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mercredi 12 octobre 2016

7 semaines, plusieurs livres #16

Que vous soyez prévenus : ce #16 de 7 semaines, plusieurs livres sera long. Très long, même ! Sortez les gâteaux, le thé, le chocolat, le café, ce que vous voulez !
Pourtant, cette période couvre les semaines du 22 août au 10 octobre 2016, soit un moment où je n'étais plus en vacances, mais j'ai énormément lu pendant ce temps. Allez savoir pourquoi. 

J'ai aujourd'hui 12 lectures à vous présenter, dont 2 recueils de nouvelles assez courts. Parmi ces 12 lectures, il y a eu un immense coup de coeur mais aussi une déception d'un auteur qui, pourtant, fait parti de mes favoris...!


* Perdue et retrouvée, par Cat Clarke
(414 pages)
Ma note : 4/5

Faith est une jeune fille de 17 ans plus ou moins comme les autres, à ceci près qu'il y a 13 ans, sa grande soeur Laurel s'est faite enlevée. Faith a donc grandi dans l'ombre du souvenir de sa soeur, au coeur d'une famille déchirée par ce terrible événement. Mais un jour, le téléphone sonne : Laurel, qui a alors 19 ans, a été retrouvée exactement au même endroit où elle avait été enlevée 13 ans plus tôt.

Ce roman est écrit selon le point de vue de Faith, la petite soeur. J'ai trouvé ce choix particulièrement judicieux et intéressant puisqu'on se doute bien que cette jeune fille a forcément traversé des moments difficiles et que le retour de sa soeur fera revenir d'autres émotions. Faith est un personnage que j'ai parfois trouvé un peu égoïste et immature, mais après y avoir un peu réfléchi, je me dis que j'aurais peut-être pu régir comme elle. Comment ré-apprendre à vivre avec une personne que vous n'avez pas vu depuis 13 ans ? Entre joie, colère et parfois jalousie, Faith s'égare souvent.
Bien que je m'attendais plutôt à une enquête dans un style thriller, c'est plutôt à un huit-clos familial que j'ai eu à faire. C'est intéressant aussi. Je n'ai pas particulièrement été déçue, mais je pense que je m'attendais à plus, notamment en ce qui concerne la psychologie de certains autres personnages que Faith. Des changements de point de vue selon les chapitre auraient pu être intéressants.

La fin, quant à elle, est certainement l'aspect du livre sur lequel je suis le plus mitigée. On en apprend un peu plus sur ce qu'a vécu Laurel pendant ces 13 années enfermée dans la cave de son ravisseur. Mais encore une fois, Cat Clarke ne va pas jusqu'au bout des choses. C'est dommage.
Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, notamment grâce à l'écriture de l'auteure qui parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout et surtout, nous empêche de refermer le livre.


* Les Âmes vagabondes, par Stephenie Meyer
(802 pages)
Ma note : 3/5

Avant toute chose, que les allergiques à Twilight ne prennent pas leurs jambes à leur cou en poussant des hurlements : bien qu'écrit par Stephenie Meyer, ce roman n'a strictement rien à voir avec la saga vampirique. On est ici sur quelque chose plus proche de la dystopie et de la science fiction. De prime abord, ça m'a étonné de la part de Stephenie Meyer, mais dans le bon sens. C'est vraiment appréciable de voir que certains auteurs savent se détacher de leur genre de prédilection, ou du moins celui qui a amené aux portes du succès.

L'histoire ? La Terre a été colonisée par les Âmes : elles neutralisent les âmes humaines pour investir les corps. Lorsque Melanie est victime d'une mauvaise chute, c'est Vagabonde, une âme, qui investit son corps. Problème, Vagabonde entend toujours ce que pense Melanie, ce qui est anormal ! Elle va alors ressentir ce que Melanie ressent, revoir ses souvenirs, etc. Vagabonde va alors être prise entre deux avis, deux émotions : être du côté de Melanie, donc des humains, ou du côté de son peuple.

Sur la forme, ce synopsis est absolument fantastique ! D'ailleurs, il m'a fait pensé à la 5ème Vague, de Rick Yancey, écrit plusieurs années après les Âmes vagabondes. A la croisée des chemins entre dystopie et science-fiction, Stephenie Meyer a su se renouveler et proposer autre chose qu'un drame romantique, même si, vous le verrez, il y a tout de même une petite place dédiée aux sentiments amoureux dans ce roman.
Globalement, c'est un livre que j'ai beaucoup apprécié. Cependant, je l'ai trouvé bien trop long, de ce fait l'histoire a souffert de longueurs. Plus de 800 pages pour cela... 600 pages auraient été suffisantes, largement ! J'ai eu un petit peu de mal à entrer dans l'histoire, mais au bout d'une cinquantaine de pages, j'étais largement lancée. D'ailleurs, mon rythme de lecture était assez irrégulier, à l'image du roman : il pouvait arriver que je lise sans aucune pause (ni pipi, ni goûter, ni thé, ni rien !) au moins 100-150 pages ; puis il m'arrivait de lire à peine 20 pages et de me lasser très vite.
Malgré cela, c'était une bonne lecture que je conseille à tous les fans de dystopie, de science-fiction.


* Soeurs et amies, par Danielle Steel
(416 pages)
Ma note : 3/5

Encore une livre conseillé par ma grand-mère. Je dois admettre qu'au début, j'y allais un peu à reculons : le résumé n'est pas forcément très alléchant, la couverture est très stéréotypée, et j'avais entendu beaucoup de choses à propos de Danielle Steel que beaucoup compare à une "Marc Lévy au féminin". Mais j'ai commencé ce livre le jour de ma rentrée, le 1er septembre, et finalement, je pense que c'était pile le bon moment pour me lancer dans ce genre d'histoire !

Pour vous résumer brièvement l'histoire, nous faisons  la connaissance de quatre soeurs (Annie, Tammy, Sabrina et Candy) qui ont des vies très différentes : une artiste, une productrice de série à succès, une avocate et une mannequin. Elles ont une tradition : tous les 4 juillet, fête nationale aux Etats-Unis, elles se retrouvent avec leurs parents dans le Connecticut. Cette année, il va cependant arriver un drame lorsqu'elle vont se retrouver et les liens entre les soeurs vont être fragilisés ou, au contraire, encore plus renforcés.

J'ai été agréablement surprise, puisque je m'attendais à un livre "à l'eau de rose" dont la fin est facilement devinable. Bon, oui, j'avais vu venir la fin, mais ce n'était pas trop grossier non plus.
Le fait qu'il y ait quatre soeurs permet au lecteur de s'identifier à au moins l'une d'elle, et c'est plutôt agréable au fil de la lecture.
Je regrette cependant ce "vide psychologique" des personnages. En prenant comme base de son roman un tel événement, Danielle Steel aurait vraiment pu aller plus profondément dans les ressentis de ces quatre soeurs, mais elle ne l'a pas fait. Les émotions d'Annie, par exemple, manquaient. De même pour celles de Candy qui, sous prétexte qu'elle est la plus jeune et qu'elle est mannequin, est reléguée au rôle de la petite soeur immature qui ne sait pas comment s'occuper d'elle-même.

Malgré tout, Soeurs et amies est un roman plutôt agréable qui se lit rapidement quand vous avez besoin d'une lecture légère qui vous aidera juste à oublier le quotidien.


* Avant la haine, par Thierry Cohen
(656 pages)
Ma note : 5/5

Attention, livre coup de poing ! Thierry Cohen s'est aventuré ici sur un terrain bien glissant, mais à l'heure actuelle, je pense qu'il est nécessaire que ce type de roman et d'oeuvre existe.
Thierry Cohen nous parle ici d'une histoire d'intégration, de tolérance et d'acceptation de soi. Nous suivons deux petits garçons marocains arrivés à Lyon à environ 8-9 ans au début des années 1970 : Mounir, musulman, et Raphaël, juif. Ces deux garçons vont se lier d'amitié : leurs différences les rapprochent et ils peuvent ainsi mieux affronter les moqueries et le racisme "ordinaire" (je hais ce terme) à leur égard. Ils grandissent, font face aux premières injustices, aux premières amours, aux premières luttes, mais également aux premiers espoirs !

