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mercredi 8 février 2017

Le phénomène Kat Von D - décryptage et test de quelques produits


Le phénomène

A moins de vivre enfermé à double-tour dans une grotte au fin fond de la Patagonie, vous n'avez pas pu passer au travers du phénomène Kat Von D. Katherine Von Drachenberg de son vrai nom, bientôt 35 ans, tatoueuse de métier, s'est faite connaître du grand public par les émissions Miami Ink et L.A. Ink, 50% tattoo – 50% télé-réalité, au milieu des années 2000. Et pour mes amis metalleux et metalleuses, elle est également connue pour avoir joué de ses aiguilles sur les plus grands noms de la scène rock-metal du monde entier : Lemmy Kilmister (Motörhead), qui nous a quitté il y a un peu plus d'un an maintenant ; Kerry King (Slayer) ; Scott Ian (Anthrax) ou encore Nikki Sixx (Mötley Crüe) avec qui elle aurait, dit-on, partagé bien plus que ses aiguilles et son encre noire !

Si comme moi vous êtes dingue de l'art du tatouage et/ou êtes vous-même tatoué, c'est surtout pour cette raison que vous connaissez Kat Von D : chaque tatoué a certainement au moins une fois rêvé de se faire encrer par cette grande prêtresse du milieu. Pour cela, il vous faudra une grande patience (plusieurs mois, voire années, d'attente sur son agenda tattoo), mais aussi un joli petit pactole.
Mais Kat Von D, c'est aussi un personnage complexe et mélancolique qui puise son inspiration de sa propre histoire (elle a traversé de bien sombres périodes qui faisaient trinquer alcool et drogues) et de ses multiples influences artistiques et culturelles : Ludwig Van Beethoven, Chopin, Egles of Death Metal, les films Spinal Tap et Le Patient anglais, Metallica, ZZ Top, Slayer, la Scandinavie, Los Angeles, l'art pictural, le piano, etc. 
Une culture haute en couleur qui l'inspire chaque jour dans ses tatouages mais aussi dans sa ligne de maquillage 100% cruelty-free (non-testée sur les animaux) et dont beaucoup de produits sont vegan : Kat Von D s'engage sans limite pour la cause animale, jusque dans sa ligne de maquillage.

Enfin, il y a celles et ceux qui l'ont connu plus récemment avec sa ligne de maquillage, justement, sortie en 2008 en collaboration avec Sephora US. Kat Von D Beauty était née ! Entre un fond de teint tellement couvrant qu'il peut couvrir les tatouages, des rouges à lèvres liquides qui tiennent toute la journée, du contouring de haute qualité ou encore des palettes de fard à paupières, Kat Von D Beauty en propose pour tous les goûts, le tout dans un univers goth-chic, à l'image de sa créatrice.


Arrivée en France en janvier 2017

Les petites françaises ont du attendre un certain temps avant de pouvoir tester cette marque tant vantée des beauty-gurus américaine ! En effet, si Sephora avait annoncé l'arrivée des produits KVDB il y a déjà un an, ce n'est qu'il y a quelques semaines que la marque est ENFIN arrivée en France, en exclusivité chez Sephora, bien entendu.

Sephora a d'ailleurs fait preuve d'une immense opération comm' : la marque parlait de l'arrivée de KVDB sur ses réseaux sociaux au moins 4 mois à l'avance (photos Instagram, teasings vidéos, mini-concours, etc.) et l'arrivée définitive s'est faite en deux fois. 
Première étape, le mercredi 18 janvier 2017 : la marque n'est disponible que sur le site internet et dans la boutique Sephora des Champs-Elysées, à Paris. Un kit spécialement conçu pour la France s'est vendu en totalité en à peine quelques heures. Ce kit, "Paris je t'aime", contenait un Everlasting Liquid Lipstick, rouge à lèvre liquide (produit phare de la marque), un Studded Kiss en miniature (un rouge à lèvre "classique") et le Tattoo Liner qui, à en croire certaines, est "le meilleur liner du monde". Un succès !
Puis, deuxième étape : le samedi 28 janvier, soit une semaine et demi après, la marque était disponible dans tous les Sephora de France. Marketing, vous avez dit marketing ?!

Mais alors pourquoi un tel engouement pour une marque qui, finalement, ne propose rien de révolutionnaire puisque les produits proposés sont les mêmes que chez les autres marques ?

