Translate !

dimanche 24 avril 2016

Regard de l'autre, timidité et omniprésence du jugement

Ruchira pour We Heart It
Il y a peu, je discutais avec quelqu'un d'un sujet dont on ne parle pas beaucoup mais qui, pourtant, est présent dans notre vie à tous : le regard des autres et la timidité. Ces deux choses sont étroitement liées et nous en "souffrons" chacun à notre manière.
Certains le vivent très bien et n'y prêtent pas attention ; de ce fait, être exposé au regard de l'autre et à son jugement ne leur pose pas particulièrement de problème. J'admire beaucoup ces personnes, puisqu'elles font preuve d'une capacité d'abstraction sans faille !
Mais il y a les autres, ceux pour qui le regard des autres est pesant et peut, selon les personnes, importer dans la prise de décisions et les choix de vie.
Evidemment, il y a également toutes ces personnes qui sont entre ces deux contraires et qui arrivent, à force d'expériences et d'efforts, à essayer de mettre le regard et le jugement des autres de côté pour chasser la timidité.

Après avoir discuté avec cette personne, j'ai retourné le sujet dans ma tête dans tous les sens avant de vouloir vous en parler. La personne en question est d'une nature extrêmement timide, mais de par son métier, elle a du surpasser sa timidité. Actuellement, elle arrive à ne plus y faire attention, ou du moins dans l'exercice de son activité ; dans la vie privée, nous ne sommes pas les mêmes que dans notre vie pro, et heureusement !
J'avoue que cette conversation m'a inspirée. Je me suis dit qu'après tout, tout ceci est dans notre tête : le regard, le jugement, voire la persécution... C'est à en devenir parano cette histoire !

"Oh la la, il est foncé ton rouge à lèvres, ça fait un peu gothique non ?"
Mais avouez tout de même que c'est assez dingue que nous soyons en partie "guidés" par ce que les autres pensent de nous. Au moins une fois dans notre vie, nous avons pensé "oh non, je n'oserais jamais, pas devant tout le monde !" à propos d'une potentielle situation à venir. Il peut s'agir d'une attitude à adopter, d'un "discours" à débiter ou de fringues à porter.
C'est dommage quand même...! Je dois admettre que si je ne suis pas hyper dépendante du regard et de l'avis des autres, j'y suis tout de même sensible. Cependant, je dois avouer que j'y suis de moins en moins sensible, notamment depuis que je suis tatouée ; je ne sais pas si c'est lié, peut-être, peut-être pas.

De toute façon, il faut se mettre une chose en tête : nous vivons dans une société où chacun aime regarder, juger et jauger l'autre ; où chacun aime donner son avis sur tout, notamment lorsqu'on ne le lui a pas demandé.
Une fois ceci compris, je peux vous dire que les choses vont mieux et qu'on porte bien moins d'attention au regard de l'autre et à son jugement, parfois positif (oui oui, ça existe !), parfois négatif.

J'ai encore été témoin récemment de cette "dépendance" du regard de l'autre. J'arrive dans l'amphi, une de mes copines est en train de lire en attendant le prof. Etant curieuse (et surtout dingue de lecture), je lui demande ce qu'elle lit. Elle cache un peu la couverture et me répond, presque à demi-mots : "Oh, juste un Harlan Coben".
Oui, et alors ? Pourquoi "juste" ? Comme s'il y avait une hiérarchisation des types de littératures et qu'il était honteux de lire un bouquin de "catégorie 3-4-5" et non un livre de "catégorie 1" style un Zola ou un Tolstoï. C'est dommage, encore une fois !

"T'auras l'air de quoi à 70 ans avec ton tatouage ?"
Comme je vous l'ai dit plus haut, le fait que je sois tatouée joue certainement beaucoup dans le fait que le regard des autres m'importe moins qu'avant : je sais que lorsqu'il est visible (quand je suis en manches courtes, par exemple), les gens le regardent, inconnus comme famille ou amis. Mais je m'en fiche ! Je m'en fiche déjà parce que les regards ne sont pas forcément toujours désobligeants, mais surtout je m'en fiche puisque j'ai fait ce tatouage pour moi et non pour les autres. Il me plait, j'en suis fière, et si c'était à refaire, je le referais sans aucune hésitation.
J'en parlais la semaine dernière en commentaire sur le blog de Mélisande : je l'oublie un peu puisqu'il fait partie intégrante de moi, mais paradoxalement, je sais qu'il est là, et il y a un petit côté rassurant et enveloppant là-dedans. Comme un "soutien" non physique, non matériel qui ne me quittera jamais.
Pour celles et ceux qui ne sont pas tatoué(e)s, ce que je dis doit complètement vous paraître absurde, mais les tatoués comprendront.

