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mercredi 30 novembre 2016

7 semaines, plusieurs livres #17

Ces sept dernières semaines de lecture ont été un peu compliquées ! Entre le rythme de mes journées qui s'accélère, mes recherches qui me prennent du temps et tout ce qu'il y a autour, je n'ai pas énormément lu, d'autant que courant octobre, j'ai eu une grosse panne de lecture.
Cependant, je viens aujourd'hui pour le #17 de 7 semaines, plusieurs livres avec 7 oeuvres à vous présenter.


* Noir & Blanc, par Léon Troisjoueur
Editions Lulu, 314 pages
Ma note : 3,5/5

Lorsque Léon Troisjoueur m'a fait parvenir son roman, j'ai été tout de suite attirée par la couverture. Vous le savez certainement : je suis une tatouée-intéressée, c'est-à-dire que j'aime autant les tatouages sur moi que sur les autres. Avec cette couverture, qui aura beaucoup de sens dans la suite du roman, c'est quitte ou double : on aime, ou on n'aime pas. Pour celles et ceux que ça intéresse, cette photo est celle d'un tatouage réalisé par Romain, un tatoueur spécialisé dans le maori qui tatoue sur Paris. J'ai reconnu son oeuvre, et ça peut paraître un peu idiot, mais j'ai trouvé cela "rassurant".

Dans Noir & Blanc, Léon Troisjoueur nous présente la vie un brin pépère de Laurent. En parallèle, nous suivons Gabrielle, une jeune femme qui a passé plusieurs années au Japon, au sein d'une culture qui l'a marquée. Le destin de ces deux personnages se croisent au Japon : la fougue et la sensualité de Gabrielle viennent côtoyer la vie routinière de Laurent. Ils se revoient par la suite en France par un ami commun. Une (re)rencontre qui prendra une autre tournure.
Il m'est difficile de parler de Noir & Blanc sans trop vous en dire, tant chaque élément en amène un autre, puis un autre.

A titre personnel, j'ai été surtout marquée par la partie III. Peut-être par rapport à mon métier et à mes expériences passées, je ne sais pas... Mais cette partie est une petite leçon de vie quant au caractère éphémère et fragile de la vie humaine. Finalement, j'ai interprété Noir & Blanc comme un récit de vie, entre les déboires et les ascensions émotionnelles d'un homme parfois perdu mais qui a su retrouver son chemin.


* Les Stagiaires, par Samantha Bailly
Editions Milady, 350 pages
Ma note : 4/5

Après la panne de lecture qui est venue m'envahir après ma lecture de Noir & Blanc, j'ai eu besoin d'une lecture feeling-good. Dans ces cas-là, quoi de mieux qu'un roman de Samantha Bailly ? Vous le savez : j'adore cette auteure. J'aime son écriture simple et sans prétention qui permet de faire passer un message tout en permettant un bon divertissement au lecteur. La simplicité est souvent, en littérature, un point positif qui créer un lien particulier entre l'auteur et ses lecteurs.

Avec Les Stagiaires, Samantha Bailly nous raconte les galère sentimentales, professionnelles et financièrement d'un petit groupe de jeunes bossant dans un entreprise d'édition de mangas et de jeux vidéos. Ces quatre stagiaires viennent tous d'un univers différent mais ont en tête un seul but : s'intégrer et se faire une place dans un milieu où les contrats précaires sont fréquents.
Le roman est raconté selon deux points de vue : celui d'Ophélie, jeune provinciale montée à Paris pour son stage, et celui d'Arthur, jeune homme des beaux quartiers parisiens. Ces deux visions radicalement opposées permettent une exploitation riche et intéressante d'une situation délicate que de nombreux jeunes connaissent actuellement : le stage.

C'est drôle, c'est émouvant, c'est parfois révoltant, mais c'est surtout un excellent moment de lecture. J'ai adoré !


* Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, par Armelle Damen
Editions Edilivre, 50 pages
Ma note : 3/5

C'est mon amie Armelle qui a publié ce petit recueil de nouvelles il y a plusieurs mois. 
Dans Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, Armelle nous confie plusieurs de ses pensées sur des thèmes très différents les uns les autres, qu'ils soient joyeux et optimistes, ou tristes et angoissants.

J'ai bien aimé le style, parfois un peu oral, qui permet une certaine connivence entre Armelle et ses lecteurs. Cependant, et ça m'a un peu gênée, je trouve qu'il y a une part un petit trop peu importante autour de la religion.

