Translate !

Affichage des articles dont le libellé est Boris Vian. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Boris Vian. Afficher tous les articles

mardi 30 août 2016

7 semaines, plusieurs livres #15

Nous nous retrouvons pour le #15 de 7 semaines, plusieurs lectures. Ce #15 recouvre la période du 4 juillet au 22 août 2016, c'est-à-dire le moment où j'étais en vacances. J'ai pu ainsi assouvir ma soif de lecture. Cependant, toutes n'ont pas été glorieuses, j'ai même eu deux grosses déceptions. Toutefois, j'ai lu pendant le mois de juillet une oeuvre qui me marquera à jamais... Je vous laisse découvrir !


* Le Soleil est pour toi, par Jandy Nelson
(480 pages)
Ma note : 3/5

Avant de commencer Le Soleil est pour toi, mes attentes étaient très élevées. En effet, j'ai entendu tellement de louanges à son égard que je me suis dit qu'il serait un véritable chef-d'oeuvre, une de ces pépites qui nous marquent pour longtemps !

C'est avec une grande déception que je vous donne un avis plus que mitigé. LSEPT est l'histoire de deux jeunes gens, Noah et Jude. Ils sont jumeaux et ne se passent jamais l'un de l'autre. Cette relation fusionnelle va s'effriter à l'âge de 16 ans lorsqu'un terrible événement va marquer leur vie. Après cela, Noah et Jude vont tenter de se reconstruire l'un sans l'autre.
Lorsque j'ai entendu parler de l'histoire, je me suis dit qu'elle était très prometteuse. Cette quête d'une identité propre à chacun est selon moi un thème très intéressant, notamment lorsqu'il se passe pendant l'adolescence. Mais ça n'a pas pris avec moi.

L'histoire est très belle, il n'y a aucun doute là-dessus. De même, l'écriture est magnifique, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tout de même voulu mettre un 3/5 à ce roman. Les thèmes abordés sont multiples et c'est ce qui, je pense, peut séduire les adolescents dans leur lecture. Par ailleurs, j'ai trouvé intéressant que l'auteur change de point de vue selon les chapitres ; il permet ainsi au lecteur une immersion totale dans la pensée et les sentiments de ses personnages.

Mais LSEPT souffre de longueurs et de répétitions qui sont venues gâcher le beau travail que Jandy Nelson avait entrepris. Enfin, j'ai trouvé certains passages très stéréotypés à propos des fratries gémellaires et plus généralement de l'adolescence. Je n'ai pas de jumelle, donc peut-être que je ne peux pas comprendre cette histoire et ce lien si particulier entre deux jumeaux ; mais certaines phrases et certains dialogues semblent tout droit sortis d'une mauvaise comédie dramatique américaine.
On m'avait parlé de Jandy Nelson comme d'un deuxième John Green. Je m'attendais à beaucoup mieux et j'ai été déçue.


* Bridget Jones : Folle de lui (tome 3), par Helen Fielding
(540 pages)
Ma note : 4/5

Chaque année, c'est mon petit plaisir de l'été : le bouquin de chick-lit' ! Je n'en lis que très rarement (voire jamais) le reste de l'année, mais pour moi, l'été est la période propice à ce genre littéraire. C'est simple, drôle et on passe du bon temps.

J'avais adoré les deux premiers tomes du journal de Bridget Jones : c'est frais, drôle et léger. Je me suis très vite attachée à l'héroïne qui a ce côté girl next-door attendrissant qui fait que chacune d'entre nous peut s'identifier à elle pour certains aspects de sa vie privée. Ce troisième tome est à l'image des deux précédents ! 

On y retrouve Bridget en quinqua veuve qui essaie tant mieux que mal de refaire sa vie et d'élever au mieux ses deux enfants. Malgré le fait que Bridget soit parfois une véritable tête à claques immature, j'ai passé un excellent moment. En lisant un peu ce qu'a pu dire la presse et les blogs littéraires, je me suis rendue compte que pour beaucoup, ce tome 3 est décevant. Je pense sincèrement qu'il faut prendre ce roman à la légère, sans prétention, simplement pour passer de bonnes heures de lecture sur la plage ou au bord de la piscine.