Autre potentielle "raison" à ce détachement du regard de l'autre : mes études. Je suis depuis septembre en école de psychomotricité, un métier qui, en tant que thérapeute, fait énormément intervenir le corps, et notamment l'expression corporelle. Je ne suis pas là pour vous vanter les mérites du métier qui, selon moi, est certainement le plus beau métier au monde, mais pour faire bref, j'ai une formation qui me permet d'acquérir des connaissances théoriques solides (neurologie, anatomie, etc) à mettre en pratique grâce aux stages et aux cours de pratique, ce que nous appelons chez nous les médiations corporelles.
Contrairement aux cours théoriques où nous sommes entre 150 et 250 élèves, les cours de pratique nous réunissent par groupes de 20-25 (des classes "classiques", si vous voulez). Pendant ces médiations, nous nous investissons corps et âme dans ce que nous faisons. Littéralement. Si vous me suivez sur Instagram, vous en avez certainement eu un petit aperçu, puisque j'adore y afficher mes psycho-potes !
Au début, il était très difficile pour moi de lâcher prise pendant ces cours, notamment car le corps a une place excessivement importante dans ce que nous faisons, notamment avec le toucher. Mais au fil des mois, et grâce aussi au fait que nous avons appris à nous connaître entre nous mais aussi nous-mêmes, je me suis libérée. J'ose beaucoup plus de choses, même si, il ne faut pas se mentir, je garde ma petite part de timidité.

Tout ceci juste pour vous dire que quoi que vous fassiez, vous serez jugés toute votre vie ; sur tout, y compris les choses que vous considérez être extrêmement intimes et personnelles. Alors autant apprendre dès maintenant à passer outre et ne jamais avoir honte de vos goûts, vos rêves, vos choix. Parce que c'est aussi ça, la liberté de pensée. Vivez pour vous !
Et comme le dirait Epica : "Don't look back, keep on track to break the curse, take the chance : design your universe" !

PS : les gifs "fuck" qui agrémentent cet article ne sont pas là pour véhiculer un message de colère/haine/violence. J'ai juste trouvé ça assez marrant et que ça collait parfaitement à ce que j'ai parfois envie de faire/répondre quand on me fait des remarques sur ce que je porte/j'aime.

Et vous, quelle importance accordez-vous au regard des autres ?

samedi 16 avril 2016

Les rouges à lèvres liquides - le test

We Heart It
En matière de produits pour les lèvres, il y a eu de nombreuses vagues qui, finalement, sont dans un perpétuel recommencement : le gloss, le rouge à lèvres nacré, le rouge à lèvres brillant, le matte, le jumbo… Depuis quelques mois, il y a eu l’arrivée d’un produit hybride : le rouge à lèvres liquide au fini le plus souvent matte. A mi-chemin entre le gloss (mais le côté collant en moins) pour son packaging et le rouge à lèvres pour sa tenue et son intensité, les rouges à lèvres liquides sont actuellement ceux qui sont certainement le plus portés, en partie grâce à Yves Saint Laurent qui avait sorti sa fameuse Encre à Lèvres il y a environ 3-4 ans.

Pour ma part, j’en utilise depuis peu mais j’ai réussi à me constituer une petite collection qui m’a permis de tester des marques et des couleurs différentes. Et puisque mon avis diffère d’un produit à l’autre, je me dis qu’un petit article récapitulatif peut être assez intéressant si vous voulez jeter votre dévolu sur ce type de produit !

NB : je ne peux malheureusement pas vous montrer des photos de ces produits portés, puisque je n'ai pas réussi à rendre justice aux couleurs. A chaque fois, le rendu était trop saturé, trop sombre, trop clair, trop "pastel", et ce, même après retouches.
Mais comme je vous aime bien, vous trouverez sur le nom de chaque teinte dont je vous parle un lien qui vous guidera vers un swatch digne de ce nom !


Le rouge à lèvres liquide (matte ou non) en bref :

Ceux que j’ai pu tester :
- Shine Lust Lip Tint, Kiko (discontinué)
- Rouge velouté sans transfert, par Sephora
- Double Touch Lipstick, par Kiko
- Rouge infusion, par Sephora
- Soft Matte Lip Cream, par Nyx

* Shine Lust Lip Tint, par Kiko
Ce produit ne se fait malheureusement plus (ce qui est dommage puisque c’était une excellente gamme !), du moins sur Internet et dans les quelques boutiques de Paris que je côtoie. Cependant, je vous en parle ici puisque je me dis que selon les Kiko, il peut éventuellement rester du stock.
Ce qu’en disait la marque : « Rouge à lèvres liquide effet laqué longue tenue. Pure brillance et intensié chromatique immédiate en une seule formule. Shine Lust Lip Tint inaugure une nouvelle manière d’habiller les lèvres en unissant l’intensité d’une rouge à lèvres, la brillance d’un gloss et la tenue d’une encre à lèvres ».
Rien à dire, la description colle parfaitement à ce que je pense du produit !

