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mercredi 25 janvier 2017

7 semaines, plusieurs livres #18

Nous nous retrouvons aujourd'hui pour le #18 de ma rubrique 7 semaines, plusieurs livres qui recouvre la période du 28 novembre 2016 au 16 janvier 2017. Cette période regroupant mes deux examens du S3 (mi-décembre et mi-janvier), je n'ai pas énormément lu, mais il y a tout de même eu de belles lectures. Je vous laisse les découvrir !


* Love Letters to the Dead, par Ava Dellaira
Editions Michel Lafon, 327 pages
Ma note : 2,75/5

J'entendais parler de cette histoire depuis déjà plusieurs années, mais comme d'habitude quand on entend trop parler de quelque chose, je préfère attendre que le phénomène "se tasse". Et malgré cette attente, j'ai tout de même été déçue par ce livre. En soi, c'est une jolie histoire, bien écrite et bien menée, mais les blogs et les chaînes littéraires en ont tellement fait tout un foin que je m'attendais à quelque chose de grandiose.

Le "système" du roman est cependant vraiment innovant : le récit est raconté à la première personne, puisque nous suivons Laurel, jeune lycéenne, qui écrit une sorte de journal intime sous forme de lettres destinées à des personnalités célèbres décédées. Parmi elles : Kurt Cobain, Janis Joplin, Amy Whinehouse, ou encore Judy Garlan. Laurel se confie à elles, notamment en ce qui concerne le tragique décès de sa soeur May, survenu il y a quelques mois dans le récit, décès dont on apprend au fil de l'histoire les circonstances.
Cette manière d'écrire est vraiment originale, et c'est le point fort du roman. L'écriture est belle et sensible, bien qu'un peu larmoyante.

Cependant, pour être tout à fait honnête, je me suis ennuyée pendant une bonne partie de l'histoire : au moins 1/4 du roman, si on cumule tous les moments où j'ai, en quelque sorte, lu en diagonale (oui, je l'avoue !). J'ai trouvé le roman extrêmement long alors que finalement, il fait à peine plus de 300 pages, sachant qu'il m'arrive de dévorer des briques de 600 pages et plus ! Comme dit plus haut, j'ai également trouvé la plume un peu larmoyante, à la limite du pathos.
Oui, cette jeune fille doit être totalement dévastée d'avoir perdu sa grande soeur, je m'en doute, mais ce n'est pas une raison pour crier sur tous les toits à quel point elle est malheureuse, à quel point sa vie est nulle, à quel point elle aurait aimé être comme sa soeur, à quel point..., etc. Par moment, Laurel m'a sincèrement couru sur le haricot par son immaturité, son égoïsme et son égocentrisme.
Les personnages sont tous très clichés : Laurel, bien entendu, mais aussi Sky, le "beau garçon ténébreux". Je ne sais pas vous, mais j'en ai clairement ma claque des pseudos-romances où le garçon est un être torturé et mystérieusement beau !

Bref, je mets une note correcte (2,75/5) pour l'originalité du roman et le thème qui, en tant que tel, était intéressant. Mais cette lecture si mièvre ne mérite pas réellement toutes les louanges à son sujet.


* La Liste de Noël, par Jojo Moyes
Edition numérique uniquement - Brage, 15 pages
Ma note : 2,5/5

Pendant les fêtes de fin d'année, le site de la Fnac proposait des ebooks gratuitement pour (re)découvrir des auteurs. Parmi toutes mes trouvailles, j'ai jeté mon dévolu sur une nouvelle de Jojo Moyes (aka l'auteur d'Avant Toi, que j'avais adoré) : La Liste de Noël

Bon... Je n'ai jamais été particulièrement fan des nouvelles, puisque j'adore suivre pendant un certain temps une même histoire. Généralement, avec la nouvelles, j'ai une impression de "trop peu". Ce fut également le cas avec La Liste de Noël
Nous suivons une jeune femme qui galèrent dans ses courses de Noël partagée entre la tyrannie de son mari et celle de sa belle-mère. Mais elle va rencontrer un chauffeur de taxi qui va lui faire réviser ses priorités dans la vie.

C'était une histoire un peu mielleuse mais dont la morale était plutôt mignonne. Cependant, elle n'en vaut pas particulièrement la peine. Désolée Jojo Moyes, mais les romans vous vont mieux !


* Phobos, tome 3 – Il est trop tard pour renoncer, par Victor Dixen
Editions R – Jeunes Adultes, 624 pages
Ma note : 4/5

Si vous êtes relativement présent sur la blogo littéraire ou sur Booktube, vous n'avez pas pu passer à côté du phénomène de la saga Phobos, écrite par Victor Dixen. Cette histoire nous permet de vivre au jour le jour et presque 24h/24 le quotidien de 12 jeunes adultes envoyés sur Mars dans le cadre d'une téléréalité ayant pour but la conquête martienne. 6 filles et 6 garçons vont, à la fin de leur voyage spatial, former 6 couples pour peupler Mars. Mais bien entendu, rien ne va réellement se passer comme il le faut, entre manipulations politiques et appât du gain.

Je ne vous en dis pas plus, mais ce tome 3 était très bien. A la hauteur du 1er, et bien meilleur que le 2ème que j'ai trouvé quelque peu décevant. Ce troisième tome, Il est trop tard pour renoncer, met bien en avant les magouilles politiques liées à cette conquête spatiale ainsi que les tensions géopolitiques. Ces éléments pourront éventuellement décevoir celles et ceux qui préfèrent l'action "pure et dure" ou l'aspect romantique du speed-dating martien, mais je trouve ça vraiment bien ! Victor Dixen élargit un peu la vision qu'il donne du roman en permettant d'ouvrir l'histoire sur des aspects bien plus "adultes" que les deux premiers tomes.
Une belle réussite qui, paraît-il, devrait compter une 4ème tome. Je pense que la fin de celle-ci pourrait suffir, mais pourquoi pas !

Vous pouvez (re)lire ma chronique du tome 1 ICI et ma chronique du tome 2 ICI. Les deux sont garanties sans spoilers !


* Je t'ai rêvé, par Francesca Zappia
Editions R – Jeunes Adultes, 450 pages
Ma note : 4/5

Cette histoire est aussi perturbante que passionnante ! Francesca Zappia nous embarque dans une histoire assez hors du commun et aborde un thème très peu abordé dans la littérature : la schizophrénie. Nous suivons Alex qui a été diagnostiquée schizophrène dans sa petite enfance. L'histoire commence réellement au lycée lorsqu'elle voit un jeune homme qu'elle est sûre d'avoir déjà rencontré lorsqu'elle était enfant, lors de ses premières crises. Se pose alors la question fondamentale : est-ce sa maladie ou est-ce la réalité ?

Je t'ai rêvé, c'est la jolie histoire d'une bataille contre une maladie invisible : la schizophrénie. Contrairement à ce que peuvent penser de nombreuses personnes, les schizophrènes sont rarement dangereux. La plupart du temps, ils souffrent beaucoup de cette maladie puisque justement, ils peuvent être conscients de leurs troubles (une fois que le diagnostic a été posé, bien évidemment) : ils se mettent alors à douter de tout ce qu'ils vivent, de tous ceux qu'ils côtoient, etc.
Francesca Zappia parvient très à mettre sur papier les doutes et les incompréhensions de son personnage, ce qui permet au lecteur de s'inscrire dans une relation empathique. Les personnages secondaires sont intéressants et très bien incorporés à l'histoire.
L'histoire est bien menée, le lecteur est dans le même cas qu'Alex : il doute de tout, mais parfois sur certains points à se laisser berner. La fin est absolument fantastique. Je le conseille fortement !


