Translate !

Affichage des articles dont le libellé est Procuta. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Procuta. Afficher tous les articles

samedi 6 août 2016

Aventure Roaccutane, partie 4 - le bilan à 8 mois : fin de traitement !

We Heart It
Depuis le début de mon traitement Roaccutane, je vous avais fait trois articles de présentation/de bilans : le "pourquoi du comment" de ce traitement (ICI), à 1 mois (ICI) et à 5 mois (ICI).
Le 25 juillet, après 8 mois de traitement, j'ai avalé mon dernier comprimé de Roaccutane ! Bien que mon traitement se soit globalement très bien passé, j'étais bien contente d'en finir : plus de prises de sang et de rendez-vous mensuels chez le dermato, ça fait du bien !
Entre le bilan du 5ème mois et actuellement, peu de choses ont changé, mais je me suis dit qu'il était tout de même important, ou du moins intéressant, que je vous fasse un bilan général de ce traitement : mes ressentis, les effets secondaires, les résultats, etc....

D'une manière globale, vous le savez, j'ai très bien vécu mon traitement, malgré mes appréhensions et les "clichés" qui collent à la peau de Roaccutane : "tu auras une grosse poussée au début" FAUX ; "tu seras triste" FAUX ; "tu auras la peau qui pèle tellement elle sera sèche" FAUX, et tout le reste... Mais nous y reviendrons plus tard. Seul "bémol" : mes vacances. J'y reviendrai également.
En tout cas, d'ici 2 semaines, je publierai un article concernant les produits que j'ai utilisés !


DOSAGE AU COURS DU TRAITEMENT

Je vous l'avais brièvement expliqué, mais le traitement Roaccutane, pour qu'il soit efficace au long terme, doit être absorbé à une certaine quantité par l'organisme. Il existe une sorte de "seuil" d'efficacité qui permet de diminuer considérablement le risque de rechute, même si le risque 0 n'existe pas, précisons-le.
A un poids donné (appelons-le p), il faut qu'en fin de traitement, vous ayez ingéré entre p x 120mg et p x 150mg pour que celui-ci soit efficace. Je fais 56 kilos. Pour que mon traitement soit efficace, je devais ingérer entre 56x120 mg et 56x150mg, soit entre 6720mg et 8400mg. Cependant attention ! Par jour, le principe actif de Roaccutane (l'isotrétinoïne) n'est pas sans danger et le corps ne doit pas ingérer plus d'isotrétinoïne que nécessaire. Faisant 56kg, je n'ai pas le droit de prendre plus de 56mg d'isotrétinoïde par jour.

Généralement, les dermatologues font commencer les patients à une faible dose, d'autant plus quand l'acné est, comme la mienne, de légère à moyenne. Voici le récapitulatif de mes dosages depuis mon premier mois, c'est-à-dire décembre 2015 :
- Mois 1 (décembre 2015) : 20mg/jour, soit 600mg à la fin du mois
- Mois 2 (janvier 2016) : 20mg/jour, soit 600mg à la fin du mois
- Mois 3 (février 2016) : 20mg/jour, soit 600mg à la fin du mois
- Mois 4 (mars 2016) : 30mg/jour, soit 900mg à la fin du mois
- Mois 5 (avril 2016) : 40mg/jour, soit 1200mg à la fin du mois
- Mois 6 (mai 2016) : 50mg/jour, soit 1500mg à la fin du mois
- Mois 7 (juin 2016) : 50mg/jour, soit 1500mg à la fin du mois
- Mois 8 (juillet 2016) : 50mg/jour, soit 1500mg à la fin du mois
Donc en fin de traitement, mon organisme avait finalement absorbé 8400mg, pile le seuil supérieur de l'efficacité ! Ceci baisse donc le plus possible mon risque de rechute, ce qui est franchement appréciable : je dois avouer que je n'ai pas particulièrement envie de me replonger dans un traitement de 8 mois une nouvelle fois.


EFFICACITÉ

Vous l'aviez vu dans mes précédents bilans (les liens qui renvoient vers ces bilans sont au début de l'article), les résultats étaient plutôt probants et sont arrivés relativement rapidement. J'ai commencé Roaccutane début décembre, et dès février (soit environ 2-3 mois), la qualité de ma peau était bien meilleure : je n'avais presque plus aucun bouton, sans aucune poussée en début de traitement, encore une fois. Seuls "soucis" : des cicatrices violacées ou rosâtres qui, sur ma peau plutôt blanche, ressortaient pas mal. Mon grain de peau est devenu plus fin avec moins de points noirs. Cependant, je dois admettre que j'ai quelques pores dilatés rebelles sur mes joues, près de mon nez, mais rien de méchant.

De mois en mois, ma peau est devenue plus belle et les cicatrices se sont peu à peu estompées, notamment grâce à mon sérum Vinoperfect de Caudalie. Très rapidement, je n'ai plus eu besoin de maquiller mon teint pour me "cacher", comme c'était le cas avant. J'ai perdu l'habitude d'utiliser du fond de teint, et ça me fait le plus grand bien. Lorsque j'ai vraiment envie d'avoir une peau impeccable, j'applique un peu de correcteur ici et là, mais je peux largement m'en passer.

