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vendredi 11 mars 2016

Le jour où j'ai refusé d'être une Kardashian

Source : huffingtonpost.com
J'ai longtemps hésité à écrire cet article ; par peur d'être trop virulente, d'en blesser certain(e)s, mais aussi, à contrario, de me "retenir" et de ne pas donner le fond de ma pensée.
Mais je me suis finalement dit qu'après tout, vous finissez pas me connaître, par savoir plus ou moins comment je pense, comment je fonctionne, quelles sont mes principales valeurs.

Voilà, j'en ai ma claque du "clan Kardashian". Plus le temps passe, moins je les supporte. J'ai du mal avec leur manière d'être. Le pire, c'est que de nombreuses personnes, jeunes ou moins jeunes, prennent exemple sur elles, notamment la fameuse Kim Kardashian.
A quel moment cette femme est-elle devenue un modèle pour toute une génération ? A quel moment la vacuité, le vide intellectuel, la vulgarité et le paraître avant d'être sont-ils devenus si courants et banalisés ? N'oublions tout de même pas que Kim K s'est fait connaître grâce à une sex-tape et gagne actuellement (grassement) va vie en se faisant filmer dans ses frasques 24h/24.
Et c'est là-dessus que toutes ces personnes s'appuient ? C'est à ça qu'aspire la nouvelle génération ?

Chacun pense ce qu'il veut, admire qui il veut, mais sincèrement, admirer une personne si proche du néant culturel, est-ce possible ? Tous ces jeunes gens qui participent à une télé-réalité dans le but de devenir peut-être la prochaine Kim K ou son équivalent masculin... savent-ils que cela ne dure finalement qu'un temps ? Sincèrement, si vous ne faites rien de concret dans la vie, il faut vous dire qu'au bout d'un moment, le succès passera.
Que des gamines admirent des chanteuses ou des actrices, je le comprends. Que des gosses admirent des sportifs, je le comprends également. Mais admirer une personne qui ne fait rien de sa vie... c'est réellement possible, ça ?!

Alors au début, je me suis dit que bon, ok, je ne peux pas les supporter, mais à ce moment là, il me suffit de "fuir" les médias qui parlent d'elles, de ne pas lire les articles les concernant, de ne pas suivre leur "émission" télé. Ça a marché, un certain temps. Mais le plus grand souci, c'est que le clan Kardashian a totalement envahi notre vie, puisqu'on les voit partout, tout le temps, même quand on ne le voudrait pas. Y compris dans des magazines féminins "haut de gamme" où, théoriquement, de "vraies" personnes y sont d'habitude représentés (c'est-à-dire des gens qui font réellement quelque chose de leur vie : des mannequins, des couturiers, des stylistes, etc...).

Le pire... les Kardashian ont squatté nos Sephora. Pourquoi ? Parce que depuis quelques mois, dès que Kim K sort maquillée d'une telle manière, toutes les marques se mettent à sortir des produits dans le même esprit. C'est épuisant et complètement absurde, d'autant que cette femme n'est pas maquillée de la manière la plus élégante et la plus distinguée qu'il soit !
Un exemple flagrant : le "contouring". Vous savez, cette manière de sculpter son visage, de créer des zones d'ombre et de lumière pour dissimuler certaines rondeurs ou défauts du visage. En soi, l'idée n'est pas mauvaise, et précisons-le : ce n'est pas cette femme qui a inventé cette technique ! C'est une technique notamment utilisée au cinéma ou sur les plateaux tv pour pouvoir pallier les effets de certains projecteurs. Mais pour moi, le contouring n'est pas un maquillage du quotidien ! C'est un peu le genre de chose à utiliser les "grands soirs" ou pour les shooting photo. Mais... vous voyez de très jeunes filles le porter au quotidien. Sans oublier que généralement, le contouring en question est extrêmement mal réalisé et que la jeune fille se retrouve avec une barre orange au milieu de la joue... Glam !

D'ailleurs, certaines Youtubeuses/blogueuses que j'appréciaient énormément avant sont tombées dans cette spirale néfaste qu'est le "style Kim Kardashian. C'est dommage, puisqu'à part leur donner un style de suiveuse et de cagole, elles n'y gagnent pas grand chose (quoi que... le nombre d'abonnés augmente, vous me direz...!). Et les jeunes filles, voire très jeunes filles, s'identifient à ces Youtubeuses. Donc à Kim Kardashian, inconsciemment (ou consciemment). On retrouve donc des nanas de 14-15 ans, maquillées comme des voitures volées, avec un anti-cernes trop clair pour elles, qui s'étend de leur yeux jusque le milieu de leur joue, ou presque, avec la fameuse barre orange et un goût vestimentaire plus que douteux.
Non, je ne donnerai pas de nom, pas la peine d'insister, mais la Youtubeuse à laquelle je pense le plus est très connue, et je pense que certaines d'entre vous la reconnaîtront.

Bref, cet article "exutoire" avait juste pour but, outre de me défouler, de vous dire que je suis totalement affolée de voir que ce genre d'individu peut devenir le modèle de milliers (millions ?) de personnes.

Pour terminer sur une note bien plus positive, j'ai décidé de partager avec vous mes goûts en matière de beauté, de style de vie ou de style tout-court.
Les personnes que vous allez voir plus bas ne sont pas forcément des modèles au sens strict du terme, mais ce sont des femmes que je trouve inspirantes, tant intellectuellement que physiquement, des femmes belles, toutes à une manière très différente.
Elles ont entre 25 et 58 ans, et elles sont "mes" références.