En tout cas, je remercie encore une fois Armelle de m'avoir fait parvenir son livre !


* Hogwarts : An incomplete and unreliable Guide (Short stories from Hogwarts, part 3), par J.K. Rowling
Editions Pottermore Presents (livre numérique), 71 pages
Lecture VO
Ma note : 4/5

Suite et fin de la petite trilogie de nouvelles publiées par J.K. Rowling sur l'univers plus ou moins caché d'Harry Potter. Ce troisième et dernier tome a certainement été celui que j'ai préféré. J.K. Rowling nous plonge dans l'univers si particulier et magique de Poudlard.
Il est à mon sens le tome de la trilogie le plus travaillé, le plus diversifié et le plus abouti.

Nous y apprenons en détail les origines de la plateforme 9 3/4, de la carte des maraudeurs et du Choixpeau magique ; les secrets autour du château, du parc et du lac ; le passé des fantômes de Poudlard, l'historique des cours ; et enfin les quelques objets mythiques du château : la Pensine, le Miroir du Riséd, etc.

Encore une fois, cette trilogie de nouvelles est une bonne idée de J.K. Rowling pour garder le "contact" avec les mordus d'Harry Potter, mais n'est pas nécessaire si vous appréciez l'univers sans en être totalement dingue.


* Les Derniers jours de Rabbit Hayes, par Anna McPartlin
Editions Le Cherche-Midi, 464 pages
Ma note : 2/5

Sacrée déception, cette histoire de Rabbit Hayes....! Dans ce roman, nous suivons, comme l'indique si bien le titre, les derniers jours de Rabbit Hayes, une femme d'une quarantaine d'années atteinte d'un cancer. Entre souvenirs d'enfance et péripéties liées à la maladie, Rabbit nous raconte tout. J'avais tellement de bien sur les critiques de ce roman que je m'attendais à être totalement subjuguée. Malheureusement, ça n'a pas été le cas. 

En réalité, ce roman m'a tour à tour ennuyée ou énervée. Ennuyée puisque malheureusement, entre quelques rares jolies citations, il ne se passe absolument rien. Certes, parfois il ne se passe pas grand chose dans un roman, mais tout ce qu'il y a autour permet de "relever" le niveau (l'ambiance, les personnages, le style d'écriture...)... mais non ! Enervée parce que les clichés sont bien trop nombreux et bien trop gros !

Je n'ai pas été émue Rabbit Hayes, bien que le sujet m'intéresse. Elle m'a parfois semblée égoïste et immature. Par exemple, elle n'a pas dit à sa fille qu'elle avait un cancer. Dans le cas où l'enfant est très jeune, je peux aisément le comprendre (aborder la maladie et la mort avec des enfants de moins de 10 ans peut parfois être compliqué), mais ici, la fille de Rabbit est adolescente. Ce type de comportement m'a paru totalement déplacé et insensé.
Le lecteur connaît la fin dès les premières pages, mais ce n'est pas ça qui est gênant. Ce qui est gênant, c'est cette fin expéditive et bâclée que j'ai même trouvé complètement dénuée de sentiments et d'émotions.

Quitte à lire un livre sur le cancer et la fin de vie liée à la maladie, je vous conseille plutôt le très connu Nos Etoiles Contraires de John Green ou Au nom d'Alexandre d'Olivier Auroy : des romans bien plus sincères et plus travaillés.


* Demain les chats, par Bernard Werber
Editions Albin Michel, 320 pages
Ma note : 3/5

Vous n'avez pas pu passer à côté de ce roman dont la couverture est absolument partout : sur internet, en librairie, en grandes surfaces, dans les kiosques à journaux parisiens, etc. Comme toujours avec Werber, le titre est aussi minimaliste qu'il est intrigant.
Le synopsis est absolument brillant : la chatte Bastet fait la connaissance de Pythagore, un chat siamois assez particulier qui dispose d'un Troisième Oeil. Par ce Troisième Oeil, Pythagore a accès aux connaissances des êtres humains et à leur Histoire. Cette Histoire de l'Humanité, il va la raconter à Bastet au moment où la guerre éclate en France, suite à plusieurs attaques terroristes.