Seule ombre au tableau : les rougeurs ! J'ai toujours eu une peau réactive qui a tendance à rougir facilement (frottements, changements de température, émotion, stress, exercice physique...), mais depuis Roaccutane, elles se sont accentuées. Lorsque j'en ai parlé avec ma dermatologue, elle m'a expliqué que cela n'avait rien d'anormal ou d'étonnant : c'est le cas pour beaucoup de "Roaccutaniens", et cet effet s'estompe généralement quelques mois après la fin du traitement. 

Comme je suis une fille sympa, je vous re-poste les résultats sur ma peau au fur et à mesure du traitement (comme toujours : aucune crème hydratante, aucun maquillage et aucun filtre --> on pardonnera à mes cernes et mes yeux gonflés !) :







LES EFFETS SECONDAIRES

C'est certainement le thème sur lequel j'ai eu le plus de questions pendant mon traitement, tant de la part de mes lecteurs/lectrices que de mes proches. 
Quand vous regardez pour la première fois la notice du Roaccutane, la liste des effets secondaires potentiels est assez effrayante. Complètement flippante, en fait. Mais je peux vous promettre que beaucoup de ces effets sont évitables ! Malheureusement, c'est un peu le "hasard" qui désigne votre vulnérabilité au traitement. Pour ma part, je n'en ai presque pas eu, mais en lisant quelques témoignages sur internet, certains ont vécu un véritable calvaire. De ce fait, je le dis et le redis encore une fois, il faut absolument parler longuement de ce traitement avec son généraliste/dermato avant de sauter le pas : chacun d'entre nous est différent, chacun a un passé médical singulier qui fait qu'il sera, ou non, très sujet aux effets secondaires. Les aléas de la biologie, de la pharmacologie et de la médecine !

Voici les effets secondaires les plus fréquents, ou les plus "connus", et ce qui m'a concerné :
- sécheresse cutanée : oui et non, principalement le corps, mais pas tant que ça sur le visage. Il suffit de trouver les produits qui nous correspondent le mieux !
- sécheresse labiale : oui
- sécheresse oculaire : oui, mais très facilement calmée avec des gouttes prescrites par ma dermatologue 
- sécheresse nasale : non
- hausse de la cholestérolémie : oui, mais elle a rapidement baissé avec quelques précautions alimentaires supplémentaires
- hausse de la triglycéridémie : non
- maux de tête : non, et c'est difficile de différencier un simple maux de crâne de fatigue d'un maux de crâne "roaccutanien"
- douleurs articulaires/musculaires : oui en début de traitement (le premier mois principalement)
- poussée acnéique en début de traitement : non
- légère chute des cheveux, cils et sourcils : non
- irritabilité : non (je suis de base parfois facilement irritable donc....!)
- sentiment de fatigue morale intense, de "vide" : non
- épisodes de déprime : non, mais attention si vous avez des antécédents psychologique/psychiatriques, de dépression, de tentative de suicide, etc...
- nécessité d'arrêter le sport : non, j'ai continué mes séances comme d'habitude
- fatigue : oui/non, encore une fois, difficile de dire que c'est la faute de Roaccutane : en me levant à 5h20 5jours/7, il est logique que je sois fatiguée

Comme vous le voyez, les effets secondaires que j'ai eus ne sont pas particulièrement nombreux, et surtout, ils sont largement bénins. Il existe d'autres effets secondaires, mais ils sont plus rares (et graves), donc je n'ai pas trouvé utile de vous en parler ici.


LES "BOBOS" DE MON ÉTÉ

Roaccutane est un traitement très photosensibilisant. De ce fait, il est largement déconseillé au roaccutaniens de s'exposer au soleil. Cependant, ma dermato avait bien dit qu'avec une bonne protection solaire avec une application renouvelée toutes les 2h, ma peau ne devrait pas trop en souffrir. 
En juillet, je suis partie pour une semaine à Royan. Nous n'avons pas eu un temps dingue, mais malgré tout quelques jolies journées. J'avais emmené avec moi des crèmes solaires (une pour le corps et une pour le visage) à SPF 50+ de Bioderma.

Alors je vais éviter le suspense ou autre : j'ai attrapé de vilains coups de soleil malgré un spray solaire SPF 50+ appliqué toutes les heures ; mes copines sont là pour en témoigner : je suis devenue une psychopathe de la crème solaire ! Je n'ai jamais été du genre à chercher à tout prix un bronzage de dingue : ça ne me dérange pas d'avoir la peau claire, et de toute manière, je déteste rester des heures sur la plage pour "faire la crêpe". Malgré tout, les coups de soleil étaient au rdv.
Et encore, les coups de soleil, ce n'était "rien" : avec un bon lait après-soleil et une crème style Biafine/Osmo Soft, les coups de soleil sont rapidement partis pour laisser place à un léger hâle.

Le pire, ça a été de vilaines plaques rougeâtres/brunâtres sur ma jambe droite (oui, uniquement la droite) et un peu sur mon bras droit qui sont venues on ne sait comment. Au début, ça me faisait comme des "croûtes" et ça me démangeait à un point plutôt inimaginable (pire que la cicatrisation de mon tatouage : les tatoués comprendront !). Merci au dieu du soleil : je n'ai rien eu sur le visage ou le décolleté.