Kate Middleton, duchesse de Cambridge – 34 ans

Simone Simons, soprano néerlandaise, chanteuse du groupe Epica – 31 ans

Anneke Van Giersbergen, chanteuse néerlandaise du groupe Agua de Annique – 43 ans

Natalie Portman, actrice et productrice israélo-américaine – 34 ans

Inna Modja, chanteuse et mannequin malienne - 31 ans

Inès de la Fressange, ex-mannequin, égérie, créatrice et journaliste mode – 58 ans

Kate Winslet, actrice britannique – 40 ans

Dita Von Teese, danseuse new-burlesque, mannequin, actrice, couturière et modèle photo américaine – 43 ans

Salma Hayek, actrice, réalisatrice et productrice mexicano-libano-américaine - 49 ans

Julianne Moore, actrice américaine - 55 ans

Jennifer Lawrence, actrice américaine - 25 ans

Emma Watson, actrice britannique – 25 ans

Diane Kruger, actrice et mannequin allemande – 39 ans

Lena Headey, actrice britannique – 42 ans

Et vous, quel(le)s sont vos "modèles", ces personnes qui vous inspirent ?

vendredi 24 avril 2015

La mode "healthy", ou comment les talibans de la bouffe nous influencent

Photo de Nicolas Emeraude
Après une absence supplémentaire d'environ 1 semaine, due à mes révisions, encore une fois, à un petit manque d'inspiration également, mais aussi et surtout à quelques petits problèmes informatiques qui ont conduit à une sorte de "chômage technique bloguesque", je reviens pour vous parler d'un sujet qui m'interpelle, voire qui m'inquiète.
Avant toute chose, je tiens à préciser que les mots qui vont suivre ne sont que la retranscription de ma pensée. En outre, ce que je vais dire n'a pour aucun but de blesser ou d'insulter qui que ce soit, mais simplement de donner mon avis et de partager avec vous ce sujet.
Je suis éventuellement, comme toujours depuis la création de mon blog, ouverte à tous les débats qui pourraient tourner autour du sujet que je vais aborder. Cependant, je vous prie de le faire dans le respect des avis de chacun et chacune, et avec politesse.

Il y a peu, je regardais une vidéo de la youtubeuse Horia (une youtubeuse que j'apprécie beaucoup de par son caractère un peu fou-fou et sa franchise). La jeune fille avait intitulé cette vidéo "Trop GROSSE ?" en voici le lien, si vous souhaitez savoir de quoi je parle : https://www.youtube.com/watch?v=hJIivm3q0fc. Pour faire bref, dans cette vidéo, Horia pointait du doigt la mode "healthy", nous y reviendrons plus tard, et les dangers qu'elle peut induire. Horia laisse clairement comprendre que cette mode lui a laissé penser qu'elle était trop grosse, pas assez dans la norme, qu'elle mangeait mal. Elle s'est laissée influencée un temps par cette néo-dictature mais a actuellement pris du recul et a compris que cette mode peut vite faire faire n'importe quoi à de nombreuses femmes et, encore plus dangereux, à de très jeunes filles qui n'ont toujours pas fini leur croissance.
Je partage plus ou moins (plutôt plus que moins, d'ailleurs) son avis et sa vidéo m'a fait réfléchir à quelques petits détails dont j'aimerais à mon tour vous parler.

Qu'est-ce que la mode "healthy"

Cette mode est apparu il n'y a pas si longtemps que ça sur Internet, peut-être 3 ou 4 ans maximum. "Healthy" se traduit par "sain". Il s'agissait tout d'abord de montrer qu'on mange bien, qu'on bouge bien pour être, soit disant, "bien dans son corps, bien dans sa tête" ou "un esprit sain dans un corps sain". Des centaines de milliers de photos de repas prétendument sains ont inondé les réseaux sociaux. Ce fut ensuite au tour des selfies-sport puis des gros plans sur les abdos, les biceps ou les fessiers nouvellement (re)modelés. A en écouter les plus grands gourous de cette mode, le "healthy, c'est un mode de vie".

Il existe bien évidemment celles qui ne sont pas dans les extrêmes, celles qui surveillent plus ou moins leur alimentation et font du sport assez régulièrement. Mais il y a également celles qui se transforment en véritables talibans du healthy, ne mangent que des graines et des fruits-légumes, qui s'épuisent plusieurs heures par jour au sport avec, bien sûr, l'estomac vide. Et ce sont celles-ci qui rendent ce courant dangereux auprès des personnes les plus influençables.
Vous êtes peut-être surpris que je parle de ces personnes au féminin ? C'est généraliser la chose, je l'admets, mais c'est tout de même véridique. Les personnes qui tombent de les extrêmes du healthy sont, dans un très majoritaire partie des cas, des filles. Oui, il existe des hommes adeptes du courant healthy mais ils sont, à mon sens, moins dangereux et moins extrêmes.

We Heart It
Les supports du healthy

Si vous lisez ces lignes actuellement, c'est que vous êtes un minimum connecté : les actus, les blogs, Facebook, Twitter, Instagram, We Heart It, Tumblr... Peu importe, vous faites partie de toutes ces personnes qui se connectent tous les jours (plusieurs fois par jour ?) à la toile. Peut-être lisez-vous aussi des magazines féminins, peut-être regardez-vous également la télévision.
Le healthy est en fait partout, et il est d'ailleurs devenu si banal, voire normal, qu'on n'y fait même plus attention : Internet (les blogs, les réseaux sociaux et les sites "féminins") ; les magazines (avec leur pseudo-reportages sur les régimes avant l'été, les publicités haute couture de mannequins taille 32, les pages cuisines qui mettent plus en avant le faible apport calorique que l'aspect visuel et gustatif), la télévision (les publicités, les sujets divers, etc.). Mais la prochaine fois que vous allumerez votre télévision, pensez à moi et comptez le nombre de spots publicitaires ou de sujets qui tournent autour d'un seul et même thème : être mince, bien manger, bien bouger. Et ce diktat s'appuie sur une excuse qui nous "hante" toutes : l'été, et l'épreuve du maillot.
Puisque si l'on écoute les adeptes, le healthy est un moyen de rendre son corps pur (moui...). Mais non, le healthy est un moyen pour eux de pouvoir perdre du poids. Ou pas, d'ailleurs, puisque s'il suffisait de manger des graines toute la journée pour perdre du gras, nous serions toutes très minces, croyez-moi.