* A feu et à sang, par Françoise Bourdin
(308 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite aux conseils de ma grand-mère que je me suis lancée dans A feu et à sang. Ce roman est en fait une suite (celle d'Eau et de feu), mais on peut très bien le lire sans avoir lu le premier.

Nous retrouvons Scott et Kate qui retournent au domaine familial pour élever leurs enfants au grand air. L'intrigue se passe en Ecosse, ce qui m'a beaucoup plu puisque c'est un pays qui me passionne et que j'aimerais énormément visiter (voire y vivre ?). L'idylle entre Kate et Scott est assez compliquée puisque ces deux amoureux ont vécu ensemble lorsqu'ils étaient plus jeunes : une histoire de mariage, remariage et famille recomposée. Les deux amoureux ont d'ailleurs une bonne dizaine d'années de différence d'âge.

Le soir de Noël, un terrible événement vient déchirer la famille dans ses meilleurs moments. Les membres vont alors devoir faire face aux piques de certains, aux caprices d'autres et à une ambiance lourde et hostile. 
J'aurais aimé que la psychologie des personnages soit un peu plus creusée, mais j'ai passé un très bon moment à lire cette saga familiale.


* Carmilla, par Joseph Sheridan le Fanu
(124 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite à la chronique de ma copine Diane que j'ai eu envie de me lancer dans cette courte histoire. Carmilla est une oeuvre classique de l'auteur irlandais Joseph Sheridan le Fanu, publiée en 1872. Ce roman gothique nous parle de la rencontre singulière en Styrie (province d'Autriche) entre Laura, fille d'un noble, et Carmilla, jeune fille à la santé fragile. En même temps, de mystérieux accidents et disparitions ont lieu aux alentours.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui repose principalement sur l'ambiance mise en place par Joseph Sheridan le Fanu ; une ambiance dans le même esprit que les films de Tim Burton, réalisateur que j'adore !
La psychologie des personnages est assez intéressante également : on retrouve une sorte de schéma soumis/dominant assez fascinant.
Mon seul regret est peut-être le fait que l'histoire soit extrêmement courte. Après coup, je suis déçue de ne pas l'avoir lue en VO.


* Le Fantôme de l'Opéra, par Gaston Leroux
(342 pages)
Ma note : 5/5

Mon plus grand coup de coeur de ces derniers mois, peut-être même de 2016. Cette lecture fut une claque. Une magnifique claque.
Je connaissais plus ou moins l'histoire du Fantôme de l'Opéra grâce aux nombreuses références artistiques, notamment la chanson Phantom of the Opera de Nightwish, sortie en 2002 (vous pouvez l'écouter ICI). J'ai découvert avec le roman de Gaston Leroux (1910) une sublime histoire qui mélange subtilement légendes urbaines et éléments de fiction.

L'histoire se passe à l'Opéra Garnier, à Paris. On raconte qu'un monstre vit dans les entrailles de l'Opéra qui est bien connu pour ses sous-sols et son fameux lac sous-terrain. Cet être serait le responsable de plusieurs accidents au sein de l'Opéra, notamment lorsqu'un machiniste est retrouvé pendu. On l'appelle alors le Fantôme de l'Opéra puisqu'il ne se montre que rarement, et lorsqu'il le fait, il porte un masque.
Ce fantôme loue à l'année la loge n°5 et profite des spectacles merveilleux qu'offrent l'Opéra. Pendant ce temps là, une jeune soprano, Christine Daaé, enflamme les planches avec son rôle dans Faust. Plusieurs rumeurs circuleraient à son propos, notamment celle que la jeune femme s'est lié maléfiquement à une voix de la nuit, son "ange de la musique".

L'histoire est purement et simplement magnifique. Entre belles descriptions, action, péripéties, moments de grâce et histoire d'amour, Gaston Leroux prend fréquemment son lecteur à parti pour rendre son récit dynamique. Tout est fascinant dans son roman, notamment lorsqu'on sait quelles légendes existent autour de l'Opéra Garnier. La fin est à couper le souffle, j'en frissonne encore ! Le Fantôme de l'Opéra fait partie de ces classiques inoubliables qui ne vous laisseront jamais en paix.