A elle seule, Kat Von D a foutu un énorme coup de pied dans la fourmilière du make-up ! On est loin des packaging très girly des autres marques en vogue du moment (Too Faced, The Balm, Lollipops...) qui proposent la plupart du temps des choses très similaires au niveau des couleurs et des packaging : du nude, du rose, des dorures, des paillettes, de la licorne, etc. 
Kat Von D propose des couleurs originales qu'on ne trouve nulle part ailleurs (des fards rouges vifs, des lipsticks verts, noirs, bleus ou lavandes). Elle décale totalement l'image du make-up actuel avec des packaging assez bruts mais élégants, associant noir et argenté principalement, mais aussi plusieurs inspirations dans les arabesques et les lettrages qui rappellent l'art du tatouage, mais aussi l'univers gothique. C'est innovant, c'est nouveau : ça séduit ! 
De plus, la plupart des personnes qui l'ont côtoyé dans le milieu professionnel ou personnel, la décrivent comme une femme très abordable, toujours à l'écoute des clients et des gens en général. Ce capital sympathie a fait d'elle une véritable star, en plus de son talent.

La qualité et le prix sont, quant à eux, relativement dans les normes de la "middle-class" du make-up : lipstick liquide ou classique à 19,95€ ; fond de teint à 34,50€ ; palette contouring à 45€ ; palette pour les yeux de 27,95€ (4 fards) à 45€ (12 fards). Globalement, on est sur la même gamme de prix que du Urban Decay, du Make Up Forever ou du Too Faced.
La qualité, pour ce que j'en ai testé, est vraiment top, mais nous y reviendrons ensuite dans le test. La marque se distingue surtout par la longue tenue de ses produits ainsi que pour sa pigmentation hors norme (testé et approuvé). Un rapport qualité-prix au rendez-vous avec, en prime, l'originalité et la patte de Kat.


Le test

Depuis les rumeurs de l'arrivée de KVDB en France, je savais que j'avais envie de tester la marque. Je possède déjà du maquillage à en revendre, je sais, mais je voulais voir si l'engouement était réellement justifié et si la tenue des produits était réellement meilleure que les autres. 

Ni une ni deux, je suis allée sur le site le 18 janvier, même si j'habite Paris et que j'aurais pu faire mes emplettes au Sepho des Champs (les "vrais" Parisiens vous le diront : tant qu'on peut éviter d'aller aux Champs-Elysées, on le fait !). Pour commencer, je n'ai pas voulu "trop" investir, histoire de tester, de voir ce que KVDB a dans le ventre.
J'ai jeté mon dévolu sur un Everlasting Liquid Lipstick (teinte Lolita, un best-seller de la marque) et deux Studded Kiss (teintes Gothica et Cathedral). J'ai également acheté le fameux anti-cernes Lock-It, mais je l'ai à peine testé donc je reviendrai donc vers vous pour vous en parler quand je l'aurai suffisamment testé pour avoir un avis constructif.


Everlasting Liquid Lipstick

C'est certainement LE produit qui a fait connaître Kat Von D Beauty dans le monde entier. A l'heure où les lèvres mattes s'affichent partout, le Everlasting Liquid Lipstick (ELL) est certainement une référence des beauty-addicts.
Vous me connaissez, j'ai un peu délaissé le mat depuis quelques temps : je le trouve asséchant, pas toujours flatteur et surtout, peu confortable. Avec son ELL, Kat Von D Beauty m'a réconcilié avec ce fini ! 

Ce Lolita (une des teintes les plus vendues) est absolument sublime et réhausse joliment les lèvres. L'application est très facile (l'applicateur a une forme parfaite pour dessiner précisément les lèvres). La tenue est correcte. Moins longue que les autres liquides mat que je connais (Sephora, Nyx,...), mais il s'estompe d'une manière assez joli (sans "miettes"), beaucoup moins "cra-cra", donc à la limite, je préfère ainsi.La retouche est facile et ne fait pas d'effet masque : on peut superposer les couches sans souci au cours de la journée.
J'adore le rendu qui lisse un peu les lèvres et floute les petites peaux. Evidemment, ça reste du liquide mat : en fin de journée, ce n'est pas forcément hyper agréable.

Application : 4/5
Texture : 3,5/5
Rendu : 4/5
Tenue : 3/5
Démaquillage : 4/5 (waterproof, donc huile ou biphasé de rigueur)
Moyenne : 3,7/5

Le "Lolita", en lumière artificielle en bas à gauche et en lumière naturelle à droite

Studded Kiss

Autre best-seller de la marque : le Studded Kiss qui, avec son packaging clouté, est un petit OVNI dans ma collection make-up. J'ai testé deux teintes qui n'ont absolument rien à voir : le Gothica, un rouge tirant sur le orange aux multiples paillettes dorées, et le Cathedral, un vieux rose aux sons-tons mauves assez classique. Le Gothica est un fini pailleté, le Cathedral est un fini mat.
J'aime beaucoup les deux, mais je ne les porte pas pour les mêmes occasions : Cathedral est parfait pour le quotidien puisqu'il est assez passe-partout même si son côté mauve lui donne du caractère ! Gothica, quant à lui, est un véritable bijou quand j'ai envie d'un peu plus d'originalité et que je veux affirmer mon make-up.

