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jeudi 18 juin 2015

Maquillage, société, psychologie et estime de soi

Photo d'Ines Rehberger 

Il y a peu de temps, je me suis rendue compte de la place omniprésente qu'occupe le maquillage dans notre vie. En employant le "nous", j'exagère certainement, mais je suppose que si vous êtes actuellement sur mon blog, c'est que vous vous intéressez un petit peu aux cosmétiques et au maquillage.

Mes débuts avec le maquillage

Pour la petite histoire, les produits de maquillage ont commencé à entrer dans ma vie sur le coup de mes 14 ans. Rien d'extraordinaire : juste un peu de fard à paupière gris ou brun, et du mascara. Largement raisonnable, en somme. Puis j'ai commencé à avoir de l'acné vers 15-16 ans, donc plutôt tardivement par rapport à l'âge "classique", et je me suis mise à la conquête du monde cosméto, à la recherche d'un produit miracle qui soignerait et éradiquerait mes boutons en un temps record. Soyons honnêtes et lucides : ce produit n'existe pas. (Mais si le thème vous intéresse, vous pouvez toujours (re)lire CE post). De ce fait, j'ai voulu cacher la misère : j'ai donc testé plusieurs fonds de teint et BB crèmes.

Puis, au début de ma 1ère, j'ai ouvert mon blog (donc à un peu plus de 16 ans). Bien qu'initialement consacré au sport et à l'actualité, je me suis très vite réorientée vers les cosmétiques et produits de beauté en tout genre (et actuellement, je retourne tranquillement vers l'aspect actu/culture, comme vous avez pu le voir). Et là, forcément, j'ai été prise d'une fièvre acheteuse : en plus d'être très souvent influencée par les blogs des copines, j'ai acheté et testé de nombreuses choses pour pouvoir vous en parler et vous donner un avis. Dans certains cas, j'ai fait de jolies découvertes (par exemple l'Antiblemish Solution de Clinique ou le SuperStay Better Skin de Gemey Maybelline), dans d'autres, ce fut la catastrophe (le ColorStay de Revlon, par exemple).


Over-consommation

Dernièrement, j'ai essayé de faire une grossière estimation de mon budget moyen annuel de cosmétique (tout confondu : mascara, ombres, rouges à lèvres, fonds de teint, poudres, crayons, etc.). Forcément, je n'ai pas de montant exact, mais je suis persuadée qu'il est très élevé. C'en est indécent. Oui, oui.
Evidemment, je ne peux pas mettre la cause de mes achats sur le dos de mon blog et de celui des autres blogueuses, mais je pense sincèrement que nous vivons actuellement l'apogée des blogs/chaînes Youtube beauté et que ceci n'est pas sans conséquence sur nos habitudes de consommation. Je m'explique. Avant de vraiment m'intéresser aux blogs, je possédais un fond de teint, une poudre, un mascara, un blush et 2-3 fards à paupière et produits lèvres. Ce qui, en soit, est largement suffisant pour la vie de tous les jours. Regarder les collections des autres donne envie, et il m'est parfois arrivé d'acheter des produits que je n'ai presque jamais utilisés. Il n'y a pas que les blogs : il y a aussi Instagram ou les magazines féminins : les tentations sont partout, et les enseignes nous poussent également à consommer (codes promo, chèques cadeaux, coupons de réductions, etc.).

We Heart It
Depuis plusieurs mois maintenant, au moins 6 mois, je n'achète presque plus de maquillage : j'utilise ce que j'ai déjà. Evidemment, cela ne veut pas dire que je m'empêche de craquer une fois par mois pour un rouge à lèvres ou un nouveau fond de teint, mais je ne fais plus de craquage inutile. Je possède des dizaines de palettes, alors que finalement, j'utilise souvent les 3-4 mêmes. C'est la même chose pour les rouges à lèvres.
Du coup, je ne rachète que lorsque j'en ai réellement besoin : quand j'ai fini un produit qui m'est "indispensable", comme mon mascara ou mon fond de teint.
Je ne prétends pas avoir la science infuse, mais je pense que cette technique pourrait être bénéfique pour toutes, que vous soyez blogueuse ou non. Et dites-vous que le prix d'un rouge à lèvres finalement reposé avant d'aller à la caisse peut être une somme à garder pour d'autres loisirs : une soirée en terrasse avec des amis, un livre, un magazine, etc.


