même, je pense, parler de trouble dissociatif de l'identité. La thématique du masque que porte chacun d'entre nous est omniprésente dans la série et dans l'esprit du personnage. A tel point que ce masque devient presque une obsession pour lui.

Tous ses loisirs tournent autour de l'informatique, ce qui fait qu'en dehors de son travail chez Allsafe Security, Elliot ne voit personne exceptée son amie d'enfance Angela. Malgré un goût prononcé pour la solitude, il lui arrive d'avoir quelques moments de lucidité et faire face à cette solitude devient insurmontable pour lui. Bien qu'il prenne régulièrement des stupéfiants (pour "contrôler" sa solitude et en pallier les effets), il ne se considère pas comme dépendant mais ces substances ne sont pas sans effet sur ses relations sociales et ses troubles déjà présents, vous vous en doutez.
Elliot est donc finalement un jeune homme au passé compliqué qui accumule des troubles de la relation, tant dans la parole que le contact visuel et tactile. Un super cas clinique pour les professionnels de la santé mentale, je vous le dis !

Bien que je ne sois pas psychotique et que je ne prenne aucune substance opiacée, je me suis étrangement parfois reconnue dans la personnalité d'Elliot. Cette identification était parfois plutôt inconfortable... ! Tout comme Elliot, j'ai parfois quelques problèmes quant à l'appropriation des normes à adopter en société et notamment dans la relation à l'autre : je n'aime pas qu'on me touche, j'ai tendance à préférer la solitude quand j'en ai l'occasion (même si j'aime néanmoins passer du temps avec mes proches) et à intérioriser les choses qui me tracassent. Je ne considère pas ceci comme une défaut ou une qualité : c'est simplement un trait de ma personnalité. Cependant, contrairement à Elliot, je sais m'adapter quand il le faut ; sinon, je pense qu'une place à Sainte-Anne m'attendrait dès demain.

Je ne sais pas si c'est le fait que je me reconnaisse en lui ou non, mais je trouve que le téléspectateur peut facilement être en empathie avec Elliot. Et c'est justement le pari plutôt dingue de Sam Esmail : faire en sorte que le public soit du côté d'Elliot, ait envie de le porter et qu'il aille mieux. Pari à mon sens réussi.


Rami Malek : la révélation

Si le personnage d'Elliot est si intéressant et fascinant, c'est en grande partie grâce à Rami Malek, son interprète. Cet acteur de 35 ans était notamment connu pour son rôle du pharaon Ankmenrah dans la saga La Nuit au Musée ou celui du vampire égyptien Benjamin dans les deux derniers volets de Twilight. Des rôles plus ou moins secondaires qui, malheureusement, ne mettaient pas en valeur son talent.

Avec Mr Robot, le public a (re)fait la connaissance de Rami Malek dans un rôle sombre et profond qui permet d'explorer une autre facette de l'acteur, notamment sa justesse d'interprétation dans le registre dramatique et psychologique. Pour endosser un tel rôle, il fallait un acteur qui, pardonnez-moi l'expression, "a de la gueule". Un homme au physique lisse n'aurait pas convenu pour un personnage aussi fort et torturé. Le contraste aurait été bizarre, voire grotesque.
A titre strictement personnel, je que trouve que Rami Malek a beaucoup de charme et de charisme. On est loin du "physique classique d'Hollywood", mais c'est justement ce qui me plaît. Cet acteur dégage vraiment quelque chose, et ça s'en ressent lorsque vous regardez la série : ses performances scéniques sont assez bluffantes et saisissantes. 

J'espère que cette série aura pu montrer aux spectateurs à quel point Rami Malek est talentueux : certainement une des meilleures révélations sériesques de ces dernières années. Dimanche 18 septembre, il a d'ailleurs remporté son premier Emmy : celui du meilleur acteur dans une série dramatique pour son rôle d'Elliot dans Mr Robot, passant ainsi devant Kevin Spacey pour House of Cards ou Bob Odenkirk pour Better Call Saul.