Les deux sont extrêmement confortables, y compris le Cathedral qui est mat. Les deux tiennent très longtemps et sont opaques en un seul passage. Ils s'estompent joliment, y compris après un repas, notamment le Gothica qui laisse un léger fini rouge-rosé pailleté absolument sublime.
Cette gamme de lipstick est mon grand coup de coeur de la marque, notamment pour le Gothica qui est une teinte qu'on ne voit pas ailleurs. Le packaging est pour moi un véritable point fort, mais certaines risquent de ne pas aimer.

Le fini est visuellement mat, mais sensoriellement crémeux, ce qui fait qu'ils sont ultra-confortables et qu'on les oublie au fil de la journée, malgré la longue tenue. 
La gamme comporte en France de nombreuses teintes, des plus classiques au plus originales. Mention spéciale pour les noms choisis : pour certains, un joli clin d'oeil aux fans de metal, notamment avec le noir Slayer et le prune Mötorhead !

Application : 4/5
Texture : 5/5
Rendu : 5/5
Tenue : 5/5
Démaquillage : 4/5
Moyenne : 4,6/5

En haut à gauche : Gothica - En haut à droite : Cathedral (lumière artificielle) - En bas à droite : Cathedral (lumière naturelle)


Et vous, avez-vous craqué pour la marque ?

mardi 19 juillet 2016

Je suis citoyenne du monde

Crédit photo : Noé Cendrier
J'aurais aimé ne plus jamais reprendre ma "plume-numérique" pour écrire sur un nouvel acte d'abomination. Le jeudi 14 juillet 2016, la fête nationale française s'est transformée en horreur absolue sur la magnifique promenade des Anglais, à Nice. Nice, 2ème ville touristique française. Nice qui, tout comme Paris, est un symbole de joie de vivre, de fête, de soleil, d'amour, de culture, d'apéros, de rires aux éclats. Tout un art de vivre qui déplaît aux fanatiques religieux.

Je suis fatiguée d'entendre de mauvaises nouvelles, de me rendre compte à quel point la haine et l'horreur n'ont plus de limite. De constater que pour beaucoup, les vies humaines n'ont plus aucune valeur. Comme si chacun avait le droit de vie ou de mort sur les autres.
Naïvement, j'ai deux questions à poser : quand et pourquoi. Quand le monde a-t-il dérapé de la sorte ? Pourquoi les gens se détestent-ils à ce point ?

Un climat de désespoir et de pessimisme s'installe progressivement en France, et plus largement dans le monde occidental. Mais outre ce défaitisme, c'est aussi un climat de haine qui, peu à peu, s'insinue entre nous et propage son venin. En tant que Française et citoyenne du monde, je REFUSE qu'une communauté soit stigmatisée à cause d'une poignée d'individus complètement retournés, dégénérés, manipulés et asservis. Le #NotInMyName n'a pas lieu d'être puisque personne ne devrait avoir à se justifier/s'excuser d'une chose qu'il n'a pas commise et d'un acte aussi répugnant.


"La cruauté est un geste de servitude : car elle atteste que la barbarie du régime oppresseur est encore présente en nous" - Jean Jaurès


J'aimerais poursuivre ce billet avec, outre mes plus grandes pensées pour les niçois, la vidéo d'une youtubeuse niçoise de confession musulmane. Elle fait habituellement des vidéos sur le maquillage et la beauté, mais cette semaine, elle a voulu s'exprimer dans cette courte vidéo de moins de 5 minutes qui m'a énormément émue.



Alors malgré les fortes chaleurs de ces dernières journées, on va se serrer les coudes, se tenir chaud, s'embrasser, fêter la vie, fêter la chance d'être en vie et profiter de chaque instant qui nous lie aux autres, à ceux que nous aimons. 
Qu'ils soient français, belges, tunisiens, libanais, turcs, syriens, irakiens, afghans, palestiniens, égyptiens, israéliens, pakistanais, nigériens,... 

Parce que nous sommes toutes et tous citoyen(ne)s du monde !

vendredi 3 juillet 2015

Du livre au film - #2

Ilustration Le Horla, en hommage à l'auteur dont je vais vous parler aujourd'hui : Maupassant
Il y a un mois, je vous donnais mon avis sur l'adaptation cinématographique par Tate Taylor du roman La Couleur des Sentiments, écrit par Kathryn Stockett. Vous pouvez d'ailleurs (re)lire cet article ICI.
Aujourd'hui, je viens pour le #2 de la rubrique Du livre au film pour vous parler de Bel-Ami de Maupassant, adapté au cinéma en 2012 par Declan Donnellan.

LE LIVRE

Comme je vous le disais dans mon dernier numéro de 7 semaines, plusieurs livres (à relire ICI), malgré mon goût pour la littérature, je n'avais jamais lu le grand classique qu'est Bel-Ami de Guy de Maupassant : je l'ai lu il y a tout juste quelques semaines. Et actuellement, je crois que je pourrais m'auto-flageller pour avoir fait cette erreur : Bel-Ami est un classique fantastique, très intéressant et moderne.

Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas l'histoire de ce roman, Maupassant nous embarque pour suivre les périples d'un jeune homme parisien d'origine normande, Georges Duroy, qui aspire au prestige, à l'argent, aux femmes et à la reconnaissance. En effet, Duroy entre dans le "beau monde" en écrivant une chronique régulière, il me semble qu'elle est hebdomadaire, pour le journal La Vie française. Cependant, distrait par son grand goût des femmes, Georges Duroy est un flambeur qui aime vivre au jour-le-jour ; philosophie de vie qui lui jouera régulièrement des tours.

J'ai adoré ce roman, notamment grâce à la modernité du sujet abordé, bien que le roman date de 1885. Bien que ses phrases soient évidemment belles et soutenues, Maupassant parvient à capter l'attention de n'importe quel lecteur : quelle que soit l'époque, Bel-Ami traverse les générations, quel que soit votre niveau de lecture. Je parlais précédemment de modernité, car Maupassant brosse avec cynisme le portrait d'un homme ambitieux, avide de gratitude et qui ne souhaite qu'une chose : être en haut de l'échelle sociale et posséder tout ce qui l'attire. D'ailleurs, on se rend vite compte que Bel-Ami est finalement un éternel satisfait qui se lasse extrêmement vite des choses qu'il arrive enfin à posséder. L'idée de l'ascension sociale est omniprésente dans ce roman, et cette ascension sociale est contemporaine de chaque époque. Nous connaissons toutes et tous au moins une personne de notre entourage qui ressemble plus ou moins à Georges Duroy.

J'ai également beaucoup aimé la façon dont le monde du journalisme est traité. Lui-même journaliste, Maupassant connaissait sur le bout des doigts ce milieu. Il en connaissait les aspects nobles, mais aussi les aspects plus sombres : la nécessité de toujours écrire, rapidement et efficacement, pour pouvoir toucher un salaire ; les quelques journalistes "mal-honnêtes" qui écrivaient sur des faux faits ou n'écrivaient pas leurs billets eux-mêmes.
Enfin, j'ai aimé également la place très importante qu'occupent les femmes dans ce roman. En effet, malgré beaucoup de phrases peu tendres à leur égard, Maupassant montre que dans la haute société, les femmes occupaient une place primordiale, notamment dans les relations professionnelles et sociales.

Finalement, Guy de Maupassant est un auteur indémodable dont le roman est une pépite à avoir lu au moins une fois. Bel-Ami offre une palette de personnages très différents les uns les autres, propres au XIXème siècle, mais dont les caractères sont finalement très actuels. J'ai été largement dupée et charmée par les stratèges du beau et fascinant Georges Duroy, mais malgré ses actes parfois ignobles et son côté tête à claques, j'ai eu du mal à le détester... Preuve que Maupassant est extrêmement doué ! Je conseille chaleureusement Bel-Ami à toutes et à tous : en plus d'être divertissant, ce roman est drôle, touchant et donne l'occasion de connaître Paris sous un nouveau jour.

LE FILM

De nombreuses adaptations de Bel-Ami existent : celle de 1919 d'Augusto Genina (Italie), celle de 1939 de Willi Forst (Allemagne) ou celle de 1955 de Louis Daquin (France). Aujourd'hui, j'ai voulu vous parler de la plus récente adaptation, celle de 2012, de Declan Donnellan.
Cette adaptation dure 1h43 et fait appel à un casting plutôt prestigieux : Robert Pattinson (George Duroy), Uma Thurman (Madeleine Forestier), Kristin Scott Thomas (Virginie Rousset), Christina Ricci (Clotilde de Marelle), etc.
Malheureusement, je dois avouer que malgré ce très beau casting et les magnifiques costumes, j'ai été profondément déçue par cette adaptation cinématographique. Plus que déçue, en fait je n'ai pas du tout aimé.

Commençons d'ailleurs par les points positifs. Comme dit précédemment, j'ai trouvé les costumes et les décors magnifiques. La fin du XIXème siècle est une époque qui, sur les plans historique et social m'intéressent tout particulièrement, et j'ai adoré pouvoir voir de mes propres yeux le charme d'antan de Paris.
Ensuite, j'ai été agréablement surprise par le jeu de Robert Pattinson. Comme beaucoup d'entre nous, j'ai été habituée à le voir dans des films "pour ados/jeunes adultes" : Cedric Diggory dans Harry Potter ou Edward Cullen dans Twilight. Je dois avouer qu'au début, envahie par les clichés, je me suis dit que Robert Pattinson ne pouvait pas avoir les épaules pour supporter un tel rôle. Je me suis bien trompée, car je l'ai vraiment trouvé fantastique ; son physique "gendre idéal" colle tout à fait à l'image que je me faisais de George Duroy, son petit sourire en coin est en adéquation totale avec le caractère du personnage, etc. Mais malheureusement, les décors, les costumes et le jeu de Robert Pattinson étaient les seuls aspects positifs trouvés à ce film.