Dans ce roman, Werber nous brosse le portrait des êtres humains, dans leurs bons comme dans leurs mauvais côtés. Le parallèle avec l'actualité est assez poignant et amène à réfléchir. Par les récits de ce chat, Werber nous offre une véritable critique de la société contemporaine.
Cependant, c'est la deuxième moitié du roman qui me chiffonne un peu : elle est un peu "too much" à mon sens. Je n'en dis pas plus, mais comme on dit familièrement : "ça se barre en c..." !

C'était mon premier roman de Werber : je savais déjà qu'il était un peu "perché". Bien que j'ai adoré la première moitié de ce roman, je n'ai pas du tout été convaincue par la suite. Cette lecture mi-figue mi-raisin me laisse un goût légèrement amer ; de ce fait, si vous connaissez bien les oeuvres de Bernard Werber, n'hésitez pas à me conseiller un roman qui pourrait me faire changer d'avis !



* Le Père Noël était presque parfait, par Rose M. Becker
Editions Addictves, 189 pages
Ma note : 4/5

Dans un trou paumé à la frontière canadienne, une jeune femme d'une vingtaine d'années, Calista, s'ennuie profondément. Elle travaille dans le café familial en complément de ses études de psychologie. Entre une mère envahissante et une grand-mère complètement barrée, Calista est comme "en otage" dans cette ville qu'elle aime autant qu'elle n'aime pas : elle rêve d'indépendance, mais c'est financièrement impossible. En cette période de fêtes de fin d'année, Calista sait que le café va devoir fermer et déposer le bilan.
Un jour, en promenant son chien Viking, elle tombe en pleine forêt sur un homme ayant l'air blessé. Elle le recueille chez elle le temps qu'il aille mieux. Peu à peu, elle s'attache à lui mais regrette également le fait qu'il ne se confie pas et qu'elle ne sache rien de lui.

Ma chronique de ce roman sera aussi rapide qu'efficace : c'était super sympa dans le genre conte de Noël. Qui dit conte de Noël dit niaiseries, bons sentiments, et fin qui se sent à des kilomètres. Mais très sincèrement, tous ces bons sentiments m'ont fait du bien. Ça se lit très vite (en même pas 24h) et on en redemanderait peut-être même encore !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mardi 22 décembre 2015

7 semaines, plusieurs livres #10

Bonjour ! J'espère que cette période de fêtes se passe bien de votre côté et que vous profitez au mieux des personnes que vous aimez, que ce soit votre famille ou vos amis. Aujourd'hui, je viens avec le #10 (oui, déjà !) de 7SPL : du 2 novembre au 21 décembre 2015.
Mon parcours de lecture a été particulier durant ces 7 semaines, puisqu'on a vécu le 13 novembre à Paris de véritables horreurs. Pendant plusieurs jours, je n'ai pas ouvert un seul bouquin. Puis, environ 1 semaine après, me plonger dans la lecture m'a permis de me changer les idées. Et ma lecture du moment "tombait bien" puisque je relisais le 4ème tome d'Harry Potter (je vous en parle ensuite), un univers si chaleureux qui fait du bien.
Voici mes lectures !

NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.


* Harry Potter et la Coupe de Feu (tome 4), de J.K. Rowling
(784 pages)

Vous le savez, je suis une grande fan de l'univers Harry Potter. Complètement dingue, en fait ! Et j'avais commencé à relire toute la saga l'année dernièrement. Au début du mois de novembre, je me suis replongée dans ce tome 4 que j'aime beaucoup. Le fait que des étudiants d'autres écoles de sorcellerie viennent à Poudlard donne un petit côté "Eramus" à l'histoire, assez sympa !
Je suppose que vous avez déjà lu/vu ou lu et vu Harry Potter donc je ne vais pas m'étaler trop longtemps sur cette lecture.

Cependant, j'aimerais partager avec vous un passage du livre. Comme dit plus haut, j'étais environ aux 3/4 de ma lecture lorsque Paris a été frappée par la barbarie, le 13 novembre. J'ai eu du mal à lire, mais quand je me suis remise doucement à la lecture, j'ai été complètement bouleversée par une partie du discours de Dumbledore lors du banquet de fin d'année, tant il faisait écho à l'actualité. Voici ce passage :
"Une fois de plus, je vous le répète à tous, maintenant que Lord Voldemort est de retour, l'union fera notre force, la division notre faiblesse. L'aptitude de Lord Voldemort à semer la discorde et la haine est considérable. Nous ne pourrons le combattre qu'en montrant une détermination tout aussi puissante, fondée sur l'amitié et la confiance. Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouvert les uns au autres. Je suis convaincu – et jamais je n'ai tant souhaité me tromper – que nous allons connaître une période sombre et difficile"


* Twilight tome 1, de Stephenie Meyer (lecture VO)
(464 pages)

Encore une relecture ! Courant octobre, la chaîne M6 a diffusé toute la saga Twilight. J'ai beau avoir 20 ans, cette saga me plait toujours autant. On pourra en dire ce que l'on veut, mais nous sommes nombreuses à avoir vécu notre adolescence avec Twilight !