Ne pas confondre mode et nécessité

A les lire, les gourous vous garantissent que manger "sainement" et faire du sport sera la recette miracle pour être en bonne santé et perdre du poids. Mais il ne faut surtout pas oublier que nous sommes toutes et tous différents, et heureusement !
En outre, si vous voulez réellement perdre du poids, je pense sincèrement que la meilleure des solutions est de consulter un nutritionniste ou un diététicien. Après, il faut avouer que certaines habitudes peuvent aider à, si on ne perd pas de poids, au moins ne pas en prendre (par exemple arrêter de manger entre les repas, éviter la junk-food,...). Mais un mode de vie alimentaire qui convient à une personne ne convient pas forcément à tout le monde.
De même, tous les sports ne conviennent pas à tout le monde pour des histoires d'articulations, de respiration, de situation cardiaque, etc.

Les dangers du healthy

Le souci avec le courant healthy, c'est qu'il est très influençable. Après avoir regardé les photos sur Instagram, on peut avoir envie de faire la même chose. Sous le nom de "rééquilibrage alimentaire", certaines bannissent totalement de leur alimentation certaines catégories d'aliments. TOUTES les catégories d'aliments sont indispensables à l'organisme. Je ne vais pas vous faire un cours de biologie, mais pour pouvoir assurer correctement toutes ses fonctions, le corps a besoin de glucides donc de sucres (le cerveau, par exemple, se "nourrit" exclusivement de glucose !), de lipides et de protéines. On peut réduire certains apports caloriques, comme par exemple ce qu'on appelle les mauvais sucres (les bonbons, par exemple) et les mauvaises graisses, mais en aucun cas il faut éliminer totalement les protéines et les lipides, c'est dangereux !
(Si ça vous intéresse, j'avais fait un article coup de gueule sur la mode sans-gluten, en voici le lien : ICI)

We Heart It.
Un rééquilibrage alimentaire ne signifie pas qu'il faut s'affamer : il faut simplement manger de tout en quantités raisonnables. Encore une fois, les quantités raisonnables en question diffèrent selon les personnes, en cas de doute il est donc nécessaire de consulter des spécialistes de la nutrition. A ne vous nourrir que de fruits, de légumes et de graines, vous ne tiendrez pas la route : vous risquez de vous épuiser et d'avoir des carences pouvant conduire à des problèmes de santé graves ou moins. Sachez également que sans apport protéique, vous risquez de perdre du muscle. Alors oui, le chiffre sur la balance va diminuer, mais ce sera peut-être dû à une fonte musculaire.

Le pire dans tout ça, outre le fait de s'affamer, c'est le fait de faire du sport le ventre vide. L'Homme est "programmé" pour avoir un apport calorique journalier qui, dans le cas où l'alimentation est "normale', permet de tenir toute la journée sans malaise ou autre. En diminuant votre apport calorique en déséquilibrant totalement les apports nécessaires, votre corps sera déréglé et en sur-régime par rapport à ses ressources. Il est donc risqué de faire du sport l'estomac vide. Vous allez vous fatiguer et vous risquez même de vous blesser. Encore une fois, sans pour autant dispenser un cours de bio, les muscles ont un besoin constant de glycogène (une réserve faite suite aux apports glucidiques) et de protéines. De plus, lorsque vous faites du sport, le muscle subit de microscopiques lésions. Alors ne vous affolez pas, c'est totalement normal : bien qu'il soit élastique, le muscle n'est pas non plus infini. Ces micro-lésions se réparent d'elles-mêmes très rapidement, notamment grâce aux protéines. C'est d'ailleurs pour ça que les sportifs de haut-niveau ont généralement des régimes hyper-protéinés et peuvent prendre des compléments alimentaires. Donc si vous ne consommez pas de protéines, vous risquez de faire subir à votre corps un calvaire sur le long terme.

Enfin, la balance ne peut pas, et ne doit pas, être votre boss. Oui, le poids compte, évidemment, il ne faut pas se mentir, mais sachez qu'on ne peut pas perdre du poids rapidement et durablement. Vous connaissez forcément quelqu'un de votre entourage qui a fait un régime drastique, qui a perdu rapidement mais qui a repris également rapidement. Perdre du poids, c'est perdre du temps.
De plus, le muscle pèse plus lourd que la graisse. Donc si vous faites du sport régulièrement depuis quelques temps et que vous ne perdez pas de poids, ne paniquez pas : vous avez certainement perdu des graisses mais gagné du muscle. CQFD. 
Idem, pas besoin de se peser tous les jours, voire plusieurs fois par jour. Ca ne sert à rien, ça déprime et on pète des cables pour rien. D'autant que, quand on est une fille, selon les moments du cyle féminin, le poids peut varier. Vous savez, rétention d'eau et autres joies d'être une fille, quoi !

Influence des talibans de la bouffe et de la mode

Enfin, il ne faut pas tout mettre sur le dos des adeptes de la tendance healthy. Il faudrait aussi pointer du doigt des photos des magazines (ultra-retouchées, tant sur la silhouette que les couleurs, l'aspect de la peau, etc) et certaines marques. Je pense à Abercrombie qui ne commercialise qu'un très mince éventail de tailles : du 00 (hein ?!) au 14. Pour que celles qui ne maîtrisent pas les normes de taille A&F se fassent une idée, le 14 correspond à un 42 français. A titre de comparaison, H&M va jusqu'au 46 (et au-delà avec leur collection grande taille). Je trouve la politique d'A&F honteuse. Les femmes sont déjà suffisamment complexées par leurs défauts (parfois imaginaires, d'ailleurs), pas besoin d'en rajouter une couche !