Voici quelques photos aux "pires" moments :

Je pelais à grandes bandes et je ne pouvais m'empêcher de me gratter. Quand je suis rentrée à Paris, je n'ai pas pu avoir de rdv chez mon généraliste avant 4-5 jours, alors en attendant, je suis passée à la parapharmacie et j'ai appliqué scrupuleusement les produits conseillés (notamment la fabuleuse crème Epithéliale A.H. d'A-Derma, mais je vous reparle de tout ça très vite). Les démangeaisons se sont largement calmées et les croûtes ont disparu. Seulement... les tâches sont encore là !!!!
Quand je suis allée chez le généraliste, il m'a clairement fait comprendre que mis à part laisser faire le temps, il n'y avait pas grand chose à faire : attendre et hydrater/réparer le plus possible.

A l'heure où je vous parle, ces tâches sont encore là (bien qu'atténuées) et très sincèrement, je pense qu'avant qu'elles décident de partir, il faudra que j'attende plusieurs mois voire plusieurs années.
Alors est-ce qu'il y a un réel lien entre ces tâches et Roaccutane ? Je n'en sais vraiment rien puisque j'ai toujours eu une peau sensible qui marque facilement et mon médecin ne m'a pas confirmé que c'était de la faute du traitement.


Mais tout ceci pour vous dire que si vous comptez commencer ce traitement, faites en sorte qu'il soit terminé au moins 2 mois avant que vous ne partiez en vacances, puisque c'est à peu près le temps que la molécule reste dans le sang. Et pourtant, le soleil de Royan n'est pas le soleil des Antilles ou du Maghreb !


IMPACT SUR LA VIE PSYCHO-SOCIALE

Je l'évoque souvent : prendre Roaccutane a été une des meilleures décisions que j'ai pu prendre. Je me sens tellement mieux dans ma peau, et donc dans ma tête ! Je n'ai plus honte de moi, de mon visage, de mon "enveloppe", et c'est une véritable révolution.
Vous le savez peut-être puisque j'en avais déjà parlé, mais j'avais testé de nombreux traitements différents sans effets durables et je souffrais beaucoup de mon acné bien que, je le sais bien, elle n'était pas si monstrueuse que ça, comparé à certains patients. J'en étais arrivée à avoir honte d'être démaquillée devant mes plus proches ami(e)s ou devant ma famille. Je sais que ce que je dis est "dur", mais c'est réellement la manière dont je ressentais les choses.

D'une manière globale, je me sens plus sûre de moi, même si de ce côté, il y a encore pas mal de boulot ! On peut dire que Roaccutane a en quelque sorte changé ma vie, ma manière d'être aux autres, et surtout ma manière d'être par rapport à moi-même. Je ne l'ai pas fait pour les autres, mais pour moi, et c'est pour ça qu'actuellement, je me sens aussi bien et que je ne regrette pas une seconde d'avoir fait ce traitement.
Si c'était à refaire, je le referais.

....

J'espère avoir pu éclairer toutes celles et ceux qui se questionnent à propos de ce traitement : celles/ceux qui veulent le faire et qui hésitent encore, ou celles/ceux qui sont en plein dedans. J'espère que cet article aura pu être le plus complet possible. Si vous avez des questions, n'hésitez pas une seule seconde, j'y répondrai avec plaisir et aussi rapidement que possible. Si vous ne souhaitez pas poser de question ici "devant tout le monde", vous pouvez toujours me contacter via Instagram ou Twitter (les liens sont dans les colonnes sur le côté) ou m'envoyez un message via le formulaire de contact du blog (toujours dans ces mêmes colonnes).

vendredi 8 avril 2016

Aventure Roaccutane, partie 3 - le bilan à 5 mois de traitement

Source : We Heart It
Bonjour ! Comme promis, je reviens vers vous aujourd'hui pour ma Partie 3 de mon Aventure jolie peau, comprenez mon traitement Roaccutane. En ce début du mois d'avril, je rentre dans mon 5ème mois de traitement.
Mon dernier article à ce propos remonte au mois de janvier, à environ 1 mois et demi. Ça remonte un petit peu, il faut l'admettre, mais entre temps, il ne s'est pas passé grand chose puisque je suis restée à la même dose, soit 20mg par jour, pendant un certain laps de temps. D'ailleurs, si ça vous intéresse, je vous conseille de le (re)lire, puisque j'y ferai référence plusieurs fois dans l'article qui va suivre, afin d'éviter de répéter ce que j'ai déjà pu dire.


ETAT DU TRAITEMENT

J'ai commencé mon traitement le 2 décembre à 20mg/jour. Ce n'est que récemment que j'ai changé de dosage. Lorsque j'ai revu ma dermato mi-février, nous avons fait un petit bilan du parcours réalisé jusque là : ma peau réagit bien au traitement (peau quasi nickel, pas tant de sécheresse que ça) ; les effets secondaires ne sont pas énormes ; mon taux de cholestérol avait largement baissé (j'y reviendrai dans la rubrique "Les effets secondaires") et psychologiquement, tout va bien.

Elle m'a ensuite dit que compte tenu de mon poids (56kg), si je reste à 20mg/jour, le traitement risque de durer pas mal de temps, et donc de s'étendre même au-delà de l'été. Or, vous êtes peut-être au courant, mais Roaccutane est fortement déconseillé l'été puisque c'est un traitement photosensibilisant, même si elle m'a dit qu'en cas de nécessité, le traitement peut être fait en été, à condition de suivre à la lettre quelques instruction. De plus, il ne serait pas très bon pour l'évolution du traitement que je le suspende pendant 2-3 mois (l'été) et que je le reprenne ensuite : Roaccutane doit se faire sur la durée pour être totalement efficace.