* The Picture of Dorian Gray, par Oscar Wilde – lecture VO
Editions Longman, 253 pages
Ma note : 5/5

En 2017, est-il encore nécessaire de présenter ce roman cultissime du grand auteur anglais Oscar Wilde ? Si ? Bon, d'accord... mais uniquement pour le plaisir alors ! Le jeune Dorian Gray est un garçon magnifique à qui la vie sourit dans tous les domaines. Dorian est surtout obnubilé par sa propre beauté et sa jeunesse qu'il pense infinies. Lorsque son ami Basil Hallward peint son portrait, Dorian est subjugué par l'aspect intemporel du tableau. Suite à un terrible pacte, le visage de Dorian ne bouge plus : c'est son portrait qui vieillit. Mais comme vous le savez, aucun pacte n'est innocent ou "gratuit"....

Nous avons toutes et tous entendu parler de cette histoire culte au moins une fois dans notre vie. C'est même devenu une sorte de moral contre la vanité, le narcissisme et l'outrecuidance. Mais si vous avez l'occasion de lire au moins une fois l'oeuvre originale, je vous le conseille vivement : cette histoire est magnifique et je pense que je n'ai pas besoin de commenter la sublime plume d'Oscar Wilde. Comme je connaissais déjà l'histoire et que je l'avais lue il y a quelques années, j'ai voulu me lancer dans une relecture en VO. Je crois que je n'ai jamais lu une oeuvre VO d'un tel niveau, et je ne suis pas peu fière de moi, il faut l'admettre ! Le niveau de langue n'était pas évident, mais je me suis accrochée et après plus de 15 jours de lecture, j'ai pu terminer The Picture of Dorian Gray. Une belle expérience ! D'ailleurs, il existe une sublime version illustrée/BD qui me fait de l'oeil aux éditions Daniel Maghen Eds, mais je trouve l'album un peu cher...


Et vous, qu'avez-vous lu récemment ?

mercredi 12 octobre 2016

7 semaines, plusieurs livres #16

Que vous soyez prévenus : ce #16 de 7 semaines, plusieurs livres sera long. Très long, même ! Sortez les gâteaux, le thé, le chocolat, le café, ce que vous voulez !
Pourtant, cette période couvre les semaines du 22 août au 10 octobre 2016, soit un moment où je n'étais plus en vacances, mais j'ai énormément lu pendant ce temps. Allez savoir pourquoi. 

J'ai aujourd'hui 12 lectures à vous présenter, dont 2 recueils de nouvelles assez courts. Parmi ces 12 lectures, il y a eu un immense coup de coeur mais aussi une déception d'un auteur qui, pourtant, fait parti de mes favoris...!


* Perdue et retrouvée, par Cat Clarke
(414 pages)
Ma note : 4/5

Faith est une jeune fille de 17 ans plus ou moins comme les autres, à ceci près qu'il y a 13 ans, sa grande soeur Laurel s'est faite enlevée. Faith a donc grandi dans l'ombre du souvenir de sa soeur, au coeur d'une famille déchirée par ce terrible événement. Mais un jour, le téléphone sonne : Laurel, qui a alors 19 ans, a été retrouvée exactement au même endroit où elle avait été enlevée 13 ans plus tôt.

Ce roman est écrit selon le point de vue de Faith, la petite soeur. J'ai trouvé ce choix particulièrement judicieux et intéressant puisqu'on se doute bien que cette jeune fille a forcément traversé des moments difficiles et que le retour de sa soeur fera revenir d'autres émotions. Faith est un personnage que j'ai parfois trouvé un peu égoïste et immature, mais après y avoir un peu réfléchi, je me dis que j'aurais peut-être pu régir comme elle. Comment ré-apprendre à vivre avec une personne que vous n'avez pas vu depuis 13 ans ? Entre joie, colère et parfois jalousie, Faith s'égare souvent.
Bien que je m'attendais plutôt à une enquête dans un style thriller, c'est plutôt à un huit-clos familial que j'ai eu à faire. C'est intéressant aussi. Je n'ai pas particulièrement été déçue, mais je pense que je m'attendais à plus, notamment en ce qui concerne la psychologie de certains autres personnages que Faith. Des changements de point de vue selon les chapitre auraient pu être intéressants.

La fin, quant à elle, est certainement l'aspect du livre sur lequel je suis le plus mitigée. On en apprend un peu plus sur ce qu'a vécu Laurel pendant ces 13 années enfermée dans la cave de son ravisseur. Mais encore une fois, Cat Clarke ne va pas jusqu'au bout des choses. C'est dommage.
Malgré tout, j'ai beaucoup apprécié ma lecture, notamment grâce à l'écriture de l'auteure qui parvient à nous tenir en haleine jusqu'au bout et surtout, nous empêche de refermer le livre.


* Les Âmes vagabondes, par Stephenie Meyer
(802 pages)
Ma note : 3/5

Avant toute chose, que les allergiques à Twilight ne prennent pas leurs jambes à leur cou en poussant des hurlements : bien qu'écrit par Stephenie Meyer, ce roman n'a strictement rien à voir avec la saga vampirique. On est ici sur quelque chose plus proche de la dystopie et de la science fiction. De prime abord, ça m'a étonné de la part de Stephenie Meyer, mais dans le bon sens. C'est vraiment appréciable de voir que certains auteurs savent se détacher de leur genre de prédilection, ou du moins celui qui a amené aux portes du succès.

L'histoire ? La Terre a été colonisée par les Âmes : elles neutralisent les âmes humaines pour investir les corps. Lorsque Melanie est victime d'une mauvaise chute, c'est Vagabonde, une âme, qui investit son corps. Problème, Vagabonde entend toujours ce que pense Melanie, ce qui est anormal ! Elle va alors ressentir ce que Melanie ressent, revoir ses souvenirs, etc. Vagabonde va alors être prise entre deux avis, deux émotions : être du côté de Melanie, donc des humains, ou du côté de son peuple.

Sur la forme, ce synopsis est absolument fantastique ! D'ailleurs, il m'a fait pensé à la 5ème Vague, de Rick Yancey, écrit plusieurs années après les Âmes vagabondes. A la croisée des chemins entre dystopie et science-fiction, Stephenie Meyer a su se renouveler et proposer autre chose qu'un drame romantique, même si, vous le verrez, il y a tout de même une petite place dédiée aux sentiments amoureux dans ce roman.
Globalement, c'est un livre que j'ai beaucoup apprécié. Cependant, je l'ai trouvé bien trop long, de ce fait l'histoire a souffert de longueurs. Plus de 800 pages pour cela... 600 pages auraient été suffisantes, largement ! J'ai eu un petit peu de mal à entrer dans l'histoire, mais au bout d'une cinquantaine de pages, j'étais largement lancée. D'ailleurs, mon rythme de lecture était assez irrégulier, à l'image du roman : il pouvait arriver que je lise sans aucune pause (ni pipi, ni goûter, ni thé, ni rien !) au moins 100-150 pages ; puis il m'arrivait de lire à peine 20 pages et de me lasser très vite.
Malgré cela, c'était une bonne lecture que je conseille à tous les fans de dystopie, de science-fiction.


* Soeurs et amies, par Danielle Steel
(416 pages)
Ma note : 3/5

Encore une livre conseillé par ma grand-mère. Je dois admettre qu'au début, j'y allais un peu à reculons : le résumé n'est pas forcément très alléchant, la couverture est très stéréotypée, et j'avais entendu beaucoup de choses à propos de Danielle Steel que beaucoup compare à une "Marc Lévy au féminin". Mais j'ai commencé ce livre le jour de ma rentrée, le 1er septembre, et finalement, je pense que c'était pile le bon moment pour me lancer dans ce genre d'histoire !