Finalement....

En définitive, je ne peux que vous conseiller cette série. La saison 2 vient tout juste d'être diffusée aux Etats-Unis et Sam Esmail a récemment dévoilé qu'une troisième saison est en préparation. Pour les Emmys 2016 (dimanche 18 septembre 2016), Mr Robot était nommé pour six prix. Et c'est finalement le prix du meilleur acteur dans une série dramatique que Rami Malek a remporté.

En France, c'est la chaîne France 2 qui a acheté les droits de Mr Robot. Mais leur diffusion à 22h40 le lundi risque probablement d'en décourager certains. France 2 fait certainement une grosse erreur qui ne portera malheureusement pas justice à cette pépite qu'est Mr Robot.

A découvrir rapidement sur internet, donc !

mercredi 14 septembre 2016

Les Rouge Dior Baume, la gamme confort qui a tout bon !

Pendant plusieurs mois, j'ai été une adepte du matte. Actuellement, j'ai du mal avec ce fini. Premièrement, il n'est pas particulièrement confortable, quelle que soit la marque. Ne nous voilons pas la face : un matte va toujours finir par un peu tirer, surtout si le produit est liquide. Deuxièmement, les retouches sont très compliquées à faire, mais généralement nécessaires après un repas ou même plusieurs cafés. 
Enfin, avec un peu de recul, je ne trouve pas ce fini très élégant (sauf avec un rouge pur). Il peut même avoir tendance, selon la façon dont il est associé au reste du maquillage ou aux vêtements, à être vulgaire. Oui, j'ose le dire ! Puis entre nous... à moins d'avoir des lèvres méga-lisses, ça marque toutes les petits imperfections. Finalement, encore une fois avec du recul, je ne trouve que deux avantages au fini matte : la tenue et le fait que ça ne transfert pas (ou peu) sur les dents.

Vous l'aurez compris, j'ai presque abandonné le matte. Du coup, je retourne vers mes textures crémeuses, mes textures "doudou"
Aujourd'hui, j'ai voulu venir vers vous pour vous parler de produits lèvres de la marque Dior qui m'ont totalement séduite. Il s'agit de la gamme Rouge Dior Baume que j'avais évoquée dans mes favoris de juillet-août. Cette gamme existe depuis déjà plusieurs années mais n'est pas tellement mise en valeur, que ce soit par la marque elle-même ou par les médias. C'est plutôt dommage puisque ces petits produits ont absolument tout pour eux, ou presque !

Pour les décrire brièvement, les Rouge Dior Baume sont des baumes à lèvres teintés. Et quand je vous dis "teintés", ils le sont vraiment. Parce que vous l'avez peut-être remarqué, dans la plupart des marques, on a toujours du mal à avoir des baumes teintés de qualité. Soit ils sont teintés mais n'hydratent pas ; soit ils hydratent mais la couleur est à peine marquée. Ici, Dior tient ses promesses : les lèvres sont hydratées, la texture est légère et agréable et en plus, la couleur est présente et tient finalement plutôt longtemps.

Concernant le packaging, nous sommes sur quelque chose de très classique pour Dior. Les Rouge Dior Baume sont presque identiques aux Rouge Dior classiques : le fameux tube bleu-nuit avec quelques détails chromés. Sauf que le packaging est plus fin et le raisin en forme de biseau.