Tout d'abord, de nombreux passages qui me semblaient vraiment importants ont été évincés. Cela ne rendait pas le film incompréhensible aux personnes qui n'ont pas lu le roman, mais je pense que ceci a largement altéré la qualité et les détails de l'histoire. La psychologie du personnage de Georges Duroy a été bâclée. Dans le film, on en arrive très vite à le haïr, plus ou moins selon la réceptivité du spectateur, alors qu'avec Maupassant, on est berné et manipulé par le personnage. Le réalisateur a immédiatement rendu Duroy hostile et vil, c'est vraiment, vraiment dommage. Si la chronologie des grandes lignes du livre est respectée, certains détails ont été complètement déplacés dans le film ; par exemple, on apprend très vite pourquoi Georges Duroy est surnommé Bel-Ami, alors qu'avec Maupassant, on l'apprend plutôt tardivement, vers la moitié du film environ.
Ensuite, j'ai trouvé les personnages caricaturaux, leurs traits de caractères étaient poussés à l'extrême : l'image légère de la femme est un peu trop mise en avant, et ça me gène fortement, car je ne suis pas sûre que Maupassant ait voulu que ce soit ce que l'on retienne en premier de son roman.

Enfin, dernier point négatif, et non des moindres, j'ai trouvé le film parfois trop trash pour une adaptation cinématographique de classique. Oui, évidemment, Maupassant décrit quelques scènes de lit, mais rien de spécialement détaillé. Ce qui, sous la plume de Maupassant était élégant, poétique et joli et devenu dans le film à la limite du vulgaire. C'est dommage.

FINALEMENT...

Vous l'aurez compris, je ne vous conseille pas cette adaptation cinématographique : clichée et bâclée, elle ne vaut pas spécialement la peine d'être vue si vous avez apprécié le livre. Cependant, il faudrait voir du côté des personnes qui n'ont jamais lu Bel-Ami : peut-être que, en plongeant dans l'inconnu, cette adaptation n'est pas si mauvaise, mais ayant adoré le roman, je suis déçue et presque en colère de voir ce qu'en a fait Declan Donnellan.
Le roman est selon moi un véritable incontournable de la littérature classique !

Avez-vous lu Bel-Ami ? Qu'en avez-vous pensé ?

mardi 20 janvier 2015

Et maintenant...?

Crédit photo : Cyril Bonnet, pour Nouvel Obs
Nous sommes aujourd’hui à J+13 du début des attentats qui ont touché la France, et plus particulièrement Paris. On a pu constater l’élan de fraternité, de solidarité et d’unité toute la semaine, et surtout le 11 janvier, lors de la Marche Républicaine, dont je vous parlais ICI. Nous avons toutes et tous, ou presque, scandé « Je suis Charlie », que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la rue, en exprimant notre solidarité un peu partout en France, notamment sur la Place de la République. Mais qu’en est-il actuellement, et qu’en sera-t-il demain ?

Charlie Hebdo et les autres
Mais à J+13, alors que les choses commencent peu à peu à rentrer dans l’ordre, la liste d’attente pour le Charlie Hebdo post-événements est toujours aussi longue. Certains, qui n’avaient jamais entendu parler du journal satirique, se sont littéralement rués sur les nombreux kiosques parisiens. D’autres ont continué à lire les journaux qu’ils avaient l’habitude d’acheter, voire pas du tout. Et ce sont eux, finalement, qui ont eu raison. Oui, c’est beau d’avoir voulu aider et soutenir Charlie Hebdo, mais le soutien ne doit pas s’arrêter à une sorte d’engouement effet « mouton ». La presse écrite, quelle qu’elle soit (satirique ou non, de gauche comme de droite, féminine ou masculine, musicale ou littéraire), agonise et vit en grande partie des donations de lecteurs et des publicités publiées dans leurs pages. L’aider devient une nécessité, attentats ou non.

Crédit photo : JDD
Alors oui, je suis très fière d’avoir vécu ces élans de solidarité, mais qu’en sera-t-il de la situation financière de Charlie (et des autres !) dans 2 mois, 8 mois, 1 an ? C’est à ce moment-là qu’il faudra regarder en arrière et se dire qu’on a été bêtes d’acheter la presse, que dis-je de se jeter sur Charlie Hebdo, pour finalement à peine le feuilleter et ne plus jamais racheter un seul exemplaire… Le soutien et l’unité ne doivent pas être un phénomène de masse. Ceci doit être accompli avec une profonde conviction. Celle de faire bouger les choses.

Les amalgames et la haine de ceux qui se disent vouloir vivre ensemble
A peine avons-nous su que ces attentats avaient été commis par des terroristes que beaucoup ont commencé les amalgames. Je trouve inadmissible et terriblement triste que des citoyens français de confession musulmane aient « dû » se justifier comme quoi ils étaient musulmans mais n’approuvaient pas les actes de ce début du mois de janvier.