- Tenue : optimale jusqu’à ce que l’on mange (et encore)
- Texture/fini : semi-matte qui tire sur le glossy
- Application : très agréable et aisée, notamment grâce à l’embout qui a une forme plutôt chouette
- Confort : très agréable à porter
- Sans transfert : non
- Retouche : largement possible sans effet de matière
- Démaquillage : waterproof non obligatoire, la plupart du temps, ma Bioderma me suffit
- Mes teintes : n’étaient pas écrites sur le tube, mais un vieux rose et un rouge assez classique
- Prix : 8,90€ si mes souvenirs sont bons

* Rouge velouté sans transfert, par Sephora
Ce qu’en dit la marque : « Un rouge à lèvre liquide couvrant ultra longue tenue, à la texture transformable : crémeuse à l’application, elle devient voile léger de velours pour une couleur irréprochable sur les lèvres pendant des heures. Couleur intense, facilité d’application, longue tenue… que demander de plus ? »
Après en avoir entendu parler partout sur la Toile, j’avais jeté mon dévolu sur le très célèbre 13 Marvelous Mauve, un vieux rose-violine extrêmement joli et facilement portable. Bémol : la marque propose peu de teintes, dont certaines très peu portables (oranges et roses très vifs). C’est un très bon produit, mais je ne suis pour autant pas emballée autant que pour d’autres, ou du moins, autant que ce que le suggère la marque. Pourquoi ? Certainement par rapport à l’application et à l’évolution du produit dans la journée

- Tenue : très bonne, mais peut avoir tendance à s’estomper au milieu des lèvres après un repas
- Texture/fini : ultra matte
- Application : très facile grâce à l’applicateur un peu biseauté
- Confort : très moyen, surtout au bout de 3-4-5 heures. On sent la matière sur les lèvres, ça peut avoir tendance à tirailler
- Sans transfert : oui
- Retouche : impossible, au risque de voir le produit s’effriter sur les lèvres
- Démaquillage : waterproof obligatoire
- Mes teintes : 13 Marvelous Mauve
- Prix : 10,95€

* Double Touch Lipstick, par Kiko
Source : laetitiatoledanomakeup-blog.fr
Ce qu’en dit la marque : « Duo rouge à lèvres liquide effet brillant. Il tient jusqu’à 10 heures. Combinaison extraordinaire de base colorée et de gloss à lèvres avec un fini intense et lumineux. La couleur se fixe sur les lèvres pour un résultat qui tient des heures. Son applicateur mousse doux suit le contour des lèvres et les dessine avec un maximum de précision. Texture spéciale sans transfert qui ne file pas et sèche très rapidement. »
C’est certainement le RàL liquide que je trouve le plus rentable. La marque propose une quinzaine de teintes du nude au bordeaux pour 6,90€ l’unité. Vous pouvez appliquer seulement la base colorée pour un effet matte ou y ajouter le gloss pour prolonger sa tenue et apporter de la brillance.

- Tenue : très bonne, on n’est pas loin des 10h annoncées par la marque (mon test maximal a été d’environ 8h), y compris après un repas
- Texture/fini : matte en solo, brillant avec le gloss
- Application : très facile, la matière glisse facilement et l’embout est suffisamment précis
- Confort : dépend de si vous appliquez ou non le gloss. Sans, vous serez très vite inconfortable. Avec, c’est très agréable
- Sans transfert : sans le gloss, oui ; avec le gloss : peut laisser une légère trace
- Retouche : possible si on y va doucement pour éviter les pâtés, mais largement faisable
- Démaquillage : waterproof obligatoire
- Mes teintes : 113 Black Cherry115 Rhododendron Pink
- Prix : 6,90€

* Rouge infusion, par Sephora
Ce qu’en dit la marque : « Une encre à lèvres qui laisse les lèvres douces et non collantes, et les pare d’une couleur intense sans effet de matière. Sa couvrance modulable permet un résultat sur mesure, du plus naturel au plus sophistiqué selon le nombre d’application. »
J'adore l'aspect modulable qui peut aller de l'effet lèvres mordues à quelque chose de plus intense.