Bref, en revoyant les films, j'ai eu envie de relire le 1er tome qui est mon préféré. Mais comme je l'ai déjà lu et que j'ai dû voir le film au moins 6 ou 7 mois, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup que j'essaie de le lire en Anglais. C'était ma seconde lecture VO, et je dois dire que je suis assez contente de l'avoir fait. Le niveau de langue est très facile à comprendre et finalement, comme le vocabulaire est assez "répétitif", les obstacles sont facilement surmontables. Et encore une fois, avec la liseuse, lire en VO est vraiment pratique puisqu'il y a un dictionnaire intégré, ce qui est parfait lorsque vous avez un doute sur la signification d'un mot.
J'ai vraiment été très contente de me replonger dans cet univers environ 7 ans après ma première lecture. Retrouver Bella et Edouard a été un véritable plaisir !

Je n'ai pas un niveau extraordinaire en Anglais, je suis loin d'être bilingue, mais on peut dire que je me débrouille pas mal. Donc sincèrement, si la lecture VO vous tente, essayez. Ca ne coûte rien de tenter le coup, et si vous parvenez à arriver au bout de votre lecture, vous vous sentirez très fier(e) !


* Le Voleur de brosses à dents, d'Eglantine Emeyé
(402 pages)

Dans ce témoignage, Eglantine Emeyé, présentatrice tv, nous parle de son combat quotidien pour permettre à son fils Samy de vivre comme n'importe quel enfant de son âge. Samy est un petit garçon autiste. Victime d'un AVC alors qu'il était nouveau-né, sa maman constatait qu'il n'était pas "comme les autres". Après être allée de médecin en médecin, de neurologue en neurologue, le diagnostic est enfin tombé alors que Samy était tout petit. A partir de ce moment, Eglantine Emeyé s'est lancée dans un véritable parcours du combattant dans sa vie de tous les jours, que ce soit dans l'éducation de son fils, sa vie privée ou sa vie professionnelle.

J'ai adoré ce témoignage. J'avoue que début, j'avais peur que ce livre tombe dans le pathos et le larmoyant. Mais rien de tout cela ! On est surtout plongé dans un quotidien absolument hallucinant où Englantine Emeyé bataille chaque jour, tant dans le domaine administratif que de la prise en charge par le corps médical.
Ce livre est absolument extraordinaire, et je dois avouer que compte-tenu de mes études (je suis en école de psychomotricité), j'ai été très intéressée par les confidences d'Eglantine Emeyé. Je vais être amenée à travailler avec des personnes autistes, tant des enfants que des adultes. C'est un monde qui peut facilement faire peur puisqu'il n'y a que très peu d'informations, tant pour les parents que pour les professionnels de santé. Mais au fur et à mesure, on se rend compte que le plus important avec la prise en charge d'un autiste est l'adaptabilité.

Finalement, que vous soyez ou non dans le monde du médical / paramédical, je pense que ce livre pourra intéresser de nombreuses personnes. Véritable ôde à la vie et à la maternité, Eglantine Emeyé nous prouve que maladie ou non, handicap ou non, un enfant reste un enfant : une petite personne qu'il faut aimer et choyer !


* Phobos tome 2, de Victor Dixen
(496 pages)

Dans le courant de l'été, j'ai lu le premier tome de Phobos. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais je vous avais fait part de mon enthousiasme et de ma hâte à lire la suite, puisque ce premier tome s'achevait d'une manière assez dingue. J'ai dû attendre novembre pour pouvoir (enfin) lire ce second tome et j'ai littéralement sauté dessus à sa sortie.

Je ne tiens pas à parler réellement de ce second tome, puisque je risque de dévoiler de nombreuses choses, et ce serait dommage que l'une d'entre vous qui n'a pas encore lu le premier tome soit spoilée.
J'ai adoré la façon dont les chapitres se succédaient. Tout comme pour le premier tome, Victor Dixen nous emmène dans plusieurs univers selon différents points de vue. En lisant les pages, on se sent rapidement emporté avec les personnages. Ce livre est écrit un peu à la manière d'un scénario, ce qui rend la lecture totalement addictive.