Je suis une grande fan de musique, et la musique classique/symphonique me fascine. J'aimerais pouvoir un jour assister à un opéra pour concrétiser un rêve. J'ai envie de partager avec vous une citation du roman que je trouve fantastique :
"Mon ami, il y a une vertu dans la musique qui fait que rien n'existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui viennent frapper le coeur". 
Les amateurs de musique ne peuvent qu'être d'accord avec cette citation. A titre personnel, la musique me procure des émotions que d'autres productions artistiques ne parviennent pas à faire.

A l'heure actuelle, la loge n°5 est toujours fermée ! Il m'arrive parfois de passer devant l'Opéra Garnier. Je peux vous dire que je ne le regarderai plus jamais de la même manière...!


* Harry Potter and the Cursed Child – parts one and two, par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
(352 pages)
Ma note : 4/5
(Lecture VO)

Je fais partie de cette génération qui a grandi et mûri avec Harry Potter. Il y a environ 9 ans, quand le dernier tome de la saga est sorti, j'ai fait face à un sentiment assez particulier : comme le fait d'être orpheline. Savoir que je ne relirai plus jamais aucun récit sur Harry Potter m'a vraiment fait énormément de peine en 2007.

Puis en juillet, un nouveau roman, parfois estampillé "Harry Potter 8" par certains médias, est sorti. La sortie VF n'étant programmée que pour le mois d'octobre, je n'ai pas pu attendre jusque là et j'ai préféré lire la version VO. En premier lieu, que les choses soient claires : ce livre n'est ni un HP 8, ni un "pur J.K. Rowling". En effet, cette pièce de théâtre a été écrite depuis une idée originale de J.K. Rowling, mais ce n'est pas elle qui a couché les mots sur le papier ! Il est bon de le préciser, puisque beaucoup de fans ont été déçus de par le format littéraire (une pièce de théâtre) mais aussi par le fait que ce ne soit pas J.K. Rowling herself qui en soit l'auteur.

Ceci étant dit, j'ai été ravie de ma lecture. Beaucoup d'entre vous m'ont posé la question à propos du niveau d'Anglais nécessaire pour lire Harry Potter and the Cursed Child. A titre personnel, je l'ai trouvé largement abordable. Je ne suis pas bilingue, mais je me débrouille plutôt bien et je n'ai rencontré aucune difficulté lors de ma lecture
De plus, HP and the CC étant une pièce de théâtre, il n'est composé presque exclusivement que de dialogues. Malgré le fait qu'il ne soit pas dans ma langue maternelle, je l'ai lu en à peine une journée. Je pense de ce fait que chacun peut tenter de se plonger dedans, quel que soit son niveau en Anglais !

Dans cette """suite""", nous retrouvons nos personnages principaux dix-neuf ans après. Harry et Ginny ; et Ron et Hermione ont eu des enfants qui vont, à leur tour, à Poudlard. La pièce s'ouvre sur une scène à la voie 9 3/4 : le petit Albus (fils de Ginny et Harry) fait part à son père de ses inquiétudes quant au fait d'aller éventuellement à Serpentard. Dans le Poudlard Express, il va faire connaissance, accompagnée de Rose (fille de Ron et Hermione), de Scorpius, le fils de Drago Malfoy. Entre ces deux jeunes garçons va naître une amitié semblable à celle qui a commencé entre Hermione, Harry et Ron, également dans le Poudlard Express. Dans le même temps, le Ministère de la Magie découvre que Lord Voldemort aurait peut-être eu un enfant.
Le reste, vous le découvrirez au fil des pages, mais sachez qu'Albus et Scorpius ne sont pas les derniers à se mettre dans des situations compliquées !