Peu à peu, la violence et l'intolérance vont séparer Raphaël et Mounir. Chacun, plus ou moins manipulés par des propos et idées extrémistes, va alors faire naître une haine de l'autre qui peut paraître déconcertante et cruelle pour le lecteur qui a suivi ces deux garçons depuis le début de leur enfance, lorsqu'ils ont débarqué du Maroc.

C'est un très beau roman qui ne prend aucun partie, ce que j'ai énormément apprécié. Il aurait été bien trop facile (et également bien trop idiot !) de tomber dans le piège du "Les juifs/musulmans sont les gentils, les musulmans/juifs sont les méchants". Bravo à Thierry Cohen de ne pas être tombé dans la facilité.
C'est également un livre qui permet de (re)découvrir d'un autre angle l'histoire française, mais aussi internationale, des années 1970 à aujourd'hui. La prise d'otage des athlètes israéliens aux JO de Munich, l'attentat de la rue Copernic à Paris, la montée du FN, la guerre du Liban, la guerre du Kippour, l'arrivée au pouvoir de Mitterrand, l'attentat du RER à Saint-Michel, le Printemps Arabe, Mohammed Merah, Charlie Hebdo, etc... Des choses dont ma génération a entendu parler mais n'a jamais vécu ou même des choses que nous avons vécues il y a peu...!

Avant la haine est un livre intelligent qui, malheureusement, ne peut que faire écho en nous dans ces tristes heures que nous traversons. Je le conseille à chacun d'entre vous, que vous soyez musulman, juif, chrétien, bouddhiste, athée, agnostique, tout ce que vous voulez.


* Nouvelles de Poudlard, tome 1 : Héroïsme, tribulations et passe-temps dangereux, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 70 pages)
Ma note : 4/5

J.K. Rowling l'avait annoncé cet été : trois nouveaux livres autour du monde d'Harry Potter allaient sortir. C'est le 6 septembre que les fameux trois recueil de nouvelles ont été disponibles partout dans le monde mais... seulement en format numérique ! Bon...

Avec ce premier tome, J.K. Rowling nous présente plus en détail quatre personnages de Poudlard : leur enfance, leur parcours dans le monde de la magie, leurs actions et éventuels exploits, etc... Elle nous présente Minerva McGonagall, Remus Lupin, Sibylle Trelawney et Silvanus Brûlopot.
A la fin de chaque chapitre, elle explique également beaucoup de choses à propos de ces personnages : l'étymologie de leur nom, ce à quoi/qui elle pensait lorsqu'elle les a créés, etc.

C'était un recueil de nouvelles plutôt sympa qui permet aux fans de mieux connaître certains personnages. J'étais très contente d'en savoir plus sur McGonagall et Lupin puisque ce sont des professeurs que j'apprécie beaucoup.
En revanche, j'ai trouvé le prix un peu élevé : 2,99€ pour même pas 100 pages de nouvelle, c'est beaucoup ! A réserver, donc, aux plus grands fans !


* L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau, par Oliver Sacks
(296 pages)
Ma note : 5/5

Je sais que ce livre n'est pas un livre "grand public", mais j'avais tout de même envie de vous en parler. Vous le savez peut-être : je suis en école de psychomotricité. Pendant mes études, j'ai de nombreuses matières dont un sacré volet en neurologie et neurophysiologie. Depuis l'année dernière, ma prof de neurophysiologie nous a plusieurs fois conseillé ce livre. Je pensais le lire, mais au gré des mois, j'ai complètement oublié. Puis c'est quand un autre professeur nous en a parlé cette année que je me suis dit qu'il était peut-être temps de m'y mettre !

D'autant que ce livre écrit sous forme d'essai est largement abordable, que vous vous y connaissiez en neurologie ou non. Oliver Sacks, neurologue et professeur, nous présente plusieurs cas cliniques qu'il a pu rencontrer pendant sa carrière : des cas qui atteignent le corps, mais aussi la personnalité du patient. Tout y est très bien expliqué : les symptômes, le diagnostic, le mécanisme de la lésion et surtout, les impacts sur la vie socio-affective du patient.
En tant que future psychomotricienne, je sais que les liens entre le corps et l'esprit sont très proches, voire intriqués. De ce fait, cette lecture était un bon moyen de voir une application de mes connaissances théoriques.

Si vous vous intéressez de près ou de loin à la médecine et/ou à la neurologie et/ou à la psychologie, je pense que L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau vous intéressera. Un best-seller des étudiants en neuro ou en psychomotricité !


* Short stories from Hogwarts, part 2 : Power, politics and pesky poltergeists, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 60 pages)
Ma note : 3/5
Lecture VO

Je vous ai présenté le premier volet de ce recueil de nouvelles un peu plus haut. Pour ce second tome, J.K. Rowling s'est intéressée aux personnages et aux institutions qui détiennent le pouvoir, qu'il soit bon ou mauvais : Dolores Ombrage, le Ministère de la Magie et Azkaban, Horace Slughorn, Quirinus Quirrell et Peeves.
Comme j'adore lire en Anglais, je l'ai acheté en VO mais ne vous faites pas de souci : il est bien évidemment disponible en Français.

Le schéma était plus ou moins le même que celui du premier volume : une présentation plus ou moins brève et des explications de J.K. Rowling. D'habitude, je m'intéresse beaucoup à l'aspect politico-psychologique des romans, dont Harry Potter, mais ici, j'ai moins été emballée. Notamment à cause du long chapitre sur le Ministère de la Magie : J.K. Rowling nous y décrit tous les Ministres qui y sont passés. Je ne sais pas trop ce que ça peut apporter au lecteur...
Cependant, ce fut une bonne lecture, comme chaque histoire de J.K. Rowling.


* Pandemia, par Franck Thilliez
(696 pages)
Ma note : 2,5/5

Quelle déception... ça me fait du mal de le dire, mais j'ai vraiment été très déçue par cette lecture. Franck Thilliez est selon moi un des maîtres français du thriller, avec Maxime Chattam, bien entendu. Dans Pandemia, il nous plonge dans une double-enquête. Amandine est microbiologiste à l'Institut Pasteur, elle est appelée pour une découverte particulière : des morts soudaines d'oiseaux. En parallèle, des cadavres sont retrouvés à Meudon au fond d'un étang, dans un sac de toile. Toujours en même temps, une grippe inconnue jusqu'alors (la souche n'est pas identifiable) vire à l'épidémie dans tout Paris. Vous vous en doutez, c'est un schéma classique : les affaires vont se regrouper à un moment du roman, d'autant que Franck Sharko est victime d'un virus informatique qui lui rappelle une ancienne enquête.

Sur le principe, c'est super intéressant. Le parallèle virus informatique / virus sanitaire est vraiment malin, d'autant que j'adore tout ce qui touche à la science, les virus, les bactéries et tutti quanti. L'intrigue autour de cet homme qui cherche à "purifier" la population mondiale est vraiment excellente. Mais c'était terriblement lent voire parfois inintéressant.
Je sais qu'à la lecture d'un thriller, il faut préserver du suspense pour pouvoir tenir le lecteur en haleine. Mais personnellement, les longues attentes et les péripéties sans intérêt ont eu plutôt tendance à m'endormir qu'à exacerber ma curiosité. Je me suis ennuyée. C'est dommage. Habituellement, je lis très rapidement les thrillers puisque c'est très entraînant et que vous avez tendance à avoir du mal à vous arrêter, de chapitre en chapitre. Mais ça n'a pas été le cas avec Pandemia.

En revanche, je salue l'immense recueil d'informations effectué par Thilliez. L'histoire est extrêmement bien documentée, notamment en ce qui concerne l'aspect scientifique. C'est d'ailleurs pour cette raison que je mets la moyenne à ce roman : malgré une lecture globalement en-dessous de mes espérances, Thilliez est criant de crédibilité !


* L'Attrape-coeurs, par J.D. Salinger
(256 pages)
Ma note : 3/5

J'avais lu L'Attrape-coeurs, classique de la littérature américaine du XXème siècle, il y a déjà plusieurs années dans le cadre d'une lecture recommandée avant mon entrée au lycée. Je me souviens avoir adoré ce roman atypique et attachant. Grâce à Mélisande j'ai eu l'occasion de me replonger dedans une seconde fois. Ce fut une expérience plutôt intéressante : comparer des impressions de lecture à 6 ou 7 ans d'intervalle.