Il est déjà inadmissible de tuer quelqu’un pour de simples dessins, mais il est d’autant plus grave que ces actes aient des répercussions sur un groupe d’individus, quels qu’ils soient.
On a vu lors de la Marche du dimanche des gens d’origines et de confessions très différentes aux bras les uns les autres. C’est magnifique, oui ! Mais il est dommage que ces personnes aient besoin de se montrer face caméra pour que les propos haineux s’arrêtent. Il suffit de flâner sur les réseaux sociaux. Le nombre de tweets, de statuts, de photos ou de billets de blog aux propos racistes, antisémites et islamophobes sont de plus en plus nombreux. Honte à ceux qui les écrivent, mais également, voire encore plus, honte à ceux qui les relayent grâce (ou plutôt à cause) de la fameuse mention « J’aime ».

Avant de prétendre vouloir vivre ensemble, intégrons la véritable signification des mots tolérance et respect.

La liberté, jusqu’où ?
Le respect, justement… L’action de respecter se définit dans le dictionnaire du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales comme étant de « Considérer quelqu'un avec respect, porter une profonde estime à quelqu'un, le traiter avec égards en raison de son âge, sa position sociale, sa valeur morale ou intellectuelle ». Par conséquent, je respecte celles et ceux qui n’ont pas voulu être Charlie.
D’un point de vue strictement personnel, les dessins de Charlie Hebdo m’ont toujours (ou presque) fait rire. Mais je peux comprendre qu’ils n’aient pu plaire à certains, voire les blesser. De ce fait, je n’ai pas insulté ou traité d’insensibles les personnes qui ne sont pas Charlie.

Crédit photo : 20 Minutes
Ne pas être Charlie ne signifie pas être du côté des terroristes et encourager les actes d’attentats. Ne pas être Charlie ne signifie pas être contre la liberté d’expression. Ne pas être Charlie signifie simplement ne pas approuver les caricatures et satires. Et dans le pays des Droits de l’Homme, chacun est libre de penser que quelques hommes, qu’ils soient caricaturistes, journalistes ou autres, sont allés un peu loin. Et écouter les avis de ceux qui ne sont pas Charlie s’avère très intéressant. Alors si quelqu’un ouvre un jour la conversation à ce propos avec vous, ne soyez pas borné et écoutez jusqu’au bout ce que cette personne a à vous dire. Car si certains ont pu être attristés et choqués de ces caricatures, ils n’approuvent pas les meurtres, les tueries, les barbaries. Il suffit juste de tendre l’oreille et d’accepter que notre voisin ait une opinion divergente. N’est-ce pas également ça, la liberté d’expression ?

Et n’oubliez pas que comme tout droit, la liberté d’expression a des limites, lesquelles sont fixées par des lois, notamment l’article 11 de la DDHC (1789) ou encore la loi Gayssot (1990), entre autres. Alors ne stigmatisons pas celles et ceux qui refusent d’être Charlie.

La liberté à travers le monde
A l’heure où la France et ses alliés géopolitiques (l’Allemagne, les Etats-Unis, etc…) se battent et manifestent pour cette fameuse liberté d’expression, certains pays se battent pour leur liberté « tout-court ».
Qu’en est-il des lycéennes enlevées au Nigeria par Boko Haram, en avril 2014 ? Qu’en est-il de ces enfants en Syrie qui sont obligés de vivre sous les bombes, tous les jours, depuis déjà bien trop longtemps, et qui, pour certains, n'ont jamais connu la paix ? Qu’en est-il de ces journalistes de Corée du Sud qui, ayant contourné la censure, sont torturés et humiliés en prison ? Qu’en est-il de ces millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim ?

Lutter contre le terrorisme en France, et plus généralement en Occident, est primordial, oui. Mais fermer les yeux sur toutes les immondices et les injustices perpétrées dans le monde est inconcevable. On ne peut pas « être Charlie » et ne pas vouloir voir la vérité en face sur ce qui nous entoure.

Je suis Raif
Affiche créée par Amnesty International
Raif Badawi, saoudien de 30 ans, est le lauréat 2014 du prix pour la liberté de la presse (par Reporters Sans Frontière). Sur son blog, il a eu le malheur d’avoir partagé son ressenti et ses doutes concernant les libertés fondamentales en Arabie Saoudite et sa société en général (religion, politique, société, etc…). Son site (Liberal Saudi Network) est actuellement interdit et Raif est emprisonné depuis 2 ans. Il a été condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouet. Afin de « donner l’exemple », le gouvernement saoudien a souhaité que ce jeune homme ne meurt pas sous le fouet. De ce fait, il recevra 50 coups de fouet chaque semaine, en public, le vendredi, devant une des mosquées de Jeddah.