Parlons maintenant du produit en tant que tel. La texture est vraiment très agréable et rend l'application extrêmement facile, y compris si vous n'avez pas de miroir sous la main (parole de la nana qui fait toujours des retouches dans le métro). La couleur est très modulable : en une couche, le baume dépose un léger voile coloré sur les lèvres pour un effet naturel "lèvres mordues" style I woke up like this. En deux ou trois couches, il permet un fini presque opaque. C'est ce qui m'a plu : quelque chose de coloré, modulable et portable dans la vie de tous les jours, en toutes circonstances.
La tenue est très correcte pour un baume. En moyenne, vous pouvez le garder 2-3h environ sur les lèvres avant que la couleur perde en intensité. Les retouches sont très faciles, et faisables à l'infini (bon... démaquillez-vous le soir, quand même !).
Et ce que j'adore tout particulièrement, c'est la manière dont le produit s'estompe : le baume reste sur les lèvres de longues heures, comme si les lèvres avaient été imprégnées de la couleur. Je pense que c'est en fait le soin qui a pénétré les lèvres et laisse donc un aspect teinté.

J'en possède deux : le 758 Lys Rouge (un rouge assez froid qui arrive bientôt à sa fin, puisqu'il était à ma maman et qu'elle me l'a donné il y a quelques mois) et le 988 Nuit Rose (un vieux rose délicat qui tire sur le prune). Ce sont deux très jolies couleurs que je peux porter au quotidien, y compris le rouge que je trouve assez "doux". D'ailleurs, il me semble que le Lys Rouge (ou le Lili ?) est celui que porte Natalie Portman sur les publicités de la gamme.

Le 988 Nuit Rose (2 couches)
Le 758 Lys Rouge (2 couches)
Vendus au prix de 34,50€, ils existent en 22 teintes (pas toutes disponibles chez Sephora), principalement dans des nuances de roses, corail et rouges. Si vous cherchez les teintes à la mode en ce moment (les marrons, les violets,...), passez votre chemin. Dior opte ici pour l'élégance et la finesse. Evidemment, c'est un prix élevé pour un baume teinté, mais Sephora propose fréquemment des -20% voire -25%. Pour (vous) faire plaisir, c'est certainement une bonne opportunité !
Attention lors de votre achat : la couleur du raisin est particulièrement trompeuse. Vous pouvez par exemple le voir avec le Nuit Rose qui paraît prune sur le raisin (première photo du post) mais est en fait un vieux rose. Le mieux, si vous le pouvez, est de passer en boutique pour les essayer sur votre main.

Plus le temps passe, plus je suis friande des produits pour les lèvres de Dior. C'est une marque qui propose des produits innovants et de grande qualité. Il fut un temps où je ne jurais que par les MAC, mais après avoir testé d'autres choses, je ne les trouve finalement pas si agréables à porter que cela. Je préfère actuellement acheter moins, mais mieux.
Cette gamme Rouge Dior Baume est un véritable bijou, et à l'occasion, je me laisserai peut-être tentée par un petit nouveau.

Et vous, quels sont vos produits lèvres favoris ?

mardi 30 août 2016

7 semaines, plusieurs livres #15

Nous nous retrouvons pour le #15 de 7 semaines, plusieurs lectures. Ce #15 recouvre la période du 4 juillet au 22 août 2016, c'est-à-dire le moment où j'étais en vacances. J'ai pu ainsi assouvir ma soif de lecture. Cependant, toutes n'ont pas été glorieuses, j'ai même eu deux grosses déceptions. Toutefois, j'ai lu pendant le mois de juillet une oeuvre qui me marquera à jamais... Je vous laisse découvrir !


* Le Soleil est pour toi, par Jandy Nelson
(480 pages)
Ma note : 3/5

Avant de commencer Le Soleil est pour toi, mes attentes étaient très élevées. En effet, j'ai entendu tellement de louanges à son égard que je me suis dit qu'il serait un véritable chef-d'oeuvre, une de ces pépites qui nous marquent pour longtemps !

