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mercredi 9 novembre 2016

Les grandes questions lecture

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L'autre jour, la blogueuse littéraire Lemon June a sorti une vidéo autour de quelques questions "existentielles" que ce sont parfois posées les lecteurs et lectrices. Elle a intitulé ce TAG : « Les grande questions lecture ». Je pense qu'il est inutile de vous rappeler à quel point la lecture occupe une place importante dans ma vie. Je lis depuis très longtemps, depuis que je sais lire, en réalité. Je lis un peu de tout même si, comme tout le monde, j'ai mes préférences.
J'ai trouvé que les questions posées par Lemon June étaient pertinentes et pouvaient en intéresser certain(e)s : que ce soit de lire mes réponses ou tout simplement d'y répondre vous aussi, soit en commentaires soit en un article sur votre blog, si vous en possédez un. En tout cas, j'espère pouvoir discuter de tout ceci avec vous !


Les jolies couvertures

Je pense que comme tout être humain, je suis sensible à ce qui est beau. Normal. Cependant, en ce qui concerne mes lectures, je ne suis pas particulièrement influençable par les jolies couvertures. En tout cas, je n'ai jamais acheté un livre sur un coup de tête uniquement pour sa couverture. Quand je trouve un livre beau, je lis son résumé. S'il me tente, je le prends, sinon, tant pour pis pour la jolie couverture, je le repose. Et parfois, heureusement que ne s'arrête pas uniquement à la couverture ! Ça a par exemple été un peu le cas avec Paranoïa de Melissa Bellevigne. J'ai trouvé l'histoire très sympa, en revanche je déteste la couverture. Dans le sens inverse, je trouvais la couverture des Clans Seekers d'Arwen Elys Dayton absolument fantastique, mais ce roman a été un gros bide pour ma part.
Bref, il ne faut vraiment pas s'arrêter aux couvertures !

D'autant que je lis à 80% sur liseuse depuis environ 1 an et demi : la couverture n'a plus aucun impact sur mes choix, puisque je ne la vois jamais.
Après, il faut admettre que certaines maisons d'éditions font de très beaux efforts sur les couvertures, actuellement ! A titre personnel, j'aime les couvertures qui ne sont pas trop chargées et qui mettent en valeur le titre ainsi que le fond de l'histoire. J'ai une profonde aversion pour les couvertures qui proposent des visages ou des portraits. Sinon, il y a aussi une autre chose dont j'ai horreur : quand un livre est adapté au cinéma/à télévision et que l'éditeur modifie sa couverture en utilisant l'affiche du film. Je trouve ça très laid et, pour ma part, un peu rédhibitoire.


La PAL (pile à lire)

Le terme « Pile à lire », ou PAL, a été créé assez récemment avec les blogs et vidéos sur les livres. Avoir une PAL est le fait d'avoir plusieurs livres en « réserve ». De ce fait, quand on achète un nouveau livre, il va dans notre PAL, et lorsqu'on termine une lecture, on se dirige vers cette fameuse PAL. Il existe aussi des PAL à thèmes : Halloween, Noël, les vacances d'été, etc.
Je pense que malgré nous, nous avons plus ou moins tous une PAL (on a forcément chez soi un livre acheté il y a quelques temps et qui n'a toujours pas été lu), mais chez certaines personnes, la PAL peut atteindre une centaine d'oeuvres, voire plus.

Comme dit précédemment, je lis presque exclusivement en numérique. Une liseuse peut contenir jusqu'à 3000 livres, par conséquent, j'ai plusieurs œuvres qui m'attendent bien sagement parmi mes 4Go de stockage. Oui, 3000 livres dans 180 grammes, c'est plutôt fantastique non ?!
Cependant, je n'ai pas de PAL au sens où je vais me contraindre à lire tant de livres pendant une durée donnée

C'est parfois le problème chez les amateurs de PAL : à force d'accumuler, ils entrent dans un cercle vicieux de « il faut absolument que je lise ce livre, puisqu'il est dans ma PAL depuis longtemps ! Mais en même temps, ce livre me tente beaucoup, donc je vais l'acheter. Mais quand est-ce que je vais pouvoir le lire ?!». A titre personnel, je pense que la PAL n'est pas forcément bénéfique chez tout le monde puisqu'elle amène un aspect quantitatif que je trouve assez malsain dans la lecture
A voir, donc, selon votre personnalité et votre rapport à la lecture.


