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Je tiens à vous prévenir avant même de commencer : cet article ne sera qu’un
flot de parole. Alors avant de râler genre « Mais on s’en fiiiiicheeeuh,
on veut lire des choses sur Noël/le rugby/le maquillage/la déco/la bouffe/le
ciné (rayez la mention inutile) ! », sachez que je ne vous oblige pas
à lire les lignes qui suivent.
Pour
les curieux et les curieuses qui se posent la question, votre chère prêtresse
(oui, mes chevilles vont très bien, merci) est née en 1995. Ce qui veut dire
que cette année, elle est en Terminale. Oui, mais… non ! Non, car je me
suis réorientée cette année, et du coup, je refais une Première. L’année
dernière, j’ai fait une Première L, car à l’époque, mes projets professionnels
correspondaient à cette orientation. Mais j’ai eu quelques évènements dans ma
vie qui ont fait que j’ai tout modifié et que, forcément, ma filière n’était plus
du tout adaptée. Après de longues recherches sur Internet et de longs moments
de réflexions (car oui, une réorientation n’est pas quelque chose de facile à
entreprendre), j’ai décidé de refaire une Première dans la section ST2S. Oui,
une filière technologique. Mon diiieeeeu, oui, je suis passée d’une filière
générale à une filière technologique. Horreur ! Malheur ! (je
plaisante, évidemment).
Alors
pour les ‘vieux’ (ne me tapez pas !), la ST2S, ça veut dire « Sciences
et Techniques du Sanitaires et du Social ». Il y a quelques années, ce bac
était encore appelé SMS « Sciences Médico-Sociales ». En fait, l’Éducation
Nationale a changé de nom car, avouons-le : SMS, ça fait pas spécialement
sérieux, n’est-ce pas ?! Et pour les encore plus ‘vieux’, la ST2S était le
F8 de l’époque (comme ça, tout le monde sait de quoi je vous parle).
Bref,
je ne vais pas vous parler en détail de ce bac, car je l’avais abordé avec vous
il y a quelques mois. Si vous voulez (re)lire la chose, vous pouvez cliquer ICI
et ICI ou visiter CE SITE ou même CELUI-CI.
Mais
pour faire court, j’ai strictement les mêmes matières que tous les bacs
généraux, mais j’ai en plus 4h de BPH (Biologie et Physiopathologie Humaine) et
7h de ST2S ou SMS (Sciences Médico-Sociales). En outre, ce n’est pas parce que
je prépare un bac qui n’est pas un bac général que je suis une débile finie !
Je précise parce que dans l’esprit de certaines personnes, les choses ne sont
pas spécialement claires.

Mais
si j’écris cet article, ce n’est pas pour vous parler de cette filière (enfin,
si !), mais c’est surtout pour remettre les points sur les « i » !
Pourquoi ? Parce qu’il y a peu (genre 2-3 semaines), j’ai entendu une
personne en Terminale S dire à une amie : « De toute façon, les
infirmier(e)s sont celles et ceux qui ont raté médecine ». Là, je dois
avouer que j’ai été franchement choquée, vexée, et blessée. Car certes, je ne
compte pas devenir infirmière, mais mon bac est celui qui forme le plus d’infirmière.
Et, au risque d’« attaquer » les élèves de S, contrairement à eux,
nos cours sont bien plus pratiques que les leurs. Par exemple, nous n’étudions
pas les cailloux (oui, en ST2S, nous appelons la géologique « l’étude des
cailloux » pour nous moquer gentiment des S), mais nous faisons des cours
d’anatomie, du fonctionnement de l'organisme (système nerveux, tissus ou échanges membranaires, par exemple) chose qui, à mon humble avis, est bien plus utile lors de la
première année de médecine que la tectonique des plaques !
J’aimerais
aussi préciser que pour entrer à la fac de médecine, il faut passer un
concours. En somme, n’importe qui peut tenter le concours : que vous
sortiez de S, de ST2S ou même de L, personne ne pourra vous empêcher d’avoir
accès à ce concours !
Alors aujourd’hui, je viens pour, j’espère, ouvrir
les yeux et l’esprit de certaines personnes qui pensent encore que les bacs
commençant par ‘ST’ sont des sous-bacs, car non, je ne suis pas dans un
sous-bac ! Je suis dans une section dans laquelle tous les élèves savent
ce qu’ils veulent faire, contrairement à la plupart des élèves des bacs
généraux.
En outre, non, le bac ST2S ne
prépare pas de futurs chômeurs, car à la sortie de notre Terminale ST2S, de
nombreuses perspectives s’offrent à nous, notamment dans le milieu paramédical
(études d’infirmier, de diététique, de psychomotricité, d’ergothérapie, de
manipulation en électro-radiologie, de kinésithérapie, de podologie, etc…) ou dans
le milieu social (concours d’éducateurs, assistants sociaux, droit de la santé,
conseiller en économie sanitaire, etc…).
Actuellement,
même si j’ai « perdu » une année, j’aime ce que je fais, je vais en
cours avec enthousiasme et envie, mes résultats sont bien meilleurs que les
années précédentes (forcément, puisque je fais ce que j’aime), et je suis fière
de pouvoir affirmer que je travaillerai dans un secteur qui manque cruellement
de personnel : le paramédical.
Je
remercie toutes les personnes qui m’ont poussé à me réorienter et toutes celles
qui ont cru en moi, car au jour d’aujourd’hui, je suis très heureuse de faire
ce que je fais.
Ouvrez
les yeux : l’avenir n’appartient pas qu’aux détenteurs de bacs généraux,
et surtout, l’avenir appartient à ceux qui sont passionnés par les études qu’ils
font !
Crédit photos : Golem 13,
L'Étudiant.