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mardi 20 mars 2012

Une chanson dédiée aux victimes d'Anders Breivik

Dans un billet précédent, je vous parlais du nouvel album d’Epica, Requiem for the Indifferent (ICI). Après plusieurs écoutes intégrales (3 pour être précise), les paroles de « Internal Warface » m’ont interpellées. En effet, en plus d’être musicalement très fort, ce morceau évoque un thème très grave, qui me tient profondément à cœur dont tout le monde a entendu parler : le massacre en Norvège sur la petite île d’Utøya par Anders Breivik. Je ne m’en étais pas rendue compte immédiatement, mais dans le livret de l’album, sous la chanson, est écrit « Dedicated to the victims of Anders Breivik ». Cette catastrophe m’a beaucoup touché car mon ami Norvégien, Tobias, a perdu certains des siens.

En hommage, moi aussi, à ces victimes, je publie les paroles de cette chanson (écrite par Simone Simons, chanteuse du groupe), accompagnées d’une traduction faite par mes soins (en revanche, je ne peux vous traduire le passage en Latin, pardonnez-moi).
Je ne sais pas vous, mais à la lecture de ces lignes, je revois les images diffusées sur les différentes chaînes d’information, et ça fait mal… J’espère que cette chanson vous plaira et vous touchera autant qu’elle l’a fait pour moi.

« Ironie » dans tout ceci : j’avais écrit cet article avant le massacre qui a eu lieu à Toulouse. Je dédie donc cette chanson à toutes les victimes et leurs familles. De tels massacres (car n’oublions pas que l’homme au scooter a aussi frappé les 11 et 15 mars) ne devraient pas exister. C’est inhumain, c’est de la barbarie pure et dure.
De nombreuses personnes ne prennent pas réellement cette affaire au sérieux, et même si je ne souhaite pas m’aventurer dans de grands débats, j’aimerais donner mon avis. A mes yeux, cet homme est un tueur en série. Je rappelle qu’est tueur en série une personne qui commet plusieurs crimes avec des rituels similaires, à intervalle régulier. Cet homme tue tous les 4 jours (11, 15 et 19 mars) et emploie les mêmes moyens (même type d’arme, de véhicule, etc.). Donc je persiste à dire que cet homme est un tueur en série, dangereux pour le Sud de la France, mais aussi pour le pays entier.
Mes pensées vont à ces militaires, à ces enfants, à ce professeur, aux familles, aux amis, mais aussi aux Toulousains et autres Midi-Pyrénéens qui vivent dans la terreur depuis quelques jours.
Même si je suis à Paris, j’espère que tout ce que je ressens arrivera jusqu’aux proches, et qu’ils sentiront tout le soutien que la France a pour eux.

 


INTERNAL WARFACE
Music : M. Jansen, I. Delahaye, C. Janssen. Lyrics : S. Simons.

Would anybody dare to know the answer ?
Would anybody dare to face the truth ?
We bide the time awaiting our answers
To our kind

We’re all in this apocalypse together
The horror we so feared can’t be undone
We all remove allegiance to disaster
Tragic Crime

Life we used to know
Ends where silence comes to us forever
Night will soon bestow
Justice on a day that never ends

The piercing eyes of bullets’ shine run faster
Than peace and understanding can conceive
To use and to deceive to teach a lesson
Cross the line

I’m a true believer
A soldier with a gun
I shall swipe the earth clean
Won’t take long

Te deplangemus - Haud resistentes - A te vexati - Manebimus

I must trust my instinct
And act on his behalf
My ship is full with water
But won’t go down

{Dedicated to the victims of Anders Breivik}

TRADUCTION
(Avant toute chose, j’aimerais préciser que tout n’est pas traduit mot à mot, mais plutôt dans le sens dans lequel va la chanson. Je n’ai pas la prétention de me dire bilingue donc vous y trouverez peut-être quelques inexactitudes. Mais je pense que cette traduction est suffisamment proche de l’originale pour comprendre l’âme, l’émotion et le thème de la chanson)

Quelqu'un oserait-il connaître la réponse ?
Quelqu'un oserait-il faire face à la vérité ?
Nous attendons le temps qu’il faut aux réponses
De ce type.

Nous sommes tous ensemble au milieu de cette apocalypse.
L'horreur que nous avons si craint ne peut être fini.
Nous offrons tous l'allégeance au désastre
Crime Tragique…

La vie que nous connaissions
S’achève là où le silence s’impose pour toujours.
La nuit accordera bientôt à
La justice un jour sans fin.

Les yeux perçants de l'éclat des balles tirées plus rapidement,
Que la paix et la compréhension peuvent le concevoir,
Sont utilisées pour tromper et enseigner une leçon.
La ligne a été franchie…

Je suis un véritable croyant,
Un soldat muni d'une arme à feu.
Je frapperai à toute volée et rendrai la terre pure.
Ceci ne prendra pas beaucoup de temps.

