Translate !

Affichage des articles dont le libellé est Dystopie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dystopie. Afficher tous les articles

lundi 1 mai 2017

7 semaines, plusieurs livres #20

Encore une période de lecture (du 6 mars au 24 avril 2017) peu fructueuse. J'ai eu tellement de choses à faire sur le plan étudiant que j'ai moins lu. Cependant, je dois avouer que toutes mes lectures ont été agréables, sauf peut-être une, la première que je vous présente, par laquelle j'ai été énormément déçue. En fait, j'ai même été scandalisée par ce bouquin. Je vous laisse découvrir tout ça !


* Guerilla, le jour où tout s'embrasa, par Laurent Obertone
Editions Ring, 414 pages
Ma note : 2,5/5

Sur le papier, ce roman avait tout pour me plaire : une guerre civile éclate en France, à une époque assez proche de celle que nous vivons actuellement. L'auteur y incorpore les rôles des policiers, des syndicats et l'histoire se déroule sur 3 jours. Ce parti-pris temporel passe ou casse : soit le lecteur est totalement pris dedans et se lit une journée du roman par jour ; soit il s'ennuie. Je fais partie de la deuxième catégorie.

Pour ma part, j'ai trouvé le roman extrêmement long et surtout, bourré de clichés à propos des flics et des syndicats. J'ai trouvé certains propos à la limite du fascisme et de l'islamophobie. Et si vous me connaissez, vous savez bien que ce genre de mode de pensée est totalement intolérable pour moi. En fait, il suffit que je lise 2 ou 3 sous-entendus de ce genre pour que mon avis sur la lecture et l'auteur en général soit totalement biaisé par mes ressentis. Certains penseront que ces fameux propos seront en fait une dénonciation, mais j'ai eu un peu de mal à y croire tant ils sont violents.
Pardonnez-moi, mais je pense que Laurent Obertone est un homme à l'esprit bien fermé qui déteste le monde entier. Ça me gêne.

D'ailleurs, sur ses réseaux sociaux et en interview, Laurent Obertone se félicite de, je cite "défendre les policiers et parler de leurs souffrance". Alors oui, je suis d'accord : il faut en parler car les policiers, les militaires et tutti quanti n'ont pas la vie facile, loin de là. Mais ce que dit Laurent Obertone revient à cataloguer les militaires/policiers comme des hommes haineux, racistes, et désabusés de la société. Je suis désolée, mais ce n'est pas leur rendre service, au contraire !

Le côté "je suis pas raciste mais..." ambiant qu'il y a en France actuellement commence sincèrement à me taper sur le système, surtout en cette période d'entre-deux tours (au moment où j'écris mon article, soit le 27 avril), et Laurent Obertone ne fait que remuer le couteau dans la plaie. Genre "tiens connard, tu aimes les arabes/noirs/juifs/chinois/indiens (rayez la mention inutile !), bah je vais te montrer que tu as tort". J'ai eu du mal à me décrocher de ça !
Je mets tout juste la moyenne puisqu'il faut tout de même admettre que l'histoire est bien menée, malgré de nombreuses longueurs, et que le thème est plutôt culotté, donc un minimum remarquable. Mais mes valeurs font que je ne peux pas plébisciter un auteur aux idées racistes, désolée.


* La Sélection - tome 3 : L'Élue, par Kiera Cass
Editions R-jeunes adultes, 360 pages
Ma note : 3,5/5

Si vous avez suivi mes derniers bilans lecture, vous avez pu voir que j'ai passé de bons moments en lisant les tomes 1 et 2 de cette saga de Kiera Cass. Et après l'énervement suscité par ma lecture précédente, ça m'a fait un bien fou de me replonger dans la Sélection.
Ce troisième tome est assez intéressant sur le plan "historique" puisqu'on en apprend un peu plus sur comment les Etats-Unis se sont retrouvés en guerre civile et comment le monde à basculé (La Sélection étant une saga dystopique).

Malgré cela, j'ai trouvé le dénouement sans surprise et assez prévisible. Je ne peux pas vous en dire plus puisqu'il s'agit d'un tome 3.
Néanmoins, j'ai passé un bon moment divertissant en compagnie de L'Elue et je compte bien terminer cette saga pour voir où Kiera Cass va finalement nous conduire.



* Audrey retrouvée, par Sophie Kinsella 
Editions Pocket Jeunesse PKJ, 304 pages
Ma note : 3,5/5

Je connaissais Sophie Kinsella pour ses romans de chick-lit', notamment la saga de l'Accro du Shopping (que j'adore !) mais aussi quelques romans one-shot comme Très chère Sadie ou Lexi Smart a la mémoire qui flanche. Ce n'est que très récemment que Kinsella a commencé à écrire pour la jeunesse. Encore que, je pense que même les adultes pourront aimer ce roman, mais il est classé en jeunesse. J'aime beaucoup l'univers de cette auteure que je trouve frais et léger, parfait pour se détendre sans prise de tête, notamment en été.

Audrey retrouvée, sorti en mars 2016, nous raconte l'histoire d'une jeune fille de 14 ans souffrant de troubles anxieux très graves. Pour des raisons inconnues, elle est déscolarisée et reste chez elle toute la journée, fuyant ainsi le monde extérieur. Son psychiatre, le Docteur Sarah, va lui demander de tourner un film pour voir d'un autre oeil son entourage. Audrey commence donc à explorer le monde de sa famille, mais aussi un peu le monde extérieur.

L'histoire est assez bien trouvée et bien menée par Sophie Kinsella qui est toujours une déesse du page-turner. L'intrigue est intéressante puisque finalement, dans les romans jeunesse, les auteurs abordent rarement les thèmes de la dépression, de la phobie sociale et de la phobie scolaire. Ce livre pourrait donc aider plusieurs jeunes adultes. Cependant, si les raisons de ces troubles sont souvent évoqués à demi-mots, l'auteure n'explique jamais clairement ce qu'il s'est passé, et j'ai été carrément frustrée par cet élément. Jusque la dernière page, je m'attendais à ce que moi, lectrice, je partage un peu plus avec le personnage, même si le harcèlement scolaire est subtilement évoqué
Sans cette absence d'explication, j'aurais facilement pu donner 4 voire 4,5 à ce roman, mais la frustration m'en empêche.

* La Cicatrice, par Bruce Lowery
Editions J'Ai Lu, 202 pages
Ma note : 4/5

J'avais vu ce roman en lisant un article "Ces classiques immanquables" du ELLE. Je dois dire que je n'ai pas été déçue de suivre les conseils de ce magazine féminin. Attention, ce livre est une petite pépite ! 
Ecrit en 1960 par Bruce Lowery, La Cicatrice est écrit du point de vu de Jeff, un jeune garçon de 13-14 ans, aux Etats-Unis en 1944. Jeff est un petit garçon heureux et aimé de sa famille. Mais il a un petit souci : la cicatrice due à son bec de lièvre lui vaut toutes les remarques et méchancetés possibles de ces camarades de classe. Jeff intériorise toute la douleur dont il est victime, n'osant pas en parler à ses parents.

La Cicatrice est un roman que j'ai trouvé bouleversant sur l'injustice, la moquerie, la peur de la différence et de l'inconnu, ainsi que du harcèlement scolaire. Bien qu'écrit il y a environ 50 ans, je trouve que les problèmes abordés par l'auteur sont toujours d'actualité. Comme quoi, que ce soit en 1960 ou en 2017, les enfants ont toujours été cruels entre eux, et contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, ce n'est pas uniquement à cause des réseaux sociaux !
Je conseille fortement cette lecture que j'ai trouvée émouvante et bouleversante.


* Pour un soir seulement – journal (sexuel) d'une ex-petite moche, par Thomas Raphaël
Editions J'Ai Lu, 404 pages
Ma note : 5/5

Depuis son premier roman La Vie commence à 20h10, je suis une grande fan de l'auteur Thomas Raphaël. C'est assez intéressant de lire de la chick-lit' (ou presque) écrite par un homme. Je trouve que le point de vu est un peu différent, un peu plus grinçant et cynique : tout ce que j'aime !

Dans Pour un soir seulement, Thomas Raphaël nous plonge dans le journal intime de Julie, bordelaise d'une trentaine d'années, retoucheuse photo, qui galère un peu dans sa vie sentimentale. Inscrite sur un site de rencontres assez connu (Meetic, pour ne pas le citer), elle n'arrive pourtant pas à rencontrer du monde.
A la suite d'une vilaine chute, elle va faire un scanner et découvrir qu'un anévrisme, présent depuis plus mois/années, risque à tout moment de se briser. Son neurologue va donc lui conseiller de se faire opérer, tout en lui précisant qu'il y a des risques qu'elle ne se réveille pas. Julie va beaucoup réfléchir, mais peu à peu, elle va se dire qu'elle préfère profiter de manière plus ou moins insouciante de sa vie et va repousser l'opération de jour en jour.
Elle va changer son annonce Meetic, un poil gnian-gnian, en une accroche bien plus catchy : "pour un soir seulement".