Ecrit peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale, L'Attrape-coeurs nous propose de suivre Holden Caufield, un jeune garçon issu de la bourgeoisie new-yorkaise exclu de son collège quelques jours avant les vacances de Noël. N'osant pas rentrer à la maison, il erre dans les rue new-yorkaises en attendant de revenir chez lui.
Le roman est résolument surréaliste (comment un garçon de 15 ans pourrait survivre seul dans une si grande ville avec de l'argent qui vient d'on ne sait où ?!), mais c'est ce qui est délicieux. Holden rencontre des personnes toutes complètement dingue pendant son périple ; il lui arrive des choses complètement tirées par les cheveux qui auraient fait rentrer n'importe quel jeune chez lui. Mais Holden continue son vagabondage en claquant du fric à droite, à gauche, comme bon lui semble. Le style littéraire est parfois déroutant par tant de familiarité et d' "écrit-parlé". Je dois admettre que s'il ne m'avait pas dérangé lors de ma première lecture, j'en ai été un peu gênée aujourd'hui.

Avec L'Attrape-coeurs, J.D. Salinger nous brosse le portrait d'une société post-guerre corrompue et hostile. C'est satyrique juste ce qu'il faut je me dis qu'avant 16-17 ans, un lecteur ne pourra peut-être pas saisir cette satire de la société contemporaine. A voir, donc selon votre âge : L'Attrape-coeurs sera soit un périple adolescent, soit une critique de la société consumériste.


* La Dame en noir, par Susan Hill
(224 pages)
Ma note : 4,5/5

J'ai plusieurs fois entendu parler du film dont Daniel Radcliffe (alias Harry Potter) est l'acteur principal, mais je n'avais jamais été tentée ni par le livre, ni par le film. Peut-être parce que, pendant un moment, on en a beaucoup entendu parler et que j'ai du mal avec les choses qui nous sont ressassées trop longtemps. Puis dernièrement, il est apparu dans mes suggestions Kobo et dans cette période de l'année (septembre-octobre-novembre), j'adore lire des thrillers. De ce fait, je me suis dit que l'occasion était parfaite.

La Dame en noir nous plonge dans une histoire très sombre et pesante. Début du 20ème siècle, Arthur Kipps est un jeune notaire londonien qui doit organiser la succession d'une vieille dame décédée dans un trou paumé de la campagne anglaise : Alice Drablow. Dans ce village, la femme ne semblait pas particulièrement appréciée, voire crainte. Elle vivait dans un immense manoir isolé sur une presqu'île hostile. Lors des obsèques de Mme Drablow, Arthur croit voir une jeune femme en retrait. Cette femme, il la reverra lorsqu'il devra aller au manoir pour faire son travail. Plusieurs phénomènes surnaturels commencent alors à hanter Arthur.
Sans jamais tomber dans le gore, le grand-guignole ou le cliché, Susan Hill parvient à installer une atmosphère particulière que, personnellement, j'associais à des nuances de bleus et de gris lors de ma lecture. Une atmosphère froide, hostile, humide et angoissante sans que l'on sache réellement pourquoi.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur que je trouve recherché et détaillé dans ses descriptions sans pour autant tomber dans le pompeux. La fin est absolument brillante !

Je regrette peut-être la brièveté du roman mais en y réfléchissant bien, je me dis que c'est peut-être un mal pour un bien : il vaut mieux faire court mais efficace que long avec des passages qui ne servent pas à l'histoire. Un très bon thriller où le fantastique occupe tout de même une place importante !


* Nos âmes rebelles, par Samantha Bailly
(288 pages)
Ma note : 3,5/5

Il y a quelques mois, je lisais Nos âmes jumelles, le premier tome de cette saga écrite par Samantha Bailly, dont le troisième et dernier tome devrait sortir en 2017. J'avais beaucoup apprécié la belle histoire de ces deux jeunes filles dont l'amitié a commencé sur Internet.

Dans ce second tome, Sonia et Lou sont en Terminale : l'année du bac, mais aussi l'année des choix et l'année où, je pense, on grandit beaucoup.

Sous le même "format" que le premier, ce second opus est découpé par mois, lui-même raconté à tour de rôle par chacune de ces jeunes filles qui vivent à de nombreux kilomètres d'écart, mais dont l'amitié dure toujours. Je ne peux pas vous en dire plus, puisque je risque de vous dévoiler plusieurs surprises. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, mais j'ai l'impression d'être peut-être un peu trop "vieille" pour totalement être dedans. Ce qui a été plutôt sympa, c'est que j'ai pu revivre ma Terminale à travers les yeux de Sonia et Lou, année lycée que j'ai le plus aimé !

J'ai cependant un peu peur qu'avec le troisième tome, Samantha Bailly en fasse un peu trop et que le concept soit trop "usé". A voir !


* Un trou dans la toile, par Luc Chomarat
(270 pages)
Ma note : 1/5

Je n'ai pas l'habitude de dézinguer un livre, même quand je ne l'ai pas du tout apprécié. Je me dis que derrière un livre, qu'il soit bon ou mauvais, il y a un auteur, sa famille, ses amis, ses correcteurs, son éditeur, etc. Et pour tout le travail qu'il y a derrière, je n'ai pas envie de dire du mal "gratuitement".

Un trou dans la toile était, sur le papier, plutôt intéressant. On suit Thomas, un quadra commercial totalement désintéressé des nouvelles technologies, notamment des réseaux sociaux. Il n'est sur aucun de ces sites et déplore la déshumanisation des sociétés. Il est alors employé par une figure du Gouvernement pour découvrir l'Inconnu, un individu totalement déconnecté mais qui fait parler de lui à outrance sur la toile et surtout, qui est capable de faire la pluie et le beau temps. Entre thriller, espionnage et ce petit côté "geek", Un trou dans la toile aurait pu être fantastique, notamment pour toutes ces questions autour de l'identité numérique et de notre rapport aux réseaux sociaux (je vous en parlais d'ailleurs ICI la semaine dernière).

Mais non. Et même si, encore une fois, je n'aime pas dire du mal gratuitement, je me suis profondément ennuyée lors de ma lecture. Je n'ai rien compris, et je crois que je n'ai pas envie de comprendre autant d'invraisemblances et, pardonnez-moi, autant de moments "what the fuck" ! Pourquoi une instance du Gouvernement viendrait demander ses services pour trouver un Inconnu qui se sert d'Internet à un homme qui est dans le milieu du commerce et qui, surtout, est hyper-déconnecté. Entre nous, c'est totalement incohérent, non ?

Je ne conseille pas particulièrement Un trou dans la toile. J'ai été déçue et j'ai la légère impression d'avoir perdu mon temps.



Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mardi 30 août 2016

7 semaines, plusieurs livres #15

Nous nous retrouvons pour le #15 de 7 semaines, plusieurs lectures. Ce #15 recouvre la période du 4 juillet au 22 août 2016, c'est-à-dire le moment où j'étais en vacances. J'ai pu ainsi assouvir ma soif de lecture. Cependant, toutes n'ont pas été glorieuses, j'ai même eu deux grosses déceptions. Toutefois, j'ai lu pendant le mois de juillet une oeuvre qui me marquera à jamais... Je vous laisse découvrir !


* Le Soleil est pour toi, par Jandy Nelson
(480 pages)
Ma note : 3/5

Avant de commencer Le Soleil est pour toi, mes attentes étaient très élevées. En effet, j'ai entendu tellement de louanges à son égard que je me suis dit qu'il serait un véritable chef-d'oeuvre, une de ces pépites qui nous marquent pour longtemps !

C'est avec une grande déception que je vous donne un avis plus que mitigé. LSEPT est l'histoire de deux jeunes gens, Noah et Jude. Ils sont jumeaux et ne se passent jamais l'un de l'autre. Cette relation fusionnelle va s'effriter à l'âge de 16 ans lorsqu'un terrible événement va marquer leur vie. Après cela, Noah et Jude vont tenter de se reconstruire l'un sans l'autre.
Lorsque j'ai entendu parler de l'histoire, je me suis dit qu'elle était très prometteuse. Cette quête d'une identité propre à chacun est selon moi un thème très intéressant, notamment lorsqu'il se passe pendant l'adolescence. Mais ça n'a pas pris avec moi.