Panne de lecture

La panne de lecture est aussi embêtante qu'elle est soudaine. Du jour au lendemain, votre cerveau vous stoppe violemment dans vos lectures en cours. Plus rien ne vous fait envie, tout vous ennuie, il vous est impossible de vous concentrer et d'apprécier plus de 2-3 pages de lecture. Si vous êtes lecteur, grand ou non, vous avez forcément vécu ce passage bien fâcheux !

Ma dernière panne de lecture remonte à la mi-octobre. Alors que je lisais un livre qui me plaisait (Noir & Blanc de Léon Troisjoueur, je vous en reparle vite !), brusquement, je n'ai plus eu aucun goût à la lecture. Il m'était impossible de lire plus de 10 minutes sans me forcer, et ça m'angoisse. Et comme je vous le répète sans cesse, dans le monde de la lecture, il est impensable de se forcer. Il faut attendre que cette panne de lecture passe, qu'elle dure 2 jours ou 3 mois.

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Mais comment faire passer cette grève littéraire, me direz-vous ?! J'ai plusieurs petites astuces qui se valent toutes plus ou moins et dont l'efficacité dépend souvent de mon état d'esprit du moment :
attendre, tout simplement : plus facile à dire qu'à faire, mais parfois, cela peut suffire et vous passerez à autre chose rapidement :

- abandonner votre livre en cours et en entamer un autre : parfois, il s'agit juste d'un blocage par rapport à ce que vous lisez à ce moment-là

- faire une VRAIE pause entre deux livres : il peut arriver qu'un roman nous marque tellement (positivement ou négativement), que nous n'avons pas le cœur et la raison à nous lancer dans une nouvelle œuvre. C'est ce qui m'était arrivé avec Nos Étoiles Contraires : j'ai préféré attendre plusieurs jours avant de me lancer dans autre chose

- faire le tri dans vos préoccupations : parfois, la panne de lecture peut être symptomatique d'une petite déprime, d'une fatigue, ou tout simplement d'une période stressante de la vie (examens, concours, soucis de santé, travail, vie perso...) qui bloque un peu

- faire une re-lecture d'un roman qui nous botte : pour attiser cette petite flamme qui réveille en nous mais qui s'essouffle un peu, rien de mieux que de relire une œuvre aimée à la folie. Pour beaucoup, il s'agit de relire un Harry Potter. Trouvez le vôtre !

- lire dans une autre langue : évidemment, si vous ne parlez aucune autre langue que le français, ce n'est pas évidemment, mais vous lancer dans une œuvre VO pour débloquer et décrasser les engrenages ! C'est cette astuce qui a fonctionné pour moi en octobre



Être lecteur

Je considère qu'à partir du moment où vous lisez et qu'un livre traîne sur votre table de nuit, vous êtes un lecteur. Que vous mettiez 2 mois pour lire un livre, ou 2 jours, finalement, vous lisez donc vous êtes lecteur. Oui, c'est aussi simple que ça !

Dans l'esprit de beaucoup, lire est une action très intellectualisée qui fait marcher à haut niveau les neurones pour un résultat finalement fastidieux. Je ne suis pas d'accord. Oui, la lecture fait marcher les neurones : on se coupe totalement de la réalité pour mettre dans sa tête des images de ce que l'auteur nous décrit sur papier. L'air de rien, en effet, le cerveau travaille énormément. Mais repensez un peu à toutes les œuvres que vous avez lues depuis que vous savez lire, et repensez à tous ces univers que vous avez imaginés. C'est plutôt dingue, non ?! 

La lecture est pour moi synonyme de plaisir, que je lise un Guillaume Musso ou un Émile Zola. Il ne faut pas avoir honte de ses lectures et de ses genres de prédilection. Après tout, pourquoi se cacher de lire de la littérature « de base » et de bouder les classiques (on y reviendra) ? Si ce que vous lisez vous donne du plaisir et vous permet de passer un bon moment, c'est le principal.