Puisque la liberté d’expression et la liberté de vivre ne doivent pas se limiter à Charlie Hebdo, n’oublions pas toutes ces personnes partout dans le monde, de tout âge, de toute religion, qui sont enlevées, frappées, humiliées, fouettées, torturées et tuées pour avoir voulu vivre, donner leur avis et tenir tête aux fous qui souhaitent tirer les ficelles du monde.

Je termine ceci par une pensée chaleureuse et un immense merci, du fond du cœur, aux journalistes qui partent dans des zones dangereuses pour pouvoir nous mettre au courant de ce qui se passe dans le monde. Ces hommes et ces femmes risquent leur vie pour que nous ne demeurions pas aveugles. N’oublions jamais les sacrifices de certains.

dimanche 11 janvier 2015

Dimanche 11 janvier 2015, journée historique

En ce jour, ce dimanche 11 janvier 2015, je suis fière de vous dire que j’ai participé à une journée historique. En ce jour, je suis fière de vous dire que nous étions près de 1,5 million de marcheurs entre République et Nation à Paris, et que de nombreux autres marcheurs se sont joints à nous, dans plusieurs villes de province, mais aussi partout dans le monde. En ce jour, je suis fière de vous dire que oui, l’unité nationale existe, ou du moins qu’elle a existé le temps d’une marche, le temps de faire honneur et de rendre hommage aux 17 victimes des tristes attentats qui ont marqué à larmes et à sang le peuple français.

Ce soir, je suis confuse entre des larmes de tristesses pour ces morts et surtout les valeurs qui ont été entachées, et des larmes de joie quand je vois toute cette unité, cette solidarité…C’est magnifique !
Souhaitons qu’une seule chose, que cet amour réciproque des gens continue, au-delà de ces terribles événements.
Que cette journée soit un exemple, que ce soit pour la liberté d’expression, pour la liberté de la presse, pour les relations entre les différentes communautés, pour tout simplement cette liberté, égalité et fraternité française.

Je suis Frédéric Boisseau
Je suis Philippe Braham
Je suis Franck Brinsolaro
Je suis Jeana Cabut (Cabu)
Je suis Elsa Cayat
Je suis Stéphane Charbonnier (Charb)
Je suis Yohan Cohen
Je suis Yoav Hattab
Je suis Philippe Honoré
Je suis Clarisse Jean-Philippe
Je suis Ahmed Merabet
Je suis Barnard Maris
Je suis Mustapha Ourrad
Je suis Michel Renaud
Je suis François-Michel Saada
Je suis Bernard Verlhac (Tignous)
Je suis Georges Wolinski

LA FRANCE EST CHARLIE





dimanche 16 mars 2014

Tournoi des VI Nations - France / Irlande : 20-22

France / Irlande
20 – 22
Bravo aux Irlandais !

Compo du XV de France : Dulin, Huget, Bastareaud, Fickou, Médard, Talès, Machenaud, Chouly, Lapandry, Picamoles, Maestri, Papé (cap), Mas, Szarzewski, Domingo.
Remplaçants : Guirado, Debaty, Slimani, Flanquart, Vahaamahina, Lauret, Doussain, Mermoz.

Composition de l’équipe d’Irlande : Kearney, Trimble, O’Driscoll, D’Arcy, Kearney, Sexton, Murray, Heaslip, Henry, O’Mahony, O’Connell (cap), Toner, Ross, Best, Healy.
Remplaçants : McFadden, Madigan, Reddan, Henderson, Moore, Cronin, McGrath.

Au vu des résultats précédents et du classement de l’équipe irlandaise, pour remporter le Tournoi des VI Nations 2014, il aurait fallu que le XV de France s’impose hier soir de 70 points. Autant dire que c’était perdu d’avance pour le Tournoi pour nos petits bleus, mais à aucun moment du match ils n’ont lâché le morceau. Et ça fait du bien de les voir comme ça.

La surprise est venue des quelques très (très !) belles actions qui étaient rarement amenées jusqu’au bout… Quel dommage ! On notera les bonnes initiatives et bonnes actions de Dulin, Huget, Debaty, Machenaud (qui a rarement été aussi bon) et Bastareaud qui n’ont pas hésité une seule seconde à se sacrifier pour l’équipe. Je pense notamment à l’énorme choc entre Brice Dulin et un joueur irlandais (le bruit du choc était assez impressionnant dans le stade).
Il  y a de belles défaites, et hier, s’en était une. Sublime. La défaite contre l’Irlande est plus belle que la victoire contre l’Ecosse la semaine dernière.