- Tenue : environ 4 ou 5h
- Texture/fini : ni matte, ni glossy. Un peu entre les deux, je dirais semi-matte. J’adore le côté modulable du produit !
- Application : très agréable et aisée
- Confort : dépend du nombre de couches, mais assez bon globalement
- Sans transfert : oui
- Retouche : moyennement possible
- Démaquillage : waterproof obligatoire
- Mes teintes : 07 Strawberry tint
- Prix : 12,95€

* Soft Matte Lip Cream, par Nyx
Source : sabrinatajudin.com
Ce qu’en dit la marque : « Ni rouge à lèvres, ni gloss, cette crème pour lèvres mate allie application soyeuse et finition mate. Contrairement à certaines formules, le Soft Matte Lip Cream dure toute la journée et hydrate vos lèvres simultanément. L'incontournable ! »

C’est certainement le produit pour lequel je suis le plus mitigée. Je possède 7 teintes, et je peux vous dire que d’une teinte à l’autre, la qualité peut être excellente comme plutôt médiocre. Notamment pour l’application : Transylvania est une horreur à appliquer (impossible même, sauf si vous appliquez au préalable un rouge à lèvres sombre…) alors que Monte Carlo ou Cannes sont de pures merveilles, très agréables et homogènes dès le premier passage.
Idem en ce qui concerne la façon dont le produit « vieillit » sur les lèvres. Avec Prague, par exemple, aucun souci à déplorer, même après de longues heures. Avec Istanbul, c’est cracra assez rapidement. Dommage que la marque fasse preuve d’autant d’hétérogénéité dans cette gamme, puisqu’elle aurait tout pour être parfaite !

(Petit détail, et je ne suis peut-être pas la seule, mais mon Copenhagen en fait des siennes. Je l’adore, il s’applique bien et de manière homogène, mais j’ai l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de produit dans le tube alors que je l’ai entamé il y a peu. Du coup, je dois repasser au 3-4 fois pour avoir une couleur un minimum intense. Suis-je la seule ?)

- Tenue : au moins 6h
- Texture/fini : matte
- Application : dépend beaucoup des teintes, pour certaines, l’application est loin d’être homogène
- Confort : plutôt bon
- Sans transfert : pas à 100%, mais ne va pas laisser une grosse trace de rouge sur votre tasse, par exemple
- Retouche : dépend beaucoup des teintes
- Démaquillage : waterproof obligatoire
- Mes teintes : Istanbul - Cannes - Prague (je le porte sur cette photo Instagram) - Monte Carlo (je le porte sur cette photo Instagram ; la duck-face est en cadeau) - Morocco - Copenhagen - Transylvania
- Prix : 6,90€


Et vous, quels sont vos RàL liquides préférés ?

vendredi 8 avril 2016

Aventure Roaccutane, partie 3 - le bilan à 5 mois de traitement

Source : We Heart It
Bonjour ! Comme promis, je reviens vers vous aujourd'hui pour ma Partie 3 de mon Aventure jolie peau, comprenez mon traitement Roaccutane. En ce début du mois d'avril, je rentre dans mon 5ème mois de traitement.
Mon dernier article à ce propos remonte au mois de janvier, à environ 1 mois et demi. Ça remonte un petit peu, il faut l'admettre, mais entre temps, il ne s'est pas passé grand chose puisque je suis restée à la même dose, soit 20mg par jour, pendant un certain laps de temps. D'ailleurs, si ça vous intéresse, je vous conseille de le (re)lire, puisque j'y ferai référence plusieurs fois dans l'article qui va suivre, afin d'éviter de répéter ce que j'ai déjà pu dire.


ETAT DU TRAITEMENT

J'ai commencé mon traitement le 2 décembre à 20mg/jour. Ce n'est que récemment que j'ai changé de dosage. Lorsque j'ai revu ma dermato mi-février, nous avons fait un petit bilan du parcours réalisé jusque là : ma peau réagit bien au traitement (peau quasi nickel, pas tant de sécheresse que ça) ; les effets secondaires ne sont pas énormes ; mon taux de cholestérol avait largement baissé (j'y reviendrai dans la rubrique "Les effets secondaires") et psychologiquement, tout va bien.

Elle m'a ensuite dit que compte tenu de mon poids (56kg), si je reste à 20mg/jour, le traitement risque de durer pas mal de temps, et donc de s'étendre même au-delà de l'été. Or, vous êtes peut-être au courant, mais Roaccutane est fortement déconseillé l'été puisque c'est un traitement photosensibilisant, même si elle m'a dit qu'en cas de nécessité, le traitement peut être fait en été, à condition de suivre à la lettre quelques instruction. De plus, il ne serait pas très bon pour l'évolution du traitement que je le suspende pendant 2-3 mois (l'été) et que je le reprenne ensuite : Roaccutane doit se faire sur la durée pour être totalement efficace.

