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mercredi 30 novembre 2016

7 semaines, plusieurs livres #17

Ces sept dernières semaines de lecture ont été un peu compliquées ! Entre le rythme de mes journées qui s'accélère, mes recherches qui me prennent du temps et tout ce qu'il y a autour, je n'ai pas énormément lu, d'autant que courant octobre, j'ai eu une grosse panne de lecture.
Cependant, je viens aujourd'hui pour le #17 de 7 semaines, plusieurs livres avec 7 oeuvres à vous présenter.


* Noir & Blanc, par Léon Troisjoueur
Editions Lulu, 314 pages
Ma note : 3,5/5

Lorsque Léon Troisjoueur m'a fait parvenir son roman, j'ai été tout de suite attirée par la couverture. Vous le savez certainement : je suis une tatouée-intéressée, c'est-à-dire que j'aime autant les tatouages sur moi que sur les autres. Avec cette couverture, qui aura beaucoup de sens dans la suite du roman, c'est quitte ou double : on aime, ou on n'aime pas. Pour celles et ceux que ça intéresse, cette photo est celle d'un tatouage réalisé par Romain, un tatoueur spécialisé dans le maori qui tatoue sur Paris. J'ai reconnu son oeuvre, et ça peut paraître un peu idiot, mais j'ai trouvé cela "rassurant".

Dans Noir & Blanc, Léon Troisjoueur nous présente la vie un brin pépère de Laurent. En parallèle, nous suivons Gabrielle, une jeune femme qui a passé plusieurs années au Japon, au sein d'une culture qui l'a marquée. Le destin de ces deux personnages se croisent au Japon : la fougue et la sensualité de Gabrielle viennent côtoyer la vie routinière de Laurent. Ils se revoient par la suite en France par un ami commun. Une (re)rencontre qui prendra une autre tournure.
Il m'est difficile de parler de Noir & Blanc sans trop vous en dire, tant chaque élément en amène un autre, puis un autre.

A titre personnel, j'ai été surtout marquée par la partie III. Peut-être par rapport à mon métier et à mes expériences passées, je ne sais pas... Mais cette partie est une petite leçon de vie quant au caractère éphémère et fragile de la vie humaine. Finalement, j'ai interprété Noir & Blanc comme un récit de vie, entre les déboires et les ascensions émotionnelles d'un homme parfois perdu mais qui a su retrouver son chemin.


* Les Stagiaires, par Samantha Bailly
Editions Milady, 350 pages
Ma note : 4/5

Après la panne de lecture qui est venue m'envahir après ma lecture de Noir & Blanc, j'ai eu besoin d'une lecture feeling-good. Dans ces cas-là, quoi de mieux qu'un roman de Samantha Bailly ? Vous le savez : j'adore cette auteure. J'aime son écriture simple et sans prétention qui permet de faire passer un message tout en permettant un bon divertissement au lecteur. La simplicité est souvent, en littérature, un point positif qui créer un lien particulier entre l'auteur et ses lecteurs.

Avec Les Stagiaires, Samantha Bailly nous raconte les galère sentimentales, professionnelles et financièrement d'un petit groupe de jeunes bossant dans un entreprise d'édition de mangas et de jeux vidéos. Ces quatre stagiaires viennent tous d'un univers différent mais ont en tête un seul but : s'intégrer et se faire une place dans un milieu où les contrats précaires sont fréquents.
Le roman est raconté selon deux points de vue : celui d'Ophélie, jeune provinciale montée à Paris pour son stage, et celui d'Arthur, jeune homme des beaux quartiers parisiens. Ces deux visions radicalement opposées permettent une exploitation riche et intéressante d'une situation délicate que de nombreux jeunes connaissent actuellement : le stage.

C'est drôle, c'est émouvant, c'est parfois révoltant, mais c'est surtout un excellent moment de lecture. J'ai adoré !


* Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, par Armelle Damen
Editions Edilivre, 50 pages
Ma note : 3/5

C'est mon amie Armelle qui a publié ce petit recueil de nouvelles il y a plusieurs mois. 
Dans Il y a une fêlure dans chaque chose, c'est par là que la lumière passe, Armelle nous confie plusieurs de ses pensées sur des thèmes très différents les uns les autres, qu'ils soient joyeux et optimistes, ou tristes et angoissants.

J'ai bien aimé le style, parfois un peu oral, qui permet une certaine connivence entre Armelle et ses lecteurs. Cependant, et ça m'a un peu gênée, je trouve qu'il y a une part un petit trop peu importante autour de la religion.

En tout cas, je remercie encore une fois Armelle de m'avoir fait parvenir son livre !


* Hogwarts : An incomplete and unreliable Guide (Short stories from Hogwarts, part 3), par J.K. Rowling
Editions Pottermore Presents (livre numérique), 71 pages
Lecture VO
Ma note : 4/5

Suite et fin de la petite trilogie de nouvelles publiées par J.K. Rowling sur l'univers plus ou moins caché d'Harry Potter. Ce troisième et dernier tome a certainement été celui que j'ai préféré. J.K. Rowling nous plonge dans l'univers si particulier et magique de Poudlard.
Il est à mon sens le tome de la trilogie le plus travaillé, le plus diversifié et le plus abouti.

Nous y apprenons en détail les origines de la plateforme 9 3/4, de la carte des maraudeurs et du Choixpeau magique ; les secrets autour du château, du parc et du lac ; le passé des fantômes de Poudlard, l'historique des cours ; et enfin les quelques objets mythiques du château : la Pensine, le Miroir du Riséd, etc.

Encore une fois, cette trilogie de nouvelles est une bonne idée de J.K. Rowling pour garder le "contact" avec les mordus d'Harry Potter, mais n'est pas nécessaire si vous appréciez l'univers sans en être totalement dingue.


* Les Derniers jours de Rabbit Hayes, par Anna McPartlin
Editions Le Cherche-Midi, 464 pages
Ma note : 2/5

Sacrée déception, cette histoire de Rabbit Hayes....! Dans ce roman, nous suivons, comme l'indique si bien le titre, les derniers jours de Rabbit Hayes, une femme d'une quarantaine d'années atteinte d'un cancer. Entre souvenirs d'enfance et péripéties liées à la maladie, Rabbit nous raconte tout. J'avais tellement de bien sur les critiques de ce roman que je m'attendais à être totalement subjuguée. Malheureusement, ça n'a pas été le cas. 

En réalité, ce roman m'a tour à tour ennuyée ou énervée. Ennuyée puisque malheureusement, entre quelques rares jolies citations, il ne se passe absolument rien. Certes, parfois il ne se passe pas grand chose dans un roman, mais tout ce qu'il y a autour permet de "relever" le niveau (l'ambiance, les personnages, le style d'écriture...)... mais non ! Enervée parce que les clichés sont bien trop nombreux et bien trop gros !

Je n'ai pas été émue Rabbit Hayes, bien que le sujet m'intéresse. Elle m'a parfois semblée égoïste et immature. Par exemple, elle n'a pas dit à sa fille qu'elle avait un cancer. Dans le cas où l'enfant est très jeune, je peux aisément le comprendre (aborder la maladie et la mort avec des enfants de moins de 10 ans peut parfois être compliqué), mais ici, la fille de Rabbit est adolescente. Ce type de comportement m'a paru totalement déplacé et insensé.
Le lecteur connaît la fin dès les premières pages, mais ce n'est pas ça qui est gênant. Ce qui est gênant, c'est cette fin expéditive et bâclée que j'ai même trouvé complètement dénuée de sentiments et d'émotions.

Quitte à lire un livre sur le cancer et la fin de vie liée à la maladie, je vous conseille plutôt le très connu Nos Etoiles Contraires de John Green ou Au nom d'Alexandre d'Olivier Auroy : des romans bien plus sincères et plus travaillés.


* Demain les chats, par Bernard Werber
Editions Albin Michel, 320 pages
Ma note : 3/5

Vous n'avez pas pu passer à côté de ce roman dont la couverture est absolument partout : sur internet, en librairie, en grandes surfaces, dans les kiosques à journaux parisiens, etc. Comme toujours avec Werber, le titre est aussi minimaliste qu'il est intrigant.
Le synopsis est absolument brillant : la chatte Bastet fait la connaissance de Pythagore, un chat siamois assez particulier qui dispose d'un Troisième Oeil. Par ce Troisième Oeil, Pythagore a accès aux connaissances des êtres humains et à leur Histoire. Cette Histoire de l'Humanité, il va la raconter à Bastet au moment où la guerre éclate en France, suite à plusieurs attaques terroristes.