L'histoire est très belle, il n'y a aucun doute là-dessus. De même, l'écriture est magnifique, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tout de même voulu mettre un 3/5 à ce roman. Les thèmes abordés sont multiples et c'est ce qui, je pense, peut séduire les adolescents dans leur lecture. Par ailleurs, j'ai trouvé intéressant que l'auteur change de point de vue selon les chapitres ; il permet ainsi au lecteur une immersion totale dans la pensée et les sentiments de ses personnages.

Mais LSEPT souffre de longueurs et de répétitions qui sont venues gâcher le beau travail que Jandy Nelson avait entrepris. Enfin, j'ai trouvé certains passages très stéréotypés à propos des fratries gémellaires et plus généralement de l'adolescence. Je n'ai pas de jumelle, donc peut-être que je ne peux pas comprendre cette histoire et ce lien si particulier entre deux jumeaux ; mais certaines phrases et certains dialogues semblent tout droit sortis d'une mauvaise comédie dramatique américaine.
On m'avait parlé de Jandy Nelson comme d'un deuxième John Green. Je m'attendais à beaucoup mieux et j'ai été déçue.


* Bridget Jones : Folle de lui (tome 3), par Helen Fielding
(540 pages)
Ma note : 4/5

Chaque année, c'est mon petit plaisir de l'été : le bouquin de chick-lit' ! Je n'en lis que très rarement (voire jamais) le reste de l'année, mais pour moi, l'été est la période propice à ce genre littéraire. C'est simple, drôle et on passe du bon temps.

J'avais adoré les deux premiers tomes du journal de Bridget Jones : c'est frais, drôle et léger. Je me suis très vite attachée à l'héroïne qui a ce côté girl next-door attendrissant qui fait que chacune d'entre nous peut s'identifier à elle pour certains aspects de sa vie privée. Ce troisième tome est à l'image des deux précédents ! 

On y retrouve Bridget en quinqua veuve qui essaie tant mieux que mal de refaire sa vie et d'élever au mieux ses deux enfants. Malgré le fait que Bridget soit parfois une véritable tête à claques immature, j'ai passé un excellent moment. En lisant un peu ce qu'a pu dire la presse et les blogs littéraires, je me suis rendue compte que pour beaucoup, ce tome 3 est décevant. Je pense sincèrement qu'il faut prendre ce roman à la légère, sans prétention, simplement pour passer de bonnes heures de lecture sur la plage ou au bord de la piscine.


* A feu et à sang, par Françoise Bourdin
(308 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite aux conseils de ma grand-mère que je me suis lancée dans A feu et à sang. Ce roman est en fait une suite (celle d'Eau et de feu), mais on peut très bien le lire sans avoir lu le premier.

Nous retrouvons Scott et Kate qui retournent au domaine familial pour élever leurs enfants au grand air. L'intrigue se passe en Ecosse, ce qui m'a beaucoup plu puisque c'est un pays qui me passionne et que j'aimerais énormément visiter (voire y vivre ?). L'idylle entre Kate et Scott est assez compliquée puisque ces deux amoureux ont vécu ensemble lorsqu'ils étaient plus jeunes : une histoire de mariage, remariage et famille recomposée. Les deux amoureux ont d'ailleurs une bonne dizaine d'années de différence d'âge.

Le soir de Noël, un terrible événement vient déchirer la famille dans ses meilleurs moments. Les membres vont alors devoir faire face aux piques de certains, aux caprices d'autres et à une ambiance lourde et hostile. 
J'aurais aimé que la psychologie des personnages soit un peu plus creusée, mais j'ai passé un très bon moment à lire cette saga familiale.


* Carmilla, par Joseph Sheridan le Fanu
(124 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite à la chronique de ma copine Diane que j'ai eu envie de me lancer dans cette courte histoire. Carmilla est une oeuvre classique de l'auteur irlandais Joseph Sheridan le Fanu, publiée en 1872. Ce roman gothique nous parle de la rencontre singulière en Styrie (province d'Autriche) entre Laura, fille d'un noble, et Carmilla, jeune fille à la santé fragile. En même temps, de mystérieux accidents et disparitions ont lieu aux alentours.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui repose principalement sur l'ambiance mise en place par Joseph Sheridan le Fanu ; une ambiance dans le même esprit que les films de Tim Burton, réalisateur que j'adore !
La psychologie des personnages est assez intéressante également : on retrouve une sorte de schéma soumis/dominant assez fascinant.
Mon seul regret est peut-être le fait que l'histoire soit extrêmement courte. Après coup, je suis déçue de ne pas l'avoir lue en VO.


* Le Fantôme de l'Opéra, par Gaston Leroux
(342 pages)
Ma note : 5/5

Mon plus grand coup de coeur de ces derniers mois, peut-être même de 2016. Cette lecture fut une claque. Une magnifique claque.
Je connaissais plus ou moins l'histoire du Fantôme de l'Opéra grâce aux nombreuses références artistiques, notamment la chanson Phantom of the Opera de Nightwish, sortie en 2002 (vous pouvez l'écouter ICI). J'ai découvert avec le roman de Gaston Leroux (1910) une sublime histoire qui mélange subtilement légendes urbaines et éléments de fiction.

L'histoire se passe à l'Opéra Garnier, à Paris. On raconte qu'un monstre vit dans les entrailles de l'Opéra qui est bien connu pour ses sous-sols et son fameux lac sous-terrain. Cet être serait le responsable de plusieurs accidents au sein de l'Opéra, notamment lorsqu'un machiniste est retrouvé pendu. On l'appelle alors le Fantôme de l'Opéra puisqu'il ne se montre que rarement, et lorsqu'il le fait, il porte un masque.
Ce fantôme loue à l'année la loge n°5 et profite des spectacles merveilleux qu'offrent l'Opéra. Pendant ce temps là, une jeune soprano, Christine Daaé, enflamme les planches avec son rôle dans Faust. Plusieurs rumeurs circuleraient à son propos, notamment celle que la jeune femme s'est lié maléfiquement à une voix de la nuit, son "ange de la musique".

L'histoire est purement et simplement magnifique. Entre belles descriptions, action, péripéties, moments de grâce et histoire d'amour, Gaston Leroux prend fréquemment son lecteur à parti pour rendre son récit dynamique. Tout est fascinant dans son roman, notamment lorsqu'on sait quelles légendes existent autour de l'Opéra Garnier. La fin est à couper le souffle, j'en frissonne encore ! Le Fantôme de l'Opéra fait partie de ces classiques inoubliables qui ne vous laisseront jamais en paix.

Je suis une grande fan de musique, et la musique classique/symphonique me fascine. J'aimerais pouvoir un jour assister à un opéra pour concrétiser un rêve. J'ai envie de partager avec vous une citation du roman que je trouve fantastique :
"Mon ami, il y a une vertu dans la musique qui fait que rien n'existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui viennent frapper le coeur". 
Les amateurs de musique ne peuvent qu'être d'accord avec cette citation. A titre personnel, la musique me procure des émotions que d'autres productions artistiques ne parviennent pas à faire.

A l'heure actuelle, la loge n°5 est toujours fermée ! Il m'arrive parfois de passer devant l'Opéra Garnier. Je peux vous dire que je ne le regarderai plus jamais de la même manière...!


* Harry Potter and the Cursed Child – parts one and two, par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
(352 pages)
Ma note : 4/5
(Lecture VO)

Je fais partie de cette génération qui a grandi et mûri avec Harry Potter. Il y a environ 9 ans, quand le dernier tome de la saga est sorti, j'ai fait face à un sentiment assez particulier : comme le fait d'être orpheline. Savoir que je ne relirai plus jamais aucun récit sur Harry Potter m'a vraiment fait énormément de peine en 2007.

Puis en juillet, un nouveau roman, parfois estampillé "Harry Potter 8" par certains médias, est sorti. La sortie VF n'étant programmée que pour le mois d'octobre, je n'ai pas pu attendre jusque là et j'ai préféré lire la version VO. En premier lieu, que les choses soient claires : ce livre n'est ni un HP 8, ni un "pur J.K. Rowling". En effet, cette pièce de théâtre a été écrite depuis une idée originale de J.K. Rowling, mais ce n'est pas elle qui a couché les mots sur le papier ! Il est bon de le préciser, puisque beaucoup de fans ont été déçus de par le format littéraire (une pièce de théâtre) mais aussi par le fait que ce ne soit pas J.K. Rowling herself qui en soit l'auteur.