We Heart It
Le souci, et Horia en parlait dans sa vidéo, c'est que l'esprit se reformate à l'image et selon les influences de cette tendance healthy. Si vous arrivez à perdre du poids, plus vous allez en perdre, plus vous aurez envie de continuer. Ceci peut devenir pathologique et très dangereux.
Qui sont ces personnes pour vous dire qu'on est bien dans sa peau seulement si on fait du 36, qu'on arbore des abdos d'acier et qu'on mange des graines ? Si vous vous sentez bien dans un 40 avec un fessier assez développé, où est le souci ? Si vous vous sentez bien avec un corps mince mais non musclé, où est le souci ?
Je suis moi aussi influencée par les diktats de la mode (qui ne l'est pas, même malgré soi ?), mais influencée et dictée n'est pas la même chose, mais il ne faut pas tomber dans ce piège terrible de l'obsession du poids, de l'apparence et de l'alimentation soit-disant healthy.

Mon cas

Personnellement, je ne suis pas obnubilée par mon poids et mon alimentation. Je fais plus ou moins attention à ce que je mange, mais je ne fais pas partie de celles et ceux qui comptabilisent toutes les calories de ce qu'ils mangent. Disons que j'essaie de ne pas trop abuser de certaines choses, sans pour autant m'en priver. Par exemple lundi soir, j'ai fêté mes 20 ans avec mes copines autour d'une pizza, d'une bière et un peu plus tard dans la soirée, de trois cocktails. Une orgie de gras et de sucre, en somme. Du coup, cette semaine j'ai fait un peu plus attention, mais rien de dramatique. Se priver de choses qu'on aime n'est pas une solution efficace et durable, car nous sommes dans un pays où les repas constituent de véritables rites de sociabilité. Rien de plus agréable que de partager une table avec des amis ou de la famille.

Concernant le sport, je m'y suis remise réellement il y a peu. Il faut s'avoir que toute l'année dernière, j'ai été interdite de sport (je n'ai d'ailleurs pas passé l'épreuve d'EPS au bac) pour des raisons de blessures à répétition. Ensuite, j'ai commencé la prépa : impossible de caser des heures de sports sans grignoter mes heures de révisions. Depuis que je n'ai plus cours et que je suis en période de révisions, je fais moi-même mes horaires. Du coup, depuis le 31 mars, je fais du vélo d'appartement tous les jours, entre 10 et 20km en moyenne. Au début, je dois avouer que je le faisais dans un but "d'entretien" de mon corps. Puis, au bout de quelques séances, j'y ai pris un réel plaisir et depuis, il m'est indispensable d'effectuer ma session quotidienne de vélo qui me permet de me défouler et de mettre les révisions de côté.

De ce fait, je n'ai pas réellement perdu du poids, ou du moins pas énormément. Mais je sens cependant que je me suis un peu affinée et que je suis plus ferme. Tout ça sans m'affamer, sans me priver et sans me forcer à faire un sport que je n'aime pas.
Faites les choses selon vos besoins et vos envies, et vous verrez, vous vous sentirez vraiment bien dans votre corps et dans votre esprit.

Et vous, que pensez-vous de cette nouvelle mode "healthy" ?

jeudi 18 décembre 2014

Regarde-moi, adore-moi... | Mise en scène et image de soi

Echo et Narcisse, par John William Waterhouse
/ ! \ Avant de commencer la lecture de cet article, merci de lire les quelques lignes qui vont suivre :
Dans cet article, mon but n’est pas de montrer une quelconque animosité envers les personnes qui font ce dont je vais vous parler. Je ne fais que donner mon avis, n’y voyez aucune méchanceté, jalousie ou autre. Bonne lecture ! / ! \

Noël est une période durant laquelle beaucoup de post de blogs et de vidéos Youtube fleurissent d’idées de déco, de recettes et de cadeaux à offrir. Même s’il est vrai que ces posts sont très nombreux et parfois assez répétitifs, l’idée est plutôt sympa.

Mais la nouvelle mode de cette année, ce sont les « Vlogmas ». Pour les non-initiés, ce terme est ni plus ni moins qu’un mot étranger. J’explique. Tout d’abord, « Vlog » est la contraction de vidéo et blog. Un Vlog est donc une vidéo Youtube consistant à, en quelque sorte, raconter sa vie. Ce que je trouve assez bizarre, c’est que les blogs ne sont pas l’endroit où les blogueuses racontent leur vie. Ou très peu. Encore un terme inventé à la va-vite qui dévalorise les blogueuses. « Mas » est une contraction de « Christmas », Noël en anglais. Les « Vlogmas » sont donc des vlogs de Noël durant lesquels les Youtubeuses (ou Youtubeurs !) nous emmènent avec eux durant tout le mois de décembre, ou du moins du 1er au 24.