De ce fait, elle a voulu augmenter la dose : 30mg/jour pendant environ 1 mois (du 20 février au 23 mars). J'avoue que sur le coup, ça m'a un peu déplu, puisque j'ai eu peur d'avoir tous les effets secondaires x10 et d'avoir également ceux auxquels j'avais pu échapper pendant ces 5 mois de traitement (la fameuse grosse poussée d'acné, l'immense fatigue, etc).
Puis, depuis le 24 mars, je suis passée à 40mg/jour. Cependant, l'article ne tiendra pas compte de ce nouveau dosage, puisqu'il est trop récent, mais plutôt du changement à 30mg.


LES EFFETS SUR MA PEAU

Je "spoile" un peu la rubrique suivante qui concerne les effets secondaires, mais je peux vous dire que mes craintes ont vite disparu : aucune grosse poussée à déplorer. Comme d'habitude, quelques rares boutons par-ci par-là, notamment au moment des règles, mais franchement, rien de bien méchant.
Mon grain de peau est de plus en plus régulier, ma peau plus lisse (quand je touche mon visage, aucune irrégularité à déplorer), plus douce. Les boutons sont de plus en plus rares (voire inexistants), et lorsqu'ils sont là, ils sont assez petits et disparaissent rapidement (au bout de 4 jours grand maximum).
En janvier, je vous parlais de cicatrices qui me gênaient beaucoup. Actuellement, et vous allez le voir sur les photos, les cicatrices sont de moins en moins visibles, malgré quelques-unes plutôt récalcitrantes. J'ai encore quelques irrégularités de couleurs. Je ne sais pas si l'atténuation de ces cicatrices est due au traitement ou au fait que j'ai recommencé à utiliser mon sérum anti-tâches de Caudalie (le fameux Vinoperfect dont je vous ai maintes fois parlé).
Je ne porte presque plus de fond de teint (2 à 3 fois par mois grand maximum), uniquement du correcteur par-ci par-là. Je n'aurais pas la prétention de dire que mon teint est si beau qu'il ne nécessite pas de maquillage, mais je me préfère sans fond de teint, quitte à ce qu'on voit mes quelques cicatrices et mes imperfections. D'autant que je me suis rendue compte que la fond de teint a tendance à marquer les zones d'imperfections et de sécheresse, ce qui fait qu'au final, ça se voit encore plus (vous savez, ces petites "miettes" de fond de teint aux endroits où la peau est un peu sèche ou sur un bouton... miam) !

Je suis toujours aussi ravie que lors de mon premier bilan, puisque je trouve que les résultats sont réellement satisfaisants. Et à l'heure actuelle, au bout de 5 mois de traitement, je peux vous dire que je ne regrette pas du tout d'avoir commencé ce traitement, malgré des contraintes parfois difficiles à vivre : la prise de sang mensuelle, le rdv mensuel, le fait de faire encore plus attention que d'habitude à ce que je mange (puisque le traitement a la fâcheuse tendance à faire grimper le taux de cholestérol), etc...

Sinon, deux petits détails, mais qui éventuellement pourront en intéresser plusieurs. Premièrement, le don du sang sous traitement Roaccutane est FORMELLEMENT interdit. Mon école de psychomotricité a organisé une collecte courant février en partenariat avec l'EFS, j'aurais aimé donner, mais je n'ai pas pu. De même, je sais qu'à la fin du traitement, il faut encore attendre quelques mois avant de donner. Je ne connais plus le délai légal, mais c'est au moins 4-5 mois.
Enfin, le tatouage sous Roaccutane est fortement déconseillé. Il n'est pas formellement interdit, mais ma dermato me l'a fortement déconseillé puisque, la peau étant à vif et ayant du mal à cicatriser, les risques d'infections sont accrus et la cicatrisation risque d'être plus longue et plus laborieuse. Je dois donc remettre à plus tard mon projet du deuxième tatouage ; je compte le faire en août-septembre, comme le premier.


LES PHOTOS

J'ai pris des photos à plusieurs jours d'écart, histoire que vous puissiez voir la différences. Comme en février ma peau avait déjà connue une nette amélioration, vous verrez surtout l'évolution concernant les cicatrices et le grain de peau. Vous le verrez également : j'ai enfin réussi à "dompter" la sécheresse de mes lèvres au fur et à mesure des jours et des semaines.
Comme d'habitude, les photos sont prises au réveil, donc sans rien sur la peau, ni crème hydratante, ni maquillage. Je les prends toujours en lumière naturelle, en face d'une fenêtre, pour que vous voyiez le plus possible.


LES EFFETS SECONDAIRES

Je vous parlais en détail des effets secondaires ressentis lors du bilan à 1 mois et demi de traitement (cf : ICI). Après 5 mois de traitement, je dois avouer que les effets sont sensiblement les mêmes à quelques détails près.
Je n'ai plus aucune douleur musculo-squelettiques, sauf quand j'ai un peu forcé sur le sport. Je ne suis pas plus fatiguée que d'habitude.