La peur des classiques

Ce sujet me tient vraiment à cœur, tout simplement puisque je suis convaincue que les classiques font souvent peur à tort ! Le problème, c'est que le classique est énormément connoté. En France, en tout cas : ailleurs, je ne sais pas. Pour beaucoup, classique = école + chiant + interro + phrases à rallonge + je comprends rien. Mais non, mais non, mais non !

Déjà, remettons les choses au clair : qu'est-ce qu'un classique ? 
Est-ce que par classique, on entend les livres des auteurs étudiés à l'école, tels que Zola, Maupassant, Balzac ou encore Flaubert ? Ou un classique est-il tout simplement une œuvre marquante (d'une vie, d'une époque, d'un thème...) qui fait que chaque individu a son propre classique ? Par exemple : les contes des frères Grimm ne sont pas des classiques au sens « académique », mais pour moi, ils en sont vraiment : tous les gamins connaissent au moins 2 ou 3 contes de Grimm. Pour moi, c'est un classique.
De même, je pense que la saga Harry Potter de J.K. Rowling est actuellement un classique.

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Je pense que la question concerne ici les auteurs de l'école, ceux qui, pour certains, nous ont torturés des journées durant, nous laissant face à des phrases que l'on pensait incompréhensibles.
Je ne suis pas ici pour critiquer le système scolaire français, mais je suis intimement convaincue que la peur viscérale des classiques vient en partie de la façon dont le Français et la littérature sont enseignés au collège et au lycée
Beaucoup de professeurs imposent des lectures parfois très difficiles sans aiguiller les élèves, avec l'épée de Damoclès au-dessus de la tête, bien connue des étudiants : l'interrogation. Alors il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit : il est normal que le professeur contrôle le fait que ces élèves aient fait ce qu'il a demandé, c'est-à-dire lire l'oeuvre en question. Mais chez beaucoup d'élèves, l'interrogation fait un blocage dans la lecture. On ne lit pas par plaisir, mais en vue d'obtenir une bonne note au contrôle de connaissance. Voilà où est le problème, voilà pourquoi les classiques font peur : l'élève est lâché dans la fosse aux lions avec la pression de l'examen. La lecture est alors assimilée à de la contrainte. C'est terriblement dommage !

Je me souviens qu'en classe de Première, notre professeur ne donnait que 2 ou 3 œuvres obligatoires dans l'année : bah oui, il y avait le bac, quand même ! Mais à côté de ça, il nous proposait à la fin de chaque séquence plusieurs livres autour du thème abordé. Les livres en question pouvaient avoir été écrits par de grands auteurs français (Zola, Balzac et toute la clique, on en revient à eux !), mais aussi des auteurs plus contemporains, à un niveau de langue parfois plus accessibles. Cette liste nous donnait envie d'aller plus loin lorsqu'un thème était proposé en cours de séance. Le professeur n'imposait rien, mais il disait qu'il serait ravi de discuter avec nous de l'oeuvre choisie par chacun, et surtout, de nous demander pourquoi. Pourquoi on a choisi ce livre, pourquoi on a eu envie d'aller vers lui ?
Pour être totalement sincère avec vous, ce professeur n'était pas particulièrement « bon ». Il ne nous a pas réellement drivé pour le bac et nous avons souvent dû faire des analyses nous-mêmes (merci Google !). Mais je retiens une chose de ce professeur : il abordait la littérature de manière différente, et c'est grâce à lui que j'ai découvert Albert Cohen, auteur dont j'ai actuellement lu presque toutes les œuvres. Alors merci Monsieur G. !

Alors voilà : il ne sert à rien d'avoir peur des classiques, vraiment ! Puisque nous en sommes aux confidences, ce n'est qu'à partir du moment où j'ai eu ma liseuse, en février 2015, que j'ai lu avec passion et engouement des classiques. La plupart des classiques sont tombés dans le domaines du public et vous les trouvez gratuitement et légalement en format numérique. Ce genre de chose donne envie de s'y intéresser et de tenter sa chance.
En lisant des classiques de votre propre chef, vous n'avez aucune pression ; vous êtes libres de le lire en 3 mois si vous le souhaitez, vous pouvez l'abandonner s'il vous paraît trop compliqué, et surtout, vous choisissez !