Pour quoi faire ? Excellente question. Puisqu’entre vous et moi, les vlogs classiques n’étaient déjà pas spécialement intéressants, mais un vlog de Noël l’est encore moins. Pour le dire de manière triviale et peut-être brutale, je me fiche totalement de voir une Youtubeuse décorer son sapin, faire ses courses de Noël et emballer ses cadeaux.
L’autre jour, j’en discutais sur Twitter avec une blogueuse suisse que vous connaissez certainement : Andreia de 10tubes. Et tout comme moi, elle déplorait le fait que les vidéos comparatives de produits ou bons plans, par exemple (donc les vidéos qui sont plutôt intéressantes pour les consommatrices comme vous et moi), aient laissé leur place aux multiples vlogs. Puisque malheureusement, de nombreuses chaînes Youtubes ne sont presque dédiées qu’aux vlogs. C’est réellement dommage…

Mais vous me direz « pourquoi faire un article sur cela ? A ce moment-là, ne les regarde pas ». Bonne réflexion (oui, je fais les questions et les réponses toute seule). En effet, je ne les regarde plus, puisque voir une jeune fille vider son lave-vaisselle et enfiler ses chaussures pour aller au boulot, je m’en contre-fiche royalement. Surtout que dans la majorité des cas, les personnes qui s’adonnent aux vlogs n’ont pas une vie spécialement palpitante. Attention, je ne dis pas qu’il faut avoir une vie de princesse pour parler de soi. Mais le souci, ou du moins la chose qui m’a poussée à écrire sur ce sujet aujourd’hui, c’est que selon moi, ces vlogs ‘cachent’ bien plus de choses qu’un simple partage de sa vie.

Photo de Madalina Gabriela
Pour commencer, je dois avouer que je trouve assez inutile, voire idiot, de dévoiler autant de choses sur soi. Pour ma part, mon blog ne parle pas spécialement de ma vie privée, même si vous pouvez en savoir un peu plus sur mon compte Twitter ou Instagram (et encore…). Sinon, il y a Facebook, mais n’ayant qu’un compte perso, et non pas en plus un compte dédié au blog, je n’accepte pas tout le monde dessus. Je trouve important de réserver une part de soi pour celles et ceux qui nous connaissent réellement, nos amis IRL, comme on dit. Le principe de partager des avis avec vous, des coups de cœur, des coups de gueule, j’adore ça. Mais jamais je ne vous raconterai en détail ce que je fais de mes week-ends, de ma routine matinale avant d’aller en cours, etc. Mais sur ce point, chacun fait ce qu’il veut ! Mais il ne faut pas oublier que la frontière entre virtuel et réel est parfois très ténue, et il faut faire attention à ne pas tout mélanger.
Les vlogs peuvent être très intéressants dans le cas, par exemple, d’un road-trip ou d’une collaboration dans les laboratoires d’une grande marque. Il me semble qu’Hélène de Mon Blog de Fille, que j’adore tout particulièrement pour sa simplicité et son authenticité face à la caméra, avait fait une sorte de vlog dans les laboratoires Avène. Là, oui, ça vaut réellement le coup, puisque la personne qui regarde la vidéo ‘apprend’ des choses.

Ensuite, je ne suis pas psychologue, psychiatre, psychanalyste ou médecin, mais je pense sincèrement que cette mise en scène de soi est assez malsaine et cache, à mon sens, soit un complexe d’infériorité, soit un narcissisme poussé. La plupart de ces vidéos, à la longueur complètement démesurée par rapport à l’intérêt du sujet, indiquent clairement « Regardez-moi, regardez ce que je fais, ce que je possède ». D’autant que certaines ont tendance à se prendre pour des ‘stars’ et scénariser leur vie pour se montrer sous leur meilleur jour, pour donner éventuellement envie aux autres de lui ressembler…
Pour être honnête, la plupart du temps, ces vlogs me mettent mal à l’aise. Ils me mettent mal à l’aise puisque j’ai l’impression d’espionner la personne en question, de m’immiscer dans sa vie, dans son intimité.

En psychiatrie, le narcissisme se définit par « Le narcissisme est le fondement de la confiance en soi. Lorsqu'il est défaillant, le terme peut désigner l'importance excessive accordée à l'image de soi. Le dictionnaire commun le définit comme ‘contemplation de soi ou attention exclusive portée à soi.’ ». Certains psychothérapeutes ajoutent même que « l’excès de demande d’attention et de reconnaissance, la frustration extrême voire l’impossibilité d’entendre la moindre critique, sont les grands signes des fragiles narcissiques ».
Or, nous sommes toutes et tous dans une société où nous devons sans cesse prouver nos qualités, nos initiatives, nos actions. Il faut faire mieux que le voisin, être dans une sorte de compétition éternelle. Et malheureusement, je pense que les vlogs sont, entre autres, l’illustration de ce besoin de toujours être en haut, au-dessus de tout, et surtout, de prouver à tout le monde « oui, j’ai une vie formidable ».

Si au XIXème siècle, Alfred de Musset décrivait le manque de repère et d’espérance des jeunes comme le mal du siècle, on pourrait parler de ce besoin de briller comme le mal du siècle des années 2000 et au-delà.

J’ai été choquée par un reportage vu il y a déjà pas mal de temps sur, justement, la mise en scène des adolescentes et même des enfants. Le journaliste parlait entre autres des fameux concours de beauté très décriés en France, mais il faisait également le portrait d’une pré-ado ‘typique’ du moment. Et quand il a demandé à cette gamine de 12 ans ce qu’elle voulait faire plus tard, elle lui a répondu « Si ça existe encore quand je vais être majeure, de la téléréalité ». J’avoue que j’ai été littéralement sur le c… (heureusement j’étais allongée sur mon lit…). Vous pouvez me qualifier d’old-school, de réac’ ou de jeune conne, comme vous voulez, mais je pense sincèrement que la téléréalité est un poison pour la société d’aujourd’hui et surtout de demain.