De ce fait, elle a voulu augmenter la dose : 30mg/jour pendant environ 1 mois (du 20 février au 23 mars). J'avoue que sur le coup, ça m'a un peu déplu, puisque j'ai eu peur d'avoir tous les effets secondaires x10 et d'avoir également ceux auxquels j'avais pu échapper pendant ces 5 mois de traitement (la fameuse grosse poussée d'acné, l'immense fatigue, etc).
Puis, depuis le 24 mars, je suis passée à 40mg/jour. Cependant, l'article ne tiendra pas compte de ce nouveau dosage, puisqu'il est trop récent, mais plutôt du changement à 30mg.


LES EFFETS SUR MA PEAU

Je "spoile" un peu la rubrique suivante qui concerne les effets secondaires, mais je peux vous dire que mes craintes ont vite disparu : aucune grosse poussée à déplorer. Comme d'habitude, quelques rares boutons par-ci par-là, notamment au moment des règles, mais franchement, rien de bien méchant.
Mon grain de peau est de plus en plus régulier, ma peau plus lisse (quand je touche mon visage, aucune irrégularité à déplorer), plus douce. Les boutons sont de plus en plus rares (voire inexistants), et lorsqu'ils sont là, ils sont assez petits et disparaissent rapidement (au bout de 4 jours grand maximum).
En janvier, je vous parlais de cicatrices qui me gênaient beaucoup. Actuellement, et vous allez le voir sur les photos, les cicatrices sont de moins en moins visibles, malgré quelques-unes plutôt récalcitrantes. J'ai encore quelques irrégularités de couleurs. Je ne sais pas si l'atténuation de ces cicatrices est due au traitement ou au fait que j'ai recommencé à utiliser mon sérum anti-tâches de Caudalie (le fameux Vinoperfect dont je vous ai maintes fois parlé).
Je ne porte presque plus de fond de teint (2 à 3 fois par mois grand maximum), uniquement du correcteur par-ci par-là. Je n'aurais pas la prétention de dire que mon teint est si beau qu'il ne nécessite pas de maquillage, mais je me préfère sans fond de teint, quitte à ce qu'on voit mes quelques cicatrices et mes imperfections. D'autant que je me suis rendue compte que la fond de teint a tendance à marquer les zones d'imperfections et de sécheresse, ce qui fait qu'au final, ça se voit encore plus (vous savez, ces petites "miettes" de fond de teint aux endroits où la peau est un peu sèche ou sur un bouton... miam) !

Je suis toujours aussi ravie que lors de mon premier bilan, puisque je trouve que les résultats sont réellement satisfaisants. Et à l'heure actuelle, au bout de 5 mois de traitement, je peux vous dire que je ne regrette pas du tout d'avoir commencé ce traitement, malgré des contraintes parfois difficiles à vivre : la prise de sang mensuelle, le rdv mensuel, le fait de faire encore plus attention que d'habitude à ce que je mange (puisque le traitement a la fâcheuse tendance à faire grimper le taux de cholestérol), etc...

Sinon, deux petits détails, mais qui éventuellement pourront en intéresser plusieurs. Premièrement, le don du sang sous traitement Roaccutane est FORMELLEMENT interdit. Mon école de psychomotricité a organisé une collecte courant février en partenariat avec l'EFS, j'aurais aimé donner, mais je n'ai pas pu. De même, je sais qu'à la fin du traitement, il faut encore attendre quelques mois avant de donner. Je ne connais plus le délai légal, mais c'est au moins 4-5 mois.
Enfin, le tatouage sous Roaccutane est fortement déconseillé. Il n'est pas formellement interdit, mais ma dermato me l'a fortement déconseillé puisque, la peau étant à vif et ayant du mal à cicatriser, les risques d'infections sont accrus et la cicatrisation risque d'être plus longue et plus laborieuse. Je dois donc remettre à plus tard mon projet du deuxième tatouage ; je compte le faire en août-septembre, comme le premier.


LES PHOTOS

J'ai pris des photos à plusieurs jours d'écart, histoire que vous puissiez voir la différences. Comme en février ma peau avait déjà connue une nette amélioration, vous verrez surtout l'évolution concernant les cicatrices et le grain de peau. Vous le verrez également : j'ai enfin réussi à "dompter" la sécheresse de mes lèvres au fur et à mesure des jours et des semaines.
Comme d'habitude, les photos sont prises au réveil, donc sans rien sur la peau, ni crème hydratante, ni maquillage. Je les prends toujours en lumière naturelle, en face d'une fenêtre, pour que vous voyiez le plus possible.