Enfin, comment écrire ce billet sans évoquer Brian O’Discoll qui jouait hier soir son dernier match en tant qu’international. Premier match ici, au Stade de France, en 2000 contre le XV de France, et dernier match en 2014, au même endroit, contre les mêmes adversaires et avec la victoire d’un Tournoi à la clef. Au compteur ? 133 sélections en équipe d’Irlande et 245 points marqués. Chapeau bas ! Le Stade de France tout entier était là pour honorer cette magnifique carrière, Français comme Irlandais. C’était juste magique.
Le XV Irlandais fêtait hier soir sa 19ème victoire du Tournoi des V et VI Nations. La remise de la coupe était chargée d’émotions et de frissons, tant pour les supporters irlandais qui étaient très fiers (et alcoolisés pour certains…) que pour les supporters français qui ne pouvaient qu’applaudir un tel parcours.

Détail du score :
* Essais : Dulin (31ème) et Szarzewski (62ème) pour la France – Sexton (21ème et 46ème) et Trimble (26ème) pour l’Irlande.
* Transformations : Machenaud (32ème, 63ème) pour la France – Sexton (26ème et 47ème) pour l’Irlande.
* Pénalités : Machenaud (2ème, 15ème) pour la France – Sexton (53ème) pour l’Irlande.

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Que retenir de ce Tournoi côté français ?
Une équipe très (trop ?) hétérogène, avec des joueurs très talentueux et d’autres moyens et irréguliers qui, malheureusement, n’ont pas su se démarquer et montrer aux yeux de tous leurs facultés et leurs talents.
On se demande encore pourquoi, en presque 4 ans, le sélectionneur Philippe Saint-André n’a toujours pas trouvé d’équipe type… Certes, il est important de tester des joueurs et d’offrir leur chance à certains, mais il est aussi primordial de mettre en place un collectif pour que les joueurs apprennent à se connaître et à jouer ensemble. Bref, passons !


Sinon, côté individuel, on pourra retenir Yoann Huget qui, tel un bon vin, vieillit bien : il est meilleur de match en match ; Brice Dulin qui malgré son « petit » gabarit n’hésite pas à aller au casse-pipe ; Jules Plisson qui, malgré sa non-sélection hier soir, a su montrer qu’il était capable de jouer sous le maillot bleu ; Mathieu Bastareaud, fidèle à lui-même, toujours aussi percutant (dans tous les sens du terme) et Yoann Maestri, la plupart du temps exemplaire.

Voici quelques autres photos du match. 
Avant tout éventuel emprunt, merci de me prévenir au préalable par mail ou par commentaire.




Que retenez-vous de ce Tournoi ?

mardi 25 février 2014

Maxime Simoëns, sang neuf de la haute-couture


La France est certainement le pays emblématique de l’élégance, de la mode et de la haute-couture. Actuellement, si on vous parle de styliste ou de couturier français, vous pensez immédiatement à Yves Saint-Laurent ou Jean-Paul Gaultier (mon chouchou !). Mais actuellement, il existe de nombreux nouveaux couturiers français dont le nom ne vous disent pas grand-chose mais qui, cependant, ont travaillé avec les plus grandes pointures du monde de la mode.

Je pense notamment (et surtout !) à Maxime Simoëns, jeune styliste français (29 ans). C’est grâce aux œuvres de Jean-Paul Gaultier (notamment le fameux corset de Madonna) que ce Lillois décide de se lancer dans le stylisme. Il étudie à l’Ecole de Condé de Lyon (grande école d’art, de graphisme et de design) et sort major de sa promo en 2006. Par la suite, il poursuit son parcours auprès des créateurs de renom  comme Elie Saab, Balenciaga ou même Dior.

Si son nom ne vous rappelle rien, Maxime Simoëns a pourtant habillé certaines de ses jeunes femmes qui lancent actuellement la mode : Mélanie Laurent, Blake Lively et Leighton Meester à plusieurs reprises dans la saison 4 de Gossip Girl, ou même Beyoncé qui porte une pièce de sa collection printemps-été 2010 sur les différentes pochettes de son album 4.
Si le nom de Maxime Simoëns n’est pas (encore) sur les lèvres de toutes les modeuses, il le sera certainement très bientôt : le talent est déjà là, il suffit de faire parler encore plus de lui.

Je vous laisse admirer.

Mélanie Laurent, en Maxime Simoëns.
Blake Lively, en Maxime Simoëns lors d'une promotion de saison de Gossip Girl.
Blake Lively, en Maxime Simoëns.
Mélanie Laurent, enceinte, dans une robe par Maxime Simoëns.
Pochette "4" (version Deluxe) de Beyoncé, habillée par Maxime Simoëns.
Pré-collection automne 2014.
Pré-collection automne 2014.
Printemps-été 2012
Printemps-été 2012
Printemps-été 2012
Printemps-été 2012
Printemps-été 2012
Pour admirer (ou même acheter, qui sait !) les créations de Maxime Simoëns, ça se passe au 57 avenue Montaigne (VIIIème arrondissement de Paris) ou sur son site internet : maximesimoens.com.

Connaissiez-vous Maxime Simoëns ? Qu'en pensez-vous ?
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