Je suis née en 1995. Par conséquent, j’ai grandi en pleine apogée de la téléréalité, mais elle ne m’a jamais intéressée. Sincèrement, je n’ai jamais suivi d’émission de téléréalité. A moins que vous considériez la Star Ac’ (époque TF1, évidemment) ou The Voice comme tel. Toutes les Secret Story, Les Chtis à St-Germain-La-Creuse ou autre, jamais tout ça ne m’a intéressé. Pourtant, mes parents ne m’ont jamais interdit de regarder telle ou telle émission. J’en avais simplement pas envie.
Pour revenir à cette toute jeune fille, elle a ensuite précisé « parce que je veux être célèbre, avoir de l’argent et que les gens m’aiment ». Voilà. Tout est dit. Le problème est là : certaines jeunes personnes (dans la plupart des cas, des filles, d’ailleurs) pensent que la téléréalité est la solution la plus rapide et la plus facile pour l’accès à l’argent et la notoriété.
J’avoue avoir énormément de mal avec les valeurs véhiculées par la téléréalité. Si à mon âge, nous étions fan de chanteuses ou de sportifs (Lorie et Jenifer pour les filles, Zidane et Ronaldo pour les garçons), les jeunes d’aujourd’hui adulent Nabilla, Amélie ou je ne sais quelle autre nana de téléralités.

Pour revenir à ce que je disais au tout début de mon billet, le principal problème vient de ce besoin constant de mise en scène de soi, ce besoin d’être regardé et apprécié.
Alors je conclurai tout simplement en vous confirmant une seule chose : si les gens vous apprécient, que ce soit dans la vie ou sur votre blog/compte Youtube, c’est pour vous, votre personnalité, et non pas le fait que vous fassiez les boutiques  tous les week-ends et vos ‘hauls’ qui ne sont finalement qu’un étalage de richesse et de biens matériels !

Sur ces très longs mots, j’espère n’avoir froissé personne, et j’attends avec curiosité votre avis, qu’il soit similaire ou contraire au mien.

Que pensez-vous de ces vlogs, hauls et autres mises en scène ? 

mercredi 22 octobre 2014

Le ras-le-bol d'une ancienne intolérante au gluten

Bonjour à toutes et à tous ! Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un sujet qui me fâche beaucoup. Ça m’énerve, ça m’horripile, et à chaque fois, j’ai envie d’étriper les personnes en question. Je vais vous parler ici de la mode du sans-gluten. Je dis bien « mode » dans le sens où les gens mangent sans gluten alors qu’ils n’en ont pas la nécessité. J’en ai ras-le-bol de cette mode, ras-le-bol de cette espèce de tendance new-age qui ne peut qu’énerver les vrais intolérants, ceux qui doivent absolument contrôler tout ce qu’ils mangent pas nécessité médicale. Ce post risque d’être excessivement long, donc s’il vous intéresse, installez-vous bien confortablement avec une réserve de nourriture et de thé. Ou café. Ou jus de fruit. Ou alcool, après tout vous faites ce que vous voulez !

Mon ras-le-bol de cette mode peut facilement être expliqué. Tout simplement car pendant plus d’un an, j’ai mangé sans gluten par souci médical. Je ne compte pas vous raconter ma vie (car ce n’est pas spécialement intéressant pour vous, et que… c’est ma vie !), mais pendant environ 1 an, j’ai eu un état de santé assez particulier. J’avais constamment des problèmes, j’étais constamment malade et les médecins ne comprenaient pas trop et ne savaient pas ce que j’avais, malgré les radios/scanners/IRM, etc.
Mon gastro-entérologue m’a donc prescrit une prise de sang très générale (la totale : cholestérol, VIH, hépatites, plaquettes, cellules immunitaires, etc). Et le souci avec cette histoire d’intolérance au gluten, c’est qu’elle est difficilement diagnostiquée. Du coup, il m’a conseillé de manger sans-gluten et de voir l’évolution de mon état. Et en effet, au bout de 2 semaines sans gluten, tout est rentré dans l’ordre, je n'avais plus les symptômes que je présentais avant ! On en a donc conclut que j’étais intolérante au gluten.

Et il faut le rappeler : l’intolérance au gluten est une maladie génétique. Ce n’est pas une allergie, mais une intolérance. Ce n’est pas du tout pareil. Une allergie vous fait une sorte de choc (brûlure, éruptions cutanées, boutons, œdème, etc). L’intolérance, elle, est assez fourbe, puisqu’elle agit de l’intérieur. Elle va, en gros, agir sournoisement et vous causer des tas de dérèglements (immunitaires, hormonales, digestifs, etc). Voilà pourquoi parfois certaines personnes sont intolérantes (au gluten et/ou lactose) sans le savoir.

Pour revenir à ma petite personne (oui, puisque la blogueuse est par définition narcissique et égocentrique, n’est-ce pas ?), pendant plus d’un an (deux ? je ne sais plus, en fait), j’ai suivi un régime STRICT sans gluten. Mais quand je vous dis strict, c’était vraiment très, très strict. Il ne s’agit pas uniquement de ne plus manger de pâtes ou de pain. Non, non. C’est bien plus compliqué, puisqu’en fait, le gluten on en trouve partout. Et le gluten ne se trouve pas uniquement la farine de blé ! Ce serait bien trop simple. Le gluten, on le trouve dans le blé et ses dérivés, bien sûr, mais aussi dans le seigle, l’orge, l’avoine et d’autres céréales.
Donc quand vous suivez un réel régime sans-gluten, vous devez contrôler tout ce que vous mangez. Absolument tout ! Je me souviens de ma mère qui mettait presque le double de temps pour faire les courses hebdomadaires pour analyser au peigne fin toutes les étiquettes de ce qu’elle achetait. Parce que le souci, c’est que dans beaucoup de produits, le gluten (et certains de ses dérivés) peut servir de conservateurs ou d’agglomérant.
Ca va vous paraître dingue mais par exemple, on a trouvé des traces de gluten dans certains chocolats (oui, oui) ou dans des plaquettes de jambons, entre autres. En plus, manger sans gluten goûte assez cher : certaines marques proposent maintenant gammes de tas de petits trucs sympas sans gluten (Gerblé, par exemple qui fait des gâteaux et des pâtes sans gluten), mais il faut aussi noter que les marques qui utilisent le moins de conservateurs à base de gluten sont des marques assez onéreuses.