Ma relation avec le maquillage

D'un point de vue strictement personnel, je pense être incapable de sortir sans être maquillée. Pour certaines personnes, cela doit paraître d'une idiotie et d'une superficialité sans nom, mais je l'admets : je n'imagine même pas le fait de sortir sans avoir au moins appliqué une BB crème ou du fond de teint. Autant, je peux tout à faire sortir sans maquillage des yeux ou des lèvres, mais étant très complexée par ma peau, l'étape du teint est indispensable dans mon cas.
Rares sont les personnes devant qui j'ose me montrer peau-nue.
Mais justement, avec du recul, je me rends compte que ce besoin, qui n'en est pas du tout un au sens strict, est vraiment ridicule.

Nous faisons toutes et tous des fixettes sur nos complexes. C'est humain, nous sommes tous comme ça. Que ce soit pour notre poids, notre taille, notre peau ou n'importe quelle chose que nous n'aimons pas chez nous, nous nous focalisons dessus et nous interdisons donc finalement de vivre. Par exemple, à titre personnel, j'ai l'impression que si je sors démaquillée, tout le monde va regarder ma peau et me trouver hideuse. C'est peut-être le cas, mais finalement, qu'est-ce que ça peut faire ? Je sais que certains vont trouver cela bien facile à dire, oui, mais vous êtes la personne que vous êtes, que ça vous plaise ou non, et que ça plaise ou non aux gens qui vous entourent. Ce n'est pas en vous cachant des autres, et donc en vous cachant de vous même, finalement, que vous allez changer. Vous avez des grosses fesses ? Ce n'est pas en portant des tuniques larges que vous allez les faire disparaître. Vous voyez ce que je veux dire ? Finalement, il faudrait mettre le paquet sur autre chose. Et c'est de cette façon que j'adore utiliser le maquillage.

Photo d'Ines Rehberger
Comme je vous l'ai dit, je déteste ma peau. J'ai vraiment une relation de haine avec elle : je la déteste, et donc je me déteste, puisque cette peau m'appartient ! Mais je ne peux rien faire : malgré de nombreux traitements locaux et antibiotiques, mon acné modérée est toujours là. Du coup, je maquille mon visage, tous les jours où je sors, avec du fond de teint. Evidemment, il est inutile de vous dire qu'un fond de teint n'est jamais 100% efficace et jamais 100% couvrant. Il est donc logique que l'aspect irrégulier (et moche...) de ma peau soit toujours visible, il n'y a rien de plus à faire. Mais comme j'aime assez mes yeux, je mets le paquet là-dessus. J'adore me maquiller les yeux ! Et forcément, si le maquillage de mes yeux est réussi, je pense que les regards sont plus attiré par mes yeux que par ma peau. Finalement, tout est une question d'équilibre.

Le maquillage est donc un moyen pour moi de mieux accepter la personne que je suis, et à avoir plus confiance en moi. Je ne sais pas réellement pourquoi, mais quand je suis dehors et que je ne suis pas maquillée, je me sens vulnérable. Comme si le maquillage était un masque permettant finalement de cacher les choses dont je pourrais avoir honte.
Si le maquillage est un moyen de booster sa confiance en soi, il ne doit surtout pas devenir indispensable à un bon équilibre psychologique. Encore une fois, c'est plus facile à faire qu'à vivre, mais les filles, ne laissez jamais le maquillage devenir une condition sine qua non à votre existence, jamais !
Ne pas avoir la capacité psychologique de sortir sans maquillage est terriblement handicapant. Je m'en suis rendue compte il y a très peu, et il va falloir que je fasse un gros travail sur moi-même pour pouvoir surpasser tout cela. L'été est justement un bon moyen de faire une transition : la chaleur ne fait pas toujours bon ménage avec le maquillage, et il est plus agréable de sortir sans. De plus, le soleil résorbe les boutons (même s'il existe un effet rebond bien sympa vers septembre-octobre....!) donc les complexes s'atténuent un peu.