Dans ce roman, Werber nous brosse le portrait des êtres humains, dans leurs bons comme dans leurs mauvais côtés. Le parallèle avec l'actualité est assez poignant et amène à réfléchir. Par les récits de ce chat, Werber nous offre une véritable critique de la société contemporaine.
Cependant, c'est la deuxième moitié du roman qui me chiffonne un peu : elle est un peu "too much" à mon sens. Je n'en dis pas plus, mais comme on dit familièrement : "ça se barre en c..." !

C'était mon premier roman de Werber : je savais déjà qu'il était un peu "perché". Bien que j'ai adoré la première moitié de ce roman, je n'ai pas du tout été convaincue par la suite. Cette lecture mi-figue mi-raisin me laisse un goût légèrement amer ; de ce fait, si vous connaissez bien les oeuvres de Bernard Werber, n'hésitez pas à me conseiller un roman qui pourrait me faire changer d'avis !



* Le Père Noël était presque parfait, par Rose M. Becker
Editions Addictves, 189 pages
Ma note : 4/5

Dans un trou paumé à la frontière canadienne, une jeune femme d'une vingtaine d'années, Calista, s'ennuie profondément. Elle travaille dans le café familial en complément de ses études de psychologie. Entre une mère envahissante et une grand-mère complètement barrée, Calista est comme "en otage" dans cette ville qu'elle aime autant qu'elle n'aime pas : elle rêve d'indépendance, mais c'est financièrement impossible. En cette période de fêtes de fin d'année, Calista sait que le café va devoir fermer et déposer le bilan.
Un jour, en promenant son chien Viking, elle tombe en pleine forêt sur un homme ayant l'air blessé. Elle le recueille chez elle le temps qu'il aille mieux. Peu à peu, elle s'attache à lui mais regrette également le fait qu'il ne se confie pas et qu'elle ne sache rien de lui.

Ma chronique de ce roman sera aussi rapide qu'efficace : c'était super sympa dans le genre conte de Noël. Qui dit conte de Noël dit niaiseries, bons sentiments, et fin qui se sent à des kilomètres. Mais très sincèrement, tous ces bons sentiments m'ont fait du bien. Ça se lit très vite (en même pas 24h) et on en redemanderait peut-être même encore !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mercredi 12 octobre 2016

7 semaines, plusieurs livres #16

Que vous soyez prévenus : ce #16 de 7 semaines, plusieurs livres sera long. Très long, même ! Sortez les gâteaux, le thé, le chocolat, le café, ce que vous voulez !
Pourtant, cette période couvre les semaines du 22 août au 10 octobre 2016, soit un moment où je n'étais plus en vacances, mais j'ai énormément lu pendant ce temps. Allez savoir pourquoi. 

J'ai aujourd'hui 12 lectures à vous présenter, dont 2 recueils de nouvelles assez courts. Parmi ces 12 lectures, il y a eu un immense coup de coeur mais aussi une déception d'un auteur qui, pourtant, fait parti de mes favoris...!


* Perdue et retrouvée, par Cat Clarke
(414 pages)
Ma note : 4/5

Faith est une jeune fille de 17 ans plus ou moins comme les autres, à ceci près qu'il y a 13 ans, sa grande soeur Laurel s'est faite enlevée. Faith a donc grandi dans l'ombre du souvenir de sa soeur, au coeur d'une famille déchirée par ce terrible événement. Mais un jour, le téléphone sonne : Laurel, qui a alors 19 ans, a été retrouvée exactement au même endroit où elle avait été enlevée 13 ans plus tôt.

Ce roman est écrit selon le point de vue de Faith, la petite soeur. J'ai trouvé ce choix particulièrement judicieux et intéressant puisqu'on se doute bien que cette jeune fille a forcément traversé des moments difficiles et que le retour de sa soeur fera revenir d'autres émotions. Faith est un personnage que j'ai parfois trouvé un peu égoïste et immature, mais après y avoir un peu réfléchi, je me dis que j'aurais peut-être pu régir comme elle. Comment ré-apprendre à vivre avec une personne que vous n'avez pas vu depuis 13 ans ? Entre joie, colère et parfois jalousie, Faith s'égare souvent.
Bien que je m'attendais plutôt à une enquête dans un style thriller, c'est plutôt à un huit-clos familial que j'ai eu à faire. C'est intéressant aussi. Je n'ai pas particulièrement été déçue, mais je pense que je m'attendais à plus, notamment en ce qui concerne la psychologie de certains autres personnages que Faith. Des changements de point de vue selon les chapitre auraient pu être intéressants.

La fin, quant à elle, est certainement l'aspect du livre sur lequel je suis le plus mitigée. On en apprend un peu plus sur ce qu'a vécu Laurel pendant ces 13 années enfermée dans la cave de son ravisseur. Mais encore une fois, Cat Clarke ne va pas jusqu'au bout des choses. C'est dommage.
Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, notamment grâce à l'écriture de l'auteure qui parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout et surtout, nous empêche de refermer le livre.


* Les Âmes vagabondes, par Stephenie Meyer
(802 pages)
Ma note : 3/5

Avant toute chose, que les allergiques à Twilight ne prennent pas leurs jambes à leur cou en poussant des hurlements : bien qu'écrit par Stephenie Meyer, ce roman n'a strictement rien à voir avec la saga vampirique. On est ici sur quelque chose plus proche de la dystopie et de la science fiction. De prime abord, ça m'a étonné de la part de Stephenie Meyer, mais dans le bon sens. C'est vraiment appréciable de voir que certains auteurs savent se détacher de leur genre de prédilection, ou du moins celui qui a amené aux portes du succès.

L'histoire ? La Terre a été colonisée par les Âmes : elles neutralisent les âmes humaines pour investir les corps. Lorsque Melanie est victime d'une mauvaise chute, c'est Vagabonde, une âme, qui investit son corps. Problème, Vagabonde entend toujours ce que pense Melanie, ce qui est anormal ! Elle va alors ressentir ce que Melanie ressent, revoir ses souvenirs, etc. Vagabonde va alors être prise entre deux avis, deux émotions : être du côté de Melanie, donc des humains, ou du côté de son peuple.

Sur la forme, ce synopsis est absolument fantastique ! D'ailleurs, il m'a fait pensé à la 5ème Vague, de Rick Yancey, écrit plusieurs années après les Âmes vagabondes. A la croisée des chemins entre dystopie et science-fiction, Stephenie Meyer a su se renouveler et proposer autre chose qu'un drame romantique, même si, vous le verrez, il y a tout de même une petite place dédiée aux sentiments amoureux dans ce roman.
Globalement, c'est un livre que j'ai beaucoup apprécié. Cependant, je l'ai trouvé bien trop long, de ce fait l'histoire a souffert de longueurs. Plus de 800 pages pour cela... 600 pages auraient été suffisantes, largement ! J'ai eu un petit peu de mal à entrer dans l'histoire, mais au bout d'une cinquantaine de pages, j'étais largement lancée. D'ailleurs, mon rythme de lecture était assez irrégulier, à l'image du roman : il pouvait arriver que je lise sans aucune pause (ni pipi, ni goûter, ni thé, ni rien !) au moins 100-150 pages ; puis il m'arrivait de lire à peine 20 pages et de me lasser très vite.
Malgré cela, c'était une bonne lecture que je conseille à tous les fans de dystopie, de science-fiction.


* Soeurs et amies, par Danielle Steel
(416 pages)
Ma note : 3/5

Encore une livre conseillé par ma grand-mère. Je dois admettre qu'au début, j'y allais un peu à reculons : le résumé n'est pas forcément très alléchant, la couverture est très stéréotypée, et j'avais entendu beaucoup de choses à propos de Danielle Steel que beaucoup compare à une "Marc Lévy au féminin". Mais j'ai commencé ce livre le jour de ma rentrée, le 1er septembre, et finalement, je pense que c'était pile le bon moment pour me lancer dans ce genre d'histoire !