C'est avec une grande déception que je vous donne un avis plus que mitigé. LSEPT est l'histoire de deux jeunes gens, Noah et Jude. Ils sont jumeaux et ne se passent jamais l'un de l'autre. Cette relation fusionnelle va s'effriter à l'âge de 16 ans lorsqu'un terrible événement va marquer leur vie. Après cela, Noah et Jude vont tenter de se reconstruire l'un sans l'autre.
Lorsque j'ai entendu parler de l'histoire, je me suis dit qu'elle était très prometteuse. Cette quête d'une identité propre à chacun est selon moi un thème très intéressant, notamment lorsqu'il se passe pendant l'adolescence. Mais ça n'a pas pris avec moi.

L'histoire est très belle, il n'y a aucun doute là-dessus. De même, l'écriture est magnifique, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tout de même voulu mettre un 3/5 à ce roman. Les thèmes abordés sont multiples et c'est ce qui, je pense, peut séduire les adolescents dans leur lecture. Par ailleurs, j'ai trouvé intéressant que l'auteur change de point de vue selon les chapitres ; il permet ainsi au lecteur une immersion totale dans la pensée et les sentiments de ses personnages.

Mais LSEPT souffre de longueurs et de répétitions qui sont venues gâcher le beau travail que Jandy Nelson avait entrepris. Enfin, j'ai trouvé certains passages très stéréotypés à propos des fratries gémellaires et plus généralement de l'adolescence. Je n'ai pas de jumelle, donc peut-être que je ne peux pas comprendre cette histoire et ce lien si particulier entre deux jumeaux ; mais certaines phrases et certains dialogues semblent tout droit sortis d'une mauvaise comédie dramatique américaine.
On m'avait parlé de Jandy Nelson comme d'un deuxième John Green. Je m'attendais à beaucoup mieux et j'ai été déçue.


* Bridget Jones : Folle de lui (tome 3), par Helen Fielding
(540 pages)
Ma note : 4/5

Chaque année, c'est mon petit plaisir de l'été : le bouquin de chick-lit' ! Je n'en lis que très rarement (voire jamais) le reste de l'année, mais pour moi, l'été est la période propice à ce genre littéraire. C'est simple, drôle et on passe du bon temps.

J'avais adoré les deux premiers tomes du journal de Bridget Jones : c'est frais, drôle et léger. Je me suis très vite attachée à l'héroïne qui a ce côté girl next-door attendrissant qui fait que chacune d'entre nous peut s'identifier à elle pour certains aspects de sa vie privée. Ce troisième tome est à l'image des deux précédents ! 

On y retrouve Bridget en quinqua veuve qui essaie tant mieux que mal de refaire sa vie et d'élever au mieux ses deux enfants. Malgré le fait que Bridget soit parfois une véritable tête à claques immature, j'ai passé un excellent moment. En lisant un peu ce qu'a pu dire la presse et les blogs littéraires, je me suis rendue compte que pour beaucoup, ce tome 3 est décevant. Je pense sincèrement qu'il faut prendre ce roman à la légère, sans prétention, simplement pour passer de bonnes heures de lecture sur la plage ou au bord de la piscine.


* A feu et à sang, par Françoise Bourdin
(308 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite aux conseils de ma grand-mère que je me suis lancée dans A feu et à sang. Ce roman est en fait une suite (celle d'Eau et de feu), mais on peut très bien le lire sans avoir lu le premier.

Nous retrouvons Scott et Kate qui retournent au domaine familial pour élever leurs enfants au grand air. L'intrigue se passe en Ecosse, ce qui m'a beaucoup plu puisque c'est un pays qui me passionne et que j'aimerais énormément visiter (voire y vivre ?). L'idylle entre Kate et Scott est assez compliquée puisque ces deux amoureux ont vécu ensemble lorsqu'ils étaient plus jeunes : une histoire de mariage, remariage et famille recomposée. Les deux amoureux ont d'ailleurs une bonne dizaine d'années de différence d'âge.

Le soir de Noël, un terrible événement vient déchirer la famille dans ses meilleurs moments. Les membres vont alors devoir faire face aux piques de certains, aux caprices d'autres et à une ambiance lourde et hostile. 
J'aurais aimé que la psychologie des personnages soit un peu plus creusée, mais j'ai passé un très bon moment à lire cette saga familiale.