LES EFFETS SECONDAIRES

Je vous parlais en détail des effets secondaires ressentis lors du bilan à 1 mois et demi de traitement (cf : ICI). Après 5 mois de traitement, je dois avouer que les effets sont sensiblement les mêmes à quelques détails près.
Je n'ai plus aucune douleur musculo-squelettiques, sauf quand j'ai un peu forcé sur le sport. Je ne suis pas plus fatiguée que d'habitude.

La sécheresse cutanée sur le visage s'est calmée (d'ailleurs je pense changer de crème hydratante et d'en prendre une plus légère), en revanche je trouve qu'elle s'est largement plus faite ressentir sur le corps, notamment les bras et les mains. Mes mains ont énormément morflé courant février ! Je me retrouvais régulièrement avec d'immenses plaques de sécheresses et de gerçures. Dans ces cas-là, j'appliquais en couche épaisse du Cicalfate ou mieux encore, du Cicatryl (la pommade que j'avais utilisée lors de la cicatrisation de mon tatouage). Mes lèvres aussi se sont plus détériorées qu'au début, mais je dois dire que c'est en partie de ma faute puisque j'ai la fâcheuse tendance à me titiller les petites peaux qui dépassent...

Au bout du 3ème mois environ, j'ai eu les yeux secs, mais après avoir appliqué quotidiennement des gouttes prescrites par la dermato, tout est rentré dans l'ordre. Actuellement, je n'en mets que 2 à 3 fois par semaine grand maximum.
Enfin, concernant la cholestérolémie, si mon taux ne cessait d'augmenter au début, il a largement baissé au cours du 3ème mois et est actuellement stable, dans les normes.

J'espère avoir répondu à toutes vos questions ; si vous en avez d'autres, n'hésitez pas !

jeudi 31 mars 2016

7 semaines, plusieurs livres #12

Bonjour à toutes et à tous ! Vous trouverez ici, comme d'habitude après 7 semaines (du 8 février au 28 mars 2016), mon avis sur mes 7 dernières lectures. Et une fois n'est pas coutume, elles sont presque à 100% francophones ! Parmi ces 7 livres, il n'y a eu qu'un réel coup de coeur, mais pas mal de déceptions.
En parlant de déception, j'avais commencé Seul sur Mars d'Andy Weir, mais n'étant même pas allée jusque la moitié, je n'ai pas voulu vous en parler ici. Pour être brève, j'ai trouvé la narration trop longue, trop mécanique et trop scientifique à mon goût. Je vais peut-être me rabattre sur le film de Ridley Scott.
Voici mes 7 lectures !

* L'Ecume des jours, par Boris Vian
(350 pages)
Ma note : 5/5

Boris Vian est actuellement considéré comme un des auteurs phares de la littérature française. Cependant, je dois avouer que je n'avais jamais lu une de ses oeuvres avant que Mathias Malzieu y fasse référence dans son dernier livre, Journal d'un vampire en pyjama. A peine avais-je commencé à lire les premières pages que je suis tombée sous le charme du style de Monsieur Boris Vian. Comment ai-je pu lire "mon" premier Boris Vian à 20 ans et pas avant ?
Et c'est assez drôle, mais en parlant de Malzieu, justement, j'ai pu remarquer quelques similitudes, notamment au niveau du style syntaxique et de l'imagination hors-norme et souvent délicieusement absurde.

Dans ce roman, on suit Colin, un jeune homme rêveur, plutôt aisé financièrement, à la recherche du grand amour puisque son ami Chuck a trouvé son âme soeur. Je vous laisse découvrir par vous-même la suite, afin que vous puissiez avoir autant de plaisir que moi lorsque j'ai tourné les pages.

L'Ecume des jours, c'est un univers poétique et tendre qui aborde néanmoins des thèmes récurrents de la vie : le travail, les différentes conditions sociales, la maladie et la mort. Tout ça avec de nombreuses références au blues et au jazz, musiques chères à Boris Vian.
Une véritable pépite.


* Miss Peregrine et les enfants particuliers, tome 2 : Hollow City, par Ransom Riggs
(509 pages)
Ma note : 2,5/5

La lecture du tome 1 m'avait laissée de marbre. Sans plus : je n'avais ni apprécié, ni détesté. Malgré un univers central et un thème très intéressants (les enfants juifs lors de la Seconde Guerre Mondiale, avec un côté plus fantastique), j'avais été déçue. J'en avais tellement entendu du bien que je m'attendais à quelque chose d'extraordinaire. Le tome 2 m'a laissé la même impression, les mêmes ressentis. C'est dommage, j'aurais aimé l'adorer, mais ça n'a pas été le cas.

Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, puisqu'il s'agit d'un second tome, et je n'ai pas envie de vous en dire trop si vous comptez vous lancer dans cette histoire.
Malgré cela, j'attends avec impatience l'adaptation cinématographique du tome 1 par Tim Burton, un réalisateur que j'apprécie énormément et dont le style sera parfait pour coller à l'univers de Ransom Riggs.




* Les Clans Seekers, par Arwen Elys Dayton
(480 pages)
Ma note : 1/5

Quelle déception, mais quelle déception...! En lisant le résumé de ce livre qui se veut être un mélange entre la young adult, la dystopie et ma fantasy, je me suis énormément emballée. Sur le papier, ce premier tome a tout de bon : c'est l'histoire d'un clan en Ecosse (vraisemblablement à notre époque, au vu de certains détails donnés, mais je n'en suis absolument pas sûre), le clan Seeker qui forme les élites de la protection.
Les jeunes prêtent serment à l'issue de leur "formation" et jurent de protéger la population, de défendre les opprimés et de faire honneur à la légende des Seekers. Vous vous en doutez, les choses ne vont pas se passer comme prévu et Quin, la protagoniste, va remettre les traditions en question.

Quant l'éditeur précise sur la 4ème de couverture "nouvelle saga américaine best-seller à la croisée de Hunger Games et Game of Thrones", ça me fait doucement rire. Non, en fait ça me fait rire à gorge déployée : je trouve honteux (tellement honteux que ça en devient risible) de vouloir booster les ventes en utilisant des oeuvres devenues emblématiques.
Parce qu'après être allée (difficilement) jusqu'au bout des 480 pages, je peux vous dire que je cherche encore les similitudes et/ou inspirations liées à Game of Thrones ou Hunger Games...!

C'était lent, plutôt bâclé ; de nombreuses choses ne sont pas expliquées et/ou approfondies. On ne sait pas où l'auteure veut en venir. A un point où on peut se demander si elle-même le sait... c'est flou !
Je ne lirai pas le second tome, et surtout, je suis contente d'avoir lu ce premier tome en ebook : j'ai ainsi pu économiser 19€ à bon escient.


* Intérieur nord, par Marcus Malte
(150 pages)
Ma note : 4/5

C'est un petit peu par hasard que je me suis lancée dans la lecture de ce recueil de quatre nouvelles, toutes axées sur la solitude. Dit comme ça, ce livre pourrait paraître triste et maussade. Il l'est, en partie, mais on peut dire que c'est une "bonne" tristesse, une "bonne" solitude. Bien que j'apprécie énormément mes proches, j'éprouve régulièrement le besoin d'être seule. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu ce tempérament.
C'est justement cet attrait pour la solitude que j'ai pu retrouver avec Intérieur nord, mais avec un côté mélodrame en plus.

Dans la première nouvelle, on suit un homme qui vit seul dans le Grand Nord depuis de nombreuses années. Sa seule compagnie est celle des quelques touristes qu'il accueille de temps à autres (il fait faire des "visites" en chien de traineau). Il rencontre un jour un couple plutôt particulier.
Dans la deuxième, un couple perd un enfant. La nouvelle s'attarde sur la manière de surmonter une telle épreuve.
Dans la troisième, un jeune homme s'intéresse de près (pour des raisons qu'on devine au fil de la lecture) à une femme au bord du gouffre.
Enfin, la quatrième nouvelle, ma favorite : un homme un peu "ours" de 40 ans tombe amoureux de Jeanne, une jeune femme de 26 ans. Le tour que prend cette nouvelle est tordu, mais j'ai adoré.
Chacun des personnages est intéressant à sa manière et n'appréhende pas la solitude de la même façon. C'est cette comparaison que j'ai énormément apprécié.


* Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, par Jonas Jonasson
(512 pages)
Ma note : 3,5/5

Depuis 2 ou 3 ans, je passais régulièrement devant ce roman à la Fnac. Il faut dire que le titre et la couverture ne laissent pas de marbre, c'est plutôt cocasse. Puis récemment, je me suis dit que ça pouvait valoir le coup de lire la 4ème couverture.
En bref, on suit Allan Karlsson, un monsieur plutôt drôle et à la personnalité bien affirmée, qui s'enfuit de sa maison de retraite le jour de ses 100 ans, alors que tout le personnel lui préparait une petite fête digne de ce nom. Pourquoi cette fuite ? Allan en a marre d'être traité en vieillard, il en a marre de l'attention "inutile" qu'on porte à ce fameux anniversaire. Puis il y a cette histoire de valise plus ou moins volée qui l'attire dans des magouilles à répétition. Outre cette histoire, c'est aussi la vie d'Allan qui nous est contée, un véritable voyage au coeur du XXème siècle.