L'envie, c'est la clef de toute lecture !


Et vous, quelles sont vos grandes questions lecture ?

dimanche 1 novembre 2015

7 semaines, plusieurs livres #9

Bonjour tout le monde ! Je reviens aujourd'hui pour le #9 de 7 semaines, plusieurs livres. Ce #9 qui s'est étalé du 21 septembre au 2 novembre 2015 est un petit peu particulier puisqu'il a couvert une période un petit peu particulière de l'année : Halloween, ou Samhain pour mes amis païens. En effet, à l'occasion de cette fête, un défi littéraire est organisé sur internet : il s'agit de lire un ou plusieurs livre sur le thème de l'horreur et compagnie.
Ce défi, le Hallowctober, s'est déroulé tout le mois d'octobre ; durant ce mois, les participants devaient lire le nombre qu'ils voulaient de lire autour des sorcières, des vampires, des zombies, des fantômes,... bref des créatures de la nuit !

De ce fait, contrairement à d'habitude, mes lectures ne seront pas classées par ordre de lecture, mais seront divisées en deux catégories : les lectures non-thématiques et les lectures de Hallowctober.

Lectures non thématiques

* Outlander, tome 3 : Le Voyage, par Diana Gabaldon
(1020 pages)

Vous connaissez maintenant mon amour pour cette série débordant de kilt, de cornemuse et d'aventures ! J'aime toujours autant l'histoire, et je dois avouer que j'ai préféré ce troisième tome au second qui se passait, en partie, à Paris. J'ai été vraiment contente de retrouver en détail les Highlands, bien qu'une partie de ce troisième tome se déroule... ailleurs ! Je n'en dis pas plus !

Cependant, je dois avouer que certains passages étaient à mon sens quelque peu inutiles ou un peu trop longs par rapport à l'importance qu'ils avaient dans l'histoire.
Quoi qu'il en soit, et comme toujours avec Claire et Jamie, j'ai passé une excellente lecture et j'ai hâte de lire le quatrième tome, bien que je veuille étaler un peu mes lectures pour faire durer le plaisir et ne pas trop me lasser.




* A comme aujourd'hui, par David Levithan
(448 pages)

Pourquoi n'avais-je pas lu ce livre avant ? Sorti en mars dernier, ce roman de David Levithan m'était passé complètement inaperçu, ce qui est bien dommage !
Dans ce roman, David Levithan nous plonge dans la vie d'un jeune homme (ou pas ?) de 16 ans qui se réveille tous les matins dans un corps différent. Si ces seize dernières années, ce mode de vie a plutôt convenu à A., tout se complique lorsque celui-ci tombe amoureux.

Je suis tombée sous le charme de cette histoire qui, au de-là d'être une histoire d'amour est avant tout une quête de soi, une quête de sa place dans la vie : dans sa propre vie mais aussi dans celle des autres. A n'est ni une fille, ni un garçon. Il doit faire avec et cohabiter avec chacun des corps dont il emprunte le temps d'une journée, que cette personne soit heureuse, malheureuse, belle, laide, obèse, mince, homosexuelle, hétérosexuelle, dépressive ou autre. Le roman aborde tous les thèmes de la vie, tant ceux de l'adolescence que les autres.
C'est aussi se poser des questions pour savoir qui l'on est, quelle est la personne que nous voulons devenir.

C'est aussi une magnifique histoire qui montre que le corps n'est, finalement, qu'une enveloppe charnelle : d'un jour sur l'autre, A change d'apparence, mais son âme reste la même. Et c'est magnifique.
En vous parlant de ce roman, j'ai peur de vous en dire trop, mais j'ai également peur de ne pas en dire assez. J'ai tellement envie de vous donner l'envie de lire ce roman et surtout, qu'il vous plaise autant qu'il m'a plu !
Une fois la dernière page tournée, je me suis sentie étrangement seule et j'ai eu du mal à entrer dans ma lecture d'après. Une chose est sûre, je lirai d'autres oeuvres de David Levithan qui, j'ai entendu dire, est très proche de l'auteur John Green... et ça ne m'étonne pas !


