Depuis déjà plusieurs années, je suis chroniqueuse sur le webzine Spirit of Metal. Ce site internet fait partie des références du web sur le metal. On y trouve des actus, des interviews, des revues de concert et des chroniques. Cela faisait déjà un petit moment que je n'avais pas posté sur le site, non pas que j'ai perdu le goût pour le metal et/ou pour l'écriture (bien au contraire !), mais je n'avais pas eu le temps. De plus, les membres de la rédaction de Spirit of Metal sont de plus en plus pointilleux avec leurs chroniqueurs et ont de nombreuses exigences, ce qui est à mon sens totalement normal puisque le site s'engage à poster des articles de qualité (ce qui en fait une référence dans le monde du metal).
Peu importe, récemment, j'ai voulu repartir de zéro. Je me suis créée un nouveau compte, notamment parce que mon ancien pseudo ne me convenait plus. En effet, lors de ma première inscription, je me faisais appeler Dimmu_Kiuas_Cradle, nom qui réunissait mes trois groupes préférés de l'époque. Actuellement, j'ai évolué, mes goûts musicaux et ma façon de penser également. Mon ancien profil existe encore, puisque j'ai publié quelques chroniques sous ce pseudo, et je veux qu'elles perdurent. Mais pour les prochaines chroniques postées, j'ai envie de quelque chose de plus classique, presque "officiel" : mon vrai nom. Vous me trouverez donc sous le pseudo ArianePiot.
Mi-mars, j'ai proposé à SOM une nouvelle chronique sous mon vrai nom : la chronique du dernier album du groupe de metal progressivo-oriental Myrath : Legacy, sorti en février.
Je ne suis pas du genre à me faire mousser, mais sans vous mentir, j'ai eu de nombreux compliments à propos de cette chronique, tant de la part des lecteurs que de la rédaction. Ce qui est, bien entendu, toujours extrêmement agréable : voir que ce que l'on fait est apprécié est toujours flatteur.
Si je poste cette chronique sur mon blog, outre le fait que vous puissiez la lire sur SOM, c'est pour deux raisons.
Tout d'abord puisque, comme je vous l'ai dit, j'ai eu des retours très positifs et j'ai envie de partager cette chronique avec vous. Ensuite, j'aimerais vraiment faire découvrir le metal à un plus large public. Je sais que ce style musical n'est pas toujours bien vu et que de nombreux clichés lui collent à la peau. Mais toi lecteur qui ne connait rien du metal, si tu es un peu curieux, clique sur les liens que j'aurais insérés sur ma chronique, et dis-moi ce que tu en penses.
Vous pouvez retrouver cette chronique pour SOM en suivant ce lien : http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Myrath-nom_album-Legacy-l-fr.html
La voici sur le blog :
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| Photo promotionnelle du groupe pour leur nouvel album Legacy, février 2016. Source : http://www.myrath.com/ |
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La force de Myrath ? Un savoureux mélange à la croisée du Metal Progressif et du Metal Oriental. Cinq ans après leur excellent album Tales of the Sand, le groupe franco-tunisien revient sur le devant de la scène avec Legacy qui annonce peut-être un tournant dans la carrière de Myrath.
Sur le plan purement "technique",
Legacy est absolument irréprochable. La production est d'une
qualité exceptionnelle et les arrangements parfaitement agencés :
l'influence orientale, bien que largement présente, ne prend pas le
pas sur le côté strictement metal, et c'est cet équilibre qui fait
de Legacy un album de grande qualité.
Legacy s'ouvre sur une
introduction instrumentale des plus épiques : Jasmin annonce
bien la couleur de l'album dont les morceaux sonnent plus homériques
et lyriques que ceux des albums précédents. On s'imagine aisément
dans un jeu vidéo à la Prince of Persia ou Assassin's
Creed auxquels le groupe fera référence dans le clip de
Believer, chanson extrêmement catchy, que certains pourront
qualifier de "commerciale" mais qui, je pense, est
certainement la chanson parfaite pour les non-initiés à Myrath. Les
metalleux "de base" ont tendance à dénigrer ce genre de
titre qu'il trouvent trop pop, trop mielleux. Selon moi, Believer
est le morceau qui prouve que Myrath évolue vers une carrière
plus Metal Oriental que Prog.
Cette évolution, justement, divisera
les fans du groupe. Certains apprécieront ce virage, d'autres
préféreront les groupes purement et simplement Prog, à la Symphony
X ou Dream Theater, entre autres. Cependant, je trouve ceci très
judicieux ; le groupe a su évoluer (ce qui n'est pas le cas de tous
les groupes, malheureusement...) tout en gardant l'essence même de
ce qui fait leur force et leur originalité : du Prog, des riffs
aussi bons et travaillés qu'entraînants et, évidemment, des
sonorités orientales.
Preuve que le Prog fait toujours partie
de leur ligne musicale : l'excellent The Needle et son
introduction martiale qui n'est pas sans rappeler Symphony X, un des
groupes phares du genre. Ce morceau particulièrement travaillé et
méticuleux est certainement un des meilleurs de l'album où Zaher
Zorgati est au sommet de son art, tout comme sur Nobody's Lives
ou Endure the Silence. Son chant est de plus en plus unique,
de plus en plus démarqué, contrairement au premier album Hope.
Sur cet album, bien qu'excellent, la voix de Zaher Zorgati était
peut-être un peu trop proche de celle de Russell Allen. Le caractère
singulier de sa voix fait de lui un chanteur remarquable,
certainement un des meilleurs de la sphère metal.
Chaque titre a son intérêt, rien
n'est à jeter, bien au contraire, et Legacy comporte
davantage de chant en arabe, ce qui apporte un petit plus à l'album.
J'ai trouvé sur certains titre comme
The Needle, la basse (Anis Jouini) plus présente, un autre
point positif. Morgan Berthet, excellent batteur diplômé de la
fameuse Music Academy International de Nancy, tournait déjà avec le
groupe depuis 2012 ; il apparaît pour la première fois sur un de
leurs albums studio et montre dès les premiers morceaux que la
relève est largement assurée !
Unique regret : le talent de Malek Ben
Arbia n'est pas forcément assez exploité, alors qu'il est un
excellent guitariste qui, album après album, marche dans les traces
des plus grands tels que Michael Romeo ou John Petrucci (oui oui,
rien que ça !).
Legacy est donc finalement un
album varié et dépaysant qui marque la singularité du groupe et
leur rigueur quant à l'importance et l'équilibre des arrangements
orientaux. C'est épique mais jamais pompeux ou grandiloquent ; c'est
metal sans être trop Sympho. En espérant que cet album soit celui
qui fasse découvrir Myrath à un plus large public ; ce groupe
mériterait d'être plus largement (re)connu à travers le monde !



