Te deplangemus - Haud resistentes - A te vexati - Manebimus

Je dois avoir confiance en mon instinct
Et la loi doit avoir confiance en en son nom.
Mon bateau est envahi par l’eau,
Mais jamais il ne coulera.

{Dédiée aux victimes d’Anders Breivik}

Pour celles et ceux qui seraient intéressés, j'avais écrit, lors du drame en Norvège, un billet. Vous pouvez le retrouver ICI.

Crédit photos : Epica.nl

mardi 13 mars 2012

Chronique : Epica - Requiem for the Indifferent


Les fans de la première heure vous le diront : plus les années passent, plus le groupe Epica gagne en maturité, en richesse musicale et en perfectionnisme. Dès leur premier album, The Phantom Agony, sorti en 2003 (la chanteuse Simone Simons n’avait alors que 18 ans !), Epica a su montrer un véritable potentiel musical et vocal qui s’est confirmé album après album, avec Consign to Oblivion (2005), The Divine Conspiracy (2007) et plus dernièrement, Design Your Universe (2009). Sans parler du live The Classical Conspiracy (2009), enregistré en Hongrie avec un orchestre symphonique. Un chef d’œuvre du groupe qui restera, à mon humble avis, une des plus belles réussites du metal symphonique.
Dur dur pour le groupe après un si bel album, Design Your Universe (2009), de revenir sur le devant de la scène, et pourtant, malgré les avis mitigés quant à cet album, Requiem for the Indifferent est pour moi un album de qualité, bien mixé aux arrangements plus que satisfaisants.

Il est évident que si les fans avaient voulu de l’innovation musicale, ils n’auraient qu’à passer leur chemin : RFTI s’inscrit dans la ligné des albums d’Epica sans réelle surprise (quoi que… !), mais après tout, pourquoi pas ? L’album s’ouvre sur une majestueuse intro, Karma, qui, comme à l’habitude du groupe fait appel à un court prélude en latin (écrit, comme toujours, par Marc Jansen). Les deux chansons suivantes, Monopoly on Truth et Storm the Sorrow (single officiel de l’album) annoncent bien la couleur de ce nouvel opus : de belles parties symphoniques, des soli de guitare endiablés, un jeu de batterie toujours aussi bon et la voix de Simone, toujours aussi impressionnante et puissante. Cependant, comme chez mes « amis » de Rock Hard, je constate que Miss Simons utilise bien plus sa voix de poitrine que sa voix lyrique. Dommage ou au contraire, créatif. Les avis quant à cet aspect me semblent très hétérogènes.

Il est évident que l’album entier n’est pas parfaitement réussi. Oui, il y a toujours une ombre au tableau, et dans le cas de l’album Requiem for the Indifferent, cette ombre me pose un petit problème. RFTI fait partie de ces albums qu’on aime mais qui nous laisse dubitatifs. En effet, l’album prouve un réel tournant dans la carrière du groupe et malgré de très belles réussites (le morceau Internal Warfare est sûrement un des meilleurs de l’histoire entière du groupe !), RFTI comporte quelques morceaux moyens, notamment les ballades qui, malgré la sublime voix de Simone Simons, tranchent beaucoup trop avec le côté puissant et prenant de Requiem for the Indifferent (Deep Water Horizon, morceau au refrain très commercial, par exemple).
Les parties instrumentales de cet opus sont, en moyenne, toutes de très grandes qualités offrant une réelle diversité musicale. Cette diversité offre un souffle nouveau au groupe, même si ce ‘renouveau’ ne plaira peut-être pas à tous les fans.

Le groupe aborde dans cet album une face du monde très sombre, une nouvelle « ère ». Si l’on prend la peine de se pencher quelques instants sur les paroles (la plupart du temps écrites par Marc Jansen, guitare, et/ou Simone Simons), je pense que cet album est fort intéressant et que d’un point de vue purement ‘littéraire’, les Néerlandais ont une nouvelle fois frappé fort, bien plus qu’avec The Divine Conspiracy, bien que très bon, qui dénonçait l’influence, les actes et les conséquences de la Religion sur les Hommes. Le thème de cette nouvelle « ère » du monde annonce peut-être également la nouvelle ère du groupe qui, d’album en album, s’oriente vers un metal bien plus travaillé, plus progressif, où les mélodies symphoniques côtoient les grunts de Marc Jansen et vient chatouiller la face heavy cachée du groupe.