En tout cas, je n'ai pas été déçue par ce second tome, bien que j'ai trouvé quelques longueurs qui auraient pu être évitées ou écourtées. Cependant, celles-ci n’entachaient en rien mon plaisir !


* Toujours là, toujours prêt, de Patrick Pelloux
(261 pages)

Patrick Pelloux est médecin urgentiste au Samu de Paris, syndicaliste, mais écrit également des chroniques pour Charlie Hebdo depuis une dizaine d'années. Il est l'auteur de plusieurs livres centrés sur le service des urgences en France et ses mésaventures face au système de santé. Dans Toujours là, toujours prêt, il partage avec nous quelques anecdotes de sa vie de médecin urgentiste, entre aberrations administratives et patients parfois complètement loufoques.
Cependant, le livre s'ouvre sur un long chapitre à propos de ses collègues de Charlie Hebdo assassinés sauvagement en janvier dernier.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le chapitre en question n'est pas larmoyant. Loin de là. C'est plutôt un bel hommage à ses amis de toujours, ou presque. Un hommage sur la joie de vivre qui les caractérisait, cette soif de vivre, de se marrer et de partager de bonnes tables entre amis.
Triste hasard du calendrier, ce livre est sorti le 10 novembre, soit 3 jours avant les attentats de Paris...

Toujours là, toujours prêt ne se lit pas exactement comme on lirait un roman de fiction. Ce livre a été sur ma table de chevet durant tout le mois de décembre, et de temps en temps, je lisais une chronique ou deux. C'est une sorte d'anthologie de chroniques parfois cyniques, parfois tristes, parfois émouvantes, parfois révoltantes sur l'hôpital français, ses services d'urgence et le système de santé français, complexe et parfois très étrange. C'est bon de voir enfin quelqu'un se révolter contre un système qu'on pense intouchable sous prétexte qu'il est unique au monde !
Je pense lire très vite d'autres livres de Pelloux, pour pouvoir retrouver cette authenticité qui commence à se faire de plus en plus rare, quel que soit le milieu.


* Le Désert des Tartares, de Dino Buzzati
(268 pages)

C'est sur les conseils d'un ami que je me suis lancée dans le très célèbre Désert des Tartares de l'auteur italien Dino Buzzati. Lorsque j'ai tourné la dernière page, je me suis demandée comment j'avais pu passer à côté d'un tel chef d'oeuvre !
Il m'est très difficile de parler de ce livre puisque j'ai l'impression qu'il fait parti de ses oeuvres qui représentent pour chacun des lecteurs un petit quelque chose en particulier. Vous savez, ce genre de livre qui vous remue sans que vous sachiez réellement pourquoi. C'est tout à fait la sensation de cette lecture.

On suit Giovanni Drogo, jeune officier, qui est affecté à la citadelle de Bastiani, un fort militaire perdu au milieu de nulle part qui a la réputation d'être la frontière avec un territoire ennemi, qui repousse l'ennemi. Certes. Mais quel ennemi, finalement ? Et c'est cette question que Giovanni Drogo et le lecture vont se poser tout au long du roman.
Le Désert des Tartares est donc l'histoire d'une longue attente contre un ennemi dont on ne sait rien, pas même s'il existe. Drogo tombe alors dans une sorte de paranoïa omniprésente : il voit et entend l'ennemi partout dans le fort de Bastiani et dans son esprit. Une quête contre le temps et l'attente perpétuelle. Un mirage.

Lorsque j'ai fini le livre, je me suis souvenue d'une phrase prononcée un jour par l'ami qui m'a conseillé cette lecture : "Le pire des ennemis est l'ennemi invisible". C'est tout à fait ça.
Je ne peux que vous conseiller ce chef d'oeuvre.


* La Passe-Miroir – tome 1 : Les Fiancés de l'hiver, de Christelle Dabos
(528 pages)

Cela faisait un petit bout de temps que je voulais lire cette oeuvre. J'en ai très souvent entendu parler, et toujours en de bons termes. Cependant, j'ai plusieurs fois décalé le moment de ma lecture : pour moi, Les Fiancés de l'hiver est un roman à lire en hiver, en automne à la rigueur, mais surtout pas en été ou au printemps. De ce fait, avec le froid qui commençait à arriver doucement, j'ai eu envie de le lire ce mois-ci, en décembre.