* Je suis né un jour bleu, par Daniel Tammet
(288 pages)

J'avais feuilleté ce livre à la Fnac il y a déjà pas mal d'années, peut-être 4 ou 5 ans. Je me souviens en avoir lu une bonne dizaine de pages. Le livre m'avait intéressé, mais rien d'extraordinaire.

Puis, tout récemment, je suis tombée un peu par hasard sur une chronique de cette autobiographie. Le souvenir de ma mini-lecture m'est revenu, et je me suis dit que le lire me serait largement bénéfique. Déjà par envie personnelle, mais aussi d'un point de vue scolaire. Comme vous le savez peut-être, je suis en école de psychomotricité, et ce genre de lecture ne peut être que bénéfique dans mon cursus, mais aussi dans la compréhension d'un syndrome si compliqué et toujours aussi peu connu, tant par les spécialistes que les patients et leur famille.

Dans cette autobiographique, on suit Daniel Tammet qui témoigne de sa vie de sa petite enfance jusqu'à actuellement (ou du moins 2009, date de parution). Daniel Tammet est atteint du syndrome d'Asperger une forme d'autisme (puisqu'en effet, il en existe plusieurs formes, toutes plus complexes les unes que les autres). De fait, Daniel Tammet a été très tôt capable de résoudre les problèmes ou de mémoriser des choses gargantuesques que des adultes "sains" (bien que je n'aime pas ce mot...) ne seraient pas capables de faire !
Dans ce témoignage, Daniel Tammet explique comment les choses s'établissent dans sa tête, et notamment le fait qu'il associe les chiffres à des couleurs, des perceptions,des formes. Il en est de même pour les mots ou les jours de la semaine, par exemple.
Puis, peu à peu, il nous embarque avec lui dans un voyage qui retrace sa vie de A à Z.

J'ai vraiment adoré ce livre. C'est admirable de voir à quel point un enfant autiste peut, peu à peu, se construire mais aussi se reconstruire face aux obstacles de la vie, et notamment en ce qui concerne les relations sociales : l'école, le travail, la vie amoureuse, etc.

Une lecture extrêmement enrichissante, tant pour celles et ceux qui côtoient des autistes (dans la famille, dans leur cercle d'amis ou par rapport à leur profession) que les autres.


* Charlie and the Chocolate Factory, par Roald Dahl
(176 pages)

J'ai hésité à vous écrire ma chronique en anglais, mais bon, je me suis dit qu'il ne fallait pas pousser ! En fait, Charlie and the Chocolate Factory est le premier livre entier que je lis en VO Anglais.

Récemment, je suis allée avec ma soeur au concert de Danny Elfman, le compositeur des musiques des films de Tim Burton. Parmi les nombreuses chansons, l'orchestre a joué quelques titres du film Charlie et la Chocolaterie, et ça m'a donné envie de le relire. Puis je me suis dit que ça pourrait être intéressant et enrichissant de le lire en Anglais puisque je connais déjà l'histoire en Français, j'ai vu plusieurs fois le film (y compris en VOSTFR) et que mon niveau d'Anglais n'est pas trop pourri;
Enfin, je dois avouer que l'Anglais me manque ! Dans mes études, je n'ai plus du tout d'Anglais, donc j'essaie de toujours y "toucher" grâce aux séries, aux films ou, comme ici, aux livres.

Je suis assez "fière" de voir que je n'ai pas eu de réel problème avec ma lecture. Evidemment, j'ai choisi une oeuvre abordable : n'oublions pas qu'à l'origine, Roald Dahl écrivait pour les enfants, ce qui fait que le niveau de langue est assez facile à comprendre.
Pour ce qui est de l'histoire, je suppose que vous la connaissez toutes et tous, donc pas de réelle nécessité à revenir dessus, mais assez étrangement, je dirais que la lecture est encore plus savoureuse en VO !

Enfin, pour celles et ceux qui aimeraient commencer la lecture en VO, je vous conseille chaleureusement de le faire à partir d'une liseuse. C'est ce que j'ai fait, et la lecture est bien plus rapide et fluide puisque la plupart des liseuses possèdent des dictionnaires bilingues intégrés. Bien plus pratique que d'avoir toujours un dictionnaire sur soi. Enfin, sachez qu'il est normal au début de ne pas pouvoir comprendre tous les mots de vocabulaire, mais c'est grâce à ce genre d'exercices que votre niveau sera de plus en plus fluide !
A ce propos, avez-vous des idées de lectures VO à me conseiller ?