Pour vous résumer brièvement l'histoire, nous faisons  la connaissance de quatre soeurs (Annie, Tammy, Sabrina et Candy) qui ont des vies très différentes : une artiste, une productrice de série à succès, une avocate et une mannequin. Elles ont une tradition : tous les 4 juillet, fête nationale aux Etats-Unis, elles se retrouvent avec leurs parents dans le Connecticut. Cette année, il va cependant arriver un drame lorsqu'elle vont se retrouver et les liens entre les soeurs vont être fragilisés ou, au contraire, encore plus renforcés.

J'ai été agréablement surprise, puisque je m'attendais à un livre "à l'eau de rose" dont la fin est facilement devinable. Bon, oui, j'avais vu venir la fin, mais ce n'était pas trop grossier non plus.
Le fait qu'il y ait quatre soeurs permet au lecteur de s'identifier à au moins l'une d'elle, et c'est plutôt agréable au fil de la lecture.
Je regrette cependant ce "vide psychologique" des personnages. En prenant comme base de son roman un tel événement, Danielle Steel aurait vraiment pu aller plus profondément dans les ressentis de ces quatre soeurs, mais elle ne l'a pas fait. Les émotions d'Annie, par exemple, manquaient. De même pour celles de Candy qui, sous prétexte qu'elle est la plus jeune et qu'elle est mannequin, est reléguée au rôle de la petite soeur immature qui ne sait pas comment s'occuper d'elle-même.

Malgré tout, Soeurs et amies est un roman plutôt agréable qui se lit rapidement quand vous avez besoin d'une lecture légère qui vous aidera juste à oublier le quotidien.


* Avant la haine, par Thierry Cohen
(656 pages)
Ma note : 5/5

Attention, livre coup de poing ! Thierry Cohen s'est aventuré ici sur un terrain bien glissant, mais à l'heure actuelle, je pense qu'il est nécessaire que ce type de roman et d'oeuvre existe.
Thierry Cohen nous parle ici d'une histoire d'intégration, de tolérance et d'acceptation de soi. Nous suivons deux petits garçons marocains arrivés à Lyon à environ 8-9 ans au début des années 1970 : Mounir, musulman, et Raphaël, juif. Ces deux garçons vont se lier d'amitié : leurs différences les rapprochent et ils peuvent ainsi mieux affronter les moqueries et le racisme "ordinaire" (je hais ce terme) à leur égard. Ils grandissent, font face aux premières injustices, aux premières amours, aux premières luttes, mais également aux premiers espoirs !

Peu à peu, la violence et l'intolérance vont séparer Raphaël et Mounir. Chacun, plus ou moins manipulés par des propos et idées extrémistes, va alors faire naître une haine de l'autre qui peut paraître déconcertante et cruelle pour le lecteur qui a suivi ces deux garçons depuis le début de leur enfance, lorsqu'ils ont débarqué du Maroc.

C'est un très beau roman qui ne prend aucun partie, ce que j'ai énormément apprécié. Il aurait été bien trop facile (et également bien trop idiot !) de tomber dans le piège du "Les juifs/musulmans sont les gentils, les musulmans/juifs sont les méchants". Bravo à Thierry Cohen de ne pas être tombé dans la facilité.
C'est également un livre qui permet de (re)découvrir d'un autre angle l'histoire française, mais aussi internationale, des années 1970 à aujourd'hui. La prise d'otage des athlètes israéliens aux JO de Munich, l'attentat de la rue Copernic à Paris, la montée du FN, la guerre du Liban, la guerre du Kippour, l'arrivée au pouvoir de Mitterrand, l'attentat du RER à Saint-Michel, le Printemps Arabe, Mohammed Merah, Charlie Hebdo, etc... Des choses dont ma génération a entendu parler mais n'a jamais vécu ou même des choses que nous avons vécues il y a peu...!

Avant la haine est un livre intelligent qui, malheureusement, ne peut que faire écho en nous dans ces tristes heures que nous traversons. Je le conseille à chacun d'entre vous, que vous soyez musulman, juif, chrétien, bouddhiste, athée, agnostique, tout ce que vous voulez.


* Nouvelles de Poudlard, tome 1 : Héroïsme, tribulations et passe-temps dangereux, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 70 pages)
Ma note : 4/5

J.K. Rowling l'avait annoncé cet été : trois nouveaux livres autour du monde d'Harry Potter allaient sortir. C'est le 6 septembre que les fameux trois recueil de nouvelles ont été disponibles partout dans le monde mais... seulement en format numérique ! Bon...

Avec ce premier tome, J.K. Rowling nous présente plus en détail quatre personnages de Poudlard : leur enfance, leur parcours dans le monde de la magie, leurs actions et éventuels exploits, etc... Elle nous présente Minerva McGonagall, Remus Lupin, Sibylle Trelawney et Silvanus Brûlopot.
A la fin de chaque chapitre, elle explique également beaucoup de choses à propos de ces personnages : l'étymologie de leur nom, ce à quoi/qui elle pensait lorsqu'elle les a créés, etc.

C'était un recueil de nouvelles plutôt sympa qui permet aux fans de mieux connaître certains personnages. J'étais très contente d'en savoir plus sur McGonagall et Lupin puisque ce sont des professeurs que j'apprécie beaucoup.
En revanche, j'ai trouvé le prix un peu élevé : 2,99€ pour même pas 100 pages de nouvelle, c'est beaucoup ! A réserver, donc, aux plus grands fans !


* L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau, par Oliver Sacks
(296 pages)
Ma note : 5/5

Je sais que ce livre n'est pas un livre "grand public", mais j'avais tout de même envie de vous en parler. Vous le savez peut-être : je suis en école de psychomotricité. Pendant mes études, j'ai de nombreuses matières dont un sacré volet en neurologie et neurophysiologie. Depuis l'année dernière, ma prof de neurophysiologie nous a plusieurs fois conseillé ce livre. Je pensais le lire, mais au gré des mois, j'ai complètement oublié. Puis c'est quand un autre professeur nous en a parlé cette année que je me suis dit qu'il était peut-être temps de m'y mettre !

D'autant que ce livre écrit sous forme d'essai est largement abordable, que vous vous y connaissiez en neurologie ou non. Oliver Sacks, neurologue et professeur, nous présente plusieurs cas cliniques qu'il a pu rencontrer pendant sa carrière : des cas qui atteignent le corps, mais aussi la personnalité du patient. Tout y est très bien expliqué : les symptômes, le diagnostic, le mécanisme de la lésion et surtout, les impacts sur la vie socio-affective du patient.
En tant que future psychomotricienne, je sais que les liens entre le corps et l'esprit sont très proches, voire intriqués. De ce fait, cette lecture était un bon moyen de voir une application de mes connaissances théoriques.

Si vous vous intéressez de près ou de loin à la médecine et/ou à la neurologie et/ou à la psychologie, je pense que L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau vous intéressera. Un best-seller des étudiants en neuro ou en psychomotricité !


* Short stories from Hogwarts, part 2 : Power, politics and pesky poltergeists, par J.K. Rowling
(Format numérique uniquement : 60 pages)
Ma note : 3/5
Lecture VO

Je vous ai présenté le premier volet de ce recueil de nouvelles un peu plus haut. Pour ce second tome, J.K. Rowling s'est intéressée aux personnages et aux institutions qui détiennent le pouvoir, qu'il soit bon ou mauvais : Dolores Ombrage, le Ministère de la Magie et Azkaban, Horace Slughorn, Quirinus Quirrell et Peeves.
Comme j'adore lire en Anglais, je l'ai acheté en VO mais ne vous faites pas de souci : il est bien évidemment disponible en Français.