Prenons exemple sur nos amis les hommes

Bien que certains hommes se maquillent de temps en temps (anticernes et crèmes teintées), il faut avouer que c'est une pratique encore plutôt rare.
Et pourtant, les hommes aussi ont des petits défauts cutanés : petits boutons, acné, irrégularités de la peau, etc. et pourtant, ils ne pètent pas des câbles à l'idée de sortir malgré un joli spot qui a fait son apparition dans la nuit.

Photo d'Ines Rehberger
Alors qu'est-ce qui change, d'un point de vue purement psychologique, du sexe à l'autre ? Finalement, pourquoi, nous les filles, devrions-nous avoir honte d'avoir des boutons visibles ? En fait, il n'y a pas réellement de raison, c'est plutôt dans l'inconscient : puisque le maquillage existe et qu'il a été créé pour les femmes, il est quasiment "normal" qu'une femme camoufle le moindre de ses défauts. Oui, c'est injuste, mais ça fait partie des diktats...
Cependant, rien ni personne ne nous oblige à nous maquiller tous les jours, à camoufler le moindre bouton, à toujours avoir de longs cils noirs, etc. Imitons nos amis les hommes !

J'admire ces femmes qui, soit s'assument naturellement, soit sont déjà magnifiques sans maquillage. Mais dans tous les cas, nous devons absolument essayer de prendre du recul sur la question du maquillage dans notre vie pour enfin arrêter d'obéir aux diktats de la vie féminine.

Et vous, quelle place occupe le maquillage dans votre vie ?
Sortez-vous sans maquillage ?
Si vous ne deviez garder qu'un type de produit, lequel serait-ce ?

jeudi 24 mai 2012

Si j'osais, et si je faisais une taille de moins...

Entre nous, les filles, qui n'a jamais dit, en faisant du shopping : "C'est mimi, ça, mais ça ne m'ira jamais...". Non, toi, jeune fille qui fait du 36, tu n'as jamais ressenti ça ! Mais toi, keupine qui fait un pitit 40 (ou un 40 tout court quand tu as forcé sur les Kinder Bueno partagés avec Tsonga), tu l'as déjà pensé . Il suffit de lire les magazines féminins (Elle, Grazia, Cosmo, Glamour, etc.) pour complexer un max et culpabiliser suite au carré de chocolat avalé devant un épisode de Friends.
Bref, très souvent, quand je shoppe, je me sens ENORME. Je sais, le 40 est la taille standard des femmes françaises (source : INED (Institut National d'Etudes Démographies) publiée en avril 2012), mais pourtant, j'ai bien l'impression que la mode n'est créée que pour les 34/36. Dommage, vraiment dommage !

On ne peut pas dire que je suis grosse. Mais... j'ai des formes, voilà.

Et c'est là que toutes les bloggueuses mode rondes vont me tomber dessus genre "Mais tu peux porter ce que tu veux !" , "Le but c'est que ça te plaise" , "Mais oooooose, Ariane, ooooose". Oui, ok, mais quand vous fréquentez un lycée où la taille moyenne est le 36, euh... voilà quoi !

Bref, tout ça pour dire que si je faisais une taille de moins (soit un 38), j'oserais beaucoup plus de choses. Quoi ? Voici un petit "échantillon" :

Si je faisais un 38, je porterais un slim gris. Parce que c'est moins classique que la couleur "denim", mais ça reste classe, simple, élégant, et ça va avec presque tout.
Forever 21

Si je faisais un 38, je porterais un pantalon coloré. Pour l'été, c'est super mignon !
Bershka

Si je faisais un 38, je porterais des bikinis super sexyyy.
Etam

Si je faisais un 38, je porterais des (petits) shorts en denim.
H&M

Si je faisais un 38, je porterais une robe bustier pour cet été.
Zara

Et tant d'autres choses.... !

Et vous, êtes-vous complexée ? Qu'est-ce qui vous fait envie ?

Crédit photos : We Heart It, Forever 21, Bershka, Etam, H&M, Zara.
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