Lectures Hallowctober



* Miss Peregrine et les enfants particuliers - tome 1, par Ransom Riggs
(438 pages)

J'ai mis dans ce livre dans ma sélection Hallowctober pour deux raisons : j'en entends énormément parler un peu partout sur la toile depuis maintenant 2 ans ; puis, je sais que ce livre va être adapté au cinéma en 2016 par Tim Burton, un réalisateur dont j'admire le travail.
D'ailleurs, chose assez étonnante, lorsque je lisais le roman, j'imaginais l'actrice Eva Green pour Miss Peregrine. Après ma lecture, je suis allée voir le casting du film, et j'ai vu que dans le rôle de Miss Peregrine, Tim Burton a choisi... la jolie Eva Green !

C'est une histoire assez particulière, comme le dit si bien le titre. On suit Jacob, un jeune garçon qui va vouloir lever le mystère sur de nombreux éléments de la vie fantasmagorique de son grand-père. Le résumé n'en dit pas beaucoup plus, et je trouve que c'est très bien comme ça : je ne sais pas vous, mais pour ma part, j'en ai franchement marre des résumés qui en disent trop !
Je ne sais pas si c'est parce que j'en attendais beaucoup, mais je n'ai pas trouvé cette lecture exceptionnelle, contrairement aux nombreuses avis que j'avais pu lire sur différents sites littéraires, chaîne Booktube ou blogs.

On peut dire que même si, globalement, ce fut une histoire agréable et intéressante, j'ai eu une lecture en dents de scie. Parfois, je lisais d'une traite une centaine de pages puis, ensuite, je bloquais sur quelques dizaines de pages... C'est dommage ! Mais je compte tout de même lire le deuxième tome.
En revanche, mention spéciale pour "l'objet-livre" : l'histoire est souvent agrémentée de photos et dessins qui correspondent à certains éléments du livres. Si vous en avez l'occasion, feuilletez-le : ça en vaut réellement la peine !


* Frankenstein ou le Prométhée moderne, par Mary Shelley
(352 pages)

S'il y a bien une oeuvre à lire en cette période d'Halloween, c'est Frankenstein ! De plus, si vous possédez une liseuse, vous pourrez le lire gratuitement puisque l'oeuvre de Mary Shelley est un classique tombé dans le domaine public.

Je fais partie de ces personnes qui connaissaient cette histoire sans pour autant l'avoir lu. Films, pièces de théâtres, dessins animés... il y a eu tant d'adaptations ! D'ailleurs, petite précision : Frankenstein n'est pas le nom de la créature, contrairement à ce que beaucoup pensent (et je le pensais également avant de lire l'oeuvre de Mary Shelley), mais le nom du scientifique, le créateur.

Je ne sais pas si j'ai aimé ou non ce roman. Le début du roman était très lent : l'auteur raconte la vie de Monsieur Frankenstein, scientifique totalement obsédé par les formes de vie et leurs fonctions/natures. Cependant, ces longues et laborieuses pages sont tout de même importantes pour la compréhension et, éventuellement, l'analyse de la suite du roman.
Pour être honnête, j'ai surtout apprécié les 60-70 dernières pages qui posaient de véritables questions philosophiques à propos des progrès scientifiques dans la perception que l'être humain a de sa propre vie mais aussi de celles qu'il veut créer. 
Extrêmement intéressant et plutôt déroutant pour l'époque : en effet, au XIXème siècle (Frankenstein a été publié pour la première fois en 1818), rarement la science était remise en question par les auteurs.
Ce roman est un savoureux mélange entre le romantique gothique et l'essai scientifique. Il faut juste savoir persévérer au début de sa lecture pour, finalement, se délecter de la suite de l'histoire.


* La Maison de la sorcière, par H.P. Lovecraft
(45 pages)

Les amateurs de lecture horrifique et/ou d'épouvante et/ou de fantastique vous le diront : H.P. Lovecraft est le maître en la matière et a inspiré de nombreux auteurs actuels, notamment le très célèbre Stephen King. D'ailleurs, King dit lui-même à propos de Lovecraft : "il est le plus grand artisan du récit classique d'horreur du vingtième siècle".