La sécheresse cutanée sur le visage s'est calmée (d'ailleurs je pense changer de crème hydratante et d'en prendre une plus légère), en revanche je trouve qu'elle s'est largement plus faite ressentir sur le corps, notamment les bras et les mains. Mes mains ont énormément morflé courant février ! Je me retrouvais régulièrement avec d'immenses plaques de sécheresses et de gerçures. Dans ces cas-là, j'appliquais en couche épaisse du Cicalfate ou mieux encore, du Cicatryl (la pommade que j'avais utilisée lors de la cicatrisation de mon tatouage). Mes lèvres aussi se sont plus détériorées qu'au début, mais je dois dire que c'est en partie de ma faute puisque j'ai la fâcheuse tendance à me titiller les petites peaux qui dépassent...

Au bout du 3ème mois environ, j'ai eu les yeux secs, mais après avoir appliqué quotidiennement des gouttes prescrites par la dermato, tout est rentré dans l'ordre. Actuellement, je n'en mets que 2 à 3 fois par semaine grand maximum.
Enfin, concernant la cholestérolémie, si mon taux ne cessait d'augmenter au début, il a largement baissé au cours du 3ème mois et est actuellement stable, dans les normes.

J'espère avoir répondu à toutes vos questions ; si vous en avez d'autres, n'hésitez pas !

vendredi 22 janvier 2016

Aventure Roaccutane, partie 2 - le bilan à 1 mois et demi de traitement

We Heart It
Je vous en parlais dans un long article publié en décembre, j'ai commencé la longue aventure qu'est le traitement Roaccutane (ses génériques : Procuta, que je prends, et le Curacné). Concernant le pourquoi du comment j'ai décidé de commencer ce traitement, je vous laisse au besoin (re)lire l'article en question.
Beaucoup d'entre vous m'ont émis leur intérêt quant à ce traitement et surtout, ce que je comprends, l'évolution de ma peau, ainsi que les effets secondaires rencontrés. Je ne pense pas faire un bilan à chaque mois, mais peut-être un mois sur deux, ou moins si je n'ai pas remarqué de changement notable.

Avant toute chose, je tiens à répéter encore une fois que je ne suis ni médecin généraliste, ni dermatologue, ni pharmacienne. Par conséquent, quel que soit mon avis concernant ce médicament, il n'est que strictement personnel et ne concerne que mon propre vécu. De ce fait, je ne pousse personne à faire, ou non, Roaccutane : je suis juste là pour vous donner un avis, un ressenti et vous faire part de l'évolution. Si Roaccutane vous intéresse, c'est avec votre généraliste (ou mieux, votre dermatologue) qu'il faut en parler.

Pour info, je suis actuellement à 20mg par jour depuis le début du traitement.

NB : je ne sais pas quand je compte publier cet article, certainement d'ici une bonne semaine. Je précise donc qu'à l'heure où j'écris, nous sommes le 15 janvier. Ayant commencé le traitement le 2 décembre, je suis à environ 1 mois et demi de traitement, sur les 6 mois (minimum) initialement prévus.


LES EFFETS SUR MA PEAU

Je pense que c'est certainement le point qui vous intéresse le plus, ce qui est tout à fait légitime ! Autant vous dire que je suis ravie, vraiment ! Au bout de même pas 2 mois, ma peau s'est littéralement transformée : je n'ai plus aucun boutons (peut être 1 ou 2, de temps en temps, et encore), mon grain de peau est plus régulier et ma peau initialement mixte à tendance grasse est devenue normale avec une légère tendance sèche sur certaines zones de mon visages (j'en reparlais dans le point concernant les effets secondaires). Lorsque je touche mon visage, ma peau est presque parfaitement lisse. Visuellement, j'ai quelques cicatrices, notamment sur les joues, mais je m'en occuperai en fin/après le traitement.
De plus, je ne m'y attendais pas réellement, mais c'est plutôt génial, puisque mon cuir chevelu regraisse beaucoup moins vite, ce qui me permet d'espacer les shampooings. Avant Roaccutane, je me lavais les cheveux 3 à 4 fois par semaines. En ce moment, je ne fais que 2 lavages par semaines.

We Heart It
En lisant cet article, vous vous attendez certainement à voir des photos avant-après. Alors vous allez avoir un "après", mais pas un "avant", tout simplement parce que je n'ai pas pensé, au commencement de mon traitement, à prendre des photos. Bon, ce n'est pas un drame, n'est-ce pas !
J'ai redécouvert le plaisir de sortir sans maquillage. Il y a encore 2 mois, je ne pouvais pas imaginer sortir sans appliquer de fond de teint. Actuellement, je ne me maquille presque plus le teint, mis à part un peu de correcteur sur 2-3 cicatrices qui m'embêtent un peu.
En tout et pour tout, en presque 2 mois de traitement, j'ai appliqué du fond de teint 7-8 fois maximum, principalement lorsque je sors. C'est une véritable révolution pour moi. Je n'avais pas une acné sévère, mais elle me complexait tout de même énormément.
Psychologiquement, c'est absolument extraordinaire de pouvoir sortir sans avoir honte de sa peau, honte de soi. Je me sens réellement mieux, j'ai plus confiance en moi.