Le schéma était plus ou moins le même que celui du premier volume : une présentation plus ou moins brève et des explications de J.K. Rowling. D'habitude, je m'intéresse beaucoup à l'aspect politico-psychologique des romans, dont Harry Potter, mais ici, j'ai moins été emballée. Notamment à cause du long chapitre sur le Ministère de la Magie : J.K. Rowling nous y décrit tous les Ministres qui y sont passés. Je ne sais pas trop ce que ça peut apporter au lecteur...
Cependant, ce fut une bonne lecture, comme chaque histoire de J.K. Rowling.


* Pandemia, par Franck Thilliez
(696 pages)
Ma note : 2,5/5

Quelle déception... ça me fait du mal de le dire, mais j'ai vraiment été très déçue par cette lecture. Franck Thilliez est selon moi un des maîtres français du thriller, avec Maxime Chattam, bien entendu. Dans Pandemia, il nous plonge dans une double-enquête. Amandine est microbiologiste à l'Institut Pasteur, elle est appelée pour une découverte particulière : des morts soudaines d'oiseaux. En parallèle, des cadavres sont retrouvés à Meudon au fond d'un étang, dans un sac de toile. Toujours en même temps, une grippe inconnue jusqu'alors (la souche n'est pas identifiable) vire à l'épidémie dans tout Paris. Vous vous en doutez, c'est un schéma classique : les affaires vont se regrouper à un moment du roman, d'autant que Franck Sharko est victime d'un virus informatique qui lui rappelle une ancienne enquête.

Sur le principe, c'est super intéressant. Le parallèle virus informatique / virus sanitaire est vraiment malin, d'autant que j'adore tout ce qui touche à la science, les virus, les bactéries et tutti quanti. L'intrigue autour de cet homme qui cherche à "purifier" la population mondiale est vraiment excellente. Mais c'était terriblement lent voire parfois inintéressant.
Je sais qu'à la lecture d'un thriller, il faut préserver du suspense pour pouvoir tenir le lecteur en haleine. Mais personnellement, les longues attentes et les péripéties sans intérêt ont eu plutôt tendance à m'endormir qu'à exacerber ma curiosité. Je me suis ennuyée. C'est dommage. Habituellement, je lis très rapidement les thrillers puisque c'est très entraînant et que vous avez tendance à avoir du mal à vous arrêter, de chapitre en chapitre. Mais ça n'a pas été le cas avec Pandemia.

En revanche, je salue l'immense recueil d'informations effectué par Thilliez. L'histoire est extrêmement bien documentée, notamment en ce qui concerne l'aspect scientifique. C'est d'ailleurs pour cette raison que je mets la moyenne à ce roman : malgré une lecture globalement en-dessous de mes espérances, Thilliez est criant de crédibilité !


* L'Attrape-coeurs, par J.D. Salinger
(256 pages)
Ma note : 3/5

J'avais lu L'Attrape-coeurs, classique de la littérature américaine du XXème siècle, il y a déjà plusieurs années dans le cadre d'une lecture recommandée avant mon entrée au lycée. Je me souviens avoir adoré ce roman atypique et attachant. Grâce à Mélisande j'ai eu l'occasion de me replonger dedans une seconde fois. Ce fut une expérience plutôt intéressante : comparer des impressions de lecture à 6 ou 7 ans d'intervalle.

Ecrit peu de temps après la Seconde Guerre Mondiale, L'Attrape-coeurs nous propose de suivre Holden Caufield, un jeune garçon issu de la bourgeoisie new-yorkaise exclu de son collège quelques jours avant les vacances de Noël. N'osant pas rentrer à la maison, il erre dans les rue new-yorkaises en attendant de revenir chez lui.
Le roman est résolument surréaliste (comment un garçon de 15 ans pourrait survivre seul dans une si grande ville avec de l'argent qui vient d'on ne sait où ?!), mais c'est ce qui est délicieux. Holden rencontre des personnes toutes complètement dingue pendant son périple ; il lui arrive des choses complètement tirées par les cheveux qui auraient fait rentrer n'importe quel jeune chez lui. Mais Holden continue son vagabondage en claquant du fric à droite, à gauche, comme bon lui semble. Le style littéraire est parfois déroutant par tant de familiarité et d' "écrit-parlé". Je dois admettre que s'il ne m'avait pas dérangé lors de ma première lecture, j'en ai été un peu gênée aujourd'hui.

Avec L'Attrape-coeurs, J.D. Salinger nous brosse le portrait d'une société post-guerre corrompue et hostile. C'est satyrique juste ce qu'il faut je me dis qu'avant 16-17 ans, un lecteur ne pourra peut-être pas saisir cette satire de la société contemporaine. A voir, donc selon votre âge : L'Attrape-coeurs sera soit un périple adolescent, soit une critique de la société consumériste.


* La Dame en noir, par Susan Hill
(224 pages)
Ma note : 4,5/5

J'ai plusieurs fois entendu parler du film dont Daniel Radcliffe (alias Harry Potter) est l'acteur principal, mais je n'avais jamais été tentée ni par le livre, ni par le film. Peut-être parce que, pendant un moment, on en a beaucoup entendu parler et que j'ai du mal avec les choses qui nous sont ressassées trop longtemps. Puis dernièrement, il est apparu dans mes suggestions Kobo et dans cette période de l'année (septembre-octobre-novembre), j'adore lire des thrillers. De ce fait, je me suis dit que l'occasion était parfaite.

La Dame en noir nous plonge dans une histoire très sombre et pesante. Début du 20ème siècle, Arthur Kipps est un jeune notaire londonien qui doit organiser la succession d'une vieille dame décédée dans un trou paumé de la campagne anglaise : Alice Drablow. Dans ce village, la femme ne semblait pas particulièrement appréciée, voire crainte. Elle vivait dans un immense manoir isolé sur une presqu'île hostile. Lors des obsèques de Mme Drablow, Arthur croit voir une jeune femme en retrait. Cette femme, il la reverra lorsqu'il devra aller au manoir pour faire son travail. Plusieurs phénomènes surnaturels commencent alors à hanter Arthur.
Sans jamais tomber dans le gore, le grand-guignole ou le cliché, Susan Hill parvient à installer une atmosphère particulière que, personnellement, j'associais à des nuances de bleus et de gris lors de ma lecture. Une atmosphère froide, hostile, humide et angoissante sans que l'on sache réellement pourquoi.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur que je trouve recherché et détaillé dans ses descriptions sans pour autant tomber dans le pompeux. La fin est absolument brillante !

Je regrette peut-être la brièveté du roman mais en y réfléchissant bien, je me dis que c'est peut-être un mal pour un bien : il vaut mieux faire court mais efficace que long avec des passages qui ne servent pas à l'histoire. Un très bon thriller où le fantastique occupe tout de même une place importante !


* Nos âmes rebelles, par Samantha Bailly
(288 pages)
Ma note : 3,5/5

Il y a quelques mois, je lisais Nos âmes jumelles, le premier tome de cette saga écrite par Samantha Bailly, dont le troisième et dernier tome devrait sortir en 2017. J'avais beaucoup apprécié la belle histoire de ces deux jeunes filles dont l'amitié a commencé sur Internet.

Dans ce second tome, Sonia et Lou sont en Terminale : l'année du bac, mais aussi l'année des choix et l'année où, je pense, on grandit beaucoup.

Sous le même "format" que le premier, ce second opus est découpé par mois, lui-même raconté à tour de rôle par chacune de ces jeunes filles qui vivent à de nombreux kilomètres d'écart, mais dont l'amitié dure toujours. Je ne peux pas vous en dire plus, puisque je risque de vous dévoiler plusieurs surprises. J'ai beaucoup apprécié ma lecture, mais j'ai l'impression d'être peut-être un peu trop "vieille" pour totalement être dedans. Ce qui a été plutôt sympa, c'est que j'ai pu revivre ma Terminale à travers les yeux de Sonia et Lou, année lycée que j'ai le plus aimé !