J'ai juste A-DO-RÉ, mais genre vraiment ! Thomas Raphaël aborde ici les petits tracas du quotidien que nous connaissons toutes. Si Bridget Jones compte ses calories et ses verres d'alcool consommés, Julie, quant à elle, compte la probabilité de mourir de son anévrisme. Dit comme ça, c'est absolument horrible, mais tout le roman est construit sur un humour noir qui, personnellement, me plaît beaucoup. Enfin une manière drôle et cynique d'aborder la maladie ! Petite précision pour celles et ceux que ça pourrait gêner : contrairement au titre, il n'y a pas réellement de passage purement sexuel.

J'ai également beaucoup aimé la place accordée au "pouvoir" et aux "freins" féminins. Comme par exemple le fait qu'une femme qui désire des relations d'un soir sont souvent mal vues, contrairement aux hommes dont le comportement semblable ne choque jamais personne. Thomas Raphaël a ce petit côté féministe que j'ai trouvé intéressant.
Cette sorte de version française de Bridget Jones (mais en mieux !) est absolument géniale, drôle et émouvante. Un roman feeling-good absolument incontournable pour l'été qui arrive !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mercredi 8 mars 2017

7 semaines, plusieurs livres #19

Cette dernière période de lecture (du 16 janvier au 6 mars 2017) a été très peu fructueuse ! D'une manière assez incompréhensible et plutôt étonnante, j'ai été prise d'une énorme flemme : mon corps et mon esprit avaient envie de tout... sauf de lire sauf fin février/début mars ! 
Je pense avoir une petite explication quant à cette déchéance intellectuelle : pendant deux mois non-stop (décembre et janvier), j'ai été en examens. 
Entre écrits et oraux, je crois que mon cerveau a littéralement fondu lorsque tout ceci est passé (j'ai passé mon dernier oral le 26 janvier). 
Du coup, je crois que mon esprit a eu besoin d'une petite pause. Mais peu importante, j'ai quand même eu le temps de lire, et je dois dire que finalement, j'ai lu peu mais bien !


* Une Braise sous la cendre – tome 2 : Une Flamme dans la nuit, par Sabaa Tahir
Éditions Pocket Jeunesse (PKJ), 544 pages
Ma note : 4/5

Si vous me suivez depuis au moins une année, vous savez que le roman Une Braise sous la cendre de Sabaa Tahir avait été un immense coup de coeur. Une des plus belles lectures de toute ma vie, oui oui ! Si vous désirez (re)lire ma chronique, c'est par ICI.

Ce second tome est à la hauteur du premier ! Pour être tout à fait honnête, j'avais tellement aimé le premier que j'avais peur d'être déçue par cette suite, Une Flamme dans la nuit. J'ai été absolument ravie de retrouver ces personnages que j'aimais tant, notamment Elias et Laia.
Finalement, c'est une excellente suite bien qu'il y ait eu quelques petites longueurs à mon goût. J'ai trouvé intéressant d'avoir le point de vue d'Helene, partagée entre ses devoirs vis-à-vis de l'Empire et ses valeurs, ses sentiments. 
Cependant, la mise en place du triangle amoureux ne m'a pas plu. C'est assez bateau, et je regrette que Sabaa Tahir soit tombée dans cette "facilité", elle qui nous offrait un roman original et loin des clichés classiques de la dystopie et du new adult !

La fin est absolument magistrale puisqu'elle laisse sous-entendre qu'il y aura une suite, et sincèrement : j'ai vraiment hâte. Sabaa Tahir nous offre une suite à la hauteur de son premier tome !


* Quand la nuit devient jour, par Sophie Jomain
Éditions Pygmalion, 224 pages
Ma note : 4/5

S'il y a une question sanitaire encore relativement taboue en France (et ailleurs !), c'est bien l'euthanasie volontaire. Nous avons tous notre avis sur la question, ou du moins c'est ce que nous pensons. Sans pour autant rentrer dans le débat, je suis totalement pour. Etant dans le milieu du soin et de la rééducation, la souffrance fait plus ou moins partie de ma profession, et je suis intimement convaincue que chacun(e) a le droit de mourir dignement, sans souffrir, sans endurer les terribles épreuves de la vie qui continue alors qu'on souhaite mourir.

Dans ce roman, l'auteure Sophie Jomain, qui nous habituait jusqu'ici à des romances fantastiques, nous plonge ici dans le quotidien très pesant de Camille, une jeune trentenaire qui souffre depuis son adolescence, voire son enfance. Entre troubles du comportement alimentaire et dépressions à répétition, Camille ne tient plus et demande à mourir sans pour autant passer par la "case suicide". Evidemment, étant en France, Camille ne peut pas émettre une telle requête. Elle va donc faire des démarches pour procéder à une euthanasie volontaire en Belgique, pays où elle est légale.

L'histoire est racontée du point de vue de Camille, ce qui fait qu'elle est d'autant plus poignante. Nous la suivons de son enfance au moment où elle entre en clinique pour l'euthanasie. 
C'est un roman absolument brillant, puisque que vous soyez pour ou contre, Sophie Jomain amène des arguments pour les deux "camps".
C'est un très beau roman qui ne bascule jamais dans le pathos. Une belle ode à la vie, mais aussi au droit de mourir lorsque l'on souffre. A lire absolument pour les personnes qui s'intéressent à la question, ou les étudiants en santé/médecine qui se posent des questions sur la dépression et les TCA.


* La Sélection – tome 1, par Kiera Cass
Éditions R-jeunes adultes, 360 pages
Ma note : 4/5

Voilà plusieurs années que j'entendais parler de cette fameuse saga à la croisée des chemins entre dystopie, young-adult et romance. Je n'avais pas particulièrement une grande envie de me lancer dans cette lecture, mais après avoir lu Quand la nuit devient jour dont je parle précédemment, j'ai eu besoin de quelque chose de léger, un brin "cucul-pompon" !

L'histoire nous plonge dans le monde d'Illéa. Ce pays est ce qui est actuellement les Etats-Unis, et nous le retrouvons plusieurs centaines d'années après notre époque. Plusieurs guerres ont éclaté, puisque les personnages évoquent une Troisième et une Quatrième Guerre Mondiale. Illéa est une monarchie qui divise ses membres en castes, les Huit étant considérés comme des exclus, des parias de la société.
La tradition veut que le Prince choisisse sa future femme à l'aide de la Sélection, sorte de jeu de télé-réalité royale. 35 jeunes femmes sont sélectionnées parmi toutes les jeunes femmes de plus de 16 ans à Illéa, toutes castes confondues. Petit à petit, c'est le Prince Maxon qui "éliminera" les candidates pour finalement n'en garder qu'une : sa femme, la Princesse.

Nous suivons America Singer, une Cinq, qui vit tant bien que mal dans sa caste en s'accrochant jours après jours. Bien qu'elle n'en ait pas envie, elle s'inscrit à la Sélection pour permettre à ses parents de toucher une sorte de rente : plus elle reste longtemps dans le jeu, plus sa famille perçoit d'argent. Pendant ce temps, elle vit la vie de château au Palais.
Mais vous vous doutez que les choses ne seront pas si faciles et qu'il ne suffira pas uniquement de faire office de présence au Palais, d'autant que certaines candidates sont prêtes à tout pour remporter la main de Maxon, et donc la couronne !

J'ai passé un excellent moment avec ce premier tome. L'histoire est assez intéressante et bien rythmée. Peu à peu, on en apprend plus sur comment les USA sont devenus Illéa, et cet aspect "historique" m'a plu. Evidemment, on n'échappe pas aux clichés des romances young-adult et des dystopies, mais j'ai vraiment apprécié cette lecture légère et agréable. La preuve, j'ai directement embrayé sur le second tome !


* La Sélection – tome 2 : L'Elite, par Kiera Cass
Editions R-Jeunes adultes, 324 pages
Ma note : 3/5

Ce second tome était également plaisant à lire, bien que je lui ai préféré son grand frère. Ici, les intrigues se succèdent plus difficilement et moins rapidement. L'arrivée d'un triangle amoureux (oui, encore lui !) et venu rajouter une couche quant aux clichés du genre.

Malgré tout, je poursuivrai la saga puisque Kiera Cass est très douée sur ce point : elle est capable de vous coller de véritables cliff-hanger à 10 pages de la fin du tome...! 

C'est bien fait et du coup, on tombe dans le panneau ! A voir si la suite est tout aussi agréable et intéressante.







Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

mercredi 12 octobre 2016

7 semaines, plusieurs livres #16

Que vous soyez prévenus : ce #16 de 7 semaines, plusieurs livres sera long. Très long, même ! Sortez les gâteaux, le thé, le chocolat, le café, ce que vous voulez !
Pourtant, cette période couvre les semaines du 22 août au 10 octobre 2016, soit un moment où je n'étais plus en vacances, mais j'ai énormément lu pendant ce temps. Allez savoir pourquoi. 