J'ai finalement été déçue par ce roman. J'ai eu un mal fou à rentrer dedans (quoi que, je ne sais pas si j'y suis finalement arrivée à un moment ou un autre...) et j'ai peiné à avancer dans ma lecture. Vous savez, il y a ces livres qu'on ne veut pas lâcher et dont on lit quelques pas dès que l'on a un petit moment, ne serait-ce que 5 minutes. Je m'attendais à ce genre de chose avec Les Fiancés de l'Hiver, mais ça n'a pas été le cas, loin de là.

L'univers est très original. C'est d'ailleurs appréciable de lire quelque chose qui ne ressemble en rien à ce que l'on a déjà vu ou lu. L'idée de ce nouveau monde, de ces Arches que l'on pourrait comparer à des continents ou des pays, est exceptionnelle. Cette notion de mariages, de familles différentes selon les Arches était également très intéressante. Cependant, malgré sa grande originalité, je me suis attachée ni aux personnages, ni à l'univers. Les personnages, justement, sont à mon sens très stéréotypés. Il y a Ophélie, une jeune femme très timide et qui s'isole dans son musée, sur l'Arche Anima. Puis il y a Thorn, son futur fiancé, un homme immense, rustre, maigre et peu bavard qui vient du Pôle. En somme, nous avons l'intello coincée et le vil personnage du grand froid. Schéma plus ou moins classique et horripilant.

Je me suis beaucoup ennuyée pendant ma lecture. Les pages défilaient d'une manière bien laborieuse, mais je n'arrivais pas à comprendre où l'auteure voulait en venir. Parce que, n'en déplaise aux fans de la saga, il ne se passe finalement pas grand chose durant ces 528 pages.
Je suis allée jusqu'au bout de ma lecture, attendant vainement un rebondissement, une péripétie ou tout autre élément qui pourrait (re)lancer l'histoire.
Les Fiancés de l'hiver n'est malheureusement pas le chef d'oeuvre auquel je m'attendais et que les lecteurs ont si souvent vanté. Je ne lirai donc pas le second tome Les Disparus du Clairdelune, sorti en octobre.


* La Véritable histoire de Noël, de Marko Leino
(299 pages)

Je me suis lancée dans cette histoire aux alentours du 15 décembre, sans réellement savoir de quoi elle parlait. Avec du recul, après l'avoir lu, je suis très contente de ne rien avoir son à son propos.

La Véritable histoire de Noël est un sublime conte destiné aussi bien aux enfants qu'aux plus grands. J'ai adoré l'ambiance grand nord apportée par la plume de Marko Leino, écrivain finnois. J'ai toujours été attirée par les pays scandinaves (ne me demandez pas pourquoi : je fais une fixette sur les pays celtes et scandinaves !). Ce conte a donc été un véritable délice pour ma part. J'ai trouvé l'histoire très chaleureuse, malgré une trame plutôt triste.

Je dois vous avouer que je n'ai pas particulièrement envie de partager avec vous le synopsis. Si vous souhaitez le découvrir, vous pourrez le lire sur de nombreux sites internet. Mais si vous aimez le froid, la neige, les chalets, les sapins, le feu qui crépite dans la cheminée et la féerie de Noël, je vous recommande vivement La Véritable histoire de Noël qui, contrairement à d'autres contes de Noël, a le mérite de ne pas tomber dans la niaiserie.


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mardi 11 novembre 2014

7 semaines, plusieurs livres #1

Bonjour tout le monde ! Je reviens aujourd’hui pour une nouvelle rubrique qui tournera autour de la littérature. J’aime énormément lire, mais malheureusement, je ne parle que très peu de ce que je lis sur mon blog. C’est dommage, puisque ce serait l’occasion de vous faire, éventuellement, découvrir des livres et des auteurs ; mais aussi de partager des ressentis et des avis avec celles et ceux qui auraient lu un des livres présentés.