* Carmilla, par Joseph Sheridan le Fanu
(124 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite à la chronique de ma copine Diane que j'ai eu envie de me lancer dans cette courte histoire. Carmilla est une oeuvre classique de l'auteur irlandais Joseph Sheridan le Fanu, publiée en 1872. Ce roman gothique nous parle de la rencontre singulière en Styrie (province d'Autriche) entre Laura, fille d'un noble, et Carmilla, jeune fille à la santé fragile. En même temps, de mystérieux accidents et disparitions ont lieu aux alentours.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui repose principalement sur l'ambiance mise en place par Joseph Sheridan le Fanu ; une ambiance dans le même esprit que les films de Tim Burton, réalisateur que j'adore !
La psychologie des personnages est assez intéressante également : on retrouve une sorte de schéma soumis/dominant assez fascinant.
Mon seul regret est peut-être le fait que l'histoire soit extrêmement courte. Après coup, je suis déçue de ne pas l'avoir lue en VO.


* Le Fantôme de l'Opéra, par Gaston Leroux
(342 pages)
Ma note : 5/5

Mon plus grand coup de coeur de ces derniers mois, peut-être même de 2016. Cette lecture fut une claque. Une magnifique claque.
Je connaissais plus ou moins l'histoire du Fantôme de l'Opéra grâce aux nombreuses références artistiques, notamment la chanson Phantom of the Opera de Nightwish, sortie en 2002 (vous pouvez l'écouter ICI). J'ai découvert avec le roman de Gaston Leroux (1910) une sublime histoire qui mélange subtilement légendes urbaines et éléments de fiction.

L'histoire se passe à l'Opéra Garnier, à Paris. On raconte qu'un monstre vit dans les entrailles de l'Opéra qui est bien connu pour ses sous-sols et son fameux lac sous-terrain. Cet être serait le responsable de plusieurs accidents au sein de l'Opéra, notamment lorsqu'un machiniste est retrouvé pendu. On l'appelle alors le Fantôme de l'Opéra puisqu'il ne se montre que rarement, et lorsqu'il le fait, il porte un masque.
Ce fantôme loue à l'année la loge n°5 et profite des spectacles merveilleux qu'offrent l'Opéra. Pendant ce temps là, une jeune soprano, Christine Daaé, enflamme les planches avec son rôle dans Faust. Plusieurs rumeurs circuleraient à son propos, notamment celle que la jeune femme s'est lié maléfiquement à une voix de la nuit, son "ange de la musique".

L'histoire est purement et simplement magnifique. Entre belles descriptions, action, péripéties, moments de grâce et histoire d'amour, Gaston Leroux prend fréquemment son lecteur à parti pour rendre son récit dynamique. Tout est fascinant dans son roman, notamment lorsqu'on sait quelles légendes existent autour de l'Opéra Garnier. La fin est à couper le souffle, j'en frissonne encore ! Le Fantôme de l'Opéra fait partie de ces classiques inoubliables qui ne vous laisseront jamais en paix.

Je suis une grande fan de musique, et la musique classique/symphonique me fascine. J'aimerais pouvoir un jour assister à un opéra pour concrétiser un rêve. J'ai envie de partager avec vous une citation du roman que je trouve fantastique :
"Mon ami, il y a une vertu dans la musique qui fait que rien n'existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui viennent frapper le coeur". 
Les amateurs de musique ne peuvent qu'être d'accord avec cette citation. A titre personnel, la musique me procure des émotions que d'autres productions artistiques ne parviennent pas à faire.

A l'heure actuelle, la loge n°5 est toujours fermée ! Il m'arrive parfois de passer devant l'Opéra Garnier. Je peux vous dire que je ne le regarderai plus jamais de la même manière...!