J'ai cependant un peu peur qu'avec le troisième tome, Samantha Bailly en fasse un peu trop et que le concept soit trop "usé". A voir !


* Un trou dans la toile, par Luc Chomarat
(270 pages)
Ma note : 1/5

Je n'ai pas l'habitude de dézinguer un livre, même quand je ne l'ai pas du tout apprécié. Je me dis que derrière un livre, qu'il soit bon ou mauvais, il y a un auteur, sa famille, ses amis, ses correcteurs, son éditeur, etc. Et pour tout le travail qu'il y a derrière, je n'ai pas envie de dire du mal "gratuitement".

Un trou dans la toile était, sur le papier, plutôt intéressant. On suit Thomas, un quadra commercial totalement désintéressé des nouvelles technologies, notamment des réseaux sociaux. Il n'est sur aucun de ces sites et déplore la déshumanisation des sociétés. Il est alors employé par une figure du Gouvernement pour découvrir l'Inconnu, un individu totalement déconnecté mais qui fait parler de lui à outrance sur la toile et surtout, qui est capable de faire la pluie et le beau temps. Entre thriller, espionnage et ce petit côté "geek", Un trou dans la toile aurait pu être fantastique, notamment pour toutes ces questions autour de l'identité numérique et de notre rapport aux réseaux sociaux (je vous en parlais d'ailleurs ICI la semaine dernière).

Mais non. Et même si, encore une fois, je n'aime pas dire du mal gratuitement, je me suis profondément ennuyée lors de ma lecture. Je n'ai rien compris, et je crois que je n'ai pas envie de comprendre autant d'invraisemblances et, pardonnez-moi, autant de moments "what the fuck" ! Pourquoi une instance du Gouvernement viendrait demander ses services pour trouver un Inconnu qui se sert d'Internet à un homme qui est dans le milieu du commerce et qui, surtout, est hyper-déconnecté. Entre nous, c'est totalement incohérent, non ?

Je ne conseille pas particulièrement Un trou dans la toile. J'ai été déçue et j'ai la légère impression d'avoir perdu mon temps.



Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

jeudi 6 août 2015

7 semaines, plusieurs livres #7

Bonjour à toutes et à tous ! Il est l'heure aujourd'hui que nous nous retrouvions pour parler de mes lectures de ces 7 dernières semaines. Pour ce #7 de 7 semaines, plusieurs livres je dois avouer que bien que je sois en vacances, j'ai paradoxalement lu moins de livres que d'habitude... Il faut dire que j'ai profité du mois de juillet pour regarder pas mal de mes séries favorites (je vous en parle d'ailleurs dans mon numéro de juillet des Addictions du mois) donc j'ai moins lu. Voici donc les 6 livres que j'ai lus du 15 juin au 3 août, livres aux genres très variés ! Vous remarquez peut-être une petite nouveauté : je ne partage plus les résumés des éditeurs qui, la plupart du temps, ne me conviennent pas. J'essaie donc de vous faire mon propre résumé tout en évitant d'en dévoiler trop.
NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.


* Les Ferrailleurs, tome 1 : Le Château, par Edward Carey
(464 pages)

Avec ce premier tome, Edward Carey nous emmène dans un univers décalé et sombre. Son style est d'ailleurs très proche de l'univers de Tim Burton. J'imagine tout à fait une adaptation cinématographique de ce roman par ce réalisateur que j'apprécie tant ! Chaque chapitre s'ouvre avec une illustration réalisé par l'auteur lui-même, ce qui fait de ce roman est très bel "objet-livre".
Nous voilà plongés dans le Londres du XIXème siècle, et plus précisément dans le demeure des Ferrayor, construire au coeur d'une sorte de déchetterie. Selon la tradition, chaque membre de la famille reçoit à sa naissance un objet plutôt banal en apparence qui l'accompagnera tout le long de sa vie. Clod, le jeune héros que nous suivons, a reçu un bonde et est capable d'entendre des voix. En fait, il n'entend que des noms, et pour cause, chaque objet possède un nom que Clod est capable d'entendre et de situer. Un jour, l'objet de naissance de la tante Rosamud disparaît... 
En parallèle, nous suivons l'histoire de Lucy, une jeune orpheline qui va venir travailler en tant que domestique (même si en réalité c'est un peu plus compliqué que ça...) chez les Ferrayor.

Si j'ai absolument adoré cet univers si particulier et limite absurde du roman d'Edward Carey, je dois avouer que j'ai quelque peu stagné dans ma lecture vers le milieu du livre. Le début du roman nous décrit beaucoup la demeure et la famille, et j'ai beaucoup apprécié cette description qui me donnait vraiment l'impression d'être dans un film. Cependant, au bout d'un moment, j'avais l'impression de lire la même chose sur une centaine de pages : Clod a la recherche de la poignée de porte de sa tante et Lucy qui essaie de comprendre où elle a atterri.
Toutefois, le rythme a été relancé lorsque les deux personnages se rencontrent et le livre se clôt sur quelque chose d'assez particulier et curieux. Je pense que les longues pages parfois redondantes ont été intentionnelles de la part de l'auteur : il faut tout de même se rappeler que Le Château est le premier tome d'une trilogie qui compte à l'heure actuellement deux tomes (seul le premier a été traduit en français pour l'instant).
En tout cas, j'ai adoré ce monde original et sombre, parfois cynique et cruel où la poésie vient parfois ajouter une touche de lumière. J'attends avec impatience la suite !
Je partage également avec vous le site de l'auteur que je trouve particulièrement intéressant : ICI.


* Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (tome 3), par J.K. Rowling
(448 pages)

Est-il encore nécessaire de présenter le jeune sorcier aux lunettes rondes ? Je ne pense pas ! Comme vous le savez déjà, je relis petit à petit les tomes d'Harry Potter car tout cela me manque énormément. Nous n'aurons plus jamais de nouveau livre, nous n'aurons plus jamais de nouveau film (bien que la rumeur d'un neuvième film enfle sur la toile...). Horrible, n'est-ce pas ?!
Cette relecture était d'autant plus agréable que je l'ai lu pile au moment où je suis allée voir l'exposition à la Cité du Cinéma avec mon cousin.

Ce tome 3 est certainement un de mes favoris, que ce soit en livre ou en film. Il faut dire que j'appréciais énormément le personnage de Sirius Black, et le tome 3 est le premier dans lequel le parrain d'Harry apparaît. J'aimais beaucoup la nouvelle facette qui était donné d'Hermione : une Hermione un peu plus cachottière qui accepte enfin d'avouer ses erreurs et ses échecs.
On découvre également pour les première fois le principe du patronus, ce que j'ai trouvé très intéressant. J'ai été très heureuse de me replonger dans ce troisième tome.








Nos faces cachées, par Amy Harmon
(436 pages)

J'ai eu un tel coup de coeur que j'ai voulu vous parler de ce livre avant que ne sorte mon #7 de 7 semaines, plusieurs livres. De ce fait, j'ai posté il y a quelques semaines un avis plutôt développé que vous pouvez (re)lire ICI.