Ceci étant dit, j'ai été ravie de ma lecture. Beaucoup d'entre vous m'ont posé la question à propos du niveau d'Anglais nécessaire pour lire Harry Potter and the Cursed Child. A titre personnel, je l'ai trouvé largement abordable. Je ne suis pas bilingue, mais je me débrouille plutôt bien et je n'ai rencontré aucune difficulté lors de ma lecture
De plus, HP and the CC étant une pièce de théâtre, il n'est composé presque exclusivement que de dialogues. Malgré le fait qu'il ne soit pas dans ma langue maternelle, je l'ai lu en à peine une journée. Je pense de ce fait que chacun peut tenter de se plonger dedans, quel que soit son niveau en Anglais !

Dans cette """suite""", nous retrouvons nos personnages principaux dix-neuf ans après. Harry et Ginny ; et Ron et Hermione ont eu des enfants qui vont, à leur tour, à Poudlard. La pièce s'ouvre sur une scène à la voie 9 3/4 : le petit Albus (fils de Ginny et Harry) fait part à son père de ses inquiétudes quant au fait d'aller éventuellement à Serpentard. Dans le Poudlard Express, il va faire connaissance, accompagnée de Rose (fille de Ron et Hermione), de Scorpius, le fils de Drago Malfoy. Entre ces deux jeunes garçons va naître une amitié semblable à celle qui a commencé entre Hermione, Harry et Ron, également dans le Poudlard Express. Dans le même temps, le Ministère de la Magie découvre que Lord Voldemort aurait peut-être eu un enfant.
Le reste, vous le découvrirez au fil des pages, mais sachez qu'Albus et Scorpius ne sont pas les derniers à se mettre dans des situations compliquées !

Cette pièce de théâtre divise énormément les lecteurs : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui sont assez déçus. Pour ma part, j'en suis ravie même si certains détails sont trop "gros" et trop "fan-boy". On sent que les auteurs (John Tiffany et Jack Thorne) sont des fans et qu'ils ont voulu faire renaître l'histoire en utilisant quelques clichés de l'histoire d'Harry Potter. Certains détails sont prévisibles mais ils n'ont pas enlevé le plaisir que j'ai eu à lire cette pièce de théâtre. Je n'ai qu'une hâte, qu'elle arrive à Paris, en VO ou pas !
Alors qu'encore une fois, je refermais le livre avec cette même impression qu'il y a 9 ans, j'apprends quelques jours après que Madame J.K. Rowling annonce trois nouveaux livres sur le monde de Poudlard et de certains personnages secondaires, notamment Ombrage ou Lupin, mais aussi sur l'histoire du Château. 
Les Potterheads ont hâte de découvrir ces "extras" ! Il n'y a aucun doute... "Always" !


* Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté, par Sarah Pinborough
(224 pages)
Ma note : 1,5/5

La note que je donne ici est en quelque sorte une note globale de cette saga. Avant de commencer le premier tome des Contes des Royaumes, j'étais très enthousiaste : de nombreuses personnes avaient aimé, voire adoré, ces réécritures de contes.

C'est fois-ci, c'est la Belle au Bois Dormant qui passe sous la plume de Sarah Pinborough. Comme pour les deux premiers, le schéma est plus ou moins identique : une princesse sexy et rebelle, un prince un peu benêt et des références plus modernes. Mais justement, le schéma étant toujours le même, je pense que je me suis lassée dès le premier tome.

Pour être totalement honnête avec vous, je pense sincèrement avoir surtout perdu mon temps avec ces trois tomes, et ce dernier ne fait pas exception.


* Docteur Sleep, par Stephen King
(750 pages)
Ma note : 2/5

J'ai lu Shining il y a déjà plusieurs années. Cette oeuvre de Stephen King est certainement un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature horrifique. Tout est dans la subtilité et dans l'ambiance très pesante. Ce Docteur Sleep en est la suite. Une suite bien pâle et inintéressante à mon goût. J'avais tellement aimé Shining que cette lecture-ci a vraiment été une énorme déception.

On suit en parallèle trois intrigues : Dan qui a grandi et exerce un métier d'aide-soignant dans un hospice (quand il n'est pas bourré) ; une sorte de secte appelée le Noeud Vrai qui est un espèce de gang de pseudo-vampires ; et enfin, la petite Abra qui a le même Don que Dan. Vous vous doutez qu'à un moment du roman, les choses se regroupent.
L'histoire est plutôt bancale, l'intrigue pas folichonne et surtout, le roman est lent. Vraiment très lent. C'est un petit peu une des caractéristiques de l'écriture de King : une intrigue lente mais oppressante. C'est certainement pour ça qu'avec Stephen King, ça passe ou ça casse. Sauf qu'ici, l'intrigue est lente mais il n'y a rien d'autre autour : pas de stress, d'angoisse ou de sentiment d'oppression. Aucune ambiance ! C'est fade et sans intérêt. Je ne comprends pas l'intérêt d'écrire un pavé de 750 pages pour raconter si peu de choses et tourner autour du pot pendant si longtemps.

Je suis déçue de cette déception puisqu'avec cette lecture, l'excellent souvenir que j'avais de Shining est en quelque sorte terni par cette suite. Docteur Sleep n'a pas pris avec moi, et son titre est plutôt évocateur de ce que j'ai ressenti lors de ma lecture : de l'ennui.


* L'Arrache-coeur, par Boris Vian
(221 pages)
Ma note : 4/5

Lire un Boris Vian est toujours le début d'une épopée pleine de poésie, d'absurdité et d'analyse de la société contemporaine. Cependant, l'Arrache-coeur est un roman assez obscur ; le dernier de la bibliographie de Boris Vian. N'ayant pas eu de succès avec l'Arrache-coeur (1953), Boris Vian n'écrira plus.
Dans la plupart de ses livres, Boris Vian analyse la société, mais avec l'Arrache-coeur, cette analyse est bien plus sombre et plus cynique. Tout y passe : la famille, le travail, l'amour et même la religion.

A travers les yeux de son personnage Jacquemort, psychiatre né directement adulte, Boris Vian offre au lecteur une psychanalyse du XXème siècle.
Jacquemort entre dans un village aux traditions et activités bien particulières, notamment la fameuse "Foire aux vieux" ou la Gloïre, un ruisseau rouge dans lequel le village peut se repentir de sa honte. L'Arrache-coeur est une oeuvre très singulière des oeuvres habituelles de Boris Vian. Tout le monde n'aimera pas, mais si vous appréciez le style Vian, foncez !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

samedi 28 novembre 2015

Ultimate Harry Potter TAG

J'avais pas mal vu ce TAG sur internet, notamment sur les chaînes littéraires de Youtube. En revanche, je ne l'ai presque pas vu sur la blogo. Puis courant juillet, je l'ai vu sur le blog de Diane. Etant une immense fan d'Harry Potter, je me suis dit que ce TAG (assez long) pouvait être très sympa à faire et très sympa à lire pour vous. Voici donc le Ultimate Harry Potter TAG.

PS : je profite de cet article pour féliciter la jolie Sara qui est officiellement Docteur en pharmacie depuis le 18 novembre !


QUESTIONS GÉNÉRALES

1) Quel est ton tome favori ?
Question plutôt difficile, puisque lorsque l'on est fan de la saga Harry Potter, on a aimé la plupart des tomes ! Mais si je ne devais en choisir qu'un, ce serait le troisième tome : Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban. Je l'aime beaucoup car j'ai l'impression que cette troisième année à Poudlard marque une sorte de tournant pour les élèves. Ils deviennent plus matures, ont plus de matières et de responsabilités, mais sont tout de même toujours des enfants (ou pré-ados, appelez cela comme vous voulez). J'aime aussi la façon dont a été abordé le personnage d'Hermione qui s'avère finalement moins "coincée" qu'on ne le pense. Et, évidemment, c'est le premier tome où nous rencontrons Sirius Black qui est un de mes personnages favoris !