Je n'avais jamais tenté de lire une oeuvre de cet auteur, et à l'heure actuelle, je peux vous dire que j'ai eu tort. J'ai voulu commencer par une nouvelle La Maison de la sorcière qui fait parti du cycle du Mythe de Cthulhu.

C'est l'histoire de Walter Gilman, étudiant en mathématiques, qui vit dans une maison particulière d'un quartier pauvre d'Arkham. On raconte qu'une sorcière qui s'était échappée on ne sait comment de la prison de Salem en 1692, vivait durant un temps dans cette maison. Peu à peu, Walter sera pris d'angoisse et de paranoïa, notamment à l'approche de Walpurgis, la nuit de sabbat de fin avril.
Cette nouvelle me rappelait parfois Le Horla de Maupassant, bien que le style ne soit pas du tout le même.

J'ai adoré cette lecture. J'ai découvert, et beaucoup apprécié, le style de Lovecraft qui parvient, sans tomber dans le gore, à nous envelopper dans un sentiment de malaise et d'angoisse difficilement explicable. J'en lirai d'autres, sans aucune hésitation !


* Le Horla, par Guy de Maupassant
(environ 40-50 pages – format epub)

C'est justement en lisant La Maison de la sorcière de H.P. Lovecraft que j'ai voulu relire Le Horla de Guy de Maupassant, certainement mon "auteur classique" préféré. J'aime la fluidité et, finalement, la modernité de sa plume. J'aime également le côté grinçant et ironique qu'il emploie parfois pour critiquer les us et coutumes du XIXème siècle qui est un siècle qui, littérairement parlant, m'intrigue et me plait beaucoup.

J'avais lu Le Horla au collège, lors d'une séquence sur le fantastique (en 4ème il me semble, mais je n'en suis plus sûre). J'avais déjà beaucoup apprécié cette nouvelle, mais à cet âge là, lorsque l'on vous impose des lectures, il y a toujours une petite résistance : ce côté ado rebelle. Mais avec du recul, je sais que j'avais adoré.
Relire cette histoire environ 7 ans après est un peu différent puisque viennent s'ajouter des éléments d'analyses et de lecture qu'une jeune fille de 13-14 ans n'a pas forcément.

L'auteur arrive à nous plonger dans un doute absolument impossible à confirmer ou infirmer : le narrateur est-il fou ou le Horla existe-t-il réellement ? J'aime le fait que chacun puisse interpréter l'oeuvre et cette question comme bon lui semble !
Le Horla est donc pour moi un classique à lire absolument, le B.A.BA de la littérature fantastique, à lire à tout âge !


* Les Sorcières de North Hampton – tome 1, par Melissa de la Cruz
(360 pages)

J'ai souvent entendu parler de Melissa de la Cruz qui est un nom relativement connu de la littérature jeunesse/young-adult : tout de même 3 millions de livres vendus dans le monde !

Dans cette saga qui compte 3 tomes, nous suivons dans une petite ville américaine idyllique (ou.. pas !) trois sorcières : Freya, une jeune femme très séduisante et charmeuse ; Ingrid, la bibliothécaire timide ; et Joanna, leur mère, une femme posée et heureuse. Freya est sur le point de se marier mais est attirée d'une manière magnétique par le frère de son futur époux : Killian. Au cours de ces événements, mais aussi d'autres dont j'évite de vous parler de peur de vous gâcher la surprise, le secret des trois femmes de la famille Beauchamp risque d'être mis en danger...

J'ai adoré ce premier tome ! C'est léger, drôle et ça mélange sans aucun excès de nombreux aspects : amitié, amour, sorcellerie, humour, magie, etc. Cependant, je dois avouer que je suis très surprise que cette trilogie soit classée dans la catégorie "jeunesse" (sur le site de la Fnac, par exemple, il est indiqué "dès 13 ans"), tout simplement car le livre est ponctué de quelques scènes de sexe peut-être un peu... crues pour des jeunes filles de 13 ans. Après, peut-être est-ce moi qui suis trop vieux jeu, mais bon, si vous êtes une maman et que vous passez par ici, surveillez un peu les lectures de vos enfants !
J'ai passé un très bon moment en compagnie de ces trois femmes très différentes les unes des autres, mais toutes les trois aussi drôles et sexy que piquantes et méchantes (parfois).