Phobos, tome 1 : Les Ephémères, par Victor Dixen
(448 pages)

Les blogs et chaînes Youtube littéraires ont énormément parlé de ce roman depuis peu. Il faut dire que le thème était extrêmement intriguant : entre Hunger Games et 2001 l'Odysée de l'Espace, Victor Dixen, écrivain français, nous embarque avec lui pour un voyage avec caméra embarquée. Dans un futur finalement pas si éloigné que ça, douze jeunes personnes (six filles et six garçons) sont envoyés sur Mars pour peupler peu à peu la planète rouge, aucun retour n'est possible. Mais le voyage n'est pas un simple voyage : durant les 6 mois à destination de Phobos (lune de Mars, mais aussi, dans le mythologie, dieu de la peur, ce qui n'est pas sans conséquence dans certains éléments du livre), ces douze jeunes adultes seront filmés 24h/24 pour une télé-réalité inédite et historique suivie dans le monde entier.

Il faut avouer une chose : si l'idée d'une télé-réalité un peu cruelle et cynique n'est pas inédite dans un roman de dystopie (c'était le cas avec le pionnier du genre : Hunger Games), ce roman est un véritable "page-turner". On se prend très vite à l'histoire, on vit en même temps que les douze voyageurs, et notamment Léo le personnage principal. On est pris d'un réel besoin de connaître la suite, de savoir ce qu'il va se passer. Victor Dixen joue sur les codes de la télé-réalité et de tous les côtés malsains qui lui sont spécifiques pour fidéliser le lecteur et le rendre totalement accro.
On comprend très vite que les individus qui tirent les ficelles de ce fameux programme Genesis ne sont pas si inoffensifs qu'ils laissent penser. Ce premier tome ce termine sur un cliffhanger de malade qui vous rendra fou ! Attendre la suite sera une véritable torture...

Je ne me suis pas du tout ennuyée, j'ai passé un très bon moment de lecture, qui mélangeait deux genres que j'apprécie beaucoup : la science fiction et la dystopie. J'attends avec hâte le prochain tome, en novembre si mes informations sont exactes. Cependant, je dois avouer que je n'ai pas eu l'incroyable coup de coeur que certaines personnes ont pu avoir. Mais si ce type de roman vous intéresse, je vous le recommande.


L'Accro du shopping à Hollywood, par Sophie Kinsella
(470 pages)

Sophie Kinsella est selon moi la grande prêtresse de la chick-lit. C'est simple, lorsque je lis d'autres auteurs ce type de littérature, je m'ennuie et j'ai l'impression de toujours lire la même chose... Avec Sophie Kinsella tout est différent ! Derrière les aspects énervants de son personnage de Rebecca, alias Becky, Kinsella parvient à nous faire rire des choses les plus idiotes et parfois les plus tristes ! Dans ce septième tome de la saga de l'Accro du shopping, nous retrouvons Becky qui déménage pour quelques mois seulement à Los Angeles puisque son mari Luke, chargé de com' il me semble, a une cliente un peu particulière : une des plus grandes stars d'Hollywood. Star qui se révèle être très capricieuse et un brin manipulatrice. Evidemment, Becky qui a la folie des grandeurs et un goût prononcé pour les potins et la célébrité va à tout prix essayer de se faire une place dans ce monde de strass et paillettes.

Si vous avez déjà lu un ou plusieurs tomes de cette saga, vous savez forcément que Becky est la reine des gaffes et des plans foireux. J'ai été très contente de la retrouver car l'auteure n'avait pas publié de nouveau tome depuis 2011. C'était plutôt sympa de retrouver ses aventures aux Etats-Unis mais je dois avouer que je préfère la suivre en Angleterre... Malgré une bonne lecture et un bon divertissement, j'ai été un peu déçue par l'absence, ou presque, du côté accro du shopping de Becky. Contrairement aux autres tomes, celui-ci est moins axé sur l'addiction de Becky. C'est un peu dommage, mais peut-être Sophie Kinsella avait-elle peur de lasser ses lectrices.
Cependant, ce septième opus se termine d'une telle manière que vous aurez forcément envie de lire la suite : on pourrait presque croire que quelqu'un serait venu arracher les 40 dernières pages du livre tant la fin est... incomplète ! Et de toute manière, j'adore Rebecca, donc vivement le huitième !


Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas, par Tahereh Mafi
(430 pages)

Je me suis lancée dans ce premier tome sans réellement en connaître le résumé. Je voyais de nombreuses personnes l'évoquer sur des blogs ou Instagram et étant plutôt influençable d'un point de vu livresque, j'ai eu envie de commencer cette trilogie.
Pour vous en parler sans trop en dévoiler, c'est l'histoire d'une jeune fille, Juliette, enfermée depuis 264 jours pour un accident dont elle est malgré elle la responsable. Juliette tue sans le vouloir : rien qu'en la touchant, vous souffrez énormément, voire vous mourrez sur le coup. Un jour, un autre détenu arrive dans sa cellule et elle se demande pourquoi aussi subitement, pourquoi il est aussi mystérieux. S'en suit alors des histoires de politique et de manipulation dans un monde où le pouvoir est entre le main d'un régime tyrannique. Ce régime qui, d'ailleurs, aimerait le servir de Juliette comme arme de torture et de persuasion.

Venant des éditions Michel Lafon (en jeunesse), on se doute que le livre sera composé de deux genres principaux : la romance et le Young-Adult/dystopique. Ce mélange est plutôt réussi, surtout dans ce premier tome. La romance venait un petit peu édulcorer le côté très malsain et manipulateur de l'histoire et des péripéties rencontrées par Juliette.
Il faut noter cependant un détail de la mise en page qui pourra en dérouter certains : quelques phrases sont barrées, surtout au début. En fait, je pense que Tahereh Mafi a choisi de faire de la sorte pour montrer que Juliette est très confuse, peu sûre d'elle et de ses sentiments. Peu à peu, page après page, les ratures sont de moins en moins nombreuses, preuve que le personnage de Juliette évolue. Il est d'ailleurs très intéressant de suivre cette évolution.
Ne me touche pas, premier tome de la trilogie Insaisissable, est plutôt réussi et la fin est telle que j'ai absolument envie de lire la suite, et assez vite !


Running man, par Stephen King (publié sous le pseudo de Richard Brachman)

J'ai toujours apprécié Stephen King. Cet auteur a un don particulier pour vous plonger immédiatement dans une histoire, son univers, et vous manipule extrêmement facilement. Lorsque j'ai commencé Running Man, j'ai eu peur d'être un peu blasée par l'histoire. Pour vous mettre dans le contexte, on est plongé aux Etats-Unis, dans le premier quart du XXIème siècle (donc en ce moment pour nous ! Mais rappelons que ce roman a été écrit en 1982). La dictature règne et la télévision occupe une grande place au sein du pouvoir. Il existe une grande entreprise de jeu qui propose à la population de passer un casting pour les différents jeu télévisés de cette entreprise. Chaque jeu permet de gagner de l'argent dans un monde où la précarité est commune et la misère "normale". Les jeux sont évidemment, vous vous en doutez, d'une cruauté sans nom où la dignité des participants est mise à mal. La fille de Ben Richards, le personnage principal, est gravement malade et celui-ci décide de passer un casting pour pouvoir lui acheter des médicaments dignes de ce nom. Richards est sélectionné pour le jeu "La Grande Traque". Le principe ? Plus longtemps il survit, plus longtemps lui et sa femme touchent de l'argent. La population entière est réquisitionnée pour le lyncher si elle le trouve.

Lorsque j'ai commencé ce roman, je n'ai pas réussi à le lâcher ! Je l'ai lu en même pas 24h tant il m'était impossible de le refermer sans connaître la suite. Stephen King nous immerge avec habileté dans cet univers et on commence peu à peu à apprécier Richards, bien qu'il soit un personnage très antipathique. Lorsque je l'ai terminé, j'ai forcément pensé à Hunger Games : la télé-réalité pour montrer l'étendu du pouvoir dictatorial, et surtout la cruauté où la mort des candidats est complètement banalisée. Finalement, même si on la trouvait innovatrice il y a 3-4 ans, Suzanne Collins n'a rien inventé !
Si vous aimez ce genre de littérature et que vous avez apprécié Hunger Games, je vous recommande Running Man. Cependant, je dois avouer que les 50 dernières pages sont un peu too-much... C'est dommage...
Un film a d'ailleurs été fait en 1987 par Paul Michael Glaser avec Arnold Schwarzenegger, et je compte le regarder au plus vite.