Bref, tout ça pour dire que cette mode est totalement absurde ! Déjà parce que, premièrement, rares sont les personnes (les "non-intolérants") qui font réellement le régime sans-gluten au pied de la lettre, car il est très contraignant. Et deuxièmement, car il est idiot de se priver d’une protéine végétale par mode, uniquement pour être dans la tendance et vouloir faire comme les people. Vous pouvez réduire votre consommation de gluten (éviter le pain, par exemple), d’accord, mais la supprimer totalement sans nécessité de santé, c’est idiot.
D’autant que je peux vous dire que manger sans gluten est socialement extrêmement contraignant. Oubliez les apéros entre amis, oubliez les restos (beaucoup de cuisiniers ajoutent de la farine de blé dans leur sauce pour lui donner une meilleure consistance), oubliez les petits encarts plaisirs, etc…
Quand vous avez dû manger sans gluten, je peux vous dire que c’est révoltant de voir certaines personnes « s’amuser » avec cela puisque, je le répète, c’est une maladie, un handicap social et gustatif. Parfois la nuit, je rêvais que je mangeais des pâtes. Sans rire.

Si je parle au passé, c’est parce qu’actuellement, je supporte de nouveau de gluten. Mon médecin m’a dit que parfois, cela arrive : si l’on suit un régime très strict dans la durée, il est possible que tout rentre dans l’ordre. Bien sûr, l'intolérance ne disparaît pas totalement, et je ne me fais pas non plus une orgie de gluten tous les jours, mais je mange du gluten sans réellement me priver. Mais il est vrai que parfois, si j’ai beaucoup mangé de pâtes, de pains, etc dans la journée, je peux être assez mal le lendemain. Mais je me dis que ça valait le coup de me priver pendant une longue et difficile année.
De quoi motiver toutes celles et ceux qui me lisent et trouvent difficile de devoir vivre avec une intolérance. Persévérez, vos efforts payeront peut-être un jour.

Si vous qui me lisez, mangez sans gluten (par « choix », ou par nécessité), n’hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez : ça m’intéresse.
Et, chers intolérants au gluten, si vous souhaitez des petites astuces et des recettes sans-gluten, n’hésitez pas à me le demander, que ce soit ici ou par mail.

Et vous, que pensez-vous de cette « mode » sans-gluten ?

lundi 17 décembre 2012

La filière ST2S (anciennement SMS) : remettons les points sur les "i" !

>> Je tiens à vous prévenir avant même de commencer : cet article ne sera qu’un flot de parole. Alors avant de râler genre « Mais on s’en fiiiiicheeeuh, on veut lire des choses sur Noël/le rugby/le maquillage/la déco/la bouffe/le ciné (rayez la mention inutile) ! », sachez que je ne vous oblige pas à lire les lignes qui suivent.
 

Pour les curieux et les curieuses qui se posent la question, votre chère prêtresse (oui, mes chevilles vont très bien, merci) est née en 1995. Ce qui veut dire que cette année, elle est en Terminale. Oui, mais… non ! Non, car je me suis réorientée cette année, et du coup, je refais une Première. L’année dernière, j’ai fait une Première L, car à l’époque, mes projets professionnels correspondaient à cette orientation. Mais j’ai eu quelques évènements dans ma vie qui ont fait que j’ai tout modifié et que, forcément, ma filière n’était plus du tout adaptée. Après de longues recherches sur Internet et de longs moments de réflexions (car oui, une réorientation n’est pas quelque chose de facile à entreprendre), j’ai décidé de refaire une Première dans la section ST2S. Oui, une filière technologique. Mon diiieeeeu, oui, je suis passée d’une filière générale à une filière technologique. Horreur ! Malheur ! (je plaisante, évidemment).
Alors pour les ‘vieux’ (ne me tapez pas !), la ST2S, ça veut dire « Sciences et Techniques du Sanitaires et du Social ». Il y a quelques années, ce bac était encore appelé SMS « Sciences Médico-Sociales ». En fait, l’Éducation Nationale a changé de nom car, avouons-le : SMS, ça fait pas spécialement sérieux, n’est-ce pas ?! Et pour les encore plus ‘vieux’, la ST2S était le F8 de l’époque (comme ça, tout le monde sait de quoi je vous parle).

Bref, je ne vais pas vous parler en détail de ce bac, car je l’avais abordé avec vous il y a quelques mois. Si vous voulez (re)lire la chose, vous pouvez cliquer ICI et ICI ou visiter CE SITE ou même CELUI-CI.
Mais pour faire court, j’ai strictement les mêmes matières que tous les bacs généraux, mais j’ai en plus 4h de BPH (Biologie et Physiopathologie Humaine) et 7h de ST2S ou SMS (Sciences Médico-Sociales). En outre, ce n’est pas parce que je prépare un bac qui n’est pas un bac général que je suis une débile finie ! Je précise parce que dans l’esprit de certaines personnes, les choses ne sont pas spécialement claires.