Voici donc les photos. Elles ont été prises sur peau totalement nue, au réveil (donc ni maquillage ni crème ou quoi que ce soit) : oui oui, je suis en pyjama. Comme vous pouvez le voir, je n'ai plus de boutons. Les traces résiduelles que vous pouvez voir, sur les joues notamment, sont en fait des cicatrices (principalement), mais aussi des rougeurs ; en effet, lors du traitement, la peau est sensibilisée et à tendance à rougir facilement en faisant en quelque sorte "ressortir" les petits vaisseaux de la peau.
Pour que vous voyiez bien, j'ai pris en lumière totalement naturelle (en face de la fenêtre pour avoir un maximum de lumière) et en lumière artificielle couplée à la lumière naturelle.
(Sinon, je ne suis pas habituée à poster des photos de moi ici... ça fait sacrément bizarre !!!!)


Les effets secondaires

C'est certainement ce qui me faisait le plus "peur" lorsque j'ai commencé le traitement. Il faut dire que sur ce point, les effets varient énormément d'une personne à l'autre. L'une va vous dire qu'elle a beaucoup souffert pendant son traitement, une autre va vous dire que tout est nickel, ou presque.
Je fais partie de cette seconde catégorie. J'ai quelques effets secondaires, évidemment, mais ils ne sont pas particulièrement handicapants.
Voici les principaux effets secondaires ressentis dans les 2 premiers mois du traitement :

- Sécheresse cutanée : OUI, mais pas tant que ça, puisque j'ai tout de suite changé ma routine et adopté des produits bien adaptés au traitement

- Sécheresse labiale : OUI, beaucoup même. Mais il faut dire que je m'amuse à grattouiller mes lèvres, donc forcément, ça n'arrange rien. Mais avec de bons baumes, c'est largement supportable.

- Sécheresse oculaire : NON, pas particulièrement.

- Sécheresse nasale, saignements du nez : OUI, NON. Le nez est plus sec, mais en période hivernale, donc de rhume, ce n'est pas particulièrement étonnant. Pour les saignements, rien à signaler.

- Hausse de la cholestérolémie : OUI, mais selon ma dermato, rien d'affolant, au contraire : ma hausse serait très faible par rapport à la moyenne des patients. (Et pour ma défense, j'ai fait ma prise de sang 2 jours après Noël !)

- Hausse de la triglycéridémie : NON, au contraire, il y a même eu une baisse.

- Maux de tête : OUI, de temps en temps, mais est-ce réellement en lien avec Roaccutane ?

- Douleurs articulaires / musculaires : OUI, et au début, c'était difficilement supportable. On va dire que ces douleurs sont chroniques : de temps en temps, je me lève le matin avec une douleur épouvantable dans le bas du dos, mais elle se calme avec des antalgiques. Idem pour mon genou droit, mais c'est plutôt classique, puisque c'est un genou que j'ai eu blessé. De plus, je continue le sport au même rythme qu'avant, et la notice conseille de lever le pied. Mais bon, pas envie...!

- Poussée acnéique en début de traitement : NON, pourtant c'est relativement fréquent. En fait, je n'ai pas eu de grosse poussée monstrueuse, mais juste, de temps à autre, un petit bouton qui décidait de pointer le bout de son nez.

- Légère chute de cheveux NON, je dirais même qu'au contraire, ils sont plus résistants (mais après, ça n'a peut-être aucun lien avec le traitement).

- Irritabilité : OUI / NON, mes proches vous le diront certainement : je suis plutôt chiante de base, Roaccutane ou pas !

- Fatigue : OUI, mais j'ai commencé le traitement au moment de mon stage en crèche (donc de grosses journées, avec des cris d'enfants de 8h30 à 17h30) et j'ai ensuite été malade, genre la grosse crève qui te suit une bonne semaine, juste après le Nouvel An. Donc je ne pense pas que la fatigue soit plus que cela liée au traitement.

We Heart It
Pour les effets secondaires, il est toujours difficile de les évaluer, puisque certains des effets ne sont pas forcément uniquement dus à Roaccutane, par exemple la fatigue qui est relativement classique en hiver, ou les maux de crâne qui peuvent être simplement induit par une grosse journée ou autre.
C'est un peu le risque quand on prend Roaccutane : on psychote sur tout, et dès qu'on a un pet de travers (pardonnez-moi l'expression !), on met tout cela sur le dos de Roaccutane, alors que ce n'est pas toujours justifié.

Sur la notice du médicament, qui fait environ 345 mètres de long, de nombreux autres effets secondaires sont rapportés (souvent graves), mais dans des fréquences beaucoup moins importantes (de "rare" à "très rare"). De ce fait, je ne les ai pas mentionnées ici.


CONCLUSION

Vous devez vous en doutez par rapport à tout ce que j'ai dit plus haut, je suis pour l'instant ravie de Roaccutane. Les résultats sont là et pour l'instant, je n'ai pas particulièrement de désagréments. Supportant très bien la dose de 20mg, j'avoue que j'aimerais continuer tout le traitement comme ça, quitte à le faire plus longtemps : je n'ai pas particulièrement envie d'augmenter la dose et que les effets secondaires deviennent trop contraignants. Mais c'est ma dermato qui décidera !

Concernant ma routine de soin, elle a évidemment changé. Je pense certainement, en milieu de traitement (et si ça vous intéresse, bien évidemment), vous faire un article à propos des produits que j'utilise : ce qui fonctionne ou, au contraire, ce que j'ai testé et que je n'ai pas apprécié.