Donc pour pouvoir discuter de tout cela avec vous, j’ai choisi de vous donner un avis toutes les 7 semaines sur les livres lus durant ce laps de temps. Alors pourquoi 7 semaines, me direz-vous, et non pas 4, ou 9 ou 10 ? En fait je ne sais pas… J’ai toujours apprécié le chiffre 7 et puis, c’est tout de même un chiffre très symbolique et fascinant sur de nombreux points : les 7 collines de Rome ; l’Hydre de Lerne avait 7 têtes ; les 7 péchés capitaux ; les 7 continents ; les 7 merveilles du monde ; les 7 cieux dans l’Islam ; le chandelier à 7 branches dans le judaïsme ; les 7 sacrements dans le catholicisme ; les 7 couleurs de l’arc-en-ciel, etc.
BREF, ce chiffre est passionnant, et voilà pourquoi j’ai voulu vous faire cette rubrique toutes les 7 semaines.

Et le premier numéro de 7 semaines, plusieurs livres concerne les semaines du 22 septembre au 10 novembre. Je vous laisse découvrir la suite !

* Nos Etoiles Contraires, John Green

Résumé de l’éditeur : Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l'évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C'est là qu'elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d'Hazel, qui a peur de s'impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d'amour commence... les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

Ce livre a une signification très particulière pour moi, vous le savez bien, et lorsque je l’ai lu, j’ai enfin pu mettre des mots sur ce que j’avais ressenti il y a maintenant presque 3 ans. John Green vous emporte dans une histoire magnifique où le cancer n’est pas diabolisé comme il peut l’être dans de nombreux autres romans ou films.

Ce livre ne tombe jamais dans le pathos, et on s’attache énormément et très rapidement à Gus et Hazel. La fin est magnifique. Et l'adaptation cinématographie est très réussie, fidèle à l'histoire d'origine.
Bien plus qu’une « histoire de cancer », Nos Etoiles Contraires est un hymne à la vie qui, lorsque vous l’aurez fini, vous laissera, en plus des très nombreuses larmes, une sorte de nouvel adage qu’on garde toute sa vie : il faut profiter de sa vie, choyer les gens qu’on aime, et toujours tenter de réaliser ses rêves. Sublime.


* La Théorie Gaïa, Maxime Chattam

Résumé de l’éditeur : La terre, dans un futur proche... Les chiffres parlent d'eux-mêmes : multiplication des catastrophes naturelles, instinct de prédation en pleine recrudescence, accroissement exponentiel des tueurs en série... La planète se meurt et nous sommes son cancer. L'Humanité est son propre virus. Appelés d'urgence par la Commission européenne, un couple de chercheurs prend conscience du chaos qui s'annonce. Dans un monde livré aux éléments, où toute la violence de l'homme semble éclater soudain, le secret d'État se révèle explosif. Inavouable. Survivront-ils ? Survivrons-nous ?

J’ai découvert Maxime Chattam avec Les Arcanes du chaos qui frôlait la perfection « thrilleresque ». Et cet auteur ne me déçoit pas, puisque ce roman était à la hauteur de mes espérances : suspens, peur, stress, gore, intrigue… Maxime Chattam arrive à vous entraîner avec lui et surtout à vous manipuler grâce à des intrigues et rebondissements politico-éco-psycho-policières. Oui, rien que ça ! Si vous êtes friand des policiers un peu horrifiques ou des thrillers, je ne peux que vous conseiller cet auteur. Dans le même genre que Franck Thilliez, pour celles et ceux qui connaissent. Grandiose !
Et j’attends également des adaptations  cinématographiques de certains de ses romans !


* La Méthode Schopenhauer, Irvin Yalom

Résumé de l’éditeur : Quand Julius Hertzfeld, un célèbre psychothérapeute de San Francisco, apprend qu'il n'en a plus que pour quelques mois à vivre, que fait-il? Il contacte l'un de ses anciens patients, l'arrogant Philip Slate, accro au sexe, le grand échec de sa carrière, devenu depuis psychothérapeute. Au centre de cette relation : Schopenhauer. Cette plongée dans l'univers de la thérapie de groupe, menée de main de maître par Irvin Yalom, l'un des plus grands spécialistes contemporains de la question, nous fait voyager dans le temps, dans l'espace, mais surtout au plus profond de l'âme humaine.

J’ai adoré l’approche romancée  de ce roman philo-psychologique. L’auteur arrive à nous enseigner des choses, et disons-le, à nous donner de nombreux éléments de culture générale, sans pour autant en faire un livre trop didactique.
J’avoue que je ne connaissais Schopenhauer qu’à travers mes cours de philosophie de terminale, mais ici, rien n’est raconté de la même manière qu’au lycée, puisque grâce à la vie du personnage principal, un peu perdu dans sa propre vie, Irvin Yalom vient nous plonger dans l’univers de la psychothérapie. L’humour est assez décapant et cynique, ce qui en fait un livre très intéressant et vivant.