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?

vendredi 12 juin 2015

7 semaines, plusieurs livres #6

Bonjour à toutes et à tous ! Avec un petit peu d'avance, je viens vous présenter les livres lus du 4 mai au 15 juin 2015, dans le #6 de 7 semaines, plusieurs livres.
En effet, je prends un peu d'avance, car je sais que le livre que j'ai commencé ne sera pas terminé d'ici le 15, donc autant partager tout cela avec vous dès maintenant. Ces 7 dernières semaines, j'ai lu 7 livres, et je n'ai malheureusement eu aucun coup de coeur mais... une déception ! Je vous laisse découvrir tout cela.
NB : les livres ne sont pas classés par ordre de préférence, de longueur ou alphabétique, mais tout simplement par ordre chronologique de lecture.

* L'Enfant des cimetières, de Sire Cédric

Résumé de l'éditeur : Un fossoyeur vivant près d'un cimetière est pris d'une folie hallucinatoire et tue toute sa famille avec un fusil à pompe avant de se suicider. Un adolescent, se croyant poursuivi par des ombres, menace de son arme les occupants d'un hôpital et tue Kristel, une artiste peintre. Plongé dans cette épidémie meurtrière, David, photojournaliste et compagnon de Kristel, décide de mener l'enquête. Avec l'aide d'Aurore, une jeune collègue ambitieuse, et du commandant de police Vauvert, ils vont être bientôt confrontés à l'inimaginable. Meurtres sordides et suicides pour le moins étranges s'enchaînent sous les yeux terrifiés des trois enquêteurs. Nathaniel, aussi insaisissable que maléfique, n'est pas un jeune homme ordinaire... L'enfant des cimetières prend un plaisir manifeste à tuer, à prolonger l'agonie douloureuse de ses victimes. Homme ou démon ? David, qui n'a plus rien à perdre, est prêt à tout pour venger Kristel, quitte à suivre Nathaniel jusqu'en enfer.
(534 pages)

J'ai beaucoup apprécié le style de Sire Cédric : une écriture assez "brute", des phrases courtes mais assez acerbes et surtout un certain don pour vous mettre dans le doute, vous méfier de n'importe quel personnage et de réussir à vous faire croire à des choses complètement invraisemblables. La trame est absolument fantastique ; en effet, la légende de l'enfant des cimetières existe réellement, et Sire Cédric a réussi à monter autour une intrigue de thriller.
Je me suis très vite attachée au personnage de David qui oscille entre le désespoir, son dévouement à Kristel, sa crainte mais aussi presque sa fascination vis-à-vis de ce fameux enfant. Un très beau personnage dont le caractère m'a parfois fait penser à un de mes amis. Peut-être aussi pour cela que je me suis aussi vite attachée à ce personnage...
J'ai également été très charmée par le style gothico-surnaturel de l'intrigue et de l'écriture de Sire Cédric.
D'un point de vue rhétorique, cet auteur est fantastique. Cependant, je dois avouer que j'ai été quelque peu déçue par la fin... J'ai tellement aimé tout le livre que cette fin m'a un peu laissée... sur ma faim, justement. Mais outre cela, j'ai beaucoup aimé ce livre. Je pense relire très vite d'autres oeuvres de cet auteur qui m'a tout l'air d'être la relève du thriller/thriller horrifique français.


* Version Beta, tome 1, de Rachel Cohn

Résumé de l'éditeur : Née à seize ans, Elysia a été créée en laboratoire. Elle est une version BETA, un sublime modèle expérimental de clone adolescent, une parfaite coquille vide sans âme.
La mission d Elysia : servir les habitants de Demesne, une île paradisiaque réservée aux plus grandes fortunes de la planète. Les paysages enchanteurs y ont été entièrement façonnés pour atteindre la perfection tropicale. L'air même y agit tel un euphorisant, contre lequel seuls les serviteurs de l'île sont immunisés. Mais lorsqu elle est achetée par un couple, Elysia découvre bientôt que ce petit monde sans contraintes a corrompu les milliardaires. Et quand elle devient objet de désir, elle soupçonne que les versions BETA ne sont pas si parfaites : conçue pour être insensible, Elysia commence en effet à éprouver des émotions violentes. Si quelqu'un s'aperçoit de son défaut, elle risque pire que la mort.
(432 pages)

Ce roman Young-Adult m'a beaucoup fait pensé à la série suédoise Real Humans. Bien que le style était parfois un peu trop bateau et léger à mon goût, ce livre a été une bonne lecture. Les idées abordées sont très intéressantes, notamment celle de la conscience des robots, ainsi que de leurs droits au sein d'une société futuriste. Cependant, justement, je trouve que l'auteure n'est pas allée assez loin sur certains sujets qui sont dignes de questions philosophiques. Néanmoins, il est vrai que ce roman est destiné aux jeunes adultes (dès 14 ans, je pense), donc l'auteure a peut-être eu peur de faire fuir son public... Effrayant par son réalisme dans une société où tout, ou presque, est robotisé, plaisant par sa petite histoire d'amour, Version Beta est un bon premier tome.
La fin est finement menée, et je peux vous garantir que je compte lire les autres tomes très rapidement. D'après internet, la saga sera d'ici peu adaptée au cinéma par le réalisateur du deuxième Twilight.


* Conscience animale, de Franck Thilliez

Résumé de l'éditeur : Et si se terrait en chacun de nous une animalité sanguinaire ? Et s'il était possible par un sacrifice bien mené de la réveiller ? Et si un homme avait précisément en tête d'user de ce savoir secret pour mettre en place une gigantesque entreprise assassine ? C'est dans le tourbillon de tous ces " si " que vont être aspirés Warren, père de famille presque ordinaire, Sharko, inspecteur tenace et téméraire, Moulin, jeune recrue faisant ses premières armes, et Neil, linguiste pour le moins singulier. Nouant leur destin dans une enquête balisée par le sang et la cruauté, ils devront affronter l'impensable pour réaliser l'impossible. Mais quel sera le coût de cet impossible ?
(310 pages)

Je suis une grande fan de Franck Thilliez. J'aime son univers, sa plume, ses intrigues, et son côté complètement psychopathe malgré un physique d'ange. Cependant, Conscience animale a été ma déception de ces 7 semaines. Non pas que ce roman soit mauvais, mais je le trouve bien en-deçà de ce à quoi j'ai été habituée par Thilliez. J'avoue ne pas avoir reconnu le style de Thilliez. Ce livre est son premier roman publié (en 2002), et bien que l'histoire soit horriblement exceptionnelle, je dois avouer que je préfère la plume thilliezienne actuelle.
Je n'ai pas spécialement accroché à ce roman, je ne me suis pas particulièrement attachée aux personnages, mais je ne l'ai pas abandonné, car je voulais absolument connaître la fin.
Je ne conseille pas spécialement Conscience animale, et si vous ne connaissez pas l'auteur et qu'il vous tente, je vous conseille chaudement La Forêt des ombres (celui avec lequel j'ai découvert cet auteur, qui est du grand, grand art) ou L'Anneau de Moebius.