Cette pièce de théâtre divise énormément les lecteurs : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui sont assez déçus. Pour ma part, j'en suis ravie même si certains détails sont trop "gros" et trop "fan-boy". On sent que les auteurs (John Tiffany et Jack Thorne) sont des fans et qu'ils ont voulu faire renaître l'histoire en utilisant quelques clichés de l'histoire d'Harry Potter. Certains détails sont prévisibles mais ils n'ont pas enlevé le plaisir que j'ai eu à lire cette pièce de théâtre. Je n'ai qu'une hâte, qu'elle arrive à Paris, en VO ou pas !
Alors qu'encore une fois, je refermais le livre avec cette même impression qu'il y a 9 ans, j'apprends quelques jours après que Madame J.K. Rowling annonce trois nouveaux livres sur le monde de Poudlard et de certains personnages secondaires, notamment Ombrage ou Lupin, mais aussi sur l'histoire du Château. 
Les Potterheads ont hâte de découvrir ces "extras" ! Il n'y a aucun doute... "Always" !


* Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté, par Sarah Pinborough
(224 pages)
Ma note : 1,5/5

La note que je donne ici est en quelque sorte une note globale de cette saga. Avant de commencer le premier tome des Contes des Royaumes, j'étais très enthousiaste : de nombreuses personnes avaient aimé, voire adoré, ces réécritures de contes.

C'est fois-ci, c'est la Belle au Bois Dormant qui passe sous la plume de Sarah Pinborough. Comme pour les deux premiers, le schéma est plus ou moins identique : une princesse sexy et rebelle, un prince un peu benêt et des références plus modernes. Mais justement, le schéma étant toujours le même, je pense que je me suis lassée dès le premier tome.

Pour être totalement honnête avec vous, je pense sincèrement avoir surtout perdu mon temps avec ces trois tomes, et ce dernier ne fait pas exception.


* Docteur Sleep, par Stephen King
(750 pages)
Ma note : 2/5

J'ai lu Shining il y a déjà plusieurs années. Cette oeuvre de Stephen King est certainement un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature horrifique. Tout est dans la subtilité et dans l'ambiance très pesante. Ce Docteur Sleep en est la suite. Une suite bien pâle et inintéressante à mon goût. J'avais tellement aimé Shining que cette lecture-ci a vraiment été une énorme déception.

On suit en parallèle trois intrigues : Dan qui a grandi et exerce un métier d'aide-soignant dans un hospice (quand il n'est pas bourré) ; une sorte de secte appelée le Noeud Vrai qui est un espèce de gang de pseudo-vampires ; et enfin, la petite Abra qui a le même Don que Dan. Vous vous doutez qu'à un moment du roman, les choses se regroupent.
L'histoire est plutôt bancale, l'intrigue pas folichonne et surtout, le roman est lent. Vraiment très lent. C'est un petit peu une des caractéristiques de l'écriture de King : une intrigue lente mais oppressante. C'est certainement pour ça qu'avec Stephen King, ça passe ou ça casse. Sauf qu'ici, l'intrigue est lente mais il n'y a rien d'autre autour : pas de stress, d'angoisse ou de sentiment d'oppression. Aucune ambiance ! C'est fade et sans intérêt. Je ne comprends pas l'intérêt d'écrire un pavé de 750 pages pour raconter si peu de choses et tourner autour du pot pendant si longtemps.

Je suis déçue de cette déception puisqu'avec cette lecture, l'excellent souvenir que j'avais de Shining est en quelque sorte terni par cette suite. Docteur Sleep n'a pas pris avec moi, et son titre est plutôt évocateur de ce que j'ai ressenti lors de ma lecture : de l'ennui.


* L'Arrache-coeur, par Boris Vian
(221 pages)
Ma note : 4/5

Lire un Boris Vian est toujours le début d'une épopée pleine de poésie, d'absurdité et d'analyse de la société contemporaine. Cependant, l'Arrache-coeur est un roman assez obscur ; le dernier de la bibliographie de Boris Vian. N'ayant pas eu de succès avec l'Arrache-coeur (1953), Boris Vian n'écrira plus.
Dans la plupart de ses livres, Boris Vian analyse la société, mais avec l'Arrache-coeur, cette analyse est bien plus sombre et plus cynique. Tout y passe : la famille, le travail, l'amour et même la religion.