2) Quel est le tome que tu apprécies le moins ?
Certainement le deuxième : Harry Potter et la chambre des secrets. Il n'est pas mauvais, je ne me suis pas ennuyée ou autre, mais je le trouve plutôt moyen par rapport aux six autres. Le moins bon, à mon sens.

3) Quel est ton film favori ?
Plusieurs et ce, pour différentes raisons. Le premier film (Harry Potter à l'école des sorciers) puisqu'il a marqué le début d'une grande aventure : c'est plutôt drôle de le revoir actuellement, de revoir les acteurs lorsqu'ils n'étaient que des enfants, de redécouvrir cet univers, etc. Ensuite, le troisième (Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban), puisqu'il est une très bonne adaptation de mon tome favori et que j'adore Gary Oldman (Sirius). Enfin, les deux derniers qui étaient les adaptations des Reliques de la Mort : c'était grandiose et épique ! (Même si ça m'a fait bizarre de me dire que c'était bel et bien fini...)

4) Quel est le film que tu as le moins apprécié ?
L'adaptation du sixième tome (Harry Potter et le prince de sang-mêlé) ne m'a pas spécialement plu. Je l'ai trouvé un peu fade, alors qu'il se passe pas mal de choses dans le livre.
Il y a aussi l'adaptation de la Coupe de Feu qui me laisse un peu dubitative : une sorte de sentiment amour-haine. Les grandes lignes sont très bien respectées, mais de nombreux passages ont été bâclés voire enlevés. Je pense notamment à la scène de la coupe du monde de Quidditch, trop courte par rapport à l'importance qu'elle a dans le livre, ou des scènes utilisées dans le désordre voire zappées. Et surtout... on n'y voit jamais Sirius alors qu'il est très présent dans le livre !
En fait, c'est le film le moins fidèle au livre et le plus incomplet. Dommage...!

5) Quelle est ta citation favorite ?
Il m'est difficile de choisir une seule citations parmi les sept tomes : la saga doit compter au moins 2000-3000 pages si nous les réunissons tous, bout à bout !
Je me souviens cependant d'un passage où Dumbledore s'adresse à Harry, dans le troisième tome : "Tu crois donc que les morts que nous avons aimés nous quittent vraiment ? Tu crois que nous ne nous souvenons pas d'eux plus clairement que jamais lorsque nous sommes dans la détresse ?".
Dans le quatrième tome, il y a aussi "Si tu veux savoir ce que vaut un homme, regarde donc comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux", que je trouve très véridique.
Et enfin, une très longue citation, toujours de Dumbledore, lors du discours lors du banquet de fin d'année, suite à la mort de Cedric Diggory :
"Une fois de plus, je vous le répète à tous, maintenant que Lord Voldemort est de retour, l'union fera notre force, la division notre faiblesse. L'aptitude de Lord Voldemort à semer la discorde et la haine est considérable. Nous ne pourrons le combattre qu'en montrant une détermination tout aussi puissante, fondée sur l'amitié et la confiance. Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouvert les uns au autres. Je suis convaincu – et jamais je n'ai tant souhaité me tromper – que nous allons connaître une période sombre et difficile"


PERSONNAGES

6) Ton Weasley favori ?
Bien que j'adore Ron, les jumeaux Fred et George sont mes Weasley favoris. Si j'avais eu la chance d'avoir un frère, ou en l’occurrence deux, j'aurais aimé que ce soit eux, car j'aurais adoré les accompagner dans leurs bêtises !

7) Ton personnage féminin préféré ?
Hermione Granger. Je me sens très proche d'elle, de sa manière de voir les choses et de les appréhender. Il y a aussi son côté intello qui, finalement, me ressemble pas mal.
Sans oublier que c'est une jeune fille de confiance, toujours à l'écoute des autres.

8) Ton personnage masculin préféré ?
La facilité me ferait répondre Harry, mais finalement, je ne pense pas. Son côté "héros malgré moi" peut parfois être un peu énervant, même si je l'apprécie beaucoup. Je me sens plus proche de Ron, avec qui je me serais très bien entendue s'il existait réellement. Il peut parfois paraître pour l'out-sider de la bande, mais c'est peut-être ce qui fait que je suis très attachée à lui.

9) Ton méchant favori ?
Même si ce n'est pas un méchant à proprement parlé (et on s'en rend bien compte dans le dernier tome), j'aime beaucoup Rogue. C'est un personnage complexe et intéressant qui cache de nombreuses choses sous sa carapace de grand-méchant-prof.
Sinon, en réel méchant, je pense à Voldemort. Oui, je sais, c'est totalement fou, mais je me dit que sans lui, il n'y aurait pas d'histoire. Et j'ai adoré le détester. C'est peut-être le même sentiment qu'avait Harry, après tout ?

10) Ton professeur favori ?
Sans aucune hésitation, Madame Pomona Chourave (prof de botanique). C'est purement affectif, puisqu'elle me fait penser à une professeure de physique-chimie que j'ai deux années consécutives qui lui ressemblait un peu, tant physiquement que dans le caractère. J'aime son côté maternel et parfois un peu bordélique !


PRÉFÉRERAIS-TU...?

11) ... laver les cheveux de Rogue ou entendre Lockhart se vanter toute une journée ?
J'ai une aversion pour les personnes égocentriques qui ne parlent que d'elles-mêmes. De ce fait, même si ça ne m'enchante guère, je pense laver les cheveux de Rogue... En plus, ça lui ferait du bien !

12) ... combattre une Bellatrix en furie ou une Molly furieuse ?
Si combattre signifie tuer, je ne pourrais jamais l'envisager contre Molly qui est d'une gentillesse sans limite (même si parfois elle pète des câbles !). Donc... Bellatrix, même si c'est une psychopathe.

13) ... aller à Poudlard en Poudlard Express ou en voiture volante ?
En Poudlard Express, quelle question ?! C'est un véritable mythe, le symbole même de l'univers d'Harry Potter. Et les paysages qu'il traverse sont sublimes.

14) ... embrasser Voldemort ou donner un bain à Ombrage ?
La Peste ou le Choléra en somme, non ? J'aurais trop peur que Voldemort me tue, donc je donnerais certainement un bain à Ombrage... en fermant les yeux, parce qu'il faut pas déconner, quand même ! Et au passage, si je pouvais la noyer... Ce serait encore mieux !

15) ... monter sur Buck ou l'Eclair de Feu ?
Dilemme... Monter sur un hippogriffe doit être quelque chose de totalement dingue, mais étant une fan du Quidditch, l'Eclair de Feu me tente aussi beaucoup. Donc... Joker !


DES LIVRES AUX FILMS

16) Y-a-t-il un personnage que tu perçois d'une manière différente entre le livre et le film ?
Cela va vous paraître paradoxal puisque j'ai dit plus haut que j'adorais Gary Oldman, mais il faut avouer qu'il ne ressemble pas particulièrement au Sirius décrit par J.K. Rowling.
Petit cours de mathématiques... HP et le prisonnier d'Azkaban est sorti en 2004. Monsieur Oldman, qui est né en 1958, avait donc 46 ans. Or, dans le livre, il est décrit comme ayant à peine 30 ans, si mes souvenirs sont bons...
Mais j'aime tellement cet acteur que je pardonne au réalisateur cette petite erreur !

17) Y a-t-il un film que tu préfères au livre ?
Aucun.

18) Richard Harris ou Michael Gambon pour jouer Dumbledore ?
Richard Harris. C'est sentimental, car c'est simplement parce que c'est le premier Dumbledore que nous avons vu lorsque nous étions jeunes, celui qui a été choisi en premier lieu. Il a un côté papy rassurant. Mais Michael Gambon l'incarne très bien également !

19) Quels sont les personnages et/ou événements qui n'apparaissaient pas dans les films qui t'ont le plus déçu ?
Malgré le fait que les adaptations soient globalement plutôt bien faites, il y a pas mal de moments qui ne figurent pas dans les films. Je pense notamment à deux choses très précises : la coupe du monde de Quidditch dont je vous ai parlé dans une question précédente, et l'enterrement de Dumbledore. C'était un passage très fort, marquant et très émouvant dans le livre. Pourquoi ne pas l'avoir fait ?!

20) Si tu pouvais refaire un film, lequel serait-ce ?
Certainement le sixième, HP et le prince de sang-mêlé, qui ne m'avait pas spécialement emballé.