Je pense lire d’autres œuvres de cet auteur, puisque j’adore l’approche historique, culturelle, psychologique et philosophique de ce qu’il fait.


* Molly Moon et le livre magique de l’hypnose (tome 1), Georgia Bing

Résumé de l’éditeur : Molly Moon a grandi dans l'orphelinat que dirige l'horrible Miss Adderstone. Sa vie est un cauchemar jusqu'au jour où elle découvre ses dons d'hypnotiseuse, grâce à un mystérieux manuel. Après avoir envoûté la directrice et obtenu d'être traitée comme une reine, Molly s'embarque pour les Etats-Unis pour réaliser son rêve : devenir star à Broadway. Mais ses pouvoirs magiques font des envieux.

Relecture ! J’avais lu la saga Molly Moon lorsque j’étais au collège, et j’ai voulu me replonger dedans. Et, une nouvelle fois, j’ai adoré ! Molly est un personnage très drôle, attachant qui vit des histoires hors du commun. Avec le recul et un regard adulte, je me dis que les trois-quarts de ce que fait cette gosse dans le bouquin seraient juste impossible dans la vraie vie. Mais c’est ça qui est formidable avec ce bouquin !

L’écriture est très simple, très abordable et surtout, bourrée d’humour. Si vous cherchez à vous détendre, à ne pas vous prendre la tête, n’hésitez pas une seule seconde, j’ai adoré. Ou si vous connaissez des jeunes entre 9 et 13 ans dans votre entourage, conseillez-leur.


* Under the Skin, Michel Faber

Résumé de l’éditeur : Isserley, jeune femme mystérieuse et aguicheuse, passe son temps à sillonner les routes d'Ecosse. Le parfait auto-stoppeur doit être jeune, grand et musclé. Quand elle trouve enfin la perle rare et l'embarque dans sa voiture, les choses se compliquent un peu... Que fait-elle de tous ces hommes au corps parfait qui disparaissent mystérieusement ?

J’ai un petit peu choisi de lire ce livre par hasard, si j’ose dire. En fait j’avais trouvé l’affiche du film (sorti en mai-juin, il me semble) assez intrigante lorsque je passais devant, dans le métro, le matin. Et tout récemment, le livre était mis en avant à la Fnac, donc j’y ai repensé et je l’ai lu. C’est très particulier ! A mi-chemin entre thriller et science-fiction. Le début est un peu lent et répétitif, mais on se prend vite à l’histoire et surtout, on veut à tout prix savoir où l’auteur veut nous mener et qui est ce mystérieux personnage, Isserley. Une bonne (et courte) lecture, à peu près 300 pages, mais pas de quoi grimper aux rideaux. Un livre très particulier.

En revanche, énorme, méga, giga coup de gueule contre le film que j’ai vu juste après avoir fini le livre. La grosse blague, jamais vu une « adaptation » de la sorte ! Rien ne correspondait au livre, rien ! L’action n’avait rien à voir, certains personnages ont carrément été supprimé, le dénouement n’est pas le même et encore plus surprenant, le personnage principal n’a même pas le même nom. Une déception sans nom, malgré une belle photographie et une actrice principale excellente (Scarlett Johansson), pour ce film pseudo expérimental qui voulait faire dans l’originalité et le new-age.


* Harry Potter à l’école des sorciers (tome 1), J.K. Rowling

Résumé de l’éditeur : Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, une école de sorcellerie ! Voler en balai, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry Potter se révèle un sorcier doué. Mais un mystère entoure sa naissance et l'effroyable V..., le mage dont personne n'ose prononcer le nom.

Lorsque TF1 a diffusé les deux derniers films, je me suis sentie tellement nostalgique que j’ai décidé de relire la saga. J’avais lu pour la première fois ce premier tome alors que je devais avoir 8-9 ans, et la saga n’en était qu’à ces débuts. Il est assez drôle de le relire en sachant la fin de la saga, et en sachant la manière dont va évoluer le personnage.
Pas besoin de m’attarder sur le sujet, Harry Potter est un petit bijou qui a su conquérir le cœur de nombreux de personnes, dans le monde entier. Culte pour toute une génération !

Et vous, qu’avez-vous lu dernièrement ?
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