A travers les yeux de son personnage Jacquemort, psychiatre né directement adulte, Boris Vian offre au lecteur une psychanalyse du XXème siècle.
Jacquemort entre dans un village aux traditions et activités bien particulières, notamment la fameuse "Foire aux vieux" ou la Gloïre, un ruisseau rouge dans lequel le village peut se repentir de sa honte. L'Arrache-coeur est une oeuvre très singulière des oeuvres habituelles de Boris Vian. Tout le monde n'aimera pas, mais si vous appréciez le style Vian, foncez !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

jeudi 31 mars 2016

7 semaines, plusieurs livres #12

Bonjour à toutes et à tous ! Vous trouverez ici, comme d'habitude après 7 semaines (du 8 février au 28 mars 2016), mon avis sur mes 7 dernières lectures. Et une fois n'est pas coutume, elles sont presque à 100% francophones ! Parmi ces 7 livres, il n'y a eu qu'un réel coup de coeur, mais pas mal de déceptions.
En parlant de déception, j'avais commencé Seul sur Mars d'Andy Weir, mais n'étant même pas allée jusque la moitié, je n'ai pas voulu vous en parler ici. Pour être brève, j'ai trouvé la narration trop longue, trop mécanique et trop scientifique à mon goût. Je vais peut-être me rabattre sur le film de Ridley Scott.
Voici mes 7 lectures !

* L'Ecume des jours, par Boris Vian
(350 pages)
Ma note : 5/5

Boris Vian est actuellement considéré comme un des auteurs phares de la littérature française. Cependant, je dois avouer que je n'avais jamais lu une de ses oeuvres avant que Mathias Malzieu y fasse référence dans son dernier livre, Journal d'un vampire en pyjama. A peine avais-je commencé à lire les premières pages que je suis tombée sous le charme du style de Monsieur Boris Vian. Comment ai-je pu lire "mon" premier Boris Vian à 20 ans et pas avant ?
Et c'est assez drôle, mais en parlant de Malzieu, justement, j'ai pu remarquer quelques similitudes, notamment au niveau du style syntaxique et de l'imagination hors-norme et souvent délicieusement absurde.

Dans ce roman, on suit Colin, un jeune homme rêveur, plutôt aisé financièrement, à la recherche du grand amour puisque son ami Chuck a trouvé son âme soeur. Je vous laisse découvrir par vous-même la suite, afin que vous puissiez avoir autant de plaisir que moi lorsque j'ai tourné les pages.

L'Ecume des jours, c'est un univers poétique et tendre qui aborde néanmoins des thèmes récurrents de la vie : le travail, les différentes conditions sociales, la maladie et la mort. Tout ça avec de nombreuses références au blues et au jazz, musiques chères à Boris Vian.
Une véritable pépite.


* Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City, par Ransom Riggs
(509 pages)
Ma note : 2,5/5

La lecture du tome 1 m'avait laissée de marbre. Sans plus : je n'avais ni apprécié, ni détesté. Malgré un univers central et un thème très intéressants (les enfants juifs lors de la Seconde Guerre Mondiale, avec un côté plus fantastique), j'avais été déçue. J'en avais tellement entendu du bien que je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire. Le tome 2 m'a laissé la même impression, les mêmes ressentis. C'est dommage, j'aurais aimé l'adorer, mais ça n'a pas été le cas.

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, puisqu'il s'agit d'un second tome, et je n'ai pas envie de vous en dire trop si vous comptez vous lancer dans cette histoire.
Malgré cela, j'attends avec impatience l'adaptation cinématographique du tome 1 par Tim Burton, un réalisateur que j'apprécie énormément et dont le style sera parfait pour coller à l'univers de Ransom Riggs.




* Les Clans Seekers, par Arwen Elys Dayton
(480 pages)
Ma note : 1/5

Quelle déception, mais quelle déception...! En lisant le résumé de ce livre qui se veut être un mélange entre la young adult, la dystopie et ma fantasy, je me suis énormément emballée. Sur le papier, ce premier tome a tout de bon : c'est l'histoire d'un clan en Ecosse (vraisemblablement à notre époque, au vu de certains détails donnés, mais je n'en suis absolument pas sûre), le clan Seeker qui forme les élites de la protection.
Les jeunes prêtent serment à l'issue de leur "formation" et jurent de protéger la population, de défendre les opprimés et de faire honneur à la légende des Seekers. Vous vous en doutez, les choses ne vont pas se passer comme prévu et Quin, la protagoniste, va remettre les traditions en question.