* Si je reste, de Gayle Forman

Résumé de l'éditeur : Mia a 17 ans. Un petit ami, rock star en herbe. Des parents excentriques. Des copains précieux. Un petit frère craquant. Beaucoup de talent et la vie devant elle.Quand, un jour, tout s'arrête. Tous ses rêves, ses projets, ses amours. Là, dans un fossé, au bord de la route. Un banal accident de voiture... Comme détaché, son esprit contemple son propre corps, brisé. Mia voit tout, entend tout. Transportée à l'hôpital, elle assiste à la ronde de ses proches, aux diagnostics des médecins. Entre rires et larmes, elle revoit sa vie d'avant, imagine sa vie d'après. Sortir du coma, d'accord, mais à quoi bon ? Partir, revenir ? Si je reste...
(186 pages)

J'ai beaucoup entendu parler de ce livre, et je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrivais pas réellement à passer le pas. En fait, j'en ai tellement entendu parler, justement, que j'avais peur de ne pas accrocher. Si je reste est une jolie oeuvre. Ce court livre est une véritable ode à la vie et à l'optimisme, malgré un thème principal triste et incertain : un état entre la vie et la mort, lorsque la jeune Mia tombe dans le coma. Tout comme l'avait fait John Green avec Nos Etoiles Contraires, j'admire cette capacité de parler de la mort sans pour autant tomber dans une simple exploitation de la souffrance physique et morale. J'ai beaucoup pleuré, mais en y repensant, je pense finalement que mes larmes étaient de "bonnes larmes", des larmes positives.
L'écriture est simplissime, mais c'est justement ce qui est beau. Je le conseille à tout le monde, que vous soyez une fille ou un garçon, que vous soyez un(e) ado ou un(e) adulte.


* Bel-Ami, de Guy de Maupassant

Résumé de l'éditeur : Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.
(408 pages)

Malgré mon goût pour la lecture, je n'avais jamais lu le chef-d'oeuvre qu'est Bel-Ami de Guy de Maupassant. Et ce fut une magnifique découverte ! Maupassant a ce pouvoir assez dingue d'écrire une histoire intemporelle et même très moderne. Evidemment, le niveau de langue et celui d'un auteur du XIXème siècle, mais le thème principal est terriblement contemporain : un jeune homme plein d'ambition, prêt à tout pour se hisser en haut de l'échelle sociale, quitte à mettre de côté des valeurs fondamentales.
Chaque personnage est intéressant et apporte quelque chose d'important à l'histoire : la légèreté de Clotilde de Marelle, le pessimisme de Norbert de Varenne,... Le portrait de Georges Duroy est si finement brossé que Maupassant arrive à vous le faire adorer un instant, et détester quelques lignes plus tard. Il est vaniteux, naïf, impitoyable avec les femmes, séducteur mais le pire, c'est qu'on en arrive tout de même à l'apprécier.

Malgré son étiquette "classique" qui peut en rebuter plus d'un, Bel-Ami est une lecture très fluide qui nous expose avec cynisme, mais réalisme, l'idée de l'ascension sociale au XIXème siècle. Cependant, l'histoire pourrait être retranscrite à n'importe quelle époque, même de nos jours, et garderait sa justesse.
Bel-Ami est une donc une magnifique oeuvre que je conseille à toutes et à tous, et notamment si vous êtes encore au lycée. Pour l'histoire, certes, mais aussi pour la plume délicieuse de Guy de Maupassant.


* La Belle et la Bête, et autres contes, de Madame Leprince de Beaumont

Résumé de l'éditeur : Ce recueil rassemble les contes les plus célèbres de Mme Leprince de Beaumont. Ces histoires nous ouvrent les portes d'un univers plein de fantaisie et de merveilles insoupçonnées, que petits et grands visitent avec délice pour leur édification.
(80 pages)

Le Disney La Belle et la Bête fait partie de mes préférés. Cependant, j'ai eu envie de lire la véritable histoire qui, en réalité, est plutôt courte : à peine 12 pages. J'ai donc ensuite enchaîné avec les 9 autres contes proposés par l'édition Librio.
J'avoue que je ne connaissais pas du tout Madame Leprince de Beaumont, pas même de nom, mais j'ai adoré son style. Chacun de ses contes est plutôt court, mais très incisif à mon sens.

Pour être plus précise, Madame Leprince de Beaumont amorce ses contes avec un trait de caractère de l'espèce humaine que nous possédons toutes et tous, mais chacun à des degrés différents : la vanité, la curiosité, la cupidité, etc. Puis, à partir de ces défauts, l'auteure invente une histoire qui se termine, évidemment, par une morale. L'écriture est plutôt soutenue (XVIIIème siècle), mais largement surmontable, ce qui fait que ce recueil est abordable pour toutes les catégories de lecteurs.
Bien loin des clichés, j'ai trouvé que les morales étaient particulièrement intéressantes et amenaient à réfléchir. J'ai adoré le style, qui est beaucoup plus caustique que celui d'autres conteurs (Andersen, par exemple).

De ce recueil, j'ai surtout aimé La Belle et la Bête ; Belote et Laidronette ; La Curiosité et Le Prince Fatal et le Prince Fortuné. Je pense essayer de trouver d'autres recueils et d'autres écrits de cette auteure que j'ai beaucoup appréciée.


* La Face cachée de Margo, de John Green

Résumé de l'éditeur : Mar-go-Roth-Spie-gel-man, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s'introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l'entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit.Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo ne se présente pas au lycée, elle a disparu.Quentin saura-t-il décrypter les indices qu'elle lui a laissés pour la retrouver ? Plus il s'en approche, plus Margo semble lui échapper...
(400 pages)

Avant même de vous parler de mon avis, positif, quant à ce roman, j'aimerais partager avec vous une immense incompréhension vis-à-vis des éditions et/ou des traductions françaises. En effet, le titre original de ce livre est Paper Towns ; après avoir fini ce roman, je me suis dit que le titre original avait un très joli sens par rapport à l'histoire, mais aussi à sa fin. Alors sincèrement, je me demande qui a eu l'idée de nommer ce roman La Face cachée de Margo, et non de : soit garder le titre en Anglais, soit le traduire tout simplement par "Les Villes de papier", ou autre. Mais peu importe...

Pour ce qui est du roman, je l'avais depuis pas mal de temps sur ma liseuse, mais je n'avais pas spécialement envie. Pourquoi ? Peut-être à cause du titre, justement, qui fait très roman pour ado. Puis, j'ai découvert sur le compte instagram de John Green, l'auteur, que le film du livre allait sortir dans peu de temps en France (le 12 août). J'ai une confiance absolue en les livres de John Green depuis que j'ai lu Nos Etoiles Contraires. De plus, l'auteur était présent sur le tournage des deux adaptations : ce qui fait que, normalement, les adaptations sont fidèles aux livres, ou du moins à l'idée que voulait transmettre John Green. Bref, comme j'ai très envie d'aller voir le film en août, je me suis dit qu'il fallait absolument que je le lis d'ici là.

Je n'ai pas du tout été déçue. Fidèle à lui-même, John Green parvient à mêler simplicité, amour, humour et poésie. Je me suis immédiatement attachée à Quentin, joué par Nat Wolff dans le film (celui qui jouait Isaac dans Nos Etoiles Contraires) et j'ai été très intriguée par Margo.
Il est très difficile d'évoquer sans livre sans trop en dire, puisque c'est une oeuvre qui doit être lue sans à priori, sans indices, sans arrière-pensées. J'ai beaucoup apprécié également que le personnage principal soit un garçon : ce n'est pas si courant que ça dans ce type de romans.

Rien que pour la fin et pour la plume de John Green, je conseille chaudement ce roman dont le dénouement ne pourra pas vous laisser de marbre.

Si vous avez des lectures à me conseiller, n'hésitez surtout pas !

Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
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