Tracklist :
1 - Karma
2 - Monopoly on Truth
3 - Storm the Sorrow
4 - Delirium
5 - Internal Warfare
6 - Requiem for the Indifferent
7 - Anima
8 - Guilty Demeanor
9 - Deep Water Horizon
10 - Stay the Course
11 - Deter the Tyrant
12 - Avalanche
13 - Serenade of Self-Destruction
Bonus Track - Nostalgia

Crédit photo : Epica.nl.

mardi 10 janvier 2012

Epica, des nouvelles du 'futur bébé' : "Requiem for the Indifferent"


Les fans de metal savent que l'année 2012 va être chargée (nouveaux albums d'Eluveitie, Moonspell et tous les autres, live de Metallica au Stade de France, etc.). Mais les fans du groupe Epica, eux, n'attendent qu'une date, le 9 mars 2012 : sortie Européenne (13 mars : USA, 16 mars) du nouvel album d'Epica : Requiem for the Indifferent !


Le groupe a d'ores et déjà dévoilé la pochette de cet album, ainsi que la tracklist. Même si cette tracklist ne signifie pas énormément de choses pour l'instant (le thème des chansons, peut-être ?) je partage avec vous les 13 morceaux que nous écouterons dès le 9 mars :
1 - Karma
2 - Monopoly on Truth
3 - Storm the Sorrow
4 - Delirium
5 - Internal Warfare
6 - Requiem for the Indifferent
7 - Anima
8 - Guilty Demeanor
9 - Deep Water Horizon
10 - Stay the Course
11 - Deter the Tyrant
12 - Avalanche
13 - Serenade of Self-Destruction

Voici ce que le groupe a dit à propos du titre de ce nouvel album : "Ce titre est une référence à la fin d'une ère. L'Humanité ne peut plus se tenir responsable de tout ce qui se passe autour de nous. Nous faisons face à de nombreux défis. Il y a une tension énorme entre les différentes religions, cultures, guerres, catastrophes naturelles et une crise financière disproportionnée. Tout ceci nous échappe et est hors contrôle. Plus que jamais, nous aurons besoin les uns des autres pour surmonter ces problèmes. Comme nous sommes tous liés ; l'univers, la terre, la nature, les animaux et les gens, cette période sera le prélude à la fin :Plus que jamais nous aurons besoin l'un de l'autre pour surmonter ces problèmes. Comme nous sommes tous connectés; l'univers, la terre, la nature, des animaux et des gens, cette période sera à temps le prélude à la fin de ceux qui ne veulent pas savoir, ou voir ce qu'il se passe. Un Requiem pour un Indifférent, mais aussi la possibilité d'un nouveau commencement, avec de nouvelles chances !"
(Traduction par mes soins, message original sur le site Epica.nl)
Parlons peu, parlons bien, j'aimerais donner mon avis/mes "prémonitions" quant à cette pochette, et donc, l'album. L'artwork a été réalisé par Stephan Heilemann, un artiste Allemand.

Par rapport à ce que disent les membres du groupe (voir plus haut), je pense que la pochette met en scène une femme, une "indifférente", qui cherche à se 'relever' de cette fin d'ère. On remarque qu'elle sort d'un tas d'armes, d'objets en métal, peut-être est-elle survivante d'une guerre, d'une catastrophe naturelle ?
Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est le code barre qui est tatoué sur son bras droit. Peut-être un moyen de représenter le fait que les hommes sont eux aussi des animaux, un numéro, qui ne peuvent se différencier que par ce numéro, ce code.
Puisqu'on reste dans l'apparence physique de cette femme, la longueur de sa main droite est également intrigante. Du bout des doigts, elle effleure l'arbre devant elle. Une clef est accrochée dans cet arbre. La clef de cette nouvelle ère ? La clef du bonheur, de l'espoir ?
Le crâne rasé (avec des cicatrices, signes d'une éventuelle lobotomie ?), le regard vers le haut, vers l'avenir, elle semble rechercher quelque chose, ou quelqu'un. Une lueur d'espoir ?
Bien que les couleurs dominantes soient des nuances de gris, de noirs, de blancs, des touches de rouge (sang ? espoir ? lumière ? nature renaissante ?) nuancent les tons sombres de cette illustration. Le rouge du sang du masque et du crâne de la femme se différencie du rouge des fruits sur l'arbre, signe d'une forme de vie encore présente sur Terre (est-ce vraiment sur Terre, finalement ?).
Cette pochette s'avère très, très intrigante, bien que par certains points, effrayantes, mais colle parfaitement au thème énonce par Epica.

/!\ Je tiens à préciser que je n'ai aucune connaissance "technique" en Art. En outre, cette analyse et cette interprétation ne sont que personnelles et ne reflètent pas forcément le message que Heilemann et les membres d'Epica ont voulu faire passer /!\


Crédit photos : Epica.nl
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