Quant l'éditeur précise sur la 4ème de couverture "nouvelle saga américaine best-seller à la croisée de Hunger Games et Game of Thrones", ça me fait doucement rire. Non, en fait ça me fait rire à gorge déployée : je trouve honteux (tellement honteux que ça en devient risible) de vouloir booster les ventes en utilisant des oeuvres devenues emblématiques.
Parce qu'après être allée (difficilement) jusqu'au bout des 480 pages, je peux vous dire que je cherche encore les similitudes et/ou inspirations liées à Game of Thrones ou Hunger Games...!

C'était lent, plutôt bâclé ; de nombreuses choses ne sont pas expliquées et/ou approfondies. On ne sait pas où l'auteure veut en venir. A un point où on peut se demander si elle-même le sait... c'est flou !
Je ne lirai pas le second tome, et surtout, je suis contente d'avoir lu ce premier tome en ebook : j'ai ainsi pu économiser 19€ à bon escient.


* Intérieur nord, par Marcus Malte
(150 pages)
Ma note : 4/5

C'est un petit peu par hasard que je me suis lancée dans la lecture de ce recueil de quatre nouvelles, toutes axées sur la solitude. Dit comme ça, ce livre pourrait paraître triste et maussade. Il l'est, en partie, mais on peut dire que c'est une "bonne" tristesse, une "bonne" solitude. Bien que j'apprécie énormément mes proches, j'éprouve régulièrement le besoin d'être seule. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu ce tempérament.
C'est justement cet attrait pour la solitude que j'ai pu retrouver avec Intérieur nord, mais avec un côté mélodrame en plus.

Dans la première nouvelle, on suit un homme qui vit seul dans le Grand Nord depuis de nombreuses années. Sa seule compagnie est celle des quelques touristes qu'il accueille de temps à autres (il fait faire des "visites" en chien de traineau). Il rencontre un jour un couple plutôt particulier.
Dans la deuxième, un couple perd un enfant. La nouvelle s'attarde sur la manière de surmonter une telle épreuve.
Dans la troisième, un jeune homme s'intéresse de près (pour des raisons qu'on devine au fil de la lecture) à une femme au bord du gouffre.
Enfin, la quatrième nouvelle, ma favorite : un homme un peu "ours" de 40 ans tombe amoureux de Jeanne, une jeune femme de 26 ans. Le tour que prend cette nouvelle est tordu, mais j'ai adoré.
Chacun des personnages est intéressant à sa manière et n'appréhende pas la solitude de la même façon. C'est cette comparaison que j'ai énormément apprécié.


* Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, par Jonas Jonasson
(512 pages)
Ma note : 3,5/5

Depuis 2 ou 3 ans, je passais régulièrement devant ce roman à la Fnac. Il faut dire que le titre et la couverture ne laissent pas de marbre, c'est plutôt cocasse. Puis récemment, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup de lire la 4ème couverture.
En bref, on suit Allan Karlsson, un monsieur plutôt drôle et à la personnalité bien affirmée, qui s'enfuit de sa maison de retraite le jour de ses 100 ans, alors que tout le personnel lui préparait une petite fête digne de ce nom. Pourquoi cette fuite ? Allan en a marre d'être traité en vieillard, il en a marre de l'attention "inutile" qu'on porte à ce fameux anniversaire. Puis il y a cette histoire de valise plus ou moins volée qui l'attire dans des magouilles à répétition. Outre cette histoire, c'est aussi la vie d'Allan qui nous est contée, un véritable voyage au coeur du XXème siècle.

J'ai aimé le mélange d'humour et de tendresse de l'auteur. Sous forme d'un road-movie livresque, Jonas Jonasson nous entraîne dans une histoire complètement délirante, parfois à la limite de l'absurde, qui vous fera forcément sourire, voire rire. L'aspect historique apporte une touche de vraisemblance (ou presque...!) et est extrêmement intéressant et enrichissant.