J'espère avoir répondu à toutes vos questions ; si vous en avez d'autres, n'hésitez surtout pas !

samedi 12 décembre 2015

On passe au niveau supérieur ! (Aventure Roaccutane, partie 1)

We Heart It
Si vous me lisez depuis un certain temps, vous devez savoir que depuis maintenant 4 ans, je me livre à une véritable bataille contre ma peau.

Recap...

J'ai testé de nombreuses choses de plusieurs types : des traitements locaux (applications de crèmes sur ordonnance), des traitements antibiotiques (la Toléxine qui, selon moi, fait finalement partie de ces choses qui ont aggravé mon cas) ou même de la "médecine douce" avec les compléments alimentaires (comprimés de zinc à prendre tous les jours). J'ai testé également des produits vendus dans le commerce, ces produits vantés comme étant les solutions miracles mais qui, finalement, n'ont d'efficacité que de remplir les poches de leurs fabricants.

Bref, je pense que j'ai tout testé. Au début de l'été, les choses s'étaient remarquablement améliorées lorsque j'ai recommencé à prendre la pilule. En peu de temps, ma peau est devenue jolie malgré quelques boutons de temps en temps, mais environ 3 mois après, l'acné est revenue. Moins forte qu'avant, oui, il faut l'admettre, mais elle est revenue ! Et dire que dans un article du mois d'août (à (re)lire ICI) je vous faisais part de mon enchantement d'avoir retrouvé une peau correcte ! Ceci m'apprendra à crier victoire trop vite !
Je n'ai pas besoin de revenir sur toutes les conséquences psychologiques du retour de mon acné : honte d'être démaquillée ; envie de se cacher tout le temps, partout, devant n'importe qui ; mais aussi cette retenue que je me fixe constamment si un garçon me plait.
L'acné est un frein à la vie sociale et à la vie amoureuse. C'est un fait.


Nouvelle dermato

J'ai donc voulu repartir sur de bonnes bases : j'ai changé de dermatologue. Je n'avais rien contre celle qui me suivait jusque là, mais j'ai l'impression qu'elle minimisait mes problèmes et n'était pas forcément à l'écoute de mes attentes. J'avais beau lui faire part de l'inefficacité des produits qu'elle me prescrivait, elle s'obstinait à chaque fois. Pour quoi faire ?
En novembre, je suis finalement allée voir une autre dermatologue, à Boulogne-Billancourt (92), pas très loin de mon école de psychomotricité. Je n'habite pas du tout dans le coin, mais je me suis dit que ce serait plus pratique pour avoir un rendez-vous après ou avant les cours.

Adam Parrish, We Heart It
J'ai tout de suite eu une très bonne impression de cette femme. Je lui ai parlé de tous les traitements que j'ai pu tester en 4 ans. Elle a ensuite tenu à regarder ma peau et m'a démaquillé pour pouvoir voir sans être "aveuglée" par le maquillage. Ça peut paraître étrange, mais c'est ce qui m'a beaucoup plu : aucun des dermatos que j'avais pu consulter n'avait regardé ma peau démaquillé, et avec du recul, je me rends compte que c'est totalement aberrant !
Ensuite, encore une chose qui était nouvelle pour moi, la dermato a discuté avec moi de l'impact de l'acné dans ma vie en général ou sur des aspects particuliers : vie amoureuse, vie sociale, vie familiale, vie étudiante/professionnelle. En 4-5 ans, c'est la seule dermato qui m'a posé des questions sur mon état psychologique vis-à-vis de mon acné !
Pourquoi ai-je finalement eu une opinion si favorable de cette femme ? Mon acné a été prise en compte dans sa globalité, et non pas uniquement dans son aspect "médical". Et je peux vous dire que ça fait toute la différence, sincèrement.

Pour être honnête avec vous, j'étais venue voir le Docteur G. avec une petite idée derrière la tête : Roaccutane. Malgré toutes les horreurs qu'on peut entendre à son sujet, ce traitement est certainement la solution de "dernier recours" la plus efficace. Alors pourquoi pas ?
C'est le Docteur G. qui m'a directement parlé de ce traitement. Je lui ai fait part des quelques inquiétudes que j'avais, notamment par ce que j'avais pu lire sur les sites internet de témoignage ou de vulgarisation scientifique. J'avais également eu l'occasion d'en parler avec Sara qui est docteur en pharmacie et est donc plutôt calée sur la question (et non influencée par les lobbys des labos !), et qui, en plus, m'a beaucoup, beaucoup, beaucoup écoutée ! (merci )
Docteur G. et moi en avons parlé et elle m'a dit qu'elle a plusieurs fois prescrit ce traitement sans qu'aucun patient n'ait eu de séquelles ou les effets secondaires parfois très graves décrits sur la notice du médicament.
Elle m'a alors avancé un argument qui a fait tilt dans ma tête : "Oui, c'est un traitement assez lourd mais très bien surveillé. Qu'est-ce que c'est, 5-6 mois de traitement, pour avoir à la fin une plus jolie peau et une meilleure estime de soi ?". Ma dermato avait compris à quel point l'acné commençait à peser dans ma vie.