Mais si j’écris cet article, ce n’est pas pour vous parler de cette filière (enfin, si !), mais c’est surtout pour remettre les points sur les « i » ! Pourquoi ? Parce qu’il y a peu (genre 2-3 semaines), j’ai entendu une personne en Terminale S dire à une amie :  « De toute façon, les infirmier(e)s sont celles et ceux qui ont raté médecine ». Là, je dois avouer que j’ai été franchement choquée, vexée, et blessée. Car certes, je ne compte pas devenir infirmière, mais mon bac est celui qui forme le plus d’infirmière. Et, au risque d’« attaquer » les élèves de S, contrairement à eux, nos cours sont bien plus pratiques que les leurs. Par exemple, nous n’étudions pas les cailloux (oui, en ST2S, nous appelons la géologique « l’étude des cailloux » pour nous moquer gentiment des S), mais nous faisons des cours d’anatomie, du fonctionnement de l'organisme (système nerveux, tissus ou échanges membranaires, par exemple) chose qui, à mon humble avis, est bien plus utile lors de la première année de médecine que la tectonique des plaques !

J’aimerais aussi préciser que pour entrer à la fac de médecine, il faut passer un concours. En somme, n’importe qui peut tenter le concours : que vous sortiez de S, de ST2S ou même de L, personne ne pourra vous empêcher d’avoir accès à ce concours !
Alors aujourd’hui, je viens pour, j’espère, ouvrir les yeux et l’esprit de certaines personnes qui pensent encore que les bacs commençant par ‘ST’ sont des sous-bacs, car non, je ne suis pas dans un sous-bac ! Je suis dans une section dans laquelle tous les élèves savent ce qu’ils veulent faire, contrairement à la plupart des élèves des bacs généraux.
En outre, non, le bac ST2S ne prépare pas de futurs chômeurs, car à la sortie de notre Terminale ST2S, de nombreuses perspectives s’offrent à nous, notamment dans le milieu paramédical (études d’infirmier, de diététique, de psychomotricité, d’ergothérapie, de manipulation en électro-radiologie, de kinésithérapie, de podologie, etc…) ou dans le milieu social (concours d’éducateurs, assistants sociaux, droit de la santé, conseiller en économie sanitaire, etc…).

Actuellement, même si j’ai « perdu » une année, j’aime ce que je fais, je vais en cours avec enthousiasme et envie, mes résultats sont bien meilleurs que les années précédentes (forcément, puisque je fais ce que j’aime), et je suis fière de pouvoir affirmer que je travaillerai dans un secteur qui manque cruellement de personnel : le paramédical.

Je remercie toutes les personnes qui m’ont poussé à me réorienter et toutes celles qui ont cru en moi, car au jour d’aujourd’hui, je suis très heureuse de faire ce que je fais.

Ouvrez les yeux : l’avenir n’appartient pas qu’aux détenteurs de bacs généraux, et surtout, l’avenir appartient à ceux qui sont passionnés par les études qu’ils font !

Crédit photos : Golem 13, L'Étudiant.

lundi 3 septembre 2012

Le cas des Jeux Paralympiques

Les JO se sont achevés il y a un peu plus de 3 semaines (récapitulatif ICI), et ce sont les Jeux Paralympiques qui ont pris le relais depuis le 29 août, et ce, jusqu'au 9 septembre.
Le mois dernier, le Monde entier n'avait qu'un mot à la bouche : "Londres 2012". L'Angleterre avait sorti le grand jeu, et la France, elle non plus, n'avait pas hésité à suivre le mouvement : France Télévisions avait réellement assuré côté retranscription des jeux.

Seulement voilà, on constate une réelle discrimination envers les Jeux Paralympiques. Des choses qui peuvent paraître anodines mais qui en mettent plusieurs hors d'eux : la flamme avait été éteinte (pourquoi l'avoir éteinte, mince alors ?!), les anneaux olympiques ont été enlevés du Tower Bridge, etc.
Les JP2012 sont des jeux à part entière, et je trouve cela inadmissible que ces jeux ne bénéficient pas d'autant de considération que les jeux "valides".
Le pire reste tout de même la pseudo diffusion des jeux : France Télévisions les diffuse, certes, mais en décalé (exit le direct !) et seulement par "petits bouts". Face au mécontentement des athlètes, mais aussi des téléspectateurs, France Télévisions a foutu un coup de collier à tout cela et a (très) légèrement renforcé son dispositif. Mouais.
Alors si vous, chers téléspectateurs, qui n'avez pas la chance d'être à Londres en ce moment, souhaitez regarder les JP, il ne vous reste que 2 options : les visionner sur internet ou bien avoir la chaîne TV8 Mont-Blanc (chaîne que nous captons tous, évidemment !).

La délégation française arrivant à Londres

Quand tout ceci est évoqué avec Daniel Bilalian, le directeur des sports de France Télévisions répond simplement que le groupe a "des contraintes financières". Certes, mais zut alors, ce sont les Jeux, tout de même ! Selon Daniel Bilalian, le réel "problème" reste le fait que les JP se déroulent pendant la haute saison (comprenez hors de l'été : les programmes habituels sont donc de retour sur les écrans) : "L'idéal, et c'est notre souhait, seraient qu'ils [les Jeux Paralympiques] aient lieu avant les JO ou juste après. Comme nous serions encore en grille d'été, ce serait possible".
Bien sûr.

Heureusement, grâce aux réseaux sociaux, notamment le réseau qui gazouille, les infos concernant les JP sont bien diffusées, mais je persiste, je trouve cela honteux, discriminatoire et irrespectueux envers les athlètes. Valides ou non, un sportif reste un sportif, et les Jeux Olympiques, para ou non, restent un évènement très important dans le sport mondial.
Espérons que dans 4 ans, France Télévisions se sera débrouillé pour nous proposer une diffusion digne de ce nom, et digne des athlètes.

Retrouvez les infos sur les JP2012 ici :
- France TV, rubrique sport
- Site officiel des Jeux Paralympiques 2012
- Site officiel du mouvement paralympique
- Compte Twitter officiel de l'Equipe de France paralympique

Et selon vous, les JP sont-ils assez médiatisés ? Comment sortir les athlètes para de l'ombre des athlètes valides ?

Crédit photos : France Paralympique.
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