Si vous êtes pris dans la grisaille ou que vous avez un petit coup de mou, ce roman est complètement fait pour vous. Attention cependant, je pense que certaines personnes risquent de ne pas du tout être réceptives à ce type d'humour et de plume.


* Au nom d'Alexandre, par Olivier Auroy
(223 pages)
Ma note : 4/5

C'est grâce à mon cousin qui avait eu plusieurs contacts avec l'auteur dans le cadre de sa profession que j'ai pu découvrir cette petite pépite, peu connue du grand public. Amoureux des mots, Au nom d'Alexandre est fait pour vous !

On pourrait penser que les livres sur le cancer sont vus, revus et re-revus (ou plutôt lus, relus et re-relus, dans notre cas). C'est en partie vrai, il faut l'admettre. Cependant, Au nom d'Alexandre est plutôt différent. Alexandre, le personnage principal, est atteint d'un cancer. Il se sait en fin de vie. Son métier ? Il donne des noms : à des voitures, des parfums, des gâteaux... à tout ! Fanny, jeune journaliste mandatée par une maison d'édition, va recueillir ses mémoires pour écrire sa biographie.

Ce roman est un récit de vie magnifique. On se laisse totalement happée par la vie assez originale de cet homme qui, en se confiant à Fanny, se confie également au lecteur. Tout le long de ma lecture, j'ai eu l'impression d'assister à une confidence puis, au fur et à mesure des pages, je n'étais pas simple spectatrice, peu à peu, je faisais également partie de la confidence : j'avais l'impression d'être Fanny.
Rares sont les auteurs qui parviennent à instaurer cette relation d'intimité avec le lecteur, et c'est ce qui m'a le plus touchée.
C'est attachant, poétique, tendre, émouvant et je dois avouer que, lorsque j'ai terminé le livre, je me suis longuement demandée si cette histoire est vraie, ou si elle a été inspirée d'une histoire vraie...
Une magnifique histoire que je vous conseille les yeux fermés si vous appréciez la beauté des mots.


* Les Larmes rouges, tome 1 : Réminiscences, par Georgia Caldera
(768 pages)
Ma note : 3,75/5

C'est assez étrange, mais bien que je sois mitigée, j'ai passé un excellent moment de lecture. Ce premier tome des Larmes rouges est bien ficelé, bien que parfois un peu trop long et répétitif. Je ne me suis pas immédiatement attachée à Cornelia que j'ai trouvé souvent immature et égoïste, mais plutôt à quelques uns des personnages secondaires, dont Henri, bien évidemment. Même s'il est, à de nombreux points, détestable, je n'ai pas pu empêcher mon addiction vis-à-vis de ce personnage.

Georgia Caldera nous plonge dans une histoire des plus sombres : Cornelia, 19 ans, a tenté de se suicider. Sauvée miraculeusement par un inconnu bien mystérieux, elle emménage loin de Paris avec son père, histoire de se ressourcer loin de la foule de la capitale. Mais elle est prise de nombreuses visions, hallucinations visuelles et auditives qui lui pourrissent littéralement la vie. Tout ça peu à peu se dés-obscurcir lorsqu'elle va rencontrer Henri, châtelain du coin. Les Larmes rouges c'est aussi l'alternance entre notre siècle et un plus ancien... (je ne vous en dirai pas plus)

Comme dit précédemment, c'est parfois cliché, répétitif, certains passages sont longs (trop longs même), mai j'ai vraiment adoré tant Georgia Caldera parvient à nous envoûter et nous transporter au coeur de son histoire. J'avoue que j'avais plus ou moins deviné la réalité à propos de Henri, mais j'ai tout de même apprécié la façon dont l'auteure nous amène la chose. Par contre, autant être honnête avec vous, les 40-50 dernières pages frisent le grand-guignol, et c'est dommage puisque les 700 pages précédentes avaient justement réussi à nous imposer l'univers sans tomber dans les stéréotypes que nous connaissons toutes et tous grâce aux oeuvres précédents qui touchent à ce sujet.

Finalement, j'ai hâte de lire le tome 2, même si je redoute que tout ceci retombe comme un soufflé et que je me lasse de cette trilogie. Peu importe, qui vivra verra !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...