Au début, j'ai un peu été étonnée qu'elle accepte que je démarre ce traitement. En effet, mon acné n'est que modérée, et généralement, Roaccutane est prescrit pour les acnés sévères, voire très sévères. Le Docteur G. m'a finalement dit que ce qui détermine le début du traitement n'est pas forcément la gravité de l'acné, mais surtout la résistance aux autres traitements. Ayant tout testé, Roaccutane était ma dernière solution.


Surveillances et contrôles

Il faut savoir que Roaccutane n'est pas un traitement anodin. Un médecin évaluera toujours le bénéfice-risque avant toute prescription. Si les effets secondaires peuvent faire peur, je me dis que finalement, avec un suivi si régulier (prise de sang et rendez-vous avec la dermato tous les mois minimum), si je développais un problème lié au traitement, il serait vite détecté, et donc vite traité.
En effet, il y a d'abord la prise de sang à T0. Cette prise de sang servira de "prise de sang témoin". Il est vérifié votre taux d'HCG (hormone de grossesse) si vous êtes une femme car le médicament a de terribles conséquences sur le foetus. On vérifie également votre cholestérolémie, les triglycérides et quelques dosages liés au foie. Pourquoi ? Roaccutane a tendance à faire légèrement augmenter le cholestérol. De ce fait, un patient qui est déjà limite au niveau du seuil de cholestérol pourrait se voir refuser de commencer le traitement.

Pour ma part, tous ces dosages étaient normaux, le traitement a donc pu être mis en route. La véritable contrainte est la prise de sang mensuelle qui doit être faite à jeun et maximum 3 jours avant la consultation chez le dermatologue. Au début, c'est difficile à gérer : on se retrouve à faire des calculs pour savoir quand il faudra prendre rdv chez le médecin (car le pharmacien ne délivre que 30 comprimés, pas un de plus) mais aussi quand il faudra aller au laboratoire, en prenant en compte le délai pour les résultats. Un petit casse-tête chinois auquel on s'habitue facilement avec un peu d'organisation.

We Heart It
Il y a également un accord à signer, comme quoi vous prenez la responsabilité de ce traitement. C'est assez angoissant sur le coup d'avoir à signer un truc pareil ! Enfin, vous devrez à chaque fois avoir sur vous (pour les rendez-vous chez le dermatologue et pour aller à la pharmacie retirer votre médicament) un petit carnet dans lequel votre médecin note les résultats de vos analyses sanguines et si oui, ou non, vous pouvez vous procurer le médicament.
Finalement, malgré toutes les horribles choses dites sur Roaccutane, j'ai été rassurée par ce suivi rapproché qui peut cependant être anxiogène au début.

Si, pour ma part, j'ai plutôt bien envisagé le traitement, je dois avouer que dans mon entourage, les réactions étaient parfois différentes.
Pour commencer, il y a eu ma maman qui a un peu flippé quand elle a pris connaissance de tous les effets secondaires, dont certains sont extrêmement graves (j'en reparlerai plus tard). Je lui ai fait part du suivi rapproché, dont j'ai parlé plus haut, mais aussi de ma vigilance. Je ne suis pas complètement maso : je sais que si je commence à développer des effets secondaires bizarres ou préoccupants, j'arrête immédiatement le traitement et je prendrai un rendez-vous avec le Docteur G. pour en discuter avec elle.
Il y a eu également deux de mes amis qui ont plutôt mal pris la chose. Selon eux, c'est totalement insensé de faire un traitement aussi lourd pour une acné de faible sévérité. Honnêtement, ils étaient presque en colère, quand j'y repense ! Chère T., cher E., je vous promets que tout se passera bien ! (Mais merci pour votre bienveillance )


Mise en route du traitement

Pour commencer, je dois prendre 20mg par jour pendant 1 mois (le générique Curacné/Procuta). Ce sera au médecin de voir si oui ou non la dose sera augmentée. La dose dépend de votre seuil de tolérance (voilà pourquoi généralement on commencera très bas) et à votre poids. En effet, pour que le traitement soit efficace sur le court comme sur le long terme, il faut que votre organisme ait ingéré à la fin environ 150mg/kilos. En-deçà, le traitement serait peu efficace et/ou augmenterait le risque de rechute.

J'ai commencé le 2 décembre, ce qui fait qu'aujourd'hui, le 12 décembre, je suis à J+10. Je considère que c'est encore un peu tôt pour vous faire part de mon ressenti ou des résultats pour un traitement qui s'étale sur plusieurs mois. 
De ce fait, je pense refaire un article dans environ 1 mois pour vous en parler, en bien, j'espère ! Mais en tout cas, je peux assurément vous dire que pour l'instant, je n'ai absolument aucun effet secondaire mise à part une légère sécheresse des lèvres.


NB : La charte de Blogger m'interdit de faire de la publicité publiquement sur mon blog pour un professionnel de santé. C'est pour cette raison que je l'appelle Docteur G. dans cet article.
Cependant, si vous habitez en région parisienne et que vous êtes intéressé(e), n'hésitez pas à m'envoyer un mail et je vous ferai part des coordonnées de cette dermatologue.

PS : Oui, je sais, les illustrations n'ont absolument rien à voir avec cet article, mais je les trouvais jolies...! Et puis bon, je n'allais pas vous poster des photos de points noirs, boutons et compagnie !


Et vous, comment ça va avec votre peau ?
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...