Mention spéciale pour l'aspect très important de la mythologie nordique que le roman présente au fur et à mesure. C'est une mythologie qui m'intéresse particulièrement (le fameux arbre de vie Yggdrasil et ses neuf mondes les aventures de Sigfried, le pouvoir du dieu Odin,...) et que je connaissais déjà un peu grâce à d'autres lectures ou à des sites spécialisés. Elle est abordée dans ce roman d'une manière un peu plus "ludique" et un peu plus romantique.
Il est évident que ce n'est pas un chef d'oeuvre de la littérature, mais une saga très sympa qui ne se prend pas au sérieux, parfaite en cette période d'Halloween !


* L'Échange, par Brenna Yovanoff
(250 pages)

Je regardais les livres classés horreur, fantastique ou thriller et je suis tombée un peu par hasard sur ce roman, notamment grâce à la couverture très particulière et intrigante si vous aimez ce genre de thèmes.

Dans ce roman, Brenna Yovanoff s'inspire librement d'une vieille légende celte, et vous connaissez mon amour pour cet univers. Pour vous résumer rapidement cette légende des changelins. Il s'agit en quelques sortes d'échanges d'enfants. Les fées s'emparaient d'enfants humains (souvent des nouveau-nés ou des enfants de moins de 1 an) et les remplaçaient par leurs propres enfants. Ces enfants changelins étaient élevés parmi les mortels mais gardaient la magie qui coulait dans leurs veines. Il est même raconté que dans certains cas, certaines mères laissaient volontairement leur enfant malade à la charge des fées (notamment dans certains endroits dits "non fréquentables" : certaines collines, des grottes, etc...). Elles étaient ainsi persuadées que leur enfant humain serait heureux et soigné parmi les fées. Si cette légende vous intéresse, je vous conseille cet article : ICI.

Dans son roman, l'auteure remanie cette légende de manière moderne. Il s'agit d'un jeune homme de 16 ans, Mackie Doyle, qui est un changelin (bien que le terme n'est jamais employé dans le livre). Dans sa ville, les échanges sont fréquents, mais on n'en parle pas. Par peur, par dégoût, par tabou. De ce fait, Mackie fait tout pour cacher sa particularité et ainsi éviter d'être persécuté. Pourtant, sa particularité est vraiment singulière : il ne supporte pas le contact (direct ou indirect) des métaux (d'où la couverture), et notamment le sang.
Un jour, un nouvel enfant disparaît, et cette fois-ci, Mackie va tenter de savoir ce qui lui est arrivé et de savoir d'où il vient.

J'ai une expérience un peu amer de cette lecture, je suis comme mi-figue mi-raison. J'ai aimé la trame de l'histoire, très originale et intéressante, le personnage principal, et l'ambiance, angoissante ni trop, ni trop peu. Mais j'ai comme l'impression que le roman ne reste qu'en surface du synopsis. Finalement, on ne rentre jamais totalement dans l'histoire qui n'est pas assez approfondie. Et lorsque l'on tourne la dernière page, on se dit "ah, c'est tout ?". C'est vraiment dommage...



* Les Sorcières de North Hampton, tome 2 : Le Doux baiser du serpent, par Melissa de la Cruz
(462 pages)

J'ai presque enchaîné les deux premiers tomes de cette série. Cependant, si j'ai passé un très bon moment avec le Tome 1, je dois dire que je me suis franchement ennuyée avec ce second tome...
Je n'y ai pas trouvé de réelle intrigue, les personnages restaient dans leur "zone de confort" et j'ai trouvé que les pages se ressemblaient plus ou moins toutes.


Je n'aurais pas grand chose à vous dire de plus, car en vous parlant en détail de ce second tome, je risque de vous dévoiler certaines choses qui se passaient dans le premier. Toutefois, j'aimerais savoir si je suis la seule à avoir aussi peu apprécié Le Doux baiser du serpent, et surtout, si ça vaut réellement la peine que je lise le troisième tome : Les Vents de Salem... ?




Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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