POUDLARD

21) Dans quelle maison de Poudlard te sentirais-tu le mieux ?
Assez classiquement, lorsque j'ai lu les livres, je me suis vite sentie attirée par Gryffondor. Après tout, c'est logique, puisque c'est la maison du personnage principal. Mais j'aime beaucoup les valeurs de Serdaigle : loyauté, intelligence, esprit et spiritualité. Le Choixpeau le dit lui-même :
"Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître."

22) Dans quelle maison es-tu selon Pottermore ou d'autres sites ?
Les résultats divergent selon les sites entre Gryffondor et Serdaigle, mais plus souvent pour Gryffondor.

23) Quelle serait ta matière préférée ?
Celui de défense contre les forces du mal.

24) Quel est le sortilège qui serait le plus utile à apprendre selon toi ?
Expecto Patronum !

25) Avec quel personnage deviendrais-tu ami(e) immédiatement ?
Ron Weasley. Ou les jumeaux Weasley.


DIVERS

26) Si tu pouvais posséder une des trois reliques de la mort, laquelle choisirais-tu ?
J'hésite entre deux : la cape d'invisibilité, très pratique, d'autant que je suis très curieuse (voire grosse fouine, si vous voulez que je parle franchement) ; et la pierre de résurrection. Mais à choisir ce serait la cape. Laissons les morts où ils sont, même s'ils nous manquent !

27) Y a-t-il une chose des livres que tu aimerais modifier ?
Oui et non. Oui, car je ne suis pas particulièrement fan de la fin. Mais peut-être est-ce simplement car je ne voulais pas quitter Harry, Ron, Hermione et les autres !
Et enfin, non, car J.K. Rowling a fait un boulot extraordinaire. Elle a été notre "maman littéraire" à toutes et à tous !

28) Qui est le maraudeur favori ?
J'hésite... Patmol (Sirius) ou Cornedrue (James, le papa de Harry).

29) Si tu pouvais faire revenir un personnage à la vie, lequel serait-ce ?
Sirius Black, Dumbledore ou Cédric Diggory qui est mort bien trop injustement. Mais si je ne pouvais en sauver qu'un seul, ce serait Sirius.

30) Reliques de la mort ou Horcruxes ?
Reliques de la mort.

Et maintenant, histoire de nous filer à tous un bon petit coup de vieux, voici 3 petites informations :
- Le dernier tome, HP et les Reliques de la Mort, est sorti en France le 26 octobre 2007... Il y a  presque 8 ans !
- Le personnage d'Harry étant né le 31 juillet 1980, il aurait aujourd'hui... 35 ans.
- Lors de la sortie du premier film, Daniel Radcliff avait 13 ans. Il en a aujourd'hui 26 !
- Domhnall Gleeson (Bill Weasley) n'est autre que le fils de Brendan Gleeson qui joue Fol'Oeil.


Je ne tague personne en particulier, mais si vous aimez l'univers Harry Potter je serais ravie de lire vos réponses, soit dans un article, soit en commentaire si vous n'avez pas de blog.

jeudi 6 août 2015

7 semaines, plusieurs livres #7

Bonjour à toutes et à tous ! Il est l'heure aujourd'hui que nous nous retrouvions pour parler de mes lectures de ces 7 dernières semaines. Pour ce #7 de 7 semaines, plusieurs livres je dois avouer que bien que je sois en vacances, j'ai paradoxalement lu moins de livres que d'habitude... Il faut dire que j'ai profité du mois de juillet pour regarder pas mal de mes séries favorites (je vous en parle d'ailleurs dans mon numéro de juillet des Addictions du mois) donc j'ai moins lu. Voici donc les 6 livres que j'ai lus du 15 juin au 3 août, livres aux genres très variés ! Vous remarquez peut-être une petite nouveauté : je ne partage plus les résumés des éditeurs qui, la plupart du temps, ne me conviennent pas. J'essaie donc de vous faire mon propre résumé tout en évitant d'en dévoiler trop.
NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.


* Les Ferrailleurs, tome 1 : Le Château, par Edward Carey
(464 pages)

Avec ce premier tome, Edward Carey nous emmène dans un univers décalé et sombre. Son style est d'ailleurs très proche de l'univers de Tim Burton. J'imagine tout à fait une adaptation cinématographique de ce roman par ce réalisateur que j'apprécie tant ! Chaque chapitre s'ouvre avec une illustration réalisé par l'auteur lui-même, ce qui fait de ce roman est très bel "objet-livre".
Nous voilà plongés dans le Londres du XIXème siècle, et plus précisément dans le demeure des Ferrayor, construire au coeur d'une sorte de déchetterie. Selon la tradition, chaque membre de la famille reçoit à sa naissance un objet plutôt banal en apparence qui l'accompagnera tout le long de sa vie. Clod, le jeune héros que nous suivons, a reçu un bonde et est capable d'entendre des voix. En fait, il n'entend que des noms, et pour cause, chaque objet possède un nom que Clod est capable d'entendre et de situer. Un jour, l'objet de naissance de la tante Rosamud disparaît... 
En parallèle, nous suivons l'histoire de Lucy, une jeune orpheline qui va venir travailler en tant que domestique (même si en réalité c'est un peu plus compliqué que ça...) chez les Ferrayor.

Si j'ai absolument adoré cet univers si particulier et limite absurde du roman d'Edward Carey, je dois avouer que j'ai quelque peu stagné dans ma lecture vers le milieu du livre. Le début du roman nous décrit beaucoup la demeure et la famille, et j'ai beaucoup apprécié cette description qui me donnait vraiment l'impression d'être dans un film. Cependant, au bout d'un moment, j'avais l'impression de lire la même chose sur une centaine de pages : Clod a la recherche de la poignée de porte de sa tante et Lucy qui essaie de comprendre où elle a atterri.
Toutefois, le rythme a été relancé lorsque les deux personnages se rencontrent et le livre se clôt sur quelque chose d'assez particulier et curieux. Je pense que les longues pages parfois redondantes ont été intentionnelles de la part de l'auteur : il faut tout de même se rappeler que Le Château est le premier tome d'une trilogie qui compte à l'heure actuellement deux tomes (seul le premier a été traduit en français pour l'instant).
En tout cas, j'ai adoré ce monde original et sombre, parfois cynique et cruel où la poésie vient parfois ajouter une touche de lumière. J'attends avec impatience la suite !
Je partage également avec vous le site de l'auteur que je trouve particulièrement intéressant : ICI.


* Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (tome 3), par J.K. Rowling
(448 pages)

Est-il encore nécessaire de présenter le jeune sorcier aux lunettes rondes ? Je ne pense pas ! Comme vous le savez déjà, je relis petit à petit les tomes d'Harry Potter car tout cela me manque énormément. Nous n'aurons plus jamais de nouveau livre, nous n'aurons plus jamais de nouveau film (bien que la rumeur d'un neuvième film enfle sur la toile...). Horrible, n'est-ce pas ?!
Cette relecture était d'autant plus agréable que je l'ai lu pile au moment où je suis allée voir l'exposition à la Cité du Cinéma avec mon cousin.

Ce tome 3 est certainement un de mes favoris, que ce soit en livre ou en film. Il faut dire que j'appréciais énormément le personnage de Sirius Black, et le tome 3 est le premier dans lequel le parrain d'Harry apparaît. J'aimais beaucoup la nouvelle facette qui était donné d'Hermione : une Hermione un peu plus cachottière qui accepte enfin d'avouer ses erreurs et ses échecs.
On découvre également pour les première fois le principe du patronus, ce que j'ai trouvé très intéressant. J'ai été très heureuse de me replonger dans ce troisième tome.








Nos faces cachées, par Amy Harmon
(436 pages)

J'ai eu un tel coup de coeur que j'ai voulu vous parler de ce livre avant que ne sorte mon #7 de 7 semaines, plusieurs livres. De ce fait, j'ai posté il y a quelques semaines un avis plutôt développé que vous pouvez (re)lire ICI.