* Harry Potter and the Cursed Child – parts one and two, par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
(352 pages)
Ma note : 4/5
(Lecture VO)

Je fais partie de cette génération qui a grandi et mûri avec Harry Potter. Il y a environ 9 ans, quand le dernier tome de la saga est sorti, j'ai fait face à un sentiment assez particulier : comme le fait d'être orpheline. Savoir que je ne relirai plus jamais aucun récit sur Harry Potter m'a vraiment fait énormément de peine en 2007.

Puis en juillet, un nouveau roman, parfois estampillé "Harry Potter 8" par certains médias, est sorti. La sortie VF n'étant programmée que pour le mois d'octobre, je n'ai pas pu attendre jusque là et j'ai préféré lire la version VO. En premier lieu, que les choses soient claires : ce livre n'est ni un HP 8, ni un "pur J.K. Rowling". En effet, cette pièce de théâtre a été écrite depuis une idée originale de J.K. Rowling, mais ce n'est pas elle qui a couché les mots sur le papier ! Il est bon de le préciser, puisque beaucoup de fans ont été déçus de par le format littéraire (une pièce de théâtre) mais aussi par le fait que ce ne soit pas J.K. Rowling herself qui en soit l'auteur.

Ceci étant dit, j'ai été ravie de ma lecture. Beaucoup d'entre vous m'ont posé la question à propos du niveau d'Anglais nécessaire pour lire Harry Potter and the Cursed Child. A titre personnel, je l'ai trouvé largement abordable. Je ne suis pas bilingue, mais je me débrouille plutôt bien et je n'ai rencontré aucune difficulté lors de ma lecture
De plus, HP and the CC étant une pièce de théâtre, il n'est composé presque exclusivement que de dialogues. Malgré le fait qu'il ne soit pas dans ma langue maternelle, je l'ai lu en à peine une journée. Je pense de ce fait que chacun peut tenter de se plonger dedans, quel que soit son niveau en Anglais !

Dans cette """suite""", nous retrouvons nos personnages principaux dix-neuf ans après. Harry et Ginny ; et Ron et Hermione ont eu des enfants qui vont, à leur tour, à Poudlard. La pièce s'ouvre sur une scène à la voie 9 3/4 : le petit Albus (fils de Ginny et Harry) fait part à son père de ses inquiétudes quant au fait d'aller éventuellement à Serpentard. Dans le Poudlard Express, il va faire connaissance, accompagnée de Rose (fille de Ron et Hermione), de Scorpius, le fils de Drago Malfoy. Entre ces deux jeunes garçons va naître une amitié semblable à celle qui a commencé entre Hermione, Harry et Ron, également dans le Poudlard Express. Dans le même temps, le Ministère de la Magie découvre que Lord Voldemort aurait peut-être eu un enfant.
Le reste, vous le découvrirez au fil des pages, mais sachez qu'Albus et Scorpius ne sont pas les derniers à se mettre dans des situations compliquées !

Cette pièce de théâtre divise énormément les lecteurs : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui sont assez déçus. Pour ma part, j'en suis ravie même si certains détails sont trop "gros" et trop "fan-boy". On sent que les auteurs (John Tiffany et Jack Thorne) sont des fans et qu'ils ont voulu faire renaître l'histoire en utilisant quelques clichés de l'histoire d'Harry Potter. Certains détails sont prévisibles mais ils n'ont pas enlevé le plaisir que j'ai eu à lire cette pièce de théâtre. Je n'ai qu'une hâte, qu'elle arrive à Paris, en VO ou pas !
Alors qu'encore une fois, je refermais le livre avec cette même impression qu'il y a 9 ans, j'apprends quelques jours après que Madame J.K. Rowling annonce trois nouveaux livres sur le monde de Poudlard et de certains personnages secondaires, notamment Ombrage ou Lupin, mais aussi sur l'histoire du Château. 
Les Potterheads ont hâte de découvrir ces "extras" ! Il n'y a aucun doute... "Always" !


* Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté, par Sarah Pinborough
(224 pages)
Ma note : 1,5/5

La note que je donne ici est en quelque sorte une note globale de cette saga. Avant de commencer le premier tome des Contes des Royaumes, j'étais très enthousiaste : de nombreuses personnes avaient aimé, voire adoré, ces réécritures de contes.

C'est fois-ci, c'est la Belle au Bois Dormant qui passe sous la plume de Sarah Pinborough. Comme pour les deux premiers, le schéma est plus ou moins identique : une princesse sexy et rebelle, un prince un peu benêt et des références plus modernes. Mais justement, le schéma étant toujours le même, je pense que je me suis lassée dès le premier tome.

Pour être totalement honnête avec vous, je pense sincèrement avoir surtout perdu mon temps avec ces trois tomes, et ce dernier ne fait pas exception.


* Docteur Sleep, par Stephen King
(750 pages)
Ma note : 2/5

J'ai lu Shining il y a déjà plusieurs années. Cette oeuvre de Stephen King est certainement un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature horrifique. Tout est dans la subtilité et dans l'ambiance très pesante. Ce Docteur Sleep en est la suite. Une suite bien pâle et inintéressante à mon goût. J'avais tellement aimé Shining que cette lecture-ci a vraiment été une énorme déception.

On suit en parallèle trois intrigues : Dan qui a grandi et exerce un métier d'aide-soignant dans un hospice (quand il n'est pas bourré) ; une sorte de secte appelée le Noeud Vrai qui est un espèce de gang de pseudo-vampires ; et enfin, la petite Abra qui a le même Don que Dan. Vous vous doutez qu'à un moment du roman, les choses se regroupent.
L'histoire est plutôt bancale, l'intrigue pas folichonne et surtout, le roman est lent. Vraiment très lent. C'est un petit peu une des caractéristiques de l'écriture de King : une intrigue lente mais oppressante. C'est certainement pour ça qu'avec Stephen King, ça passe ou ça casse. Sauf qu'ici, l'intrigue est lente mais il n'y a rien d'autre autour : pas de stress, d'angoisse ou de sentiment d'oppression. Aucune ambiance ! C'est fade et sans intérêt. Je ne comprends pas l'intérêt d'écrire un pavé de 750 pages pour raconter si peu de choses et tourner autour du pot pendant si longtemps.

Je suis déçue de cette déception puisqu'avec cette lecture, l'excellent souvenir que j'avais de Shining est en quelque sorte terni par cette suite. Docteur Sleep n'a pas pris avec moi, et son titre est plutôt évocateur de ce que j'ai ressenti lors de ma lecture : de l'ennui.


* L'Arrache-coeur, par Boris Vian
(221 pages)
Ma note : 4/5

Lire un Boris Vian est toujours le début d'une épopée pleine de poésie, d'absurdité et d'analyse de la société contemporaine. Cependant, l'Arrache-coeur est un roman assez obscur ; le dernier de la bibliographie de Boris Vian. N'ayant pas eu de succès avec l'Arrache-coeur (1953), Boris Vian n'écrira plus.
Dans la plupart de ses livres, Boris Vian analyse la société, mais avec l'Arrache-coeur, cette analyse est bien plus sombre et plus cynique. Tout y passe : la famille, le travail, l'amour et même la religion.

A travers les yeux de son personnage Jacquemort, psychiatre né directement adulte, Boris Vian offre au lecteur une psychanalyse du XXème siècle.
Jacquemort entre dans un village aux traditions et activités bien particulières, notamment la fameuse "Foire aux vieux" ou la Gloïre, un ruisseau rouge dans lequel le village peut se repentir de sa honte. L'Arrache-coeur est une oeuvre très singulière des oeuvres habituelles de Boris Vian. Tout le monde n'aimera pas, mais si vous appréciez le style Vian, foncez !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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