Pour vous résumer brièvement l'histoire, nous faisons  la connaissance de quatre soeurs (Annie, Tammy, Sabrina et Candy) qui ont des vies très différentes : une artiste, une productrice de série à succès, une avocate et une mannequin. Elles ont une tradition : tous les 4 juillet, fête nationale aux Etats-Unis, elles se retrouvent avec leurs parents dans le Connecticut. Cette année, il va cependant arriver un drame lorsqu'elle vont se retrouver et les liens entre les soeurs vont être fragilisés ou, au contraire, encore plus renforcés.

J'ai été agréablement surprise, puisque je m'attendais à un livre "à l'eau de rose" dont la fin est facilement devinable. Bon, oui, j'avais vu venir la fin, mais ce n'était pas trop grossier non plus.
Le fait qu'il y ait quatre soeurs permet au lecteur de s'identifier à au moins l'une d'elle, et c'est plutôt agréable au fil de la lecture.
Je regrette cependant ce "vide psychologique" des personnages. En prenant comme base de son roman un tel événement, Danielle Steel aurait vraiment pu aller plus profondément dans les ressentis de ces quatre soeurs, mais elle ne l'a pas fait. Les émotions d'Annie, par exemple, manquaient. De même pour celles de Candy qui, sous prétexte qu'elle est la plus jeune et qu'elle est mannequin, est reléguée au rôle de la petite soeur immature qui ne sait pas comment s'occuper d'elle-même.

Malgré tout, Soeurs et amies est un roman plutôt agréable qui se lit rapidement quand vous avez besoin d'une lecture légère qui vous aidera juste à oublier le quotidien.


* Avant la haine, par Thierry Cohen
(656 pages)
Ma note : 5/5

Attention, livre coup de poing ! Thierry Cohen s'est aventuré ici sur un terrain bien glissant, mais à l'heure actuelle, je pense qu'il est nécessaire que ce type de roman et d'oeuvre existe.
Thierry Cohen nous parle ici d'une histoire d'intégration, de tolérance et d'acceptation de soi. Nous suivons deux petits garçons marocains arrivés à Lyon à environ 8-9 ans au début des années 1970 : Mounir, musulman, et Raphaël, juif. Ces deux garçons vont se lier d'amitié : leurs différences les rapprochent et ils peuvent ainsi mieux affronter les moqueries et le racisme "ordinaire" (je hais ce terme) à leur égard. Ils grandissent, font face aux premières injustices, aux premières amours, aux premières luttes, mais également aux premiers espoirs !

Peu à peu, la violence et l'intolérance vont séparer Raphaël et Mounir. Chacun, plus ou moins manipulés par des propos et idées extrémistes, va alors faire naître une haine de l'autre qui peut paraître déconcertante et cruelle pour le lecteur qui a suivi ces deux garçons depuis le début de leur enfance, lorsqu'ils ont débarqué du Maroc.

C'est un très beau roman qui ne prend aucun partie, ce que j'ai énormément apprécié. Il aurait été bien trop facile (et également bien trop idiot !) de tomber dans le piège du "Les juifs/musulmans sont les gentils, les musulmans/juifs sont les méchants". Bravo à Thierry Cohen de ne pas être tombé dans la facilité.
C'est également un livre qui permet de (re)découvrir d'un autre angle l'histoire française, mais aussi internationale, des années 1970 à aujourd'hui. La prise d'otage des athlètes israéliens aux JO de Munich, l'attentat de la rue Copernic à Paris, la montée du FN, la guerre du Liban, la guerre du Kippour, l'arrivée au pouvoir de Mitterrand, l'attentat du RER à Saint-Michel, le Printemps Arabe, Mohammed Merah, Charlie Hebdo, etc... Des choses dont ma génération a entendu parler mais n'a jamais vécu ou même des choses que nous avons vécues il y a peu...!

Avant la haine est un livre intelligent qui, malheureusement, ne peut que faire écho en nous dans ces tristes heures que nous traversons. Je le conseille à chacun d'entre vous, que vous soyez musulman, juif, chrétien, bouddhiste, athée, agnostique, tout ce que vous voulez.


* Nouvelles de Poudlard, tome 1 : Héroïsme, tribulations et passe-temps dangereux, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 70 pages)
Ma note : 4/5

J.K. Rowling l'avait annoncé cet été : trois nouveaux livres autour du monde d'Harry Potter allaient sortir. C'est le 6 septembre que les fameux trois recueil de nouvelles ont été disponibles partout dans le monde mais... seulement en format numérique ! Bon...

Avec ce premier tome, J.K. Rowling nous présente plus en détail quatre personnages de Poudlard : leur enfance, leur parcours dans le monde de la magie, leurs actions et éventuels exploits, etc... Elle nous présente Minerva McGonagall, Remus Lupin, Sibylle Trelawney et Silvanus Brûlopot.
A la fin de chaque chapitre, elle explique également beaucoup de choses à propos de ces personnages : l'étymologie de leur nom, ce à quoi/qui elle pensait lorsqu'elle les a créés, etc.

C'était un recueil de nouvelles plutôt sympa qui permet aux fans de mieux connaître certains personnages. J'étais très contente d'en savoir plus sur McGonagall et Lupin puisque ce sont des professeurs que j'apprécie beaucoup.
En revanche, j'ai trouvé le prix un peu élevé : 2,99€ pour même pas 100 pages de nouvelle, c'est beaucoup ! A réserver, donc, aux plus grands fans !


* L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau, par Oliver Sacks
(296 pages)
Ma note : 5/5

Je sais que ce livre n'est pas un livre "grand public", mais j'avais tout de même envie de vous en parler. Vous le savez peut-être : je suis en école de psychomotricité. Pendant mes études, j'ai de nombreuses matières dont un sacré volet en neurologie et neurophysiologie. Depuis l'année dernière, ma prof de neurophysiologie nous a plusieurs fois conseillé ce livre. Je pensais le lire, mais au gré des mois, j'ai complètement oublié. Puis c'est quand un autre professeur nous en a parlé cette année que je me suis dit qu'il était peut-être temps de m'y mettre !

D'autant que ce livre écrit sous forme d'essai est largement abordable, que vous vous y connaissiez en neurologie ou non. Oliver Sacks, neurologue et professeur, nous présente plusieurs cas cliniques qu'il a pu rencontrer pendant sa carrière : des cas qui atteignent le corps, mais aussi la personnalité du patient. Tout y est très bien expliqué : les symptômes, le diagnostic, le mécanisme de la lésion et surtout, les impacts sur la vie socio-affective du patient.
En tant que future psychomotricienne, je sais que les liens entre le corps et l'esprit sont très proches, voire intriqués. De ce fait, cette lecture était un bon moyen de voir une application de mes connaissances théoriques.

Si vous vous intéressez de près ou de loin à la médecine et/ou à la neurologie et/ou à la psychologie, je pense que L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau vous intéressera. Un best-seller des étudiants en neuro ou en psychomotricité !


* Short stories from Hogwarts, part 2 : Power, politics and pesky poltergeists, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 60 pages)
Ma note : 3/5
Lecture VO

Je vous ai présenté le premier volet de ce recueil de nouvelles un peu plus haut. Pour ce second tome, J.K. Rowling s'est intéressée aux personnages et aux institutions qui détiennent le pouvoir, qu'il soit bon ou mauvais : Dolores Ombrage, le Ministère de la Magie et Azkaban, Horace Slughorn, Quirinus Quirrell et Peeves.
Comme j'adore lire en Anglais, je l'ai acheté en VO mais ne vous faites pas de souci : il est bien évidemment disponible en Français.

Le schéma était plus ou moins le même que celui du premier volume : une présentation plus ou moins brève et des explications de J.K. Rowling. D'habitude, je m'intéresse beaucoup à l'aspect politico-psychologique des romans, dont Harry Potter, mais ici, j'ai moins été emballée. Notamment à cause du long chapitre sur le Ministère de la Magie : J.K. Rowling nous y décrit tous les Ministres qui y sont passés. Je ne sais pas trop ce que ça peut apporter au lecteur...
Cependant, ce fut une bonne lecture, comme chaque histoire de J.K. Rowling.


* Pandemia, par Franck Thilliez
(696 pages)
Ma note : 2,5/5

Quelle déception... ça me fait du mal de le dire, mais j'ai vraiment été très déçue par cette lecture. Franck Thilliez est selon moi un des maîtres français du thriller, avec Maxime Chattam, bien entendu. Dans Pandemia, il nous plonge dans une double-enquête. Amandine est microbiologiste à l'Institut Pasteur, elle est appelée pour une découverte particulière : des morts soudaines d'oiseaux. En parallèle, des cadavres sont retrouvés à Meudon au fond d'un étang, dans un sac de toile. Toujours en même temps, une grippe inconnue jusqu'alors (la souche n'est pas identifiable) vire à l'épidémie dans tout Paris. Vous vous en doutez, c'est un schéma classique : les affaires vont se regrouper à un moment du roman, d'autant que Franck Sharko est victime d'un virus informatique qui lui rappelle une ancienne enquête.

Sur le principe, c'est super intéressant. Le parallèle virus informatique / virus sanitaire est vraiment malin, d'autant que j'adore tout ce qui touche à la science, les virus, les bactéries et tutti quanti. L'intrigue autour de cet homme qui cherche à "purifier" la population mondiale est vraiment excellente. Mais c'était terriblement lent voire parfois inintéressant.
Je sais qu'à la lecture d'un thriller, il faut préserver du suspense pour pouvoir tenir le lecteur en haleine. Mais personnellement, les longues attentes et les péripéties sans intérêt ont eu plutôt tendance à m'endormir qu'à exacerber ma curiosité. Je me suis ennuyée. C'est dommage. Habituellement, je lis très rapidement les thrillers puisque c'est très entraînant et que vous avez tendance à avoir du mal à vous arrêter, de chapitre en chapitre. Mais ça n'a pas été le cas avec Pandemia.

En revanche, je salue l'immense recueil d'informations effectué par Thilliez. L'histoire est extrêmement bien documentée, notamment en ce qui concerne l'aspect scientifique. C'est d'ailleurs pour cette raison que je mets la moyenne à ce roman : malgré une lecture globalement en-dessous de mes espérances, Thilliez est criant de crédibilité !


* L'Attrape-coeurs, par J.D. Salinger
(256 pages)
Ma note : 3/5

J'avais lu L'Attrape-coeurs, classique de la littérature américaine du XXème siècle, il y a déjà plusieurs années dans le cadre d'une lecture recommandée avant mon entrée au lycée. Je me souviens avoir adoré ce roman atypique et attachant. Grâce à Mélisande j'ai eu l'occasion de me replonger dedans une seconde fois. Ce fut une expérience plutôt intéressante : comparer des impressions de lecture à 6 ou 7 ans d'intervalle.

Ecrit peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale, L'Attrape-coeurs nous propose de suivre Holden Caufield, un jeune garçon issu de la bourgeoisie new-yorkaise exclu de son collège quelques jours avant les vacances de Noël. N'osant pas rentrer à la maison, il erre dans les rue new-yorkaises en attendant de revenir chez lui.
Le roman est résolument surréaliste (comment un garçon de 15 ans pourrait survivre seul dans une si grande ville avec de l'argent qui vient d'on ne sait où ?!), mais c'est ce qui est délicieux. Holden rencontre des personnes toutes complètement dingue pendant son périple ; il lui arrive des choses complètement tirées par les cheveux qui auraient fait rentrer n'importe quel jeune chez lui. Mais Holden continue son vagabondage en claquant du fric à droite, à gauche, comme bon lui semble. Le style littéraire est parfois déroutant par tant de familiarité et d' "écrit-parlé". Je dois admettre que s'il ne m'avait pas dérangé lors de ma première lecture, j'en ai été un peu gênée aujourd'hui.

Avec L'Attrape-coeurs, J.D. Salinger nous brosse le portrait d'une société post-guerre corrompue et hostile. C'est satyrique juste ce qu'il faut je me dis qu'avant 16-17 ans, un lecteur ne pourra peut-être pas saisir cette satire de la société contemporaine. A voir, donc selon votre âge : L'Attrape-coeurs sera soit un périple adolescent, soit une critique de la société consumériste.


* La Dame en noir, par Susan Hill
(224 pages)
Ma note : 4,5/5

J'ai plusieurs fois entendu parler du film dont Daniel Radcliffe (alias Harry Potter) est l'acteur principal, mais je n'avais jamais été tentée ni par le livre, ni par le film. Peut-être parce que, pendant un moment, on en a beaucoup entendu parler et que j'ai du mal avec les choses qui nous sont ressassées trop longtemps. Puis dernièrement, il est apparu dans mes suggestions Kobo et dans cette période de l'année (septembre-octobre-novembre), j'adore lire des thrillers. De ce fait, je me suis dit que l'occasion était parfaite.

La Dame en noir nous plonge dans une histoire très sombre et pesante. Début du 20ème siècle, Arthur Kipps est un jeune notaire londonien qui doit organiser la succession d'une vieille dame décédée dans un trou paumé de la campagne anglaise : Alice Drablow. Dans ce village, la femme ne semblait pas particulièrement appréciée, voire crainte. Elle vivait dans un immense manoir isolé sur une presqu'île hostile. Lors des obsèques de Mme Drablow, Arthur croit voir une jeune femme en retrait. Cette femme, il la reverra lorsqu'il devra aller au manoir pour faire son travail. Plusieurs phénomènes surnaturels commencent alors à hanter Arthur.
Sans jamais tomber dans le gore, le grand-guignole ou le cliché, Susan Hill parvient à installer une atmosphère particulière que, personnellement, j'associais à des nuances de bleus et de gris lors de ma lecture. Une atmosphère froide, hostile, humide et angoissante sans que l'on sache réellement pourquoi.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur que je trouve recherché et détaillé dans ses descriptions sans pour autant tomber dans le pompeux. La fin est absolument brillante !

Je regrette peut-être la brièveté du roman mais en y réfléchissant bien, je me dis que c'est peut-être un mal pour un bien : il vaut mieux faire court mais efficace que long avec des passages qui ne servent pas à l'histoire. Un très bon thriller où le fantastique occupe tout de même une place importante !


* Nos âmes rebelles, par Samantha Bailly
(288 pages)
Ma note : 3,5/5

Il y a quelques mois, je lisais Nos âmes jumelles, le premier tome de cette saga écrite par Samantha Bailly, dont le troisième et dernier tome devrait sortir en 2017. J'avais beaucoup apprécié la belle histoire de ces deux jeunes filles dont l'amitié a commencé sur Internet.

Dans ce second tome, Sonia et Lou sont en Terminale : l'année du bac, mais aussi l'année des choix et l'année où, je pense, on grandit beaucoup.

Sous le même "format" que le premier, ce second opus est découpé par mois, lui-même raconté à tour de rôle par chacune de ces jeunes filles qui vivent à de nombreux kilomètres d'écart, mais dont l'amitié dure toujours. Je ne peux pas vous en dire plus, puisque je risque de vous dévoiler plusieurs surprises. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, mais j'ai l'impression d'être peut-être un peu trop "vieille" pour totalement être dedans. Ce qui a été plutôt sympa, c'est que j'ai pu revivre ma Terminale à travers les yeux de Sonia et Lou, année lycée que j'ai le plus aimé !

J'ai cependant un peu peur qu'avec le troisième tome, Samantha Bailly en fasse un peu trop et que le concept soit trop "usé". A voir !


* Un trou dans la toile, par Luc Chomarat
(270 pages)
Ma note : 1/5

Je n'ai pas l'habitude de dézinguer un livre, même quand je ne l'ai pas du tout apprécié. Je me dis que derrière un livre, qu'il soit bon ou mauvais, il y a un auteur, sa famille, ses amis, ses correcteurs, son éditeur, etc. Et pour tout le travail qu'il y a derrière, je n'ai pas envie de dire du mal "gratuitement".

Un trou dans la toile était, sur le papier, plutôt intéressant. On suit Thomas, un quadra commercial totalement désintéressé des nouvelles technologies, notamment des réseaux sociaux. Il n'est sur aucun de ces sites et déplore la déshumanisation des sociétés. Il est alors employé par une figure du Gouvernement pour découvrir l'Inconnu, un individu totalement déconnecté mais qui fait parler de lui à outrance sur la toile et surtout, qui est capable de faire la pluie et le beau temps. Entre thriller, espionnage et ce petit côté "geek", Un trou dans la toile aurait pu être fantastique, notamment pour toutes ces questions autour de l'identité numérique et de notre rapport aux réseaux sociaux (je vous en parlais d'ailleurs ICI la semaine dernière).

Mais non. Et même si, encore une fois, je n'aime pas dire du mal gratuitement, je me suis profondément ennuyée lors de ma lecture. Je n'ai rien compris, et je crois que je n'ai pas envie de comprendre autant d'invraisemblances et, pardonnez-moi, autant de moments "what the fuck" ! Pourquoi une instance du Gouvernement viendrait demander ses services pour trouver un Inconnu qui se sert d'Internet à un homme qui est dans le milieu du commerce et qui, surtout, est hyper-déconnecté. Entre nous, c'est totalement incohérent, non ?

Je ne conseille pas particulièrement Un trou dans la toile. J'ai été déçue et j'ai la légère impression d'avoir perdu mon temps.



Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mardi 30 août 2016

7 semaines, plusieurs livres #15

Nous nous retrouvons pour le #15 de 7 semaines, plusieurs lectures. Ce #15 recouvre la période du 4 juillet au 22 août 2016, c'est-à-dire le moment où j'étais en vacances. J'ai pu ainsi assouvir ma soif de lecture. Cependant, toutes n'ont pas été glorieuses, j'ai même eu deux grosses déceptions. Toutefois, j'ai lu pendant le mois de juillet une oeuvre qui me marquera à jamais... Je vous laisse découvrir !


* Le Soleil est pour toi, par Jandy Nelson
(480 pages)
Ma note : 3/5

Avant de commencer Le Soleil est pour toi, mes attentes étaient très élevées. En effet, j'ai entendu tellement de louanges à son égard que je me suis dit qu'il serait un véritable chef-d'oeuvre, une de ces pépites qui nous marquent pour longtemps !

C'est avec une grande déception que je vous donne un avis plus que mitigé. LSEPT est l'histoire de deux jeunes gens, Noah et Jude. Ils sont jumeaux et ne se passent jamais l'un de l'autre. Cette relation fusionnelle va s'effriter à l'âge de 16 ans lorsqu'un terrible événement va marquer leur vie. Après cela, Noah et Jude vont tenter de se reconstruire l'un sans l'autre.
Lorsque j'ai entendu parler de l'histoire, je me suis dit qu'elle était très prometteuse. Cette quête d'une identité propre à chacun est selon moi un thème très intéressant, notamment lorsqu'il se passe pendant l'adolescence. Mais ça n'a pas pris avec moi.

L'histoire est très belle, il n'y a aucun doute là-dessus. De même, l'écriture est magnifique, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai tout de même voulu mettre un 3/5 à ce roman. Les thèmes abordés sont multiples et c'est ce qui, je pense, peut séduire les adolescents dans leur lecture. Par ailleurs, j'ai trouvé intéressant que l'auteur change de point de vue selon les chapitres ; il permet ainsi au lecteur une immersion totale dans la pensée et les sentiments de ses personnages.

Mais LSEPT souffre de longueurs et de répétitions qui sont venues gâcher le beau travail que Jandy Nelson avait entrepris. Enfin, j'ai trouvé certains passages très stéréotypés à propos des fratries gémellaires et plus généralement de l'adolescence. Je n'ai pas de jumelle, donc peut-être que je ne peux pas comprendre cette histoire et ce lien si particulier entre deux jumeaux ; mais certaines phrases et certains dialogues semblent tout droit sortis d'une mauvaise comédie dramatique américaine.
On m'avait parlé de Jandy Nelson comme d'un deuxième John Green. Je m'attendais à beaucoup mieux et j'ai été déçue.


* Bridget Jones : Folle de lui (tome 3), par Helen Fielding
(540 pages)
Ma note : 4/5

Chaque année, c'est mon petit plaisir de l'été : le bouquin de chick-lit' ! Je n'en lis que très rarement (voire jamais) le reste de l'année, mais pour moi, l'été est la période propice à ce genre littéraire. C'est simple, drôle et on passe du bon temps.

J'avais adoré les deux premiers tomes du journal de Bridget Jones : c'est frais, drôle et léger. Je me suis très vite attachée à l'héroïne qui a ce côté girl next-door attendrissant qui fait que chacune d'entre nous peut s'identifier à elle pour certains aspects de sa vie privée. Ce troisième tome est à l'image des deux précédents ! 

On y retrouve Bridget en quinqua veuve qui essaie tant mieux que mal de refaire sa vie et d'élever au mieux ses deux enfants. Malgré le fait que Bridget soit parfois une véritable tête à claques immature, j'ai passé un excellent moment. En lisant un peu ce qu'a pu dire la presse et les blogs littéraires, je me suis rendue compte que pour beaucoup, ce tome 3 est décevant. Je pense sincèrement qu'il faut prendre ce roman à la légère, sans prétention, simplement pour passer de bonnes heures de lecture sur la plage ou au bord de la piscine.


* A feu et à sang, par Françoise Bourdin
(308 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite aux conseils de ma grand-mère que je me suis lancée dans A feu et à sang. Ce roman est en fait une suite (celle d'Eau et de feu), mais on peut très bien le lire sans avoir lu le premier.

Nous retrouvons Scott et Kate qui retournent au domaine familial pour élever leurs enfants au grand air. L'intrigue se passe en Ecosse, ce qui m'a beaucoup plu puisque c'est un pays qui me passionne et que j'aimerais énormément visiter (voire y vivre ?). L'idylle entre Kate et Scott est assez compliquée puisque ces deux amoureux ont vécu ensemble lorsqu'ils étaient plus jeunes : une histoire de mariage, remariage et famille recomposée. Les deux amoureux ont d'ailleurs une bonne dizaine d'années de différence d'âge.

Le soir de Noël, un terrible événement vient déchirer la famille dans ses meilleurs moments. Les membres vont alors devoir faire face aux piques de certains, aux caprices d'autres et à une ambiance lourde et hostile. 
J'aurais aimé que la psychologie des personnages soit un peu plus creusée, mais j'ai passé un très bon moment à lire cette saga familiale.


* Carmilla, par Joseph Sheridan le Fanu
(124 pages)
Ma note : 3/5

C'est suite à la chronique de ma copine Diane que j'ai eu envie de me lancer dans cette courte histoire. Carmilla est une oeuvre classique de l'auteur irlandais Joseph Sheridan le Fanu, publiée en 1872. Ce roman gothique nous parle de la rencontre singulière en Styrie (province d'Autriche) entre Laura, fille d'un noble, et Carmilla, jeune fille à la santé fragile. En même temps, de mystérieux accidents et disparitions ont lieu aux alentours.

J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui repose principalement sur l'ambiance mise en place par Joseph Sheridan le Fanu ; une ambiance dans le même esprit que les films de Tim Burton, réalisateur que j'adore !
La psychologie des personnages est assez intéressante également : on retrouve une sorte de schéma soumis/dominant assez fascinant.
Mon seul regret est peut-être le fait que l'histoire soit extrêmement courte. Après coup, je suis déçue de ne pas l'avoir lue en VO.


* Le Fantôme de l'Opéra, par Gaston Leroux
(342 pages)
Ma note : 5/5

Mon plus grand coup de coeur de ces derniers mois, peut-être même de 2016. Cette lecture fut une claque. Une magnifique claque.
Je connaissais plus ou moins l'histoire du Fantôme de l'Opéra grâce aux nombreuses références artistiques, notamment la chanson Phantom of the Opera de Nightwish, sortie en 2002 (vous pouvez l'écouter ICI). J'ai découvert avec le roman de Gaston Leroux (1910) une sublime histoire qui mélange subtilement légendes urbaines et éléments de fiction.

L'histoire se passe à l'Opéra Garnier, à Paris. On raconte qu'un monstre vit dans les entrailles de l'Opéra qui est bien connu pour ses sous-sols et son fameux lac sous-terrain. Cet être serait le responsable de plusieurs accidents au sein de l'Opéra, notamment lorsqu'un machiniste est retrouvé pendu. On l'appelle alors le Fantôme de l'Opéra puisqu'il ne se montre que rarement, et lorsqu'il le fait, il porte un masque.
Ce fantôme loue à l'année la loge n°5 et profite des spectacles merveilleux qu'offrent l'Opéra. Pendant ce temps là, une jeune soprano, Christine Daaé, enflamme les planches avec son rôle dans Faust. Plusieurs rumeurs circuleraient à son propos, notamment celle que la jeune femme s'est lié maléfiquement à une voix de la nuit, son "ange de la musique".

L'histoire est purement et simplement magnifique. Entre belles descriptions, action, péripéties, moments de grâce et histoire d'amour, Gaston Leroux prend fréquemment son lecteur à parti pour rendre son récit dynamique. Tout est fascinant dans son roman, notamment lorsqu'on sait quelles légendes existent autour de l'Opéra Garnier. La fin est à couper le souffle, j'en frissonne encore ! Le Fantôme de l'Opéra fait partie de ces classiques inoubliables qui ne vous laisseront jamais en paix.

Je suis une grande fan de musique, et la musique classique/symphonique me fascine. J'aimerais pouvoir un jour assister à un opéra pour concrétiser un rêve. J'ai envie de partager avec vous une citation du roman que je trouve fantastique :
"Mon ami, il y a une vertu dans la musique qui fait que rien n'existe plus du monde extérieur en dehors de ces sons qui viennent frapper le coeur". 
Les amateurs de musique ne peuvent qu'être d'accord avec cette citation. A titre personnel, la musique me procure des émotions que d'autres productions artistiques ne parviennent pas à faire.

A l'heure actuelle, la loge n°5 est toujours fermée ! Il m'arrive parfois de passer devant l'Opéra Garnier. Je peux vous dire que je ne le regarderai plus jamais de la même manière...!


* Harry Potter and the Cursed Child – parts one and two, par J.K. Rowling, John Tiffany et Jack Thorne
(352 pages)
Ma note : 4/5
(Lecture VO)

Je fais partie de cette génération qui a grandi et mûri avec Harry Potter. Il y a environ 9 ans, quand le dernier tome de la saga est sorti, j'ai fait face à un sentiment assez particulier : comme le fait d'être orpheline. Savoir que je ne relirai plus jamais aucun récit sur Harry Potter m'a vraiment fait énormément de peine en 2007.

Puis en juillet, un nouveau roman, parfois estampillé "Harry Potter 8" par certains médias, est sorti. La sortie VF n'étant programmée que pour le mois d'octobre, je n'ai pas pu attendre jusque là et j'ai préféré lire la version VO. En premier lieu, que les choses soient claires : ce livre n'est ni un HP 8, ni un "pur J.K. Rowling". En effet, cette pièce de théâtre a été écrite depuis une idée originale de J.K. Rowling, mais ce n'est pas elle qui a couché les mots sur le papier ! Il est bon de le préciser, puisque beaucoup de fans ont été déçus de par le format littéraire (une pièce de théâtre) mais aussi par le fait que ce ne soit pas J.K. Rowling herself qui en soit l'auteur.

Ceci étant dit, j'ai été ravie de ma lecture. Beaucoup d'entre vous m'ont posé la question à propos du niveau d'Anglais nécessaire pour lire Harry Potter and the Cursed Child. A titre personnel, je l'ai trouvé largement abordable. Je ne suis pas bilingue, mais je me débrouille plutôt bien et je n'ai rencontré aucune difficulté lors de ma lecture
De plus, HP and the CC étant une pièce de théâtre, il n'est composé presque exclusivement que de dialogues. Malgré le fait qu'il ne soit pas dans ma langue maternelle, je l'ai lu en à peine une journée. Je pense de ce fait que chacun peut tenter de se plonger dedans, quel que soit son niveau en Anglais !

Dans cette """suite""", nous retrouvons nos personnages principaux dix-neuf ans après. Harry et Ginny ; et Ron et Hermione ont eu des enfants qui vont, à leur tour, à Poudlard. La pièce s'ouvre sur une scène à la voie 9 3/4 : le petit Albus (fils de Ginny et Harry) fait part à son père de ses inquiétudes quant au fait d'aller éventuellement à Serpentard. Dans le Poudlard Express, il va faire connaissance, accompagnée de Rose (fille de Ron et Hermione), de Scorpius, le fils de Drago Malfoy. Entre ces deux jeunes garçons va naître une amitié semblable à celle qui a commencé entre Hermione, Harry et Ron, également dans le Poudlard Express. Dans le même temps, le Ministère de la Magie découvre que Lord Voldemort aurait peut-être eu un enfant.
Le reste, vous le découvrirez au fil des pages, mais sachez qu'Albus et Scorpius ne sont pas les derniers à se mettre dans des situations compliquées !

Cette pièce de théâtre divise énormément les lecteurs : il y a ceux qui ont adoré et ceux qui sont assez déçus. Pour ma part, j'en suis ravie même si certains détails sont trop "gros" et trop "fan-boy". On sent que les auteurs (John Tiffany et Jack Thorne) sont des fans et qu'ils ont voulu faire renaître l'histoire en utilisant quelques clichés de l'histoire d'Harry Potter. Certains détails sont prévisibles mais ils n'ont pas enlevé le plaisir que j'ai eu à lire cette pièce de théâtre. Je n'ai qu'une hâte, qu'elle arrive à Paris, en VO ou pas !
Alors qu'encore une fois, je refermais le livre avec cette même impression qu'il y a 9 ans, j'apprends quelques jours après que Madame J.K. Rowling annonce trois nouveaux livres sur le monde de Poudlard et de certains personnages secondaires, notamment Ombrage ou Lupin, mais aussi sur l'histoire du Château. 
Les Potterheads ont hâte de découvrir ces "extras" ! Il n'y a aucun doute... "Always" !


* Contes des Royaumes, tome 3 : Beauté, par Sarah Pinborough
(224 pages)
Ma note : 1,5/5

La note que je donne ici est en quelque sorte une note globale de cette saga. Avant de commencer le premier tome des Contes des Royaumes, j'étais très enthousiaste : de nombreuses personnes avaient aimé, voire adoré, ces réécritures de contes.

C'est fois-ci, c'est la Belle au Bois Dormant qui passe sous la plume de Sarah Pinborough. Comme pour les deux premiers, le schéma est plus ou moins identique : une princesse sexy et rebelle, un prince un peu benêt et des références plus modernes. Mais justement, le schéma étant toujours le même, je pense que je me suis lassée dès le premier tome.

Pour être totalement honnête avec vous, je pense sincèrement avoir surtout perdu mon temps avec ces trois tomes, et ce dernier ne fait pas exception.


* Docteur Sleep, par Stephen King
(750 pages)
Ma note : 2/5

J'ai lu Shining il y a déjà plusieurs années. Cette oeuvre de Stephen King est certainement un des plus grands chefs-d'oeuvre de la littérature horrifique. Tout est dans la subtilité et dans l'ambiance très pesante. Ce Docteur Sleep en est la suite. Une suite bien pâle et inintéressante à mon goût. J'avais tellement aimé Shining que cette lecture-ci a vraiment été une énorme déception.

On suit en parallèle trois intrigues : Dan qui a grandi et exerce un métier d'aide-soignant dans un hospice (quand il n'est pas bourré) ; une sorte de secte appelée le Noeud Vrai qui est un espèce de gang de pseudo-vampires ; et enfin, la petite Abra qui a le même Don que Dan. Vous vous doutez qu'à un moment du roman, les choses se regroupent.
L'histoire est plutôt bancale, l'intrigue pas folichonne et surtout, le roman est lent. Vraiment très lent. C'est un petit peu une des caractéristiques de l'écriture de King : une intrigue lente mais oppressante. C'est certainement pour ça qu'avec Stephen King, ça passe ou ça casse. Sauf qu'ici, l'intrigue est lente mais il n'y a rien d'autre autour : pas de stress, d'angoisse ou de sentiment d'oppression. Aucune ambiance ! C'est fade et sans intérêt. Je ne comprends pas l'intérêt d'écrire un pavé de 750 pages pour raconter si peu de choses et tourner autour du pot pendant si longtemps.

Je suis déçue de cette déception puisqu'avec cette lecture, l'excellent souvenir que j'avais de Shining est en quelque sorte terni par cette suite. Docteur Sleep n'a pas pris avec moi, et son titre est plutôt évocateur de ce que j'ai ressenti lors de ma lecture : de l'ennui.


* L'Arrache-coeur, par Boris Vian
(221 pages)
Ma note : 4/5

Lire un Boris Vian est toujours le début d'une épopée pleine de poésie, d'absurdité et d'analyse de la société contemporaine. Cependant, l'Arrache-coeur est un roman assez obscur ; le dernier de la bibliographie de Boris Vian. N'ayant pas eu de succès avec l'Arrache-coeur (1953), Boris Vian n'écrira plus.
Dans la plupart de ses livres, Boris Vian analyse la société, mais avec l'Arrache-coeur, cette analyse est bien plus sombre et plus cynique. Tout y passe : la famille, le travail, l'amour et même la religion.

A travers les yeux de son personnage Jacquemort, psychiatre né directement adulte, Boris Vian offre au lecteur une psychanalyse du XXème siècle.
Jacquemort entre dans un village aux traditions et activités bien particulières, notamment la fameuse "Foire aux vieux" ou la Gloïre, un ruisseau rouge dans lequel le village peut se repentir de sa honte. L'Arrache-coeur est une oeuvre très singulière des oeuvres habituelles de Boris Vian. Tout le monde n'aimera pas, mais si vous appréciez le style Vian, foncez !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

jeudi 14 janvier 2016

Alan Rickman, 1946 - 2016

Aujourd'hui, toute une génération a appris avec une tristesse immense le décès d'Alan Rickman. Il serait injuste de résumer ce grand acteur à son rôle de Severus Rogue dans Harry Potter, mais faisant partie de cette fameuse "génération Harry Potter", cette perte est extrêmement triste.

Nous avons grandi avec Harry, Ron, Hermione et tous les autres élèves de Poudlard, certes, mais finalement, nous avons aussi grandi avec les professeurs : McGonagall, Chourave, Lupin, Dumbledore et, évidemment, Rogue.
Nous avons tous détesté ce professeur odieux qui malmenait les élèves de Gryffondor, mais avons tous également appris à le connaître et, finalement, à l'apprécier. Derrière cet homme affreux et détestable se cachait un homme meurtri.

C'est assez difficile d'expliquer à quel point Harry Potter a eu une place importante dans notre enfance et notre adolescence ; et c'est d'autant plus difficile de voir qu'un professeur qu'on pensait être le notre vient de décéder.
Nous retiendrons toujours la "page 394".

Merci, Monsieur Alan Rickman, d'avoir incarné à l'écran un personnage qui a accompagné pendant une dizaine d'années des milliers de gosses...




mardi 22 décembre 2015

7 semaines, plusieurs livres #10

Bonjour ! J'espère que cette période de fêtes se passe bien de votre côté et que vous profitez au mieux des personnes que vous aimez, que ce soit votre famille ou vos amis. Aujourd'hui, je viens avec le #10 (oui, déjà !) de 7SPL : du 2 novembre au 21 décembre 2015.
Mon parcours de lecture a été particulier durant ces 7 semaines, puisqu'on a vécu le 13 novembre à Paris de véritables horreurs. Pendant plusieurs jours, je n'ai pas ouvert un seul bouquin. Puis, environ 1 semaine après, me plonger dans la lecture m'a permis de me changer les idées. Et ma lecture du moment "tombait bien" puisque je relisais le 4ème tome d'Harry Potter (je vous en parle ensuite), un univers si chaleureux qui fait du bien.
Voici mes lectures !

NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.


* Harry Potter et la Coupe de Feu (tome 4), de J.K. Rowling
(784 pages)

Vous le savez, je suis une grande fan de l'univers Harry Potter. Complètement dingue, en fait ! Et j'avais commencé à relire toute la saga l'année dernièrement. Au début du mois de novembre, je me suis replongée dans ce tome 4 que j'aime beaucoup. Le fait que des étudiants d'autres écoles de sorcellerie viennent à Poudlard donne un petit côté "Eramus" à l'histoire, assez sympa !
Je suppose que vous avez déjà lu/vu ou lu et vu Harry Potter donc je ne vais pas m'étaler trop longtemps sur cette lecture.

Cependant, j'aimerais partager avec vous un passage du livre. Comme dit plus haut, j'étais environ aux 3/4 de ma lecture lorsque Paris a été frappée par la barbarie, le 13 novembre. J'ai eu du mal à lire, mais quand je me suis remise doucement à la lecture, j'ai été complètement bouleversée par une partie du discours de Dumbledore lors du banquet de fin d'année, tant il faisait écho à l'actualité. Voici ce passage :
"Une fois de plus, je vous le répète à tous, maintenant que Lord Voldemort est de retour, l'union fera notre force, la division notre faiblesse. L'aptitude de Lord Voldemort à semer la discorde et la haine est considérable. Nous ne pourrons le combattre qu'en montrant une détermination tout aussi puissante, fondée sur l'amitié et la confiance. Les différences de langage et de culture ne sont rien si nous partageons les mêmes objectifs et si nous restons ouvert les uns au autres. Je suis convaincu – et jamais je n'ai tant souhaité me tromper – que nous allons connaître une période sombre et difficile"


* Twilight tome 1, de Stephenie Meyer (lecture VO)
(464 pages)

Encore une relecture ! Courant octobre, la chaîne M6 a diffusé toute la saga Twilight. J'ai beau avoir 20 ans, cette saga me plait toujours autant. On pourra en dire ce que l'on veut, mais nous sommes nombreuses à avoir vécu notre adolescence avec Twilight !

Bref, en revoyant les films, j'ai eu envie de relire le 1er tome qui est mon préféré. Mais comme je l'ai déjà lu et que j'ai dû voir le film au moins 6 ou 7 mois, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup que j'essaie de le lire en Anglais. C'était ma seconde lecture VO, et je dois dire que je suis assez contente de l'avoir fait. Le niveau de langue est très facile à comprendre et finalement, comme le vocabulaire est assez "répétitif", les obstacles sont facilement surmontables. Et encore une fois, avec la liseuse, lire en VO est vraiment pratique puisqu'il y a un dictionnaire intégré, ce qui est parfait lorsque vous avez un doute sur la signification d'un mot.
J'ai vraiment été très contente de me replonger dans cet univers environ 7 ans après ma première lecture. Retrouver Bella et Edouard a été un véritable plaisir !

Je n'ai pas un niveau extraordinaire en Anglais, je suis loin d'être bilingue, mais on peut dire que je me débrouille pas mal. Donc sincèrement, si la lecture VO vous tente, essayez. Ca ne coûte rien de tenter le coup, et si vous parvenez à arriver au bout de votre lecture, vous vous sentirez très fier(e) !


* Le Voleur de brosses à dents, d'Eglantine Emeyé
(402 pages)

Dans ce témoignage, Eglantine Emeyé, présentatrice tv, nous parle de son combat quotidien pour permettre à son fils Samy de vivre comme n'importe quel enfant de son âge. Samy est un petit garçon autiste. Victime d'un AVC alors qu'il était nouveau-né, sa maman constatait qu'il n'était pas "comme les autres". Après être allée de médecin en médecin, de neurologue en neurologue, le diagnostic est enfin tombé alors que Samy était tout petit. A partir de ce moment, Eglantine Emeyé s'est lancée dans un véritable parcours du combattant dans sa vie de tous les jours, que ce soit dans l'éducation de son fils, sa vie privée ou sa vie professionnelle.

J'ai adoré ce témoignage. J'avoue que début, j'avais peur que ce livre tombe dans le pathos et le larmoyant. Mais rien de tout cela ! On est surtout plongé dans un quotidien absolument hallucinant où Englantine Emeyé bataille chaque jour, tant dans le domaine administratif que de la prise en charge par le corps médical.
Ce livre est absolument extraordinaire, et je dois avouer que compte-tenu de mes études (je suis en école de psychomotricité), j'ai été très intéressée par les confidences d'Eglantine Emeyé. Je vais être amenée à travailler avec des personnes autistes, tant des enfants que des adultes. C'est un monde qui peut facilement faire peur puisqu'il n'y a que très peu d'informations, tant pour les parents que pour les professionnels de santé. Mais au fur et à mesure, on se rend compte que le plus important avec la prise en charge d'un autiste est l'adaptabilité.

Finalement, que vous soyez ou non dans le monde du médical / paramédical, je pense que ce livre pourra intéresser de nombreuses personnes. Véritable ôde à la vie et à la maternité, Eglantine Emeyé nous prouve que maladie ou non, handicap ou non, un enfant reste un enfant : une petite personne qu'il faut aimer et choyer !


* Phobos tome 2, de Victor Dixen
(496 pages)

Dans le courant de l'été, j'ai lu le premier tome de Phobos. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais je vous avais fait part de mon enthousiasme et de ma hâte à lire la suite, puisque ce premier tome s'achevait d'une manière assez dingue. J'ai dû attendre novembre pour pouvoir (enfin) lire ce second tome et j'ai littéralement sauté dessus à sa sortie.

Je ne tiens pas à parler réellement de ce second tome, puisque je risque de dévoiler de nombreuses choses, et ce serait dommage que l'une d'entre vous qui n'a pas encore lu le premier tome soit spoilée.
J'ai adoré la façon dont les chapitres se succédaient. Tout comme pour le premier tome, Victor Dixen nous emmène dans plusieurs univers selon différents points de vue. En lisant les pages, on se sent rapidement emporté avec les personnages. Ce livre est écrit un peu à la manière d'un scénario, ce qui rend la lecture totalement addictive.

En tout cas, je n'ai pas été déçue par ce second tome, bien que j'ai trouvé quelques longueurs qui auraient pu être évitées ou écourtées. Cependant, celles-ci n’entachaient en rien mon plaisir !


* Toujours là, toujours prêt, de Patrick Pelloux
(261 pages)

Patrick Pelloux est médecin urgentiste au Samu de Paris, syndicaliste, mais écrit également des chroniques pour Charlie Hebdo depuis une dizaine d'années. Il est l'auteur de plusieurs livres centrés sur le service des urgences en France et ses mésaventures face au système de santé. Dans Toujours là, toujours prêt, il partage avec nous quelques anecdotes de sa vie de médecin urgentiste, entre aberrations administratives et patients parfois complètement loufoques.
Cependant, le livre s'ouvre sur un long chapitre à propos de ses collègues de Charlie Hebdo assassinés sauvagement en janvier dernier.
Contrairement à ce qu'on pourrait penser, le chapitre en question n'est pas larmoyant. Loin de là. C'est plutôt un bel hommage à ses amis de toujours, ou presque. Un hommage sur la joie de vivre qui les caractérisait, cette soif de vivre, de se marrer et de partager de bonnes tables entre amis.
Triste hasard du calendrier, ce livre est sorti le 10 novembre, soit 3 jours avant les attentats de Paris...

Toujours là, toujours prêt ne se lit pas exactement comme on lirait un roman de fiction. Ce livre a été sur ma table de chevet durant tout le mois de décembre, et de temps en temps, je lisais une chronique ou deux. C'est une sorte d'anthologie de chroniques parfois cyniques, parfois tristes, parfois émouvantes, parfois révoltantes sur l'hôpital français, ses services d'urgence et le système de santé français, complexe et parfois très étrange. C'est bon de voir enfin quelqu'un se révolter contre un système qu'on pense intouchable sous prétexte qu'il est unique au monde !
Je pense lire très vite d'autres livres de Pelloux, pour pouvoir retrouver cette authenticité qui commence à se faire de plus en plus rare, quel que soit le milieu.


* Le Désert des Tartares, de Dino Buzzati
(268 pages)

C'est sur les conseils d'un ami que je me suis lancée dans le très célèbre Désert des Tartares de l'auteur italien Dino Buzzati. Lorsque j'ai tourné la dernière page, je me suis demandée comment j'avais pu passer à côté d'un tel chef d'oeuvre !
Il m'est très difficile de parler de ce livre puisque j'ai l'impression qu'il fait parti de ses oeuvres qui représentent pour chacun des lecteurs un petit quelque chose en particulier. Vous savez, ce genre de livre qui vous remue sans que vous sachiez réellement pourquoi. C'est tout à fait la sensation de cette lecture.

On suit Giovanni Drogo, jeune officier, qui est affecté à la citadelle de Bastiani, un fort militaire perdu au milieu de nulle part qui a la réputation d'être la frontière avec un territoire ennemi, qui repousse l'ennemi. Certes. Mais quel ennemi, finalement ? Et c'est cette question que Giovanni Drogo et le lecture vont se poser tout au long du roman.
Le Désert des Tartares est donc l'histoire d'une longue attente contre un ennemi dont on ne sait rien, pas même s'il existe. Drogo tombe alors dans une sorte de paranoïa omniprésente : il voit et entend l'ennemi partout dans le fort de Bastiani et dans son esprit. Une quête contre le temps et l'attente perpétuelle. Un mirage.

Lorsque j'ai fini le livre, je me suis souvenue d'une phrase prononcée un jour par l'ami qui m'a conseillé cette lecture : "Le pire des ennemis est l'ennemi invisible". C'est tout à fait ça.
Je ne peux que vous conseiller ce chef d'oeuvre.


* La Passe-Miroir – tome 1 : Les Fiancés de l'hiver, de Christelle Dabos
(528 pages)

Cela faisait un petit bout de temps que je voulais lire cette oeuvre. J'en ai très souvent entendu parler, et toujours en de bons termes. Cependant, j'ai plusieurs fois décalé le moment de ma lecture : pour moi, Les Fiancés de l'hiver est un roman à lire en hiver, en automne à la rigueur, mais surtout pas en été ou au printemps. De ce fait, avec le froid qui commençait à arriver doucement, j'ai eu envie de le lire ce mois-ci, en décembre.

J'ai finalement été déçue par ce roman. J'ai eu un mal fou à rentrer dedans (quoi que, je ne sais pas si j'y suis finalement arrivée à un moment ou un autre...) et j'ai peiné à avancer dans ma lecture. Vous savez, il y a ces livres qu'on ne veut pas lâcher et dont on lit quelques pas dès que l'on a un petit moment, ne serait-ce que 5 minutes. Je m'attendais à ce genre de chose avec Les Fiancés de l'Hiver, mais ça n'a pas été le cas, loin de là.

L'univers est très original. C'est d'ailleurs appréciable de lire quelque chose qui ne ressemble en rien à ce que l'on a déjà vu ou lu. L'idée de ce nouveau monde, de ces Arches que l'on pourrait comparer à des continents ou des pays, est exceptionnelle. Cette notion de mariages, de familles différentes selon les Arches était également très intéressante. Cependant, malgré sa grande originalité, je me suis attachée ni aux personnages, ni à l'univers. Les personnages, justement, sont à mon sens très stéréotypés. Il y a Ophélie, une jeune femme très timide et qui s'isole dans son musée, sur l'Arche Anima. Puis il y a Thorn, son futur fiancé, un homme immense, rustre, maigre et peu bavard qui vient du Pôle. En somme, nous avons l'intello coincée et le vil personnage du grand froid. Schéma plus ou moins classique et horripilant.

Je me suis beaucoup ennuyée pendant ma lecture. Les pages défilaient d'une manière bien laborieuse, mais je n'arrivais pas à comprendre où l'auteure voulait en venir. Parce que, n'en déplaise aux fans de la saga, il ne se passe finalement pas grand chose durant ces 528 pages.
Je suis allée jusqu'au bout de ma lecture, attendant vainement un rebondissement, une péripétie ou tout autre élément qui pourrait (re)lancer l'histoire.
Les Fiancés de l'hiver n'est malheureusement pas le chef d'oeuvre auquel je m'attendais et que les lecteurs ont si souvent vanté. Je ne lirai donc pas le second tome Les Disparus du Clairdelune, sorti en octobre.


* La Véritable histoire de Noël, de Marko Leino
(299 pages)

Je me suis lancée dans cette histoire aux alentours du 15 décembre, sans réellement savoir de quoi elle parlait. Avec du recul, après l'avoir lu, je suis très contente de ne rien avoir son à son propos.

La Véritable histoire de Noël est un sublime conte destiné aussi bien aux enfants qu'aux plus grands. J'ai adoré l'ambiance grand nord apportée par la plume de Marko Leino, écrivain finnois. J'ai toujours été attirée par les pays scandinaves (ne me demandez pas pourquoi : je fais une fixette sur les pays celtes et scandinaves !). Ce conte a donc été un véritable délice pour ma part. J'ai trouvé l'histoire très chaleureuse, malgré une trame plutôt triste.

Je dois vous avouer que je n'ai pas particulièrement envie de partager avec vous le synopsis. Si vous souhaitez le découvrir, vous pourrez le lire sur de nombreux sites internet. Mais si vous aimez le froid, la neige, les chalets, les sapins, le feu qui crépite dans la cheminée et la féerie de Noël, je vous recommande vivement La Véritable histoire de Noël qui, contrairement à d'autres contes de Noël, a le mérite de ne pas tomber dans la niaiserie.


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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