Phobos, tome 1 : Les Ephémères, par Victor Dixen
(448 pages)

Les blogs et chaînes Youtube littéraires ont énormément parlé de ce roman depuis peu. Il faut dire que le thème était extrêmement intriguant : entre Hunger Games et 2001 l'Odysée de l'Espace, Victor Dixen, écrivain français, nous embarque avec lui pour un voyage avec caméra embarquée. Dans un futur finalement pas si éloigné que ça, douze jeunes personnes (six filles et six garçons) sont envoyés sur Mars pour peupler peu à peu la planète rouge, aucun retour n'est possible. Mais le voyage n'est pas un simple voyage : durant les 6 mois à destination de Phobos (lune de Mars, mais aussi, dans le mythologie, dieu de la peur, ce qui n'est pas sans conséquence dans certains éléments du livre), ces douze jeunes adultes seront filmés 24h/24 pour une télé-réalité inédite et historique suivie dans le monde entier.

Il faut avouer une chose : si l'idée d'une télé-réalité un peu cruelle et cynique n'est pas inédite dans un roman de dystopie (c'était le cas avec le pionnier du genre : Hunger Games), ce roman est un véritable "page-turner". On se prend très vite à l'histoire, on vit en même temps que les douze voyageurs, et notamment Léo le personnage principal. On est pris d'un réel besoin de connaître la suite, de savoir ce qu'il va se passer. Victor Dixen joue sur les codes de la télé-réalité et de tous les côtés malsains qui lui sont spécifiques pour fidéliser le lecteur et le rendre totalement accro.
On comprend très vite que les individus qui tirent les ficelles de ce fameux programme Genesis ne sont pas si inoffensifs qu'ils laissent penser. Ce premier tome ce termine sur un cliffhanger de malade qui vous rendra fou ! Attendre la suite sera une véritable torture...

Je ne me suis pas du tout ennuyée, j'ai passé un très bon moment de lecture, qui mélangeait deux genres que j'apprécie beaucoup : la science fiction et la dystopie. J'attends avec hâte le prochain tome, en novembre si mes informations sont exactes. Cependant, je dois avouer que je n'ai pas eu l'incroyable coup de coeur que certaines personnes ont pu avoir. Mais si ce type de roman vous intéresse, je vous le recommande.


L'Accro du shopping à Hollywood, par Sophie Kinsella
(470 pages)

Sophie Kinsella est selon moi la grande prêtresse de la chick-lit. C'est simple, lorsque je lis d'autres auteurs ce type de littérature, je m'ennuie et j'ai l'impression de toujours lire la même chose... Avec Sophie Kinsella tout est différent ! Derrière les aspects énervants de son personnage de Rebecca, alias Becky, Kinsella parvient à nous faire rire des choses les plus idiotes et parfois les plus tristes ! Dans ce septième tome de la saga de l'Accro du shopping, nous retrouvons Becky qui déménage pour quelques mois seulement à Los Angeles puisque son mari Luke, chargé de com' il me semble, a une cliente un peu particulière : une des plus grandes stars d'Hollywood. Star qui se révèle être très capricieuse et un brin manipulatrice. Evidemment, Becky qui a la folie des grandeurs et un goût prononcé pour les potins et la célébrité va à tout prix essayer de se faire une place dans ce monde de strass et paillettes.

Si vous avez déjà lu un ou plusieurs tomes de cette saga, vous savez forcément que Becky est la reine des gaffes et des plans foireux. J'ai été très contente de la retrouver car l'auteure n'avait pas publié de nouveau tome depuis 2011. C'était plutôt sympa de retrouver ses aventures aux Etats-Unis mais je dois avouer que je préfère la suivre en Angleterre... Malgré une bonne lecture et un bon divertissement, j'ai été un peu déçue par l'absence, ou presque, du côté accro du shopping de Becky. Contrairement aux autres tomes, celui-ci est moins axé sur l'addiction de Becky. C'est un peu dommage, mais peut-être Sophie Kinsella avait-elle peur de lasser ses lectrices.
Cependant, ce septième opus se termine d'une telle manière que vous aurez forcément envie de lire la suite : on pourrait presque croire que quelqu'un serait venu arracher les 40 dernières pages du livre tant la fin est... incomplète ! Et de toute manière, j'adore Rebecca, donc vivement le huitième !


Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas, par Tahereh Mafi
(430 pages)

Je me suis lancée dans ce premier tome sans réellement en connaître le résumé. Je voyais de nombreuses personnes l'évoquer sur des blogs ou Instagram et étant plutôt influençable d'un point de vu livresque, j'ai eu envie de commencer cette trilogie.
Pour vous en parler sans trop en dévoiler, c'est l'histoire d'une jeune fille, Juliette, enfermée depuis 264 jours pour un accident dont elle est malgré elle la responsable. Juliette tue sans le vouloir : rien qu'en la touchant, vous souffrez énormément, voire vous mourrez sur le coup. Un jour, un autre détenu arrive dans sa cellule et elle se demande pourquoi aussi subitement, pourquoi il est aussi mystérieux. S'en suit alors des histoires de politique et de manipulation dans un monde où le pouvoir est entre le main d'un régime tyrannique. Ce régime qui, d'ailleurs, aimerait le servir de Juliette comme arme de torture et de persuasion.

Venant des éditions Michel Lafon (en jeunesse), on se doute que le livre sera composé de deux genres principaux : la romance et le Young-Adult/dystopique. Ce mélange est plutôt réussi, surtout dans ce premier tome. La romance venait un petit peu édulcorer le côté très malsain et manipulateur de l'histoire et des péripéties rencontrées par Juliette.
Il faut noter cependant un détail de la mise en page qui pourra en dérouter certains : quelques phrases sont barrées, surtout au début. En fait, je pense que Tahereh Mafi a choisi de faire de la sorte pour montrer que Juliette est très confuse, peu sûre d'elle et de ses sentiments. Peu à peu, page après page, les ratures sont de moins en moins nombreuses, preuve que le personnage de Juliette évolue. Il est d'ailleurs très intéressant de suivre cette évolution.
Ne me touche pas, premier tome de la trilogie Insaisissable, est plutôt réussi et la fin est telle que j'ai absolument envie de lire la suite, et assez vite !


Running man, par Stephen King (publié sous le pseudo de Richard Brachman)

J'ai toujours apprécié Stephen King. Cet auteur a un don particulier pour vous plonger immédiatement dans une histoire, son univers, et vous manipule extrêmement facilement. Lorsque j'ai commencé Running Man, j'ai eu peur d'être un peu blasée par l'histoire. Pour vous mettre dans le contexte, on est plongé aux Etats-Unis, dans le premier quart du XXIème siècle (donc en ce moment pour nous ! Mais rappelons que ce roman a été écrit en 1982). La dictature règne et la télévision occupe une grande place au sein du pouvoir. Il existe une grande entreprise de jeu qui propose à la population de passer un casting pour les différents jeu télévisés de cette entreprise. Chaque jeu permet de gagner de l'argent dans un monde où la précarité est commune et la misère "normale". Les jeux sont évidemment, vous vous en doutez, d'une cruauté sans nom où la dignité des participants est mise à mal. La fille de Ben Richards, le personnage principal, est gravement malade et celui-ci décide de passer un casting pour pouvoir lui acheter des médicaments dignes de ce nom. Richards est sélectionné pour le jeu "La Grande Traque". Le principe ? Plus longtemps il survit, plus longtemps lui et sa femme touchent de l'argent. La population entière est réquisitionnée pour le lyncher si elle le trouve.

Lorsque j'ai commencé ce roman, je n'ai pas réussi à le lâcher ! Je l'ai lu en même pas 24h tant il m'était impossible de le refermer sans connaître la suite. Stephen King nous immerge avec habileté dans cet univers et on commence peu à peu à apprécier Richards, bien qu'il soit un personnage très antipathique. Lorsque je l'ai terminé, j'ai forcément pensé à Hunger Games : la télé-réalité pour montrer l'étendu du pouvoir dictatorial, et surtout la cruauté où la mort des candidats est complètement banalisée. Finalement, même si on la trouvait innovatrice il y a 3-4 ans, Suzanne Collins n'a rien inventé !
Si vous aimez ce genre de littérature et que vous avez apprécié Hunger Games, je vous recommande Running Man. Cependant, je dois avouer que les 50 dernières pages sont un peu too-much... C'est dommage...
Un film a d'ailleurs été fait en 1987 par Paul Michael Glaser avec Arnold Schwarzenegger, et je compte le regarder au plus vite.


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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