J'ai aimé le mélange d'humour et de tendresse de l'auteur. Sous forme d'un road-movie livresque, Jonas Jonasson nous entraîne dans une histoire complètement délirante, parfois à la limite de l'absurde, qui vous fera forcément sourire, voire rire. L'aspect historique apporte une touche de vraisemblance (ou presque...!) et est extrêmement intéressant et enrichissant.

Si vous êtes pris dans la grisaille ou que vous avez un petit coup de mou, ce roman est complètement fait pour vous. Attention cependant, je pense que certaines personnes risquent de ne pas du tout être réceptives à ce type d'humour et de plume.


* Au nom d'Alexandre, par Olivier Auroy
(223 pages)
Ma note : 4/5

C'est grâce à mon cousin qui avait eu plusieurs contacts avec l'auteur dans le cadre de sa profession que j'ai pu découvrir cette petite pépite, peu connue du grand public. Amoureux des mots, Au nom d'Alexandre est fait pour vous !

On pourrait penser que les livres sur le cancer sont vus, revus et re-revus (ou plutôt lus, relus et re-relus, dans notre cas). C'est en partie vrai, il faut l'admettre. Cependant, Au nom d'Alexandre est plutôt différent. Alexandre, le personnage principal, est atteint d'un cancer. Il se sait en fin de vie. Son métier ? Il donne des noms : à des voitures, des parfums, des gâteaux... à tout ! Fanny, jeune journaliste mandatée par une maison d'édition, va recueillir ses mémoires pour écrire sa biographie.

Ce roman est un récit de vie magnifique. On se laisse totalement happée par la vie assez originale de cet homme qui, en se confiant à Fanny, se confie également au lecteur. Tout le long de ma lecture, j'ai eu l'impression d'assister à une confidence puis, au fur et à mesure des pages, je n'étais pas simple spectatrice, peu à peu, je faisais également partie de la confidence : j'avais l'impression d'être Fanny.
Rares sont les auteurs qui parviennent à instaurer cette relation d'intimité avec le lecteur, et c'est ce qui m'a le plus touchée.
C'est attachant, poétique, tendre, émouvant et je dois avouer que, lorsque j'ai terminé le livre, je me suis longuement demandée si cette histoire est vraie, ou si elle a été inspirée d'une histoire vraie...
Une magnifique histoire que je vous conseille les yeux fermés si vous appréciez la beauté des mots.


* Les Larmes rouges, tome 1 : Réminiscences, par Georgia Caldera
(768 pages)
Ma note : 3,75/5

C'est assez étrange, mais bien que je sois mitigée, j'ai passé un excellent moment de lecture. Ce premier tome des Larmes rouges est bien ficelé, bien que parfois un peu trop long et répétitif. Je ne me suis pas immédiatement attachée à Cornelia que j'ai trouvé souvent immature et égoïste, mais plutôt à quelques uns des personnages secondaires, dont Henri, bien évidemment. Même s'il est, à de nombreux points, détestable, je n'ai pas pu empêcher mon addiction vis-à-vis de ce personnage.

Georgia Caldera nous plonge dans une histoire des plus sombres : Cornelia, 19 ans, a tenté de se suicider. Sauvée miraculeusement par un inconnu bien mystérieux, elle emménage loin de Paris avec son père, histoire de se ressourcer loin de la foule de la capitale. Mais elle est prise de nombreuses visions, hallucinations visuelles et auditives qui lui pourrissent littéralement la vie. Tout ça peu à peu se dés-obscurcir lorsqu'elle va rencontrer Henri, châtelain du coin. Les Larmes rouges c'est aussi l'alternance entre notre siècle et un plus ancien... (je ne vous en dirai pas plus)

Comme dit précédemment, c'est parfois cliché, répétitif, certains passages sont longs (trop longs même), mai j'ai vraiment adoré tant Georgia Caldera parvient à nous envoûter et nous transporter au coeur de son histoire. J'avoue que j'avais plus ou moins deviné la réalité à propos de Henri, mais j'ai tout de même apprécié la façon dont l'auteure nous amène la chose. Par contre, autant être honnête avec vous, les 40-50 dernières pages frisent le grand-guignol, et c'est dommage puisque les 700 pages précédentes avaient justement réussi à nous imposer l'univers sans tomber dans les stéréotypes que nous connaissons toutes et tous grâce aux oeuvres précédents qui touchent à ce sujet.

Finalement, j'ai hâte de lire le tome 2, même si je redoute que tout ceci retombe comme un soufflé et que je me lasse de cette trilogie. Peu importe, qui vivra verra !


Et vous, qu'avez-vous lu dernièrement ?
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...