J'ai aujourd'hui 12 lectures à vous présenter, dont 2 recueils de nouvelles assez courts. Parmi ces 12 lectures, il y a eu un immense coup de coeur mais aussi une déception d'un auteur qui, pourtant, fait parti de mes favoris...!


* Perdue et retrouvée, par Cat Clarke
(414 pages)
Ma note : 4/5

Faith est une jeune fille de 17 ans plus ou moins comme les autres, à ceci près qu'il y a 13 ans, sa grande soeur Laurel s'est faite enlevée. Faith a donc grandi dans l'ombre du souvenir de sa soeur, au coeur d'une famille déchirée par ce terrible événement. Mais un jour, le téléphone sonne : Laurel, qui a alors 19 ans, a été retrouvée exactement au même endroit où elle avait été enlevée 13 ans plus tôt.

Ce roman est écrit selon le point de vue de Faith, la petite soeur. J'ai trouvé ce choix particulièrement judicieux et intéressant puisqu'on se doute bien que cette jeune fille a forcément traversé des moments difficiles et que le retour de sa soeur fera revenir d'autres émotions. Faith est un personnage que j'ai parfois trouvé un peu égoïste et immature, mais après y avoir un peu réfléchi, je me dis que j'aurais peut-être pu régir comme elle. Comment ré-apprendre à vivre avec une personne que vous n'avez pas vu depuis 13 ans ? Entre joie, colère et parfois jalousie, Faith s'égare souvent.
Bien que je m'attendais plutôt à une enquête dans un style thriller, c'est plutôt à un huit-clos familial que j'ai eu à faire. C'est intéressant aussi. Je n'ai pas particulièrement été déçue, mais je pense que je m'attendais à plus, notamment en ce qui concerne la psychologie de certains autres personnages que Faith. Des changements de point de vue selon les chapitre auraient pu être intéressants.

La fin, quant à elle, est certainement l'aspect du livre sur lequel je suis le plus mitigée. On en apprend un peu plus sur ce qu'a vécu Laurel pendant ces 13 années enfermée dans la cave de son ravisseur. Mais encore une fois, Cat Clarke ne va pas jusqu'au bout des choses. C'est dommage.
Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, notamment grâce à l'écriture de l'auteure qui parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout et surtout, nous empêche de refermer le livre.


* Les Âmes vagabondes, par Stephenie Meyer
(802 pages)
Ma note : 3/5

Avant toute chose, que les allergiques à Twilight ne prennent pas leurs jambes à leur cou en poussant des hurlements : bien qu'écrit par Stephenie Meyer, ce roman n'a strictement rien à voir avec la saga vampirique. On est ici sur quelque chose plus proche de la dystopie et de la science fiction. De prime abord, ça m'a étonné de la part de Stephenie Meyer, mais dans le bon sens. C'est vraiment appréciable de voir que certains auteurs savent se détacher de leur genre de prédilection, ou du moins celui qui a amené aux portes du succès.

L'histoire ? La Terre a été colonisée par les Âmes : elles neutralisent les âmes humaines pour investir les corps. Lorsque Melanie est victime d'une mauvaise chute, c'est Vagabonde, une âme, qui investit son corps. Problème, Vagabonde entend toujours ce que pense Melanie, ce qui est anormal ! Elle va alors ressentir ce que Melanie ressent, revoir ses souvenirs, etc. Vagabonde va alors être prise entre deux avis, deux émotions : être du côté de Melanie, donc des humains, ou du côté de son peuple.

Sur la forme, ce synopsis est absolument fantastique ! D'ailleurs, il m'a fait pensé à la 5ème Vague, de Rick Yancey, écrit plusieurs années après les Âmes vagabondes. A la croisée des chemins entre dystopie et science-fiction, Stephenie Meyer a su se renouveler et proposer autre chose qu'un drame romantique, même si, vous le verrez, il y a tout de même une petite place dédiée aux sentiments amoureux dans ce roman.
Globalement, c'est un livre que j'ai beaucoup apprécié. Cependant, je l'ai trouvé bien trop long, de ce fait l'histoire a souffert de longueurs. Plus de 800 pages pour cela... 600 pages auraient été suffisantes, largement ! J'ai eu un petit peu de mal à entrer dans l'histoire, mais au bout d'une cinquantaine de pages, j'étais largement lancée. D'ailleurs, mon rythme de lecture était assez irrégulier, à l'image du roman : il pouvait arriver que je lise sans aucune pause (ni pipi, ni goûter, ni thé, ni rien !) au moins 100-150 pages ; puis il m'arrivait de lire à peine 20 pages et de me lasser très vite.
Malgré cela, c'était une bonne lecture que je conseille à tous les fans de dystopie, de science-fiction.


* Soeurs et amies, par Danielle Steel
(416 pages)
Ma note : 3/5

Encore une livre conseillé par ma grand-mère. Je dois admettre qu'au début, j'y allais un peu à reculons : le résumé n'est pas forcément très alléchant, la couverture est très stéréotypée, et j'avais entendu beaucoup de choses à propos de Danielle Steel que beaucoup compare à une "Marc Lévy au féminin". Mais j'ai commencé ce livre le jour de ma rentrée, le 1er septembre, et finalement, je pense que c'était pile le bon moment pour me lancer dans ce genre d'histoire !

Pour vous résumer brièvement l'histoire, nous faisons  la connaissance de quatre soeurs (Annie, Tammy, Sabrina et Candy) qui ont des vies très différentes : une artiste, une productrice de série à succès, une avocate et une mannequin. Elles ont une tradition : tous les 4 juillet, fête nationale aux Etats-Unis, elles se retrouvent avec leurs parents dans le Connecticut. Cette année, il va cependant arriver un drame lorsqu'elle vont se retrouver et les liens entre les soeurs vont être fragilisés ou, au contraire, encore plus renforcés.

J'ai été agréablement surprise, puisque je m'attendais à un livre "à l'eau de rose" dont la fin est facilement devinable. Bon, oui, j'avais vu venir la fin, mais ce n'était pas trop grossier non plus.
Le fait qu'il y ait quatre soeurs permet au lecteur de s'identifier à au moins l'une d'elle, et c'est plutôt agréable au fil de la lecture.
Je regrette cependant ce "vide psychologique" des personnages. En prenant comme base de son roman un tel événement, Danielle Steel aurait vraiment pu aller plus profondément dans les ressentis de ces quatre soeurs, mais elle ne l'a pas fait. Les émotions d'Annie, par exemple, manquaient. De même pour celles de Candy qui, sous prétexte qu'elle est la plus jeune et qu'elle est mannequin, est reléguée au rôle de la petite soeur immature qui ne sait pas comment s'occuper d'elle-même.

Malgré tout, Soeurs et amies est un roman plutôt agréable qui se lit rapidement quand vous avez besoin d'une lecture légère qui vous aidera juste à oublier le quotidien.


* Avant la haine, par Thierry Cohen
(656 pages)
Ma note : 5/5

Attention, livre coup de poing ! Thierry Cohen s'est aventuré ici sur un terrain bien glissant, mais à l'heure actuelle, je pense qu'il est nécessaire que ce type de roman et d'oeuvre existe.
Thierry Cohen nous parle ici d'une histoire d'intégration, de tolérance et d'acceptation de soi. Nous suivons deux petits garçons marocains arrivés à Lyon à environ 8-9 ans au début des années 1970 : Mounir, musulman, et Raphaël, juif. Ces deux garçons vont se lier d'amitié : leurs différences les rapprochent et ils peuvent ainsi mieux affronter les moqueries et le racisme "ordinaire" (je hais ce terme) à leur égard. Ils grandissent, font face aux premières injustices, aux premières amours, aux premières luttes, mais également aux premiers espoirs !

Peu à peu, la violence et l'intolérance vont séparer Raphaël et Mounir. Chacun, plus ou moins manipulés par des propos et idées extrémistes, va alors faire naître une haine de l'autre qui peut paraître déconcertante et cruelle pour le lecteur qui a suivi ces deux garçons depuis le début de leur enfance, lorsqu'ils ont débarqué du Maroc.

C'est un très beau roman qui ne prend aucun partie, ce que j'ai énormément apprécié. Il aurait été bien trop facile (et également bien trop idiot !) de tomber dans le piège du "Les juifs/musulmans sont les gentils, les musulmans/juifs sont les méchants". Bravo à Thierry Cohen de ne pas être tombé dans la facilité.
C'est également un livre qui permet de (re)découvrir d'un autre angle l'histoire française, mais aussi internationale, des années 1970 à aujourd'hui. La prise d'otage des athlètes israéliens aux JO de Munich, l'attentat de la rue Copernic à Paris, la montée du FN, la guerre du Liban, la guerre du Kippour, l'arrivée au pouvoir de Mitterrand, l'attentat du RER à Saint-Michel, le Printemps Arabe, Mohammed Merah, Charlie Hebdo, etc... Des choses dont ma génération a entendu parler mais n'a jamais vécu ou même des choses que nous avons vécues il y a peu...!

Avant la haine est un livre intelligent qui, malheureusement, ne peut que faire écho en nous dans ces tristes heures que nous traversons. Je le conseille à chacun d'entre vous, que vous soyez musulman, juif, chrétien, bouddhiste, athée, agnostique, tout ce que vous voulez.


* Nouvelles de Poudlard, tome 1 : Héroïsme, tribulations et passe-temps dangereux, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 70 pages)
Ma note : 4/5

J.K. Rowling l'avait annoncé cet été : trois nouveaux livres autour du monde d'Harry Potter allaient sortir. C'est le 6 septembre que les fameux trois recueil de nouvelles ont été disponibles partout dans le monde mais... seulement en format numérique ! Bon...

Avec ce premier tome, J.K. Rowling nous présente plus en détail quatre personnages de Poudlard : leur enfance, leur parcours dans le monde de la magie, leurs actions et éventuels exploits, etc... Elle nous présente Minerva McGonagall, Remus Lupin, Sibylle Trelawney et Silvanus Brûlopot.
A la fin de chaque chapitre, elle explique également beaucoup de choses à propos de ces personnages : l'étymologie de leur nom, ce à quoi/qui elle pensait lorsqu'elle les a créés, etc.

C'était un recueil de nouvelles plutôt sympa qui permet aux fans de mieux connaître certains personnages. J'étais très contente d'en savoir plus sur McGonagall et Lupin puisque ce sont des professeurs que j'apprécie beaucoup.
En revanche, j'ai trouvé le prix un peu élevé : 2,99€ pour même pas 100 pages de nouvelle, c'est beaucoup ! A réserver, donc, aux plus grands fans !


* L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau, par Oliver Sacks
(296 pages)
Ma note : 5/5

Je sais que ce livre n'est pas un livre "grand public", mais j'avais tout de même envie de vous en parler. Vous le savez peut-être : je suis en école de psychomotricité. Pendant mes études, j'ai de nombreuses matières dont un sacré volet en neurologie et neurophysiologie. Depuis l'année dernière, ma prof de neurophysiologie nous a plusieurs fois conseillé ce livre. Je pensais le lire, mais au gré des mois, j'ai complètement oublié. Puis c'est quand un autre professeur nous en a parlé cette année que je me suis dit qu'il était peut-être temps de m'y mettre !

D'autant que ce livre écrit sous forme d'essai est largement abordable, que vous vous y connaissiez en neurologie ou non. Oliver Sacks, neurologue et professeur, nous présente plusieurs cas cliniques qu'il a pu rencontrer pendant sa carrière : des cas qui atteignent le corps, mais aussi la personnalité du patient. Tout y est très bien expliqué : les symptômes, le diagnostic, le mécanisme de la lésion et surtout, les impacts sur la vie socio-affective du patient.
En tant que future psychomotricienne, je sais que les liens entre le corps et l'esprit sont très proches, voire intriqués. De ce fait, cette lecture était un bon moyen de voir une application de mes connaissances théoriques.

Si vous vous intéressez de près ou de loin à la médecine et/ou à la neurologie et/ou à la psychologie, je pense que L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau vous intéressera. Un best-seller des étudiants en neuro ou en psychomotricité !


* Short stories from Hogwarts, part 2 : Power, politics and pesky poltergeists, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 60 pages)
Ma note : 3/5
Lecture VO

Je vous ai présenté le premier volet de ce recueil de nouvelles un peu plus haut. Pour ce second tome, J.K. Rowling s'est intéressée aux personnages et aux institutions qui détiennent le pouvoir, qu'il soit bon ou mauvais : Dolores Ombrage, le Ministère de la Magie et Azkaban, Horace Slughorn, Quirinus Quirrell et Peeves.
Comme j'adore lire en Anglais, je l'ai acheté en VO mais ne vous faites pas de souci : il est bien évidemment disponible en Français.

Le schéma était plus ou moins le même que celui du premier volume : une présentation plus ou moins brève et des explications de J.K. Rowling. D'habitude, je m'intéresse beaucoup à l'aspect politico-psychologique des romans, dont Harry Potter, mais ici, j'ai moins été emballée. Notamment à cause du long chapitre sur le Ministère de la Magie : J.K. Rowling nous y décrit tous les Ministres qui y sont passés. Je ne sais pas trop ce que ça peut apporter au lecteur...
Cependant, ce fut une bonne lecture, comme chaque histoire de J.K. Rowling.


* Pandemia, par Franck Thilliez
(696 pages)
Ma note : 2,5/5

Quelle déception... ça me fait du mal de le dire, mais j'ai vraiment été très déçue par cette lecture. Franck Thilliez est selon moi un des maîtres français du thriller, avec Maxime Chattam, bien entendu. Dans Pandemia, il nous plonge dans une double-enquête. Amandine est microbiologiste à l'Institut Pasteur, elle est appelée pour une découverte particulière : des morts soudaines d'oiseaux. En parallèle, des cadavres sont retrouvés à Meudon au fond d'un étang, dans un sac de toile. Toujours en même temps, une grippe inconnue jusqu'alors (la souche n'est pas identifiable) vire à l'épidémie dans tout Paris. Vous vous en doutez, c'est un schéma classique : les affaires vont se regrouper à un moment du roman, d'autant que Franck Sharko est victime d'un virus informatique qui lui rappelle une ancienne enquête.

Sur le principe, c'est super intéressant. Le parallèle virus informatique / virus sanitaire est vraiment malin, d'autant que j'adore tout ce qui touche à la science, les virus, les bactéries et tutti quanti. L'intrigue autour de cet homme qui cherche à "purifier" la population mondiale est vraiment excellente. Mais c'était terriblement lent voire parfois inintéressant.
Je sais qu'à la lecture d'un thriller, il faut préserver du suspense pour pouvoir tenir le lecteur en haleine. Mais personnellement, les longues attentes et les péripéties sans intérêt ont eu plutôt tendance à m'endormir qu'à exacerber ma curiosité. Je me suis ennuyée. C'est dommage. Habituellement, je lis très rapidement les thrillers puisque c'est très entraînant et que vous avez tendance à avoir du mal à vous arrêter, de chapitre en chapitre. Mais ça n'a pas été le cas avec Pandemia.

En revanche, je salue l'immense recueil d'informations effectué par Thilliez. L'histoire est extrêmement bien documentée, notamment en ce qui concerne l'aspect scientifique. C'est d'ailleurs pour cette raison que je mets la moyenne à ce roman : malgré une lecture globalement en-dessous de mes espérances, Thilliez est criant de crédibilité !


* L'Attrape-coeurs, par J.D. Salinger
(256 pages)
Ma note : 3/5

J'avais lu L'Attrape-coeurs, classique de la littérature américaine du XXème siècle, il y a déjà plusieurs années dans le cadre d'une lecture recommandée avant mon entrée au lycée. Je me souviens avoir adoré ce roman atypique et attachant. Grâce à Mélisande j'ai eu l'occasion de me replonger dedans une seconde fois. Ce fut une expérience plutôt intéressante : comparer des impressions de lecture à 6 ou 7 ans d'intervalle.

Ecrit peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale, L'Attrape-coeurs nous propose de suivre Holden Caufield, un jeune garçon issu de la bourgeoisie new-yorkaise exclu de son collège quelques jours avant les vacances de Noël. N'osant pas rentrer à la maison, il erre dans les rue new-yorkaises en attendant de revenir chez lui.
Le roman est résolument surréaliste (comment un garçon de 15 ans pourrait survivre seul dans une si grande ville avec de l'argent qui vient d'on ne sait où ?!), mais c'est ce qui est délicieux. Holden rencontre des personnes toutes complètement dingue pendant son périple ; il lui arrive des choses complètement tirées par les cheveux qui auraient fait rentrer n'importe quel jeune chez lui. Mais Holden continue son vagabondage en claquant du fric à droite, à gauche, comme bon lui semble. Le style littéraire est parfois déroutant par tant de familiarité et d' "écrit-parlé". Je dois admettre que s'il ne m'avait pas dérangé lors de ma première lecture, j'en ai été un peu gênée aujourd'hui.

Avec L'Attrape-coeurs, J.D. Salinger nous brosse le portrait d'une société post-guerre corrompue et hostile. C'est satyrique juste ce qu'il faut je me dis qu'avant 16-17 ans, un lecteur ne pourra peut-être pas saisir cette satire de la société contemporaine. A voir, donc selon votre âge : L'Attrape-coeurs sera soit un périple adolescent, soit une critique de la société consumériste.


* La Dame en noir, par Susan Hill
(224 pages)
Ma note : 4,5/5

J'ai plusieurs fois entendu parler du film dont Daniel Radcliffe (alias Harry Potter) est l'acteur principal, mais je n'avais jamais été tentée ni par le livre, ni par le film. Peut-être parce que, pendant un moment, on en a beaucoup entendu parler et que j'ai du mal avec les choses qui nous sont ressassées trop longtemps. Puis dernièrement, il est apparu dans mes suggestions Kobo et dans cette période de l'année (septembre-octobre-novembre), j'adore lire des thrillers. De ce fait, je me suis dit que l'occasion était parfaite.

La Dame en noir nous plonge dans une histoire très sombre et pesante. Début du 20ème siècle, Arthur Kipps est un jeune notaire londonien qui doit organiser la succession d'une vieille dame décédée dans un trou paumé de la campagne anglaise : Alice Drablow. Dans ce village, la femme ne semblait pas particulièrement appréciée, voire crainte. Elle vivait dans un immense manoir isolé sur une presqu'île hostile. Lors des obsèques de Mme Drablow, Arthur croit voir une jeune femme en retrait. Cette femme, il la reverra lorsqu'il devra aller au manoir pour faire son travail. Plusieurs phénomènes surnaturels commencent alors à hanter Arthur.
Sans jamais tomber dans le gore, le grand-guignole ou le cliché, Susan Hill parvient à installer une atmosphère particulière que, personnellement, j'associais à des nuances de bleus et de gris lors de ma lecture. Une atmosphère froide, hostile, humide et angoissante sans que l'on sache réellement pourquoi.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur que je trouve recherché et détaillé dans ses descriptions sans pour autant tomber dans le pompeux. La fin est absolument brillante !

Je regrette peut-être la brièveté du roman mais en y réfléchissant bien, je me dis que c'est peut-être un mal pour un bien : il vaut mieux faire court mais efficace que long avec des passages qui ne servent pas à l'histoire. Un très bon thriller où le fantastique occupe tout de même une place importante !


* Nos âmes rebelles, par Samantha Bailly
(288 pages)
Ma note : 3,5/5

Il y a quelques mois, je lisais Nos âmes jumelles, le premier tome de cette saga écrite par Samantha Bailly, dont le troisième et dernier tome devrait sortir en 2017. J'avais beaucoup apprécié la belle histoire de ces deux jeunes filles dont l'amitié a commencé sur Internet.

Dans ce second tome, Sonia et Lou sont en Terminale : l'année du bac, mais aussi l'année des choix et l'année où, je pense, on grandit beaucoup.

Sous le même "format" que le premier, ce second opus est découpé par mois, lui-même raconté à tour de rôle par chacune de ces jeunes filles qui vivent à de nombreux kilomètres d'écart, mais dont l'amitié dure toujours. Je ne peux pas vous en dire plus, puisque je risque de vous dévoiler plusieurs surprises. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, mais j'ai l'impression d'être peut-être un peu trop "vieille" pour totalement être dedans. Ce qui a été plutôt sympa, c'est que j'ai pu revivre ma Terminale à travers les yeux de Sonia et Lou, année lycée que j'ai le plus aimé !

J'ai cependant un peu peur qu'avec le troisième tome, Samantha Bailly en fasse un peu trop et que le concept soit trop "usé". A voir !


* Un trou dans la toile, par Luc Chomarat
(270 pages)
Ma note : 1/5

Je n'ai pas l'habitude de dézinguer un livre, même quand je ne l'ai pas du tout apprécié. Je me dis que derrière un livre, qu'il soit bon ou mauvais, il y a un auteur, sa famille, ses amis, ses correcteurs, son éditeur, etc. Et pour tout le travail qu'il y a derrière, je n'ai pas envie de dire du mal "gratuitement".

Un trou dans la toile était, sur le papier, plutôt intéressant. On suit Thomas, un quadra commercial totalement désintéressé des nouvelles technologies, notamment des réseaux sociaux. Il n'est sur aucun de ces sites et déplore la déshumanisation des sociétés. Il est alors employé par une figure du Gouvernement pour découvrir l'Inconnu, un individu totalement déconnecté mais qui fait parler de lui à outrance sur la toile et surtout, qui est capable de faire la pluie et le beau temps. Entre thriller, espionnage et ce petit côté "geek", Un trou dans la toile aurait pu être fantastique, notamment pour toutes ces questions autour de l'identité numérique et de notre rapport aux réseaux sociaux (je vous en parlais d'ailleurs ICI la semaine dernière).

Mais non. Et même si, encore une fois, je n'aime pas dire du mal gratuitement, je me suis profondément ennuyée lors de ma lecture. Je n'ai rien compris, et je crois que je n'ai pas envie de comprendre autant d'invraisemblances et, pardonnez-moi, autant de moments "what the fuck" ! Pourquoi une instance du Gouvernement viendrait demander ses services pour trouver un Inconnu qui se sert d'Internet à un homme qui est dans le milieu du commerce et qui, surtout, est hyper-déconnecté. Entre nous, c'est totalement incohérent, non ?

Je ne conseille pas particulièrement Un trou dans la toile. J'ai été déçue et j'ai la légère impression d'avoir perdu mon temps.



Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

jeudi 31 mars 2016

7 semaines, plusieurs livres #12

Bonjour à toutes et à tous ! Vous trouverez ici, comme d'habitude après 7 semaines (du 8 février au 28 mars 2016), mon avis sur mes 7 dernières lectures. Et une fois n'est pas coutume, elles sont presque à 100% francophones ! Parmi ces 7 livres, il n'y a eu qu'un réel coup de coeur, mais pas mal de déceptions.
En parlant de déception, j'avais commencé Seul sur Mars d'Andy Weir, mais n'étant même pas allée jusque la moitié, je n'ai pas voulu vous en parler ici. Pour être brève, j'ai trouvé la narration trop longue, trop mécanique et trop scientifique à mon goût. Je vais peut-être me rabattre sur le film de Ridley Scott.
Voici mes 7 lectures !

* L'Ecume des jours, par Boris Vian
(350 pages)
Ma note : 5/5

Boris Vian est actuellement considéré comme un des auteurs phares de la littérature française. Cependant, je dois avouer que je n'avais jamais lu une de ses oeuvres avant que Mathias Malzieu y fasse référence dans son dernier livre, Journal d'un vampire en pyjama. A peine avais-je commencé à lire les premières pages que je suis tombée sous le charme du style de Monsieur Boris Vian. Comment ai-je pu lire "mon" premier Boris Vian à 20 ans et pas avant ?
Et c'est assez drôle, mais en parlant de Malzieu, justement, j'ai pu remarquer quelques similitudes, notamment au niveau du style syntaxique et de l'imagination hors-norme et souvent délicieusement absurde.

Dans ce roman, on suit Colin, un jeune homme rêveur, plutôt aisé financièrement, à la recherche du grand amour puisque son ami Chuck a trouvé son âme soeur. Je vous laisse découvrir par vous-même la suite, afin que vous puissiez avoir autant de plaisir que moi lorsque j'ai tourné les pages.

L'Ecume des jours, c'est un univers poétique et tendre qui aborde néanmoins des thèmes récurrents de la vie : le travail, les différentes conditions sociales, la maladie et la mort. Tout ça avec de nombreuses références au blues et au jazz, musiques chères à Boris Vian.
Une véritable pépite.


* Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City, par Ransom Riggs
(509 pages)
Ma note : 2,5/5

La lecture du tome 1 m'avait laissée de marbre. Sans plus : je n'avais ni apprécié, ni détesté. Malgré un univers central et un thème très intéressants (les enfants juifs lors de la Seconde Guerre Mondiale, avec un côté plus fantastique), j'avais été déçue. J'en avais tellement entendu du bien que je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire. Le tome 2 m'a laissé la même impression, les mêmes ressentis. C'est dommage, j'aurais aimé l'adorer, mais ça n'a pas été le cas.

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, puisqu'il s'agit d'un second tome, et je n'ai pas envie de vous en dire trop si vous comptez vous lancer dans cette histoire.
Malgré cela, j'attends avec impatience l'adaptation cinématographique du tome 1 par Tim Burton, un réalisateur que j'apprécie énormément et dont le style sera parfait pour coller à l'univers de Ransom Riggs.




* Les Clans Seekers, par Arwen Elys Dayton
(480 pages)
Ma note : 1/5

Quelle déception, mais quelle déception...! En lisant le résumé de ce livre qui se veut être un mélange entre la young adult, la dystopie et ma fantasy, je me suis énormément emballée. Sur le papier, ce premier tome a tout de bon : c'est l'histoire d'un clan en Ecosse (vraisemblablement à notre époque, au vu de certains détails donnés, mais je n'en suis absolument pas sûre), le clan Seeker qui forme les élites de la protection.
Les jeunes prêtent serment à l'issue de leur "formation" et jurent de protéger la population, de défendre les opprimés et de faire honneur à la légende des Seekers. Vous vous en doutez, les choses ne vont pas se passer comme prévu et Quin, la protagoniste, va remettre les traditions en question.

Quant l'éditeur précise sur la 4ème de couverture "nouvelle saga américaine best-seller à la croisée de Hunger Games et Game of Thrones", ça me fait doucement rire. Non, en fait ça me fait rire à gorge déployée : je trouve honteux (tellement honteux que ça en devient risible) de vouloir booster les ventes en utilisant des oeuvres devenues emblématiques.
Parce qu'après être allée (difficilement) jusqu'au bout des 480 pages, je peux vous dire que je cherche encore les similitudes et/ou inspirations liées à Game of Thrones ou Hunger Games...!

C'était lent, plutôt bâclé ; de nombreuses choses ne sont pas expliquées et/ou approfondies. On ne sait pas où l'auteure veut en venir. A un point où on peut se demander si elle-même le sait... c'est flou !
Je ne lirai pas le second tome, et surtout, je suis contente d'avoir lu ce premier tome en ebook : j'ai ainsi pu économiser 19€ à bon escient.


* Intérieur nord, par Marcus Malte
(150 pages)
Ma note : 4/5

C'est un petit peu par hasard que je me suis lancée dans la lecture de ce recueil de quatre nouvelles, toutes axées sur la solitude. Dit comme ça, ce livre pourrait paraître triste et maussade. Il l'est, en partie, mais on peut dire que c'est une "bonne" tristesse, une "bonne" solitude. Bien que j'apprécie énormément mes proches, j'éprouve régulièrement le besoin d'être seule. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu ce tempérament.
C'est justement cet attrait pour la solitude que j'ai pu retrouver avec Intérieur nord, mais avec un côté mélodrame en plus.

Dans la première nouvelle, on suit un homme qui vit seul dans le Grand Nord depuis de nombreuses années. Sa seule compagnie est celle des quelques touristes qu'il accueille de temps à autres (il fait faire des "visites" en chien de traineau). Il rencontre un jour un couple plutôt particulier.
Dans la deuxième, un couple perd un enfant. La nouvelle s'attarde sur la manière de surmonter une telle épreuve.
Dans la troisième, un jeune homme s'intéresse de près (pour des raisons qu'on devine au fil de la lecture) à une femme au bord du gouffre.
Enfin, la quatrième nouvelle, ma favorite : un homme un peu "ours" de 40 ans tombe amoureux de Jeanne, une jeune femme de 26 ans. Le tour que prend cette nouvelle est tordu, mais j'ai adoré.
Chacun des personnages est intéressant à sa manière et n'appréhende pas la solitude de la même façon. C'est cette comparaison que j'ai énormément apprécié.


* Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, par Jonas Jonasson
(512 pages)
Ma note : 3,5/5

Depuis 2 ou 3 ans, je passais régulièrement devant ce roman à la Fnac. Il faut dire que le titre et la couverture ne laissent pas de marbre, c'est plutôt cocasse. Puis récemment, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup de lire la 4ème couverture.
En bref, on suit Allan Karlsson, un monsieur plutôt drôle et à la personnalité bien affirmée, qui s'enfuit de sa maison de retraite le jour de ses 100 ans, alors que tout le personnel lui préparait une petite fête digne de ce nom. Pourquoi cette fuite ? Allan en a marre d'être traité en vieillard, il en a marre de l'attention "inutile" qu'on porte à ce fameux anniversaire. Puis il y a cette histoire de valise plus ou moins volée qui l'attire dans des magouilles à répétition. Outre cette histoire, c'est aussi la vie d'Allan qui nous est contée, un véritable voyage au coeur du XXème siècle.

J'ai aimé le mélange d'humour et de tendresse de l'auteur. Sous forme d'un road-movie livresque, Jonas Jonasson nous entraîne dans une histoire complètement délirante, parfois à la limite de l'absurde, qui vous fera forcément sourire, voire rire. L'aspect historique apporte une touche de vraisemblance (ou presque...!) et est extrêmement intéressant et enrichissant.

Si vous êtes pris dans la grisaille ou que vous avez un petit coup de mou, ce roman est complètement fait pour vous. Attention cependant, je pense que certaines personnes risquent de ne pas du tout être réceptives à ce type d'humour et de plume.


* Au nom d'Alexandre, par Olivier Auroy
(223 pages)
Ma note : 4/5

C'est grâce à mon cousin qui avait eu plusieurs contacts avec l'auteur dans le cadre de sa profession que j'ai pu découvrir cette petite pépite, peu connue du grand public. Amoureux des mots, Au nom d'Alexandre est fait pour vous !

On pourrait penser que les livres sur le cancer sont vus, revus et re-revus (ou plutôt lus, relus et re-relus, dans notre cas). C'est en partie vrai, il faut l'admettre. Cependant, Au nom d'Alexandre est plutôt différent. Alexandre, le personnage principal, est atteint d'un cancer. Il se sait en fin de vie. Son métier ? Il donne des noms : à des voitures, des parfums, des gâteaux... à tout ! Fanny, jeune journaliste mandatée par une maison d'édition, va recueillir ses mémoires pour écrire sa biographie.

Ce roman est un récit de vie magnifique. On se laisse totalement happée par la vie assez originale de cet homme qui, en se confiant à Fanny, se confie également au lecteur. Tout le long de ma lecture, j'ai eu l'impression d'assister à une confidence puis, au fur et à mesure des pages, je n'étais pas simple spectatrice, peu à peu, je faisais également partie de la confidence : j'avais l'impression d'être Fanny.
Rares sont les auteurs qui parviennent à instaurer cette relation d'intimité avec le lecteur, et c'est ce qui m'a le plus touchée.
C'est attachant, poétique, tendre, émouvant et je dois avouer que, lorsque j'ai terminé le livre, je me suis longuement demandée si cette histoire est vraie, ou si elle a été inspirée d'une histoire vraie...
Une magnifique histoire que je vous conseille les yeux fermés si vous appréciez la beauté des mots.


* Les Larmes rouges, tome 1 : Réminiscences, par Georgia Caldera
(768 pages)
Ma note : 3,75/5

C'est assez étrange, mais bien que je sois mitigée, j'ai passé un excellent moment de lecture. Ce premier tome des Larmes rouges est bien ficelé, bien que parfois un peu trop long et répétitif. Je ne me suis pas immédiatement attachée à Cornelia que j'ai trouvé souvent immature et égoïste, mais plutôt à quelques uns des personnages secondaires, dont Henri, bien évidemment. Même s'il est, à de nombreux points, détestable, je n'ai pas pu empêcher mon addiction vis-à-vis de ce personnage.

Georgia Caldera nous plonge dans une histoire des plus sombres : Cornelia, 19 ans, a tenté de se suicider. Sauvée miraculeusement par un inconnu bien mystérieux, elle emménage loin de Paris avec son père, histoire de se ressourcer loin de la foule de la capitale. Mais elle est prise de nombreuses visions, hallucinations visuelles et auditives qui lui pourrissent littéralement la vie. Tout ça peu à peu se dés-obscurcir lorsqu'elle va rencontrer Henri, châtelain du coin. Les Larmes rouges c'est aussi l'alternance entre notre siècle et un plus ancien... (je ne vous en dirai pas plus)

Comme dit précédemment, c'est parfois cliché, répétitif, certains passages sont longs (trop longs même), mai j'ai vraiment adoré tant Georgia Caldera parvient à nous envoûter et nous transporter au coeur de son histoire. J'avoue que j'avais plus ou moins deviné la réalité à propos de Henri, mais j'ai tout de même apprécié la façon dont l'auteure nous amène la chose. Par contre, autant être honnête avec vous, les 40-50 dernières pages frisent le grand-guignol, et c'est dommage puisque les 700 pages précédentes avaient justement réussi à nous imposer l'univers sans tomber dans les stéréotypes que nous connaissons toutes et tous grâce aux oeuvres précédents qui touchent à ce sujet.

Finalement, j'ai hâte de lire le tome 2, même si je redoute que tout ceci retombe comme un soufflé et que je me lasse de cette trilogie. Peu importe, qui vivra verra !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

vendredi 12 février 2016

7 semaines, plusieurs livres #11

Bonjour à toutes et à tous ! Il est l'heure pour moi de parler avec vous de mes lectures de ces 7 dernières semaines : du 21 décembre 2015 au 8 février 2016. Cette période de lecture a plus ou moins été en dents de scie, puisqu'environ 2 semaines avant et pendant les partiels (1er et 2 février), je n'ai presque pas lu. Mais ensuite, je me suis beaucoup rattrapée et cela m'a permis de décompresser !

Pendant cette période, j'ai lu 11 livres. Enfin... 10,5 allons-nous dire, puisque je n'ai pas fini l'un d'entre eux (je vous en parle plus tard). Parmi ces 11 livres, 2 déceptions : Outlander tome 4 et Insaisissable tome 2 ; et 2 énormes coups de coeur : Une braise sous la cendre et Journal d'un vampire en pyjama
Je vous laisse lire tout ça, et n'hésitez pas à me donner votre avis si vous avez déjà lu les livres dont je parle !


* The Book of Ivy ; The Revolution of Ivy, par Amy Engel
(341 pages ; 321 pages)

Je n'enchaîne jamais deux tomes d'une même saga. Jamais. Cependant, quand j'ai tourné la dernière page de The Book of Ivy, j'ai eu le besoin incontrôlable de commencer immédiatement le tome 2, The Revolution of Ivy.
Si vous suivez un peu les blogs et les chaînes Booktube, vous n'avez pas pu passer à côté de cette duologie young-adult qui mêle dystopie et romance. On ne sait pas réellement comment ni pourquoi, mais une guerre nucléaire a ravagé les Etats-Unis et quelques survivants ont lutté pour permettre leur survie. Plusieurs décennies plus tard, la ville de Westfall est toujours là, avec d'un côté les pro-Latimer, le Président, et les pro-Westfall, le "Fondateur". Pour maintenir la paix, des mariages sont arrangés entre les deux côtés de la ville. Ivy Westfall, fille du fondateur, doit épouser Bishop, fils du Président. Et durant toute sa vie, Ivy a été préparée dans l'optique de tuer ce jeune homme.

Mais... vous vous en doutez, ce ne sera pas aussi simple ! En lisant le résumé, on devine plus ou moins la tournure que va prendre l'histoire, mais malgré cela, Amy Engel parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout et à nous surprendre. J'ai beaucoup apprécié les deux personnages principaux qui, malgré leurs différences, sont très touchants et intéressants, chacun à leur manière. L'écriture est fluide et l'enchaînement de faits très bien mené. On pourrait presque penser que ce livre a été écrit dans l'optique d'une adaptation cinématographique.

J'avais du mal à lâcher le bouquin, et le dernier tome se termine sur un cliff-hanger assez incroyable ! Je pense tout de même avoir eu une petite préférence pour le tome 2 qui comportait plus d'action, était plus dynamique et présentait une moindre intrigue romantique. Je considère d'ailleurs le premier tome comme une mise en bouche au deuxième. Cependant, j'ai trouvé la fin du tome 2 relativement rapide et bâclée par rapport à l'envergure de l'histoire.
Comme vous le savez, je commence à être peu à peu lassée par les dystopies qui, à mon sens, commencent à se ressembler toutes. Mais j'ai beaucoup apprécié celle-ci qui, j'espère, sera un jour adaptée au cinéma.


* Outlander, tome 4 : Les Tambours de l'automne, par Diana Gabaldon
(1144 pages)
[NON TERMINÉ]

Je crois que ce quatrième tome a finalement été le tome de la "rupture" entre Outlander et moi, ou du moins d'une rupture temporaire. Pour être totalement honnête avec vous, je ne suis pas allée au bout des plus de 1000 pages de ce livre : je me suis arrêtée vers 250-300 pages.
Outlander avait été un immense coup de coeur en 2015. J'avais découvert une saga qui mêlait de nombreux éléments différents qui me plaisaient beaucoup : l'Ecosse (un des pays qui me passionne profondément, sans que je ne puisse réellement l'expliquer), l'histoire, l'humour, l'action, la romance, etc... Le Tome 1 était en ce sens une véritable réussite et un véritable coup de coeur, puisque l'Ecosse, son histoire et ses légendes étaient le centre du sujet.
Malheureusement, au fil des tomes, et ce dès le second tome, l'Ecosse n'est plus le lieu principal de l'histoire. Si cela ne m'avait pas dérangé dans le Tome 2, ça commençait à un peu me décevoir dans le Tome 3.

Puis, avec ce Tome 4, je me suis rendue compte que finalement, Outlander n'est plus l'Outlander qui m'avait plu. L'histoire est toujours aussi bien menée, aussi bien écrite, et je prends plaisir à retrouver Jamie et Claire, mais il n'y a plus l'étincelle des tomes précédents. L'essence même d'Outlander n'est plus, et je ne voulais pas me "forcer" à lire plus de 1000 pages sans avoir un réel intérêt pour l'histoire, car la lecture doit être un plaisir et non une corvée.

Si vous aussi vous lisez cette saga, je serais curieuse de savoir ce que vous pensez du tournant qu'elle prend peu à peu.


* Le Cycle d'Elric, tome 1 : Elric des dragons, par Michael Moorcock
(220 pages)

Après la petite déception due à la suite d'Outlander, j'ai eu envie de m'abandonner à une valeur sûre. De mes 12 ans à mes 16 ans environ, je ne lisais presque exclusivement que de la fantasy. Puis, j'ai peu à peu délaissé ce genre, puisque j'avais l'impression d'en avoir fait le tour et surtout, j'avais l'impression que la plupart des auteurs ne faisaient, finalement, qu'une (pâle) copie des magnifiques oeuvres de Tolkien. Cependant, un auteur sortait du lot, il s'agit de Michael Moorcock. Si vous êtes amateur/trice de fantasy, vous connaissez forcément cet auteur, et même si vous n'avez jamais lu aucun de ses livres, vous en avez déjà entendu parler.

Michael Moorcock est selon moi LE maître absolument de la fantasy classique (avec, bien évidemment, Tolkien ; mais est-il nécessaire de le rappeler ?). C'est épique, bien écrit mais simple à la fois. Moorcock aime les descriptions mais ne vous perd pas dans un flot de lignes destinées uniquement à noircir des pages pour sortir un bouquin de 400 pages minimum. Non, les livres de Moorcock sont rarement longs (jusque 300 pages environ), mais il va toujours à l'essentiel.
En relisant ce premier tome de la saga d'Elric, j'ai vraiment passé du bon temps. J'ai adoré me replonger dans cette histoire et surtout, retrouver Elric, cet anti-héros que j'ai toujours adoré. C'est un personnage complexe qui m'a toujours fasciné.

Je ne sais pas si je relirai les autres tomes de la saga, mais pourquoi pas lorsque, justement, j'ai une mini panne de lecture, une déception, et que j'ai besoin de réconfort pour repartir sur les chapeaux de roue !


* Une braise sous la cendre, par Sabaa Tahir
(528 pages)

WOUA-OUH ! C'est vraiment ce que je me suis dit durant toute ma lecture. Ce roman est absolument exceptionnel sur de nombreux points : l'intrigue, la plume de l'auteure, les personnages, le fond "historique" (je m'explique plus loin), les quelques emprunts à la mythologie, la façon dont est mené le livre, etc...

J'ai adoré le fait que l'auteur s'attaque au genre de la dystopie mais d'une manière totalement différente de la dystopie pour ados habituelle. Ici, la dystopie est mêlée à une sorte d'intrigue historique. Le livre n'est en aucun cas classée "historique" ou "dystopique" par l'éditeur PKJ, mais c'est selon moi les deux styles que l'on pourrait lui donner. Je m'explique.
On suit Laia et Elias dans leur vie respective. Ces deux personnages n'ont absolument rien en commun de prime abord : Laia fait partie des Erudits, un peuple cultivé, gardien du savoir, brimé depuis de nombreuses années par les Martiaux. Elias, quant à lui, est un Martial, mais pas n'importe quel Martial : c'est un Mask (un peu comme notre GIGN, si vous voulez). Les Erudits sont sous la tutelle de l'Empire, et dont des Martiaux.
Elias doute sur son avenir en tant que Mask, et Laia est contrainte de s'enfuir de chez ses grand-parents, qui l'élèvent depuis la mort de ses parents, suite à un raid des Masks qui ont enlevé son frère. Laia va donc s'allier à la Résistance pour tenter de faire libérer son frère.
On suit chapitre après chapitre Elias et Laia qui, chacun, vont remettre en question de nombreuses choses de leur peuple.

Alors, me direz-vous, pourquoi j'assimile Une braise sous la cendre à un style historique. En fait j'ai assimilé les Erudits aux Hébreux et les Martiaux aux Egyptiens. Peut-être suis-je la seule à penser cela, mais je trouve que de nombreuses références sont flagrantes. De même, je parlais de mythologie tout à l'heure. En effet, dans son récit, Sabaa Tahir évoque régulièrement les Djinns et les Efrits, créatures de la mythologie du Moyen-Orient.
Les personnages sont extrêmement intéressants, tant les personnages principaux (Laia et Elias) que les personnages secondaires, ce qui est plutôt rare : les personnages secondaires sont souvent mis de côté. D'ailleurs, et contre toute attente compte-tenu de l' "origine" des personnages, je me suis plus attachée à Elias qu'à Laia. Elias est un personnage particulièrement intéressant et fascinant.

Vous l'aurez compris, ce livre fut un véritable coup de coeur. C'est une belle écriture qui mêle suspens, action et description. Une braise sous la cendre est selon moi un livre intelligent dont le titre prend sens au fur et à mesure de la lecture, puisque les deux personnages principaux portent en eux cette petite étincelle qui pourrait tout faire basculer. La sortie du tome 2 est prévue en VO pour avril 2016.

Par ailleurs, je tiens à partager avec vous ce passage que j'ai beaucoup apprécié (que je ne situe pas pour éviter de spoiler) : 
"Il y a deux sortes de culpabilité. Celle qui te fait sombrer jusqu'à ce que tu ne sois plus bon à rien et celle qui donne une raison d'être à ton âme. Laisse ta culpabilité être ce qui te fait avancer. Laisse-la te rappeler qui tu veux être. Définis une limite dans ton esprit et ne la franchis plus jamais. Tu as une âme. Elle est abîmée, mais elle est là. Ne les laisse pas te la voler, Elias".


* Contes des Royaumes, tome 1 : Poison, par Sarah Pinborough
(240 pages)

Depuis un certain temps, j'entendais beaucoup parler de cette "trilogie" de réécriture de contes : Les Contes des Royaumes.
Actuellement, il est impossible de trouver chaque tome indépendamment de l'autre (sauf en occasion, mais à prix d'or). Cependant, les éditions Milady ont réédité ces trois opus en un seul ouvrage vendu à environ 25€. Pour trois livres, c'est un format très intéressant, d'autant que la présentation est très jolie : il est de plus en plus rare de trouver des "hard-back" en France, surtout à un prix si peu élevé.
Cependant, j'ai quelque chose à dire sur la forme (je parlerai du fond, concernant ma lecture du premier tome) un peu plus bas. En effet, je ne sais pas si je suis tombée sur un livre mal relié ou non, mais au fil de ma lecture, les pages, déjà très fragiles, s'enlevaient au fur et à mesure. J'ai dû m'armer de patience et de scotch pour le réparer. C'est dommage !

Venons-en à ma lecture, le premier tome : Poison. Dans ce premier livre d'à peine plus de 200 pages, Sarah Pinborough réécrit à sa manière la très célèbre histoire de Blanche-Neige. Bon, vous connaissez déjà l'histoire originale, mais ici, Blanche-Neige est une jeune femme audacieuse, pugnace et assez coquine !

Bon, c'était sympa, mais clairement, ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. En fait, je m'attendais à mieux. Vraiment mieux. Finalement, je me suis plus attachée à la "vilaine belle-mère" qu'à Blanche-Neige. Je pense que l'auteure a écrit pour que ce soit le contraire, mais ça n'a pas réellement pris avec moi...

Je lirai quand même les 2 tomes suivants, en espérant trouver des personnages plus intéressants et des histoires plus poignantes.


* L'Élue, par Lois Lowry
(256 pages)

En mai dernier, je vous parlais de ma sublime lecture qu'était Le Passeur, de Lois Lowry. Véritable claque, véritable révélation, ce roman avait été un immense coup de coeur. Une dystopie, une vraie, et de qualité (ce qui, avouons-le, est de plus en plus rare).

Le Passeur, écrit en 1993, était en fait le premier tome d'une tétralogie dont les trois autres tomes sont sortis en 2001, 2005 et 2014. L'Elue est celui sorti en 2001. Bien qu'écrit après Le Passeur, il en est en fait un préquel.
Tout comme pour son prédécesseur, je me suis lancée dans L'Elue sans savoir de quoi il parlait, et ce fut une chance. Je n'en dirai donc pas plus ici.

Lois Lowry arrive en 250 pages à construire un univers extraordinairement complet qui installe et permet de comprendre ce qui se passe dans Le Passeur.
Cependant, ne vous attendez pas à de l'action et de multiples péripéties : L'Elue est ce qu'on pourrait qualifier d'une "livre d'ambiance" (dans le bon sens du terme) qui plante la tente pour les écrits à venir.
Et comme d'habitude avec Lois Lowry, c'est bien écrit et incroyablement prenant.



* Insaisissable, tome 2 : Ne m'échappe pas, par Tahereh Mafi
(464 pages)

Je ne vais pas vous dire grand chose à propos de cette lecture, puisqu'il s'agit d'un deuxième tome. Alors que j'avais passé un excellent moment avec le premier tome, je vous en parlais ICI, je me suis pas mal ennuyée pendant celui-ci. C'est long, très long. Excessivement long pour pas grand chose, finalement.

En fait, je ne supporte plus Juliette, le personnage principal. Elle est très égocentrique, geignarde et se plains de choses qui n'auraient pas lieu d'être. J'ai l'impression d'être face à une adolescente décérébrée qui ne s'intéresse qu'à son petit confort et ses petits problèmes (non) existentiels. Et sincèrement, j'en ai ma claque des triangles amoureux à la Bella-Edouard-Jacob. D'autant plus lorsque c'est mal mené et encore plus cliché que d'habitude.

J'avais aimé, lors du premier tome, l'intrigue diplomatique, politique et un brin guerrière. Mais dans le tome 2, Tahereh Mafi fait de ce versant une intrigue secondaire pour s'intéresser aux petits troubles de Juliette. En fait, je ne lisais pas un bon livre de dystopie, non non. En fait, je lisais un drame sentimental écrit pour pré-pubères en mal d'amour. Je suis arrivée péniblement au bout de ces 464 pages (en en sautant quelques-unes, je dois l'admettre), mais je ne pense vraiment pas lire la suite.


* Juste une ombre, par Karine Giebel
(551 pages)

Après mon énorme déception à propos du deuxième tome d'Insaisissable, j'avais besoin de renouer avec la lecture, avec un bouquin "efficace". C'est donc sans aucune hésitation que j'ai pioché, au hasard, je dois l'admettre, dans la (longue) liste de livres écrits par Karine Giebel.
J'avais lu il y a quelques mois Le Purgatoire des innocents, que j'avais adoré. Je m'étais promis de lire à nouveau un thriller de cette maîtresse du genre. Et je n'ai pas été déçue !

On suit Cloé, jeune femme qui, en apparence mène une vie de rêve : un bon boulot pour lequel elle va certainement être promue prochainement, une jolie maison dont elle est propriétaire, et un chéri qu'elle aime par dessus tout.

Mais un soir, une Ombre surgit dans sa vie : en sortant d'une soirée entre amis, elle se fait suivre jusque sa voiture. Cette Ombre ne lui fait pas de mal mais lui colle une sacrée frousse.
Depuis, elle se sent constamment épiée, suivie et surveillée.
Au fil des pages, Karine Giebel arrive à nous faire douter : est-elle réellement suivie ou Cloé est-elle simplement dans un délire paranoïaque ? Et dans cette histoire, les manipulés sont-ils réellement ceux que l'on croit ?

Comme toujours avec Giebel, c'est efficace. Elle parvient, malgré quelques longueurs (le "j'ai peur, je vois quelqu'un chez moi mais il n'y a personne, j'appelle les flics mais ils me prennent pour une folle" était un peu redondant) et des profils psychologiques assez stéréotypés, à nous tenir en haleine pendant 550 pages... Et c'est extraordinairement bien mené ! La fin est bien amenée et n'est pas bâclée, ce qui est rare avec ce genre littéraire.

Si vous cherchez un bon thriller, très prenant et bien construit, n'hésitez pas une seule seconde.








* Journal d'un vampire en pyjama, par Mathias Malzieu
(230 pages)

Le 5 février, j'ai posté un billet qui donne mon avis complet sur ce chef d'oeuvre qu'est le dernier livre de Mathias Malzieu. S'il vous intéresse, vous pouvez le (re)lire ICI.









* Les Etoiles de Noss Head, tome 1 : Vertige, par Sophie Jomain
(320 pages)

Comment parler de ce livre sans le desservir, malgré le fait que je l'ai apprécié ? En fait, sur de nombreux points, j'ai eu l'impression de lire un "remake" de Twilight avec un changement de "créature" (je ne vous en dis pas plus, puisque la nature de cette "créature" n'est su qu'au quart du roman environ).
On suit Hannah, jeune parisienne dont la mère (ou le père, je ne sais plus) est d'origine écossaise. Ce qui fait que cette jeune bachelière passe tous ses étés depuis sa plus tendre enfance à Wick, en Ecosse, chez sa grand-mère. Cette année-ci, elle y rencontre Leith, un jeune homme mystérieux, envoûtant et terriblement beau...

Vous voyez le tableau ? Une citadine qui se retrouve contrainte d'aller dans une petite ville, elle s’ennuie un peu et rencontre une garçon assez extraordinaire. Dans le genre Bella et Edward, on se rapproche un peu, non ? (mais en mieux écrit, il faut l'admettre)

Oui mais... j'ai adoré ! Je l'avoue, j'ai vraiment passé un excellent moment et je pense lire le second tome très rapidement. L'écriture de Sophie Jomain est fluide, agréable et purement addictive.
Dès que j'avais 1 ou 2 minutes devant moi, j'en profitais pour lire quelques lignes. Vraiment, j'ai adoré, même si, oui, on est d'accord, ça sonne un peu déjà vu et parfois à la limite du niais. Mais sincèrement, parfois, ça fait du bien ! 

Et vous, qu'avez